Installation classée à Ambès (33810), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 9 juin 2026 — 7 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005200256
Commune
Ambès (33810)
Département
Gironde
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil haut
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL NA
Inspections listées
8 depuis 14 janvier 2022
SIRET
38016697500025
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Rubrique 4331Liquides inflammables de catégorie 2 ou catégorie 3
Rubrique 4734Produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution
L'exploitant a transmis, le 30 septembre 2025, le dossier de réexamen quinquennal de son étude de dangers, conformément aux dispositions des articles L. 515-39 et R. 515-98 du Code de l'environnement ainsi qu'à l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 1er décembre 2020, lequel fixait l'échéance de ce réexamen au 1er septembre 2025. Ce dossier conclut à la nécessité de procéder à une mise à jour de l'étude de dangers. La présente inspection s'inscrit dans le cadre de l'instruction de cette notice de réexamen. Elle donne lieu à plusieurs observations et demandes de compléments, détaillées dans le présent rapport, portant notamment sur : les substances à prélever en situation accidentelle ;• les mesures de maîtrise des risques (MMR) et les nœuds papillon associés ;• le porter à connaissance relatif aux camions motorisés au GNV ;• le Plan de Maîtrise des Impacts Industriels (PM2I).• Ces demandes de compléments n'ont toutefois pas vocation à remettre en cause la recevabilité de la notice de réexamen sur le fond. En conséquence, l'Inspection des installations classées proposera de donner acte du réexamen de l'étude de dangers 2025, parallèlement au présent rapport d'inspection.
10points de contrôle
7avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Mise à jour du POI
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 27/09/2020, article R. 515-100
La dernière mise à jour du POI date de décembre 2024. Elle intègre toutefois l'annexe 3J qui est un rapport de SOCOTEC du 9/02/2026, relatif aux premiers prélèvements environnementaux (cf. point de contrôle suivant). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous 3 mois : l'exploitant complète son POI (cf. point de contrôle suivant). Il veille a ce que les modifications apportées soient également visibles dans le sommaire (la date de la révision du POI doit être cohérente avec les deniers ajouts). 6/13
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Liste des substances recherchées et milieux associés
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Dans le cadre de sa notice de réexamen, EPG a transmis un inventaire des produits de décomposition des fumées émis en cas d’incendie (Référence du document rédigé par EGI: 020318-02-EX-03001 - Révision 2 du 02/06/2026 - 166 pages). Cette étude a été établie en accord avec le DT n° 126 (guide professionnel reconnu par le ministère - version juin 2023) et a permis de déterminer pour chaque scénario incendie une hiérarchisation des produits de décomposition. La révision 2 de cet inventaire porte sur l'ajout des produits de décomposition des fumées émis en cas d'incendie des stockages d'additifs selon la méthode proposée dans le guide technique GESIP 2025/01 « Produits de décomposition des additifs des carburants ». Le jour de l'inspection, le POI a été consulté par sondage. L'exploitant nous a indiqué que la liste des substances recherchées dans les différents milieux se trouvait dans le rapport de SOCOTEC annexé au POI (Référence du document rédigé par SOCOTEC: E61B2/26/212 - 9 février 2026 - Premiers prélèvements environnementaux en situation incidentelle/accidentelle - Stratégie de prélèvements : paramètres suivis, points de mesures, méthodes et durées de prélèvements pressentis). L'Inspection constate que les substances recherchées mentionnées dans le rapport de SOCOTEC (page 7/25) ne sont pas les mêmes que celles présentées dans le rapport de EGI (page 166/166). Par exemples, les substances suivantes n'apparaissent pas dans le rapport de SOCOTEC: HCl, NOx, poussières. Nota: dans le rapport de SOCOTEC, les substances sont classées en fonction du produit (Essence, Gasoil, etc...) alors que dans le rapport de EGI les substances sont classées par scénario accidentel. L'exploitant indique que le contrat avec SOCOTEC a été rédigé dans le cadre d'une convention d'assistance avec TEPSA (qui gère plusieurs dépôts pétroliers en France). Le rapport réalisé par EGI n'a peut être pas été pris en compte. 7/13 Dans le rapport de EGI (page 14/166), il est indiqué que les émulseurs stockés sur le site de l'EPG sont le Polypetrofilm 3/3 et le Fluoropolydol. Aujourd'hui, le nouvel émulseur utilisé, sans fluor, est le FOAM MASTER 3-3. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous 3 mois: L'exploitant examine l'impact du changement d'émulseur au regard des substances recherchées identifiées dans le rapport de EGI. Il met en cohérence la liste des substances recherchées établie par EGI (élaborée dans le cadre de la mise à jour de l'étude de dangers) et celle
