OREDUI (Omnium de Ramassage et d'Elimination des Déchets Urbains)
Installation classée à La Seyne sur Mer (83500), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 3 décembre 2025 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006400190
Commune
La Seyne sur Mer (83500)
Département
Var
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
oui
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL PACA
Inspections listées
3 depuis 22 décembre 2023
SIRET
31227366700047
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2716déchets non dangereux non inertes (transit)
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 5
Lors de la visite d’inspection sur le site OREDUI à La Seyne-sur-Mer, l’exploitant a présenté un Plan de Défense Incendie (PDI) daté de décembre 2025. Ce document détaille les schémas d’alarme et d’alerte (détection automatique, confirmation interne, alerte par talkie et appel des secours extérieurs via le 112), les fiches missions du personnel, ainsi que les moyens matériels mis en œuvre (RIA, extincteurs à poudre et CO₂, sprinkleurs sur le bâtiment 1, chariot mobile d’émulseur, bassin de rétention des eaux d’incendie de 160 m³, ballon obturateur de réseau etc.). Les plans de situation (accès des secours par l’avenue Robert Brun, localisation des points d’eau, etc.) sont également joints, tout comme l’organisation reposant sur les effectifs internes comprenant des équipiers de première intervention formés et un système d’astreinte pour les cadres. Cependant, des écarts ont été relevés. Le PDI n’a ni été transmis aux services d’incendie et de secours, ni mis à disposition à l’entrée du site ; la localisation des petits îlots, îlots et zones de stockage temporaire, ainsi que la nature des déchets qu’ils contiennent, n’est pas précisée dans le document ; les Fiches de Données de Sécurité (FDS) à jour pour les produits chimiques stockés, ainsi qu’un état des matières susceptible d'être présent ne sont pas joints ; aucune procédure écrite formalisée n’est fournie pour l’utilisation du ballon obturateur, dont l’identification n’est pas clairement matérialisée sur les plans des réseaux, alors que ce ce dispositif est indispensable pour isoler les réseaux et le site en cas de sinistre. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de : Transmettre le PDI mis à jour aux services d’incendie et de secours et fournir une preuve de sa mise à disposition à l’entrée du site ; • Intégrer dans le PDI un plan détaillé et mis à jour précisant la localisation des petits îlots, des zones de stockage temporaire, et la nature des déchets (avec description des dangers associés) ; • Joindre les FDS à jour pour l’ensemble des produits chimiques stockés, ainsi qu’un état des matières ; • Intégrer dans le PDI une procédure écrite formalisée pour l’utilisation du ballon obturateur, incluant les étapes de manœuvre, les consignes de sécurité, et les responsables désignés, ainsi qu’une identification claire de ce dispositif sur le plan des réseaux (schéma des égouts et canalisations). •
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 1)
Lors de la visite d’inspection, l’exploitant a présenté une vérification des installations électriques (rapports Q18) et une thermographie infrarouge (rapport Q19) réalisées respectivement en février et novembre 2025. La vérification par sondage de la présence d'une prise de terre, notamment pour les cuves d'hydrocarbures est satisfaisante. Cependant, les cuves de stockage (réservoirs fixes métalliques) ne sont pas explicitement vérifiées dans les rapports pour leur prise de terre ou leur résistance d’isolement. Les mesures disponibles concernent uniquement l’armoire assainissement et l’abri comptage, mais pas les cuves elles- mêmes. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’inspection des installations classées demande à l'exploitant de mesurer la résistance d’isolement des prises de terre des cuves de stockage (réservoirs métalliques) et de s’assurer qu’elles répondent à l’exigence réglementaire (< 100 ohms). Les rapports de contrôle sont à fournir.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 4)
Lors de la visite sur site, suite aux contrôles documentaires réalisés (PV de vérification, PDI, etc.) ainsi qu'aux contrôles visuels par sondage, il a été identifié que l’établissement dispose des moyens de protection contre l’incendie suivants : Un poteau d’incendie situé à l’entrée du site.• 6 robinets d’incendie armés (RIA) :• 2 aux angles Sud-Ouest et Sud-Est du bâtiment 1,◦ 1 dans le bâtiment 6,◦9/10 3 en limite Sud du site,◦ Un générateur de mousse avec une réserve d’émulseur de 200 L, complétée par 3 x 20 L répartis sur le site. • 23 extincteurs (1 sur roues de 50 kg, 2 sur roues de 25 kg, et 20 portatifs de 9 kg à poudre ABC ou CO₂). • Un système d’extinction automatique avec émulseur sur le bâtiment 1 (sprinkleur) venant d’une centrale d’extinction d’une capacité de 167 m3. • Une détection automatique couvrant intégralement le site (détecteur thermique, optique ou multiple). • Les moyens de lutte contre l'incendie présents sont globalement satisfaisants. Néanmoins, l'établissement ne dispose pas d'une réserve d’eau de 25 m³,conformément à la prescription. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de produire une note de dimensionnement des besoins en eau (possibilité d'utiliser la méthodologie D9) pour justifier que les moyens existants (débit poteau, extinction automatique, détection, etc.) permettent de se passer de la réserve d’eau de 25 m³. À défaut, installer la réserve d’eau conformément à la prescription.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 7)10/10
