Inspections ICPE

CA Grand Châtellerault

Installation classée à Bonneuil-Matours (86210), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 19 mars 2026 — 5 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007210459
CommuneBonneuil-Matours (86210)
DépartementVienne
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées3 depuis 20 novembre 2024
SIRET24860041300012

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L’inspection demande à l’exploitant de répondre aux faits susceptibles d’entraîner des suites, en particulier concernant : la formation du personnel au risque incendie, la vérification des impacts éventuels liés aux modalités d’organisation, la reprise de l’étanchéité du bassin de rétention ainsi que les actions correctives relatives à la borne à huile. Une visite sera réalisée fin 2026 pour vérifier la mise en œuvre de ces actions et une mise en demeure pourra être proposée à l’autorité préfectorale. -4)

7points de contrôle
5avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Dispositions d’exploitation

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 7 .5.1

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : Pour l’ensemble des déchetteries de la Communauté d’Agglomération de Grand Châtellerault (CAGC), les responsables désignés sont deux chefs d’équipe. Malgré la formation des agents à la manipulation des déchets diffus spéciaux (Eco-DDS), l’exploitant ne dispose pas sur site des attestations de formation des responsables et des opérateurs. De plus, aucun agent n’a reçu de formation aux risques incendie et à la manipulation des dispositifs d’extinction. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Le listing des formations réalisées par les deux chefs d’équipe a été transmis à l’inspection par courrier en date du 3 mars 2025. Ce courrier précise qu’une formation sur le risque incendie et la manipulation des moyens d’extinction a fait l’objet d’une demande auprès du service des ressources humaines et qu’une attestation sera transmise dès que les agents auront été formés. Lors de notre visite, il nous a été indiqué que cette formation est programmée pour le début de l’année 2026. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : La formation relative au risque incendie et à la manipulation des moyens d’extinction a été demandée auprès du service des ressources humaines. Lors de notre visite, il nous a été indiqué qu’elle est programmée au printemps 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Former les opérateurs aux consignes liées au risque incendie et à la manipulation des dispositifs d’extinction présents sur le site.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l’exploitant, Demande d’action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Surveillance de l’installation

Consistance installation

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 1.2.3

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : L’inspection constate la présence, en haut de quai, de zones limitées de collecte complémentaires dans le cadre de la collecte des déchets entrant dans les filières de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) récentes, notamment pour le bricolage, le jardinage, les jouets, ainsi que pour le sport et les loisirs. L’exploitant signale avoir arrêté la collecte des DASRI et des DEL (Déchets d’Emballages Légers). L’inspection rappelle que tout changement dans l’organisation ou l’affectation des bennes ou des zones de collecte doit conduire à une réévaluation de l’étude de danger et des impacts associés. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Un courrier en date du 3 mars 2025 a été transmis à l’inspection. Il précise les nouvelles modalités d’organisation, notamment l’affectation des bennes et des zones de collecte, faisant suite à notre visite du 20 novembre 2024. Ce courrier indique également qu’une étude est en cours, réalisée par le bureau d’études AUSTRAL, afin de nous transmettre les éléments d’appréciation relatifs à l’évaluation des impacts et des dangers, ainsi que les dispositions mises en œuvre pour les limiter. Lors de notre visite, l’exploitant s’est engagé à nous transmettre cette étude sous un délai de deux mois. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : Dans le courrier du 13 mars 2026, l’exploitant précise que, suite au rapport final du bureau d’études AUSTRAL, il lancera, avec les nouveaux élus, des projets d’optimisation sur les différentes déchetteries en 2026 et 2027 . Un devis a été demandé au bureau d’études pour établir les porter à connaissance et assurer un accompagnement. Le montant de la prestation ne pouvait pas être intégré au budget 2026. Ces prestations seront donc intégrées au budget 2027 . Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Nous transmettre, dans les plus brefs délais, le porter à connaissance, complété par les éléments d’appréciation relatifs à l’évolution des impacts et des dangers, ainsi que par les dispositions mises en œuvre pour les limiter, réalisé par le bureau d’études AUSTRAL, conformément aux indications du courrier précité. Le délai mentionné dans ce courrier apparaît incompatible avec une maîtrise des risques liés à la gestion de la collecte mise en place.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l’exploitant

