Inspections ICPE

LINEX PANNEAUX S.A.S

Installation classée à Allouville-Bellefosse (76190), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 7 novembre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005801240
CommuneAllouville-Bellefosse (76190)
DépartementSeine-Maritime
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL Normandie
Inspections listées6 depuis 17 mai 2022
SIRET33898588000032

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L'inspection propose à M. le préfet de la Seine-Maritime de lever l'arrêté préfectoral de mise en demeure du 25 mars 2025. L'inspection a relevé une non-conformité relative à la détection incendie dans les locaux des nouvelles chaudières de secours. Des actions correctives sont attendues sur ce point. Par ailleurs, l'exploitant doit poursuivre les actions initiées dans le cadre du plan d'actions relatif aux sécheurs Ponndorf, et dans le cadre du suivi du bruit dans l'environnement.

7points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite

Détection incendie

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/08/2018, article 27

L'inspection a constaté l'absence de système de détection incendie ou de détection de fumée dans le local de la chaudière de secours au gaz de 25 MW et dans le local de la chaudière de secours gaz/fioul de 10 MW. Il s'agit d'une non-conformité à l'arrêté ministériel combustion. En revanche, ces locaux sont bien équipés de deux détecteurs gaz chacun. Au regard du statut "de secours" de ces chaudières, et de l'existence d'au moins un système de détection adapté aux combustibles mis en œuvre, l'inspection ne propose pas de mise en demeure à ce stade. En revanche, l'exploitant doit se mettre rapidement en conformité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°1 : l'exploitant doit se mettre en conformité avec l'article 27 de l'arrêté ministériel du 3 août 2018 relatif aux installations de combustion relevant du régime de l'enregistrement au titre de rubrique 2910, en installant des systèmes de détection incendie ou de détection de fumée dans les locaux des chaudières de secours au gaz de 25 MW et de 10 MW, sous 3 mois. Un bon de commande relatif à cette opération doit être transmis à l'inspection sous 1 mois.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Risque incendie

Plan d’action des sécheurs Ponndorf

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/11/2024, article 3.2.5

Lors de la visite d'inspection 2024, l'inspection avait demandé à l'exploitant un plan d'actions sur les sécheurs Ponndorf, à l'origine de dépassements réguliers par rapport aux émissions de poussières autorisées (en 2023, 17 .6 mg/Nm³ pour une VLE de 10 mg/Nm³ pour le Ponndorf 1, et 66.5 mg/Nm³ et 155 mg/Nm³ pour le Ponndorf 2 pour une VLE de 10 mg/Nm³. En 2024, 14.9 mg/Nm³ et 19.2 mg/Nm³ pour une VLE de 10 mg/Nm³ pour le Ponndorf 1, et 65 mg/Nm³ et 174 mg/Nm³ pour le Ponndorf 2 pour une VLE de 10 mg/Nm³). Ce plan a été remis en avril 2025. La première étape, consistant à affiner les réglages du sécheur Ponndorf 1, n'a pas permis d'obtenir des résultats systématiquement respectueux des valeurs limites d'émissions, selon les déclarations de l'exploitant (les résultats des mesures 2025 n'ont pas été consultés par l'inspection). La deuxième étape, consistant à étudier les possibilités de modification du dispositif d'aspiration du Ponndorf 2, a permis d'identifier une origine du problème. L'aspiration d'air étant jugée trop rapide, certaines particules fines ne sont pas captées par le cyclone en place. Une étude des solutions techniques pour réduire la vitesse d'aspiration est en cours, avec des résultats attendus fin 2025. Si les résultats s'avèrent insuffisants, d'autres pistes de réflexion sont programmées en 2026 : une étude pour la mise en place d'un nouveau dispositif de filtration pour les 2 sécheurs Ponndorf, et une étude pour la bascule du lin séché actuellement dans les sécheurs Ponndorf vers les nouveaux sécheurs à bande. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°2 : l'exploitant doit poursuivre la mise en œuvre de son plan d'actions sur les sécheurs Ponndorf, en informant régulièrement l'inspection des étapes franchies, et des choix opérés. La prochaine échéance, relative à la modification de l'aspiration du Ponndorf 2, est attendue sous 1 mois.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Rejets atmosphériques

Campagne de mesure du bruit

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/11/2024, article 6.2.4

L'exploitant a indiqué qu'un bureau d'étude avait fait une mesure du bruit sur l'installation de cogénération nouvellement mise en service, pour comparaison aux données du constructeur, et que les résultats étaient cohérents avec la fiche technique de l'équipement. L'exploitant a précisé que les premiers retours des riverains (VALLIQUERVILLE, ECRETTEVILLE, ALLOUVILLE) sont positifs également, depuis l'arrêt des sécheurs Promill 1 et 2. L'exploitant s'est engagé à réaliser prochainement une mesure du bruit en limite de propriété, conformément à son arrêté. L'émergence sera mesurée à la prochaine mise à l'arrêt programmée de l'usine, en août 2026. Si cette date va au-delà du délai de 3 mois après la mise en service de la cogénération, tel que prescrit, l'inspection considère qu'il est acceptable d'attendre une mise à l'arrêt programmée, y compris jusqu'en août 2026, pour mesurer le niveau de bruit résiduel, nécessaire au calcul de l'émergence et ce dans un contexte où aucun signalement n'a été émis par les riverains du site. Cependant, dans l'attente de cette mesure actualisée, l'émergence pourra être estimée, sur la base du niveau de bruit résiduel relevé lors de la précédente campagne de mesure du bruit, et par des mesures de bruit ambiant (usine en fonctionnement) dans les zones à émergence réglementée, à programmer en même temps que la campagne de mesure du bruit en limite de propriété. Ces résultats seront communiqués à l'inspection dans les délais prescrits par l'arrêté préfectoral. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°3 : l'exploitant doit réaliser une campagne de mesure du niveau de bruit en limite de propriété, et du niveau de bruit ambiant dans les zones à émergence réglementée, sous 1 mois. L'exploitant doit utiliser ces résultats pour estimer le niveau d'émergence, en attendant une nouvelle campagne de mesure du bruit résiduel dans les zones à émergence réglementée, prévue en août 2026. Les résultats doivent être transmis à l'inspection dès leur réception.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Bruit