Lors de la visite sur site, l’exploitant a présenté les contrôles suivants : Extincteurs : 23 extincteurs vérifiés annuellement par Eurofeu (bon de livraison n°BL 104931747, décembre 2025). • Poteau d’incendie : Un poteau d’incendie de 100 mm vérifié (débit de 60 m³/h sous 1 bar, PV Eurofeu du 08/12/2025). • Systèmes d’extinction automatique (sprinklers) : Le système d’extinction automatique est vérifié et conforme à la norme NFPA (PV de fin de travaux Minimax du 17/04/2025). • Systèmes de désenfumage : Les ouvrants de désenfumage (lanterneaux, trappes) sont vérifiés et fonctionnels (PV Eurofeu du 08/12/2025). • Néanmoins, l'exploitant n'a pas fourni le contrôle périodique des Robinet Incendie Armés (RIA). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de fournir les contrôles périodiques des années 2024 et 2025 pour les RIA.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 6
Lors de la visite d’inspection, l’exploitant a fourni le compte rendu détaillé de l’exercice de défense contre l’incendie organisé le 26 mars 2025. Cet exercice a permis de tester la réactivité des équipes et l’utilisation des moyens d’extinction lors d’un départ de feu simulé dans une semi- remorque sur le quai Sud. Le scénario a inclus une vérification immédiate par le personnel de quai, une alerte transmise via talkies walkie aux responsables, et une fermeture du ballon obturateur pour l’isolement des réseaux. Comme indiqué dans le point de contrôle précédent, l’organisation interne repose sur un effectif de 10 agents, dont 7 équipiers de première intervention formés et désignés ainsi qu’un système d’astreinte permanent (4 agents de maîtrise ou cadres couvrant une semaine complète, avec téléphone portable professionnel dédié). Le site est également équipé de télésurveillance 24/24 et 7/7 avec, en cas de détection, un report direct aux cadres d’astreinte. L'organisation mise en place dans le cadre de la gestion des sinistres ainsi que dans la programmation des exercice de défense contre l'incendie est satisfaisante. Il est tout de même recommandé d’associer le SDIS local aux prochains exercices, afin de lui permettre de se familiariser avec les installations et d’optimiser l’efficacité des interventions.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 10
Lors de la visite d’inspection, l’exploitant a présenté une comptabilité des stocks de déchets mise à jour quotidiennement par le responsable de plateforme, avec un report systématique sur un fichier partagé disponible en ligne. La vérification par sondage lors de l'inspection (3 derniers mois) est concluante. Une étude est en cours pour automatiser ces inventaires par vidéosurveillance/télémesure, prévue pour fin d’année. La comptabilité des stocks présents de l'exploitant est satisfaisante.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 2)
Lors de la visite d’inspection sur le site, l’exploitant a indiqué que l’ensemble du personnel intervenant sur les opérations de transvasement de déchets inflammables est formé à cette tâche, et que le responsable du site effectue des audits de contrôle réguliers. Cependant, aucune opération de transvasement n’a pu être observée lors de la visite, empêchant la vérification effective de sa mise en oeuvre. Une procédure écrite, détaillant les étapes à suivre pour établir cette liaison, est affichée de manière visible au poste de réception des déchets dangereux, et le matériel nécessaire (câbles de mise à la terre, pinces, etc.) est disponible sur place et accessible. L’organisation et les moyens matériels mis en place sont satisfaisants. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit transmettre le suivi des formations du personnel spécifiques à cette procédure et les preuves des contrôles périodiques du matériel (continuité électrique des câbles et pinces), avec les dates et résultats des vérifications.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 6)
Suite à la visite sur site, l'exploitant a transmis les rapports de vérification électrique Q18 (rapport n°A57194509-014-1 - Q18 du 12/02/2026 et n°7194509-013-1 du 03/02/2025), confirmant que les installations électriques ont été contrôlées annuellement. Ces rapports attestent de l’absence de non-conformités majeures et de la conformité des dispositifs de protection (disjoncteurs différentiels, mise à la terre, etc.). Les installations électriques des bâtiments de stockage de déchets sont satisfaisantes.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 01/08/2014, article G - 8)
Lors de la visite d'inspection, l'exploitant a transmis les attestations de formation d'équipier de première intervention en date du 26 mars 2025 pour le personnel d'exploitation. Le personnel est donc formé à l’utilisation des moyens de protection contre l’incendie ; la formation du personnel est satisfaisante.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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