Installation classée à Bolbec (76210), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 5 décembre 2025 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
L'inspection des installations classées a procédé à la vérification par sondage de prescriptions relatives à la construction et à la lutte contre l'incendie de l'entrepôt SOGETEX. Des demandes de justificatifs sont formulées à l'issue de cette visite, adressées à l'exploitant, pour attester des caractéristiques de construction et de conformité à l'arrêté du 11 avril 2017. Des justificatifs sont également attendus relatifs à la réception de la réserve incendie, par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS), et à la disponibilité du débit en simultané sur les poteaux incendie internes de l'exploitant. L'exploitant doit transmettre son plan de défense incendie dans sa version finalisée au SDIS et à l'inspection des installations classées.
9points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Dispositions constructives
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 4
L'exploitant a présenté à l'inspection des installations classées, le jour de la visite d'inspection, un document attestant du non effondrement en chaîne de la charpente bois lamellé-collé daté du 27 novembre 2025. Les éléments de structure sont classés au minimum R60 selon les éléments du dossier transmis par l'exploitant : les poteaux en béton armé sont REI 60 ou REI 120• les poutres porteuses de la toiture sont R60• le mur séparatif des cellules n°1 et n°2 est REI 120, comme ceux qui séparent la cellule n°1 des bureaux à l'angle ouest de l'entrepôt et celui de l'angle nord jouxtant les locaux techniques • la structure en béton de la mezzanine est R60 et ses planchers sont REI 120• L'exploitant n'était pas en mesure de présenter des justificatifs des caractéristiques constructives annoncées. Les parois extérieures de l'entrepôt sont REI 120, à l'exception de la façade abritant les quais de déchargement : les parois nord-ouest, nord-est et sud-est de l'entrepôt sont constituées d'écrans thermiques REI 120 • les portes battantes et coulissantes qui équipent le mur séparatif des cellules, le mur séparatif des bureaux et les parois avec écran thermique sont EI2 120 • L'exploitant a transmis les justificatifs des caractéristiques EI2 120 des portes coulissantes 1 vantail et des portes battantes 1 et 2 vantaux. L'exploitant n'a pas présenté de justificatif sur les caractéristiques REI 120 des parois extérieures. Le système de couverture de toiture avec les panneaux photovoltaïques satisfait la classe Broof (t3) selon le procès-verbal de classement transmis N° RA20-0021 daté du 21 janvier 2021, relatif à un système de panneaux photovoltaïques mis en œuvre en surimposition sur un complexe d’étanchéité de toiture. Les bureaux et les locaux sociaux de l'entreprise sont situés dans un local clos isolé de la cellule de stockage n°1 par un mur béton REI 120, qui dépasse d'un mètre en toiture de la cellule. Les locaux techniques disposent de murs béton REI 120 et d'u plafond béton REI 120. L'exploitant n'a pas présenté de justificatif de cette caractéristique REI 120. Les matériaux utilisés pour l'éclairage naturel satisfont à la classe A2,s1d0 : l'exploitant n'a pas présenté de document attestant de cette classification. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de lui transmettre un dossier comportant les justificatifs de construction et de conformité des installations et matériels à son
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 5
La cellule de stockage n°1 est divisée en cinq cantons de désenfumage, comme la cellule n°2. La superficie maximale d'un canton est de 1440 m2 : elle est conforme avec la prescription de 1650 m2 maximum. La longueur maximale des cantons implantés dans les cellules est de 60 mètres. Les écrans de cantonnement ont une hauteur minimale de deux mètres. Les cantons de désenfumage sont équipés en partie haute de lanterneaux de désenfumage de 4.38 m2 de surface utile avec commande locale et automatique. La surface utile de ces lanterneaux est supérieure ou égale à 2% de la superficie du canton de désenfumage : l'exploitant a transmis un plan d'implantation de ces lanterneaux avec la justification de la surface utile et du nombre de lanterneaux par canton. La prescription de quatre exutoires pour 1000 m2 de surface de toiture est respectée. Les dispositