Installation classée à Ambès (33810), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 23 avril 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005200265
Commune
Ambès (33810)
Département
Gironde
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil bas
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL NA
Inspections listées
4 depuis 15 novembre 2022
SIRET
33124161200018
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 4755Alcools de bouche d'origine agricole et leurs constituants (inflammabl
L’inspection a permis de mettre en évidence que les émissions atmosphériques du site sont principalement liées au vieillissement des boissons (« part des anges »), phénomène inhérent à l’activité. Elles apparaissent limitées aux besoins du procédé et correctement maîtrisées. Le site d'Ambès a ainsi pu été déclassé des sites prioritaires nationales sur la thématique AIR. Les rejets aqueux du site sont conformes aux dispositions de l’arrêté préfectoral du 9 février 2009. Les effluents sont correctement collectés, traités et rejetés, sans anomalie relevée. Il est néanmoins demandé à l’exploitant de préciser les modalités de tenue du « registre spécial » incluant la traçabilité des incidents (cf. fiche de constats n°10). Le fonctionnement de la station d’épuration interne repose sur un équilibre hydraulique nécessaire à la stabilité et à l’efficacité des traitements.
10points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
9sans suite
Rejets aqueux
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 5.3.4.
Le constat précédent (cf: fiche de constats n°9) porte sur les résultats du rapport d’autosurveillance du 26 au 27 novembre 2025 ainsi que les vérifications des équipements associés, réalisés par un laboratoire agréé. Au regard des éléments présentés lors de l’inspection, il apparaît que les principaux paramètres de suivi du fonctionnement de la station d’épuration font l’objet de mesures périodiques dans le cadre du dispositif d’autosurveillance. Ces vérifications s’inscrivent dans le dispositif global de suivi de la station, lequel comprend aussi des contrôles réalisés en interne de manière quotidienne : • volume entrant dans le SBR (réacteur biologique fonctionnant par cycles) • analyse de la DCO des effluents entrants • volume d’eau traitée rejetée en Garonne • analyse de la DCO des eaux traitées Ainsi que des actions hebdomadaires de gestion des boues. Le registre spécial sur lequel sont notés notamment les incidents de fonctionnement des dispositifs de collecte, de traitement, de recyclage ou de rejet des eaux, ainsi que les dispositions prises pour y remédier, n’a pas été consulté lors de l’inspection de ce jour ; son contenu n’a donc pas été examiné. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de préciser les modalités de tenue et d’alimentation du registre «spécial», notamment en ce qui concerne la traçabilité des incidents de fonctionnement des dispositifs de traitement et des actions correctives associées.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 4.1.1
Lors de l’inspection, l’exploitant a indiqué qu’aucun rejet à l’atmosphère n’est généré par l’installation, à l’exception de ceux strictement nécessaires à l’élaboration des boissons. Au vu des informations communiquées par l’exploitant et des observations réalisées lors de la visite sur site, aucun élément n’a permis de mettre en évidence un non-respect des exigences précitées relatives à la limitation des émissions à l’atmosphère.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 4.1.2
Les émissions atmosphériques constatées sur le site sont liées aux procédés de fabrication et au vieillissement des boissons (évaporation naturelle dite « part des anges »). L’exploitant indique qu’elles sont strictement nécessaires à l’activité. Des dispositions sont mises en œuvre afin d’en assurer la maîtrise et d’en limiter l’ampleur autant que possible. Par ailleurs, les rétentions extérieures ainsi que le chai D sont équipés de détecteurs de fuite en point bas. Pour les autres chais, outre les visites de maintenance, trois visites de sécurité sont réalisées par semaine, objectivées sur la recherche de fuites. Aucune anomalie (fuite, dérive ou émission non maîtrisée) n’a été relevée lors de l’inspection. Les émissions observées ne sont pas de nature à engendrer de nuisances pour le voisinage.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 4.1.3
Lors de l’inspection, aucune nuisance olfactive particulière n’a été constatée et aucun signalement de gêne n’a été porté à la connaissance de l’inspection. L’organisation et les conditions d’exploitation apparaissent adaptées à la prévention des émissions odorantes
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 4.1.4
Les voies de circulation ainsi que les aires de stationnement sont correctement aménagées et maintenues dans un état satisfaisant de propreté. Les conditions d’exploitation observées ne sont pas de nature à engendrer des dépôts de poussières ou de boues sur les voiries extérieures ; aucune trace significative n’a été relevée lors de l’inspection. Par ailleurs, les aménagements du site (revêtements, organisation des circulations et entretien des surfaces) apparaissent globalement adaptés à la prévention des envols de matières. Les surfaces disponibles font l’objet d’un entretien approprié contribuant à limiter ce risque.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 4.1.5
L’activité du site, dédiée à l’élaboration de boissons, n’implique pas la mise en œuvre ni le stockage de produits pulvérulents ; le sucre et le caramel utilisés sont exclusivement sous forme liquide. En conséquence, les dispositions relatives au confinement des stockages et à l’équipement des installations de manipulation, transvasement ou transport de produits pulvérulents ne trouvent pas à s’appliquer dans le cas présent. Les émissions atmosphériques observées sont limitées à celles strictement nécessaires au procédé (évaporation naturelle dite « part des anges ») et ne sont pas de nature à générer des envols de poussières. 7/10
Thèmes : Risques chroniques · émissions diffuses et envols de poussières
Autosurveillance
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 10.2.1
L’activité du site est susceptible de générer des émissions de composés organiques volatils (COV), principalement liées aux vapeurs d’alcool issues des opérations de fabrication et de vieillissement des boissons (« part des anges »), émissions strictement inhérentes au procédé. L’exploitant a mis en place un plan de suivi des vapeurs d’alcool reposant sur un bilan annuel des entrées et sorties d’éthanol au sein de l’installation. Pour l’année 2025, les éléments présentés indiquent : • une quantité d’éthanol théorique avant inventaire de 12 813 t/an ; • une quantité d’éthanol réelle après inventaire de 12 612 t/an ; • un écart de 201 t/an, correspondant aux émissions diffuses de COV ; • un taux de perte associé de 1,57 %. Ces émissions correspondent principalement aux pertes évaporatives liées au vieillissement en fûts et barriques, ainsi qu’aux opérations de fabrication. Le suivi est formalisé, mis à jour annuellement et permet d’estimer les émissions de COV par bilan matières. Les documents sont tenus à la disposition de l’Inspection des installations classées. Ce dispositif apparaît opérationnel et conforme aux dispositions applicables.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 5.3.1
L’exploitant dispose d’un plan des réseaux à jour permettant d’identifier et de distinguer les différentes catégories d’effluents (eaux sanitaires, eaux pluviales et de ruissellement, eaux de drainage des chais et du marais, eaux industrielles et de déminéralisation).8/10 Il est toutefois relevé que, compte tenu de la date d’implantation du site (1974), le réseau de collecte des eaux est de type unitaire. Cette configuration est conforme aux dispositions de l’arrêté préfectoral du 9 février 2009 applicable au site. Il est a noter que le site est équipé d’une station d’épuration interne recevant des effluents de natures et de charges variables. Le fonctionnement de cet ouvrage repose sur la régularité des débits et sur une certaine homogénéisation des charges hydrauliques et polluantes afin de garantir l’efficacité des traitements biologiques et physico-chimiques mis en œuvre. Les eaux de drainage, pluviales ainsi qu’une partie des eaux sanitaires contribuent à assurer un débit de base continu, permettant de stabiliser l’hydraulique de l’ouvrage et de compenser les variations importantes des effluents industriels. Une alimentation de la station par les seuls effluents industriels pourrait conduire à des fluctuations hydrauliques susceptibles de ne pas être compatibles avec les conditions habituelles de fonctionnement de l’ouvrage. Ainsi, l’alimentation actuelle du réseau mixte constitue une condition nécessaire au bon fonctionnement et à la stabilité de la station d’épuration dans son exploitation courante. Les résultats des dernières analyses sont indiqués dans le constat n°9 du présent rapport.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 5.2.1
Les effluents aqueux générés par le site sont canalisés conformément aux dispositions applicables. Aucun rejet d’effluent liquide non prévu par l’arrêté n’a été constaté lors de l’inspection. Les réseaux de collecte des effluents à traiter ou à éliminer sont séparés du milieu récepteur. Aucune liaison directe non autorisée ni dérivation susceptible d’entraîner un rejet non conforme n’a été mise en évidence lors de l’inspection.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 09/02/2009, article 5.4.2
Le dernier rapport d’autosurveillance (intervention du 26 au 27 novembre 2025) relatif aux rejets aqueux a été présenté lors de l’inspection. Le prélèvement, réalisé sur une durée de 24 heures, correspond à un volume journalier de 129 m³. Les résultats d’analyse sont les suivants : • Matières en suspension : 20 mg/L • Demande chimique en oxygène (DCO) : 69 mg/L • Demande biologique en oxygène sur 5 jours (DBO5) : 24 mg/L • Azote global (estimé à partir des fractions mesurées) : environ 2,1 mg/L (Azote Kjeldahl : 1,1 mg/L ; nitrites < 0,01 mg/L ; nitrates < 1 mg/L) • Phosphore total : inférieur à 0,50 mg/L • Hydrocarbures totaux : inférieurs à 0,05 mg/L Au regard des éléments ci-dessus, et compte tenu du fait que les différentes formes d’azote mesurées sont faibles, l’azote global peut être considéré comme conforme aux exigences réglementaires. Aucun dépassement n’est mis en évidence par ces résultats. Par ailleurs, sur la même période (du 26 au 27 novembre 2025), l’exploitant a également procédé à la vérification des équipements participant à l’autosurveillance de la station d’épuration, à savoir les deux débitmètres électromagnétiques et les deux préleveurs implantés respectivement en entrée et en sortie des installations. Selon l’avis et les interprétations du laboratoire, ce contrôle met en évidence une bonne maîtrise de l’autosurveillance pour l’ensemble des équipements contrôlés (2 débitmètres électromagnétiques et deux préleveurs). Cependant, un encrassement des bols de prélèvement a été observé, notamment au niveau du préleveur en entrée de station, ce qui est susceptible d’entraîner des soucis de fonctionnement. Une vigilance particulière est donc attendue de la part de l’exploitant sur ce dernier point.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
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