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 9
cf. points de contrôles 2 et 3. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous 3 mois:9/13 Suite à la mise en cohérence de la liste des substances recherchées établie par EGI (élaborée dans le cadre de la mise à jour de l'étude de dangers) et celle établie par SOCOTEC (élaborée dans le cadre de la prestation de réalisation des 1ers prélèvements et intégrée au POI), l'exploitant met à jour son étude de dangers le cas écéhant.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 29/09/2005, article 4
Pour rappel, les constats suivants ont notamment été rédigés lors de l'inspection du 19-03-2024: 1) L’exploitant a engagé un travail de remise à plat de ses MMR et des documents associés permettant de justifier les critères efficacité, indépendance, cinétique et testabilité et maintenance. L’exploitant veillera à intégrer dans la notice son travail sur la fiabilisation des MMR du dépôt et conclura sur les actions d’amélioration envisagées dans le cadre de son travail de remise à plat des fiches MMR (ex : doublement des détections liquides voire gaz, réflexion sur la mise en sécurité globale du dépôt suite au déclenchement d’une MMRI, …). 2) Constat relatif à l'indépendance des MMR (repris en annexe confidentielle) -- Lors de l'inspection du 9 juin 2026, il a été constaté que: 1) Les détecteurs d’hydrocarbures Liquides sont doublés pour les cuvettes des réservoirs de gazole, d'Ethanol et d'EMAG (2 technologies différentes). Concernant les cuvettes des réservoirs "Essence", les détecteurs GAZ sont aussi doublés (mais avec la même technologie). A noter que la cuvette du réservoir d'Ethanol dispose également d'un détecteur gaz spécifique Ethanol. Les détails sont fournis en annexe confidentielle. L'exploitant indique que le doublement des détections rend le système plus fiable. Même si le temps de réponse est probablement optimisé, cet élément n'a pas été pris en compte/modifié dans les fiches de vie des MMR. L'Inspection relève d'ailleurs que suite à ces évolutions, les fihces de vie des MMR (annexe 12 de l'EDD) n'ont pas été modifiées (par exemple: paragraphe "dimensionnement et positionnement adapté " fiche MMR1). Ces nouveaux détecteurs installés sont des MMR. Ils sont donc testés, maintenus, etc... au même titre que ceux déjà en place initialement. --> le plan d'implantation des détecteurs présentés par l'exploitant le jour de l'inspection pourrait utilement être inséré dans l'EDD du site. Lors de la visite terrain, il a été constaté en salle de contrôle que les détecteurs hydrocarbures Liquides étaient identifiés sous un titre : "détecteurs VAPEUR". --> l'exploitant modifie cette coquille sur l'écran de la salle de commande. Concernant la mise en sécurité de toute le dépôt sur détection de n’importe quelle MMR, l'exploitant indique que le système a été mis en place et qu'il est opérationnel. 2) Constat relatif à l'indépendance des MMR Ce point est intégralement repris en annexe confidentielle. --> L'exploitant devra apporter des réponses aux questions de
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/10/2010, article 20
La lecture des pages 16 et 17 du TITRE I de l'EDD indique que le volume des rétentions seraient insuffisants. Il manquerait :11/13 -342m3 pour la cuvette ABCD; -607m3 pour la cuvette JK. Lors de l'inspection l'exploitant a indiqué que la cuvette EFGH est aussi concernée. Le constat vient de mesures topographiques réalisées régulièrement et explique cela par l'érosion/le tassement des merlons de terre. Il a ajouté que des actions correctives avaient été mises en œuvre, que les travaux sont terminés depuis mai, et qu'il ne reste qu'à procéder aux mesures de vérification de la cuvette JK. Lors de la visite terrain des appoints de terre récents ont été constatés par l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous 3 mois, l'exploitant confirme à l'Inspection que les cuvettes de rétention disposent d'un volume conforme à la réglementation.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Porter à connaissance : « Accueil de camions motorisés au GNV»
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/01/2024, article R. 181-46-II