Thèmes : Autre · Capacité de l’installation

Localisation des risques

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 7 .1.1

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : L’exploitant dispose d’un plan général du site indiquant pour chaque zone de stockage les types et volumes de déchets entreposés ainsi que les risques associés. Ce plan doit être complété par l’ajout des zones ATEX (Atmosphère Explosible) potentiellement présentes sur le site, ainsi que par tous les dispositifs de sectionnement permettant de limiter tout écoulement en dehors du site (comme les vannes de sectionnement). L’inspection constate que la vanne de sectionnement est placée en aval du débourbeur-déshuileur (DSH). En cas de sinistre, il conviendra de faire curer le DSH avant la réouverture de la vanne de sectionnement afin d’éviter toute pollution extérieure. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2024 : Un délai supplémentaire a été demandé par courrier en date du 3 mars 2025. Lors de notre visite, l’exploitant s’est engagé à nous transmettre le plan général complété sous un délai de deux mois. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : Le plan transmis lors de la visite ne mentionne ni les volumes de déchets entreposés, ni les dispositifs de sectionnement permettant de limiter tout écoulement en dehors du site (tels que les vannes de sectionnement). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Mettre à jour et compléter le plan général avec les éléments manquants pré-cité.

Proposition de l'inspection : Demande d’action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Localisation des risques

Moyens de lutte contre l’incendie

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 7 .2.3

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : L’installation est dotée de : • un moyen d’alerter les services d’incendie et de secours en période ouvrée (téléphone mobile) ; • un plan des locaux facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours, avec une description des dangers pour chaque local, conformément à l’article 7 .1.1 ; • deux extincteurs ; • une réserve d’eau (bâche) de 120 mètres cubes destinée à l’extinction incendie ; • un bassin de rétention de 160 m³ et une vanne de sectionnement pour collecter les eaux d’extinction d’un incendie. L’exploitant ne dispose pas de l’avis des services départementaux d’incendie et de secours qui justifie la conformité des prises de raccordement aux normes en vigueur, permettant ainsi au service d’incendie et de secours de s’alimenter et de fournir un débit de 60 m3 /h. L’inspection est étonnée que le site ne dispose que de deux extincteurs. L’exploitant indique que ce nombre était prévu dans le dossier de demande d’autorisation initiale. L’inspection constate la présence anormale de végétaux dans le fond du bassin de rétention des eaux d’extinction incendie. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Le poteau incendie bleu, poteau d’aspiration référencé sous le n° 860329016 dans la base PIGMA de la Vienne, indique qu’un débit de 120 m³ est délivrable. Lors de notre visite, l’exploitant précise que l’entreprise en charge de la vérification annuelle des extincteurs sera missionnée afin d’évaluer les moyens de lutte contre l’incendie. Un devis a été demandé à l’entreprise ORTEC pour la vidange et le curage du bassin de rétention, ainsi que pour le contrôle de son étanchéité. L’intervention est prévue courant décembre 2025. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : L’élimination des végétaux et le curage du bassin de rétention ont été réalisés et constatés le jour de notre visite. Des percements et des coupures ponctuelles de la membrane ont été relevés. L’évaluation des moyens de lutte contre l’incendie n’a pas été réalisée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : • Justifier que le nombre d’extincteurs et leur type sont suffisants et adaptés au site ; • Assurer les réparations afin de garantir l’étanchéité de la bâche du bassin de rétention.

Proposition de l'inspection : Demande d’action corrective, Demande de justificatif à l’exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Moyens de lutte contre l’incendie