Traitement des eaux pluviales

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 25/03/2025, article 1

Pour rappel, le traitement des eaux pluviales de voiries par un filtre planté de roseaux était prescrit dès septembre 2023, dans le cadre du dossier d'autorisation environnementale relatif à l'unité de cogénération. Cependant, LINEX avait envisagé, dès l'été 2024, un nouveau projet d'extension de son site, qui induisait une remise en cause du dimensionnement des ouvrages de traitement nécessaires. L'inspection avait pris en compte la démarche de LINEX, et avait acté le délai de réalisation annoncé par l'exploitant dans l'arrêté de mise en demeure de mars 2025. L'exploitant a précisé qu'il souhaitait se baser sur les retours d'expérience des premiers mois de fonctionnement de son nouveau dispositif (suite à la mise en service de l'unité de cogénération) pour affiner le dimensionnement nécessaire du filtre planté de roseaux. Cependant, il a indiqué que les deux études qu'il a commandées sur le sujet ne lui ont pas permis d'obtenir un engagement de la part d'un bureau d'étude sur le niveau d'efficacité du dispositif pour respecter les valeurs limites prescrites à l'article 4.3.12 de son arrêté préfectoral. En parallèle, LINEX a réalisé son étude sur la réutilisation des eaux pluviales, prescrite par l'article 4.3.8 de son arrêté. Dans sa version du 29 septembre 2025, cette étude conclut en la possibilité, pour LINEX, de réutiliser 100 % des eaux pluviales de voiries dans le cadre de ses activités. Les eaux pluviales de toitures, gérées dans un réseau séparé, ne nécessitent pas de traitement avant rejet dans le milieu naturel. Dans le détail, LINEX a modélisé la pluviométrie attendue sur son bassin versant, son autoconsommation, et le volume de stockage nécessaire pour les périodes de plus fortes précipitations. LINEX projette de transformer l'actuel bassin de recueil des eaux incendie (H) et l'actuel bassin d'infiltration (C) en bassins de stockage des eaux de voiries, en plus des bassins D1 et D2 déjà affectés à cet usage. Un nouveau bassin des eaux incendie, et un nouveau bassin d'infiltration des eaux pluviales de toitures seront aménagés lors de l'extension du site au Nord sur les parcelles récemment acquises par la société. La mise en œuvre doit commencer au printemps 2026. Par ailleurs, dans cette étude du 29 septembre 2025, LINEX a présenté des modalités de gestion provisoires des eaux de voiries, d'ici la mise en service de ces nouveaux équipements. Une série de pompes doit permettre de jouer sur les niveaux de bassins D1 et D2, afin de disposer d'un

Proposition de l'inspection : Levée de mise en demeure

Thèmes : Risques chroniques · Eaux de surface

Stocks de bois

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/11/2024, article 1.2.1.2

L'exploitant a transmis, préalablement à la visite, un état des stocks de panneaux de bois en magasin (inventaire du 4/11/2025), et des stocks de matières premières bois (inventaire du 31/10/2025), classés par emplacement, par correspondance avec les rubriques ICPE (1532, 2714), et par type de matière. Les quantités relevées respectent bien les seuils de l'arrêté préfectoral.

Thèmes : Situation administrative · État des stocks

Valeurs limites d’émission

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/11/2024, article 3.2.5

L'exploitant a transmis un relevé des mesures quotidiennes sur les émissions de la nouvelle chaudière de cogénération, pour le mois d'octobre 2025. L'installation était encore en phase de réglage. L'exploitant a aussi précisé que la certification QAL 2 de ses instruments était en cours au jour de la visite. Les résultats présentés montrent certains dépassements en CO (50,9 pour 50mg/Nm ³), NOx (98,9 pour 80 mg/Nm ³), HCl (12,2 pour 6 mg/Nm ³) et NH3 (14,2 pour 10 mg/Nm ³). Mais ces dépassements sont limités à quelques jours, au début du mois, en phase de réglage donc. De plus, les moyennes mensuelles des paramètres mesurés sont toutes conformes aux valeurs limites prescrites par l'arrêté préfectoral.

Thèmes : Risques chroniques · Rejets atmosphériques

Étude sprinklage sous chapiteau

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/11/2024, article 8.2.6

Lors de la visite de janvier 2025, l'inspection avait demandé à l'exploitant de se positionner quant au devenir du chapiteau de stockage au Sud du site. Pour rappel, ce stockage sous chapiteau est à l'origine d'une non-conformité au sujet du sprinklage du bâtiment auquel il est accolé (stockage de matières combustibles à moins de 10 m, non protégé par un sprinklage). De plus, le chapiteau, lors de son implantation, avait vocation à être temporaire. L'exploitant a annoncé que le chapiteau serait vidé de son stockage lors de la mise en service des nouveaux bâtiments de stockage prévus dans son projet d'extension Nord de l'usine. L'inspection prend acte de cette décision, qui fera l'objet d'une prescription dans l'arrêté préfectoral clôturant l'instruction du porter à connaissance relatif à l'extension de l'usine.

Thèmes : Risques accidentels · Risque incendie

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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