Page 5 de la notice de réexamen de septembre 2025, l'exploitant indique avoir déposé un Porter A Connaissance (PAC) "Accueil de camions motorisés au GNV" (avril 2021). Lors de l'instruction de la notice de réexamen, l'Inspection n'avait pas connaissance de ce document. Après questionnement, l'exploitant a répondu qu'il ne retrouve pas de justificatif de transmission de ce Porter à Connaissance à M. le Préfet ni aux services de la DREAL. Par ailleurs, page 20 de la notice, il est précisé que le PAC a été établi en accord avec le Guide GESIP version mars 2020. L'Inspection a indiqué à l'exploitant que le guide GESIP "Accès aux véhicules ADR à motorisation GNL/GNC aux postes de chargement déchargement de marchandises dangereuses" a été mis à jour en 2023 (ed. 27/10/2023). L'exploitant a expliqué avoir rédigé le PAC lorsque le guide GESIP est paru en 2020 en prévision de l’accueil de ce type de motorisation, mais dans les faits il n'a jamais été sollicités depuis par les transporteurs pour accéder au site avec des tracteurs à motorisation GNV.12/13 La version 2023 du guide n’a pas été utilisée car intervenue après l’élaboration du dossier PAC. L'exploitant précise qu'il aurait dû l’analyser et l’actualiser dans le cadre de la Notice de réexamen. Il ajoute qu'après questionnement du bureau d’étude qui l'accompagne sur la rédaction de la Notice et l’EDD, les conclusions du PAC de 2021 ne seraient pas modifiées. Pour information, l'exploitant à une fiche réflexe dédiée à ce sujet dans son POI. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmet à l'Inspection son PAC relatif à l'Accueil de camions motorisés au GNV actualisé, en s'appuyant sur nouvelle version du guide GESIP de 2023 "Accès aux véhicules ADR à motorisation GNL/GNC aux postes de chargement déchargement de marchandises dangereuses".
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 03/10/2010, article 29
L'exploitant a transmis préalablement à l'inspection le "Programme d'inspection et de maintenance des réservoirs" (dernière version : 23/12/2025). L'Inspection a formulé 2 remarques sur ce document, reprises en annexe confidentielle. Aussi, l'Inspection a été amenée à parcourir très brièvement deux rapports relatifs au contrôle décennal de bacs. Trois demandes figurent en annexe confidentielle; elles portent notamment sur l’exhaustivité des contrôles lors des décennales et sur la justification de l'aptitude des bacs à repartir en exploitation pour 10 ans. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sous 4 mois: L'exploitant répond aux différentes remarques et demandes formulées par l'Inspection. En particulier, il complète les deux rapports de contrôle "décennal" et justifie que ces derniers ont permis de remettre en service les bacs (A et J) jusqu'à la prochaine inspection.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Risques accidentels · Périodicités de contrôles/Vitesse de corrosion/Absence d'anomalie
Transmission d’une notice de réexamen
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 24/09/2020, article R. 515-98, paragraphe II
L'exploitant a remis le 30/09/2025, le dossier de réexamen quinquennal de son étude de dangers en application des articles L. 515-39 et R. 515-98 du Code de l’environnement et de l’article 2 de l’arrêté préfectoral du 01/12/2020 qui fixait pour échéance la date du 01/09/2025. Ce dossier conclu sur la nécessité de mettre à jour l'étude de dangers. L’instruction de la notice de réexamen par l'Inspection donne lieu à plusieurs observations/demandes de complément formulées dans le présent rapport (notamment sur les sujets suivants : substances à prélever en situation accidentelle, MMR et noeuds papillon, PAC camions motorisés GNV, PM2I). Toutefois, elle ne remettent pas en cause cet examen. Ainsi, L'Inspection des installations classées propose de donner acte au ré-examen de l’étude de dangers 2025 de l’établissement EPG et de fixer la nouvelle échéance pour le prochain réexamen au 30 septembre 2030 (5 ans après la date de remise de la notice de réexamen) sous réserve d’absence d’évènement (modifications substantielles notamment) nécessitant une révision de l’étude de dangers.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Comme vu dans le point de contrôle précédent, l'exploitant a passé un contrat avec SOCOTEC, membre du Réseau des Intervenants en situation Post-Accidentelle (RIPA), pour la réalisation des premiers prélèvements environnementaux en cas de situation incidentelle/accidentelle. C'est donc SOCOTEC qui réalise les prélèvements et qui apporte le matériel nécessaire. L'Inspection a consulté le contrat passé avec SOCOTEC. Il est valable sur la période "Avril 2026 - Mars 2027" avec la mention "renouvellement du contrat par tacite reconduction".
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Le système d'astreinte mis en place avec SOCOTEC rend le prestataire disponible 24H/24, 365j/an avec une intervention sous 4h. La procédure de déclenchement de l'astreinte pour intervention de SOCOTEC est annexée au POI.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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