Stockage des huiles

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 8.1.1

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : L’inspection a constaté que les huiles minérales sont collectées dans une borne dédiée, constituée d’une cuve double enveloppe. Cependant, la borne présente plusieurs points critiques : • protection insuffisante : le bardage surplombant la borne et sa zone de rétention est insuffisant pour la protéger des intempéries, la rendant vulnérable aux infiltrations d’eau ; • pollution visible : la zone de transvasement et le sol sont souillés par de l’huile usagée ; 8/11• doutes sur la rétention : l’exploitant affirme que la borne est placée sur une rétention contenant du sable. L’inspection doute de l’étanchéité de cette rétention, car elle n’est pas hors d’eau et n’a jamais débordé, laissant supposer qu’elle n’est pas conçue pour retenir les fuites d’huile. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Pour faire suite à la transmission en date du 3 mars 2025, il a été noté qu’une étude est en cours de réalisation par le BET AUSTRAL afin d’optimiser les déchetteries. Cette étude prévoit notamment la mise en place d’un dispositif de stockage des huiles à l’abri des intempéries. Les actions correctives seront mises en œuvre en fonction des recommandations émises. Un devis est actuellement en attente de la société ORTEC pour le remplacement du sable du bac, accompagné d’un test d’étanchéité. Lors de notre visite, il a été constaté l’absence d’évolution des constats mentionnés lors de la précédente inspection. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : La zone de transvasement et le sol ont été nettoyés. Le sable présent sous la borne a été évacué vers une installation autorisée à accueillir ce type de déchets dangereux. Le BSD relatif à l’évacuation du sable souillé nous a été transmis. Les dispositifs de rétention existants ne permettent pas d’assurer l’étanchéité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : • Améliorer la protection : Il est nécessaire de placer hors d'eau la borne de collecte des huiles usagées contre les intempéries ; • Une rétention conforme aux exigences réglementaires est à mettre en place.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l’exploitant, Demande d’action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Stockage des huiles

Vérification périodique

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté préfectoral du 7 avril 2015, article 7 .5.3

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : Le site compte : • deux extincteurs : contrôle réalisé le 23/05/2024 par la SARL DEFMI ; • des détecteurs de fumées : le contrôle des piles est réalisé ponctuellement via le bouton test présent sur les détecteurs néanmoins le déclenchement en présence de fumée de ces dispositifs n’est pas testé ; • installation électrique : contrôle réalisé le 14/12/2024 par la société APAVE. Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Les extincteurs ont fait l’objet d’un contrôle annuel en juin 2025. Il a été noté, à la lecture du courrier du 3 mars 2025, que le contrôle du détecteur de fumée intégrera désormais un test avec générateur de fumée. Un registre des dispositifs d’alerte et de lutte contre l’incendie doit être mis en place. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : Le registre de vérification des dispositifs d’alerte et de lutte contre l’incendie a été constaté sur site.

Thèmes : Risques accidentels · Vérification périodique et maintenance des équipements 7/11

Traçabilité des déchets (Articles 1 à 5)

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté ministériel du 31 mai 2021, article 2

Constat suite à la visite en date du 20 novembre 2024 : L’inspection constate le registre ne retranscrit pas l’ensemble des éléments attendus, il manque notamment : b) Concernant la dénomination, nature et quantité : • le code du déchet sortant au regard de l’article R. 541-7 du code de l’environnement ; • le cas échéant, le numéro du ou des bordereaux de suivi de déchets mentionnés aux articles R. 541-45 du code de l’environnement, • les unités de la quantité de déchet sortant (tonne ou en m³) d) Concernant la gestion et le transport du déchet : • la raison sociale et le numéro de SIREN de l’éco-organisme si le déchet est pris en charge par un éco-organisme mis en place dans le cadre d’une filière à responsabilité élargie du producteur définie à l’article L. 541-10-1 du code de l’environnement ; • la raison sociale, le numéro SIRET et l’adresse du ou des transporteurs qui prennent en charge le déchet, ainsi que leur numéro de récépissé mentionné à l’article R. 541- 53 du code de l’environnement ; • la raison sociale et le numéro SIRET du courtier ou du négociant ainsi que leur numéro de récépissé mentionné à l’article R. 541-56 du code de l’environnement, si le déchet est géré par un courtier ou un négociant ; e) Concernant la destination du déchet : • la raison sociale, le numéro SIRET et l’adresse de l’établissement vers lequel le déchet est expédié ; • le code du traitement qui va être opéré dans l’installation vers laquelle le déchet est expédié, selon les annexes I et II de la directive 2008/98/CE relative aux déchets ; • la qualification du traitement final vis-à-vis de la hiérarchie des modes de 10/11traitement définie à l’article L. 541-1 du code de l’environnement ; Constat suite à la visite en date du 13 novembre 2025 : Il est à noter l’absence d’indication du tonnage, du code déchet et de l’exutoire concernant les déchets DDS et les batteries, après examen du registre présenté lors de notre visite. Constat suite à la visite en date du 19 mars 2026 : Le registre complété nous a été transmis et n’amène pas de remarque.

Thèmes : Autre · Traçabilité des déchets dangereux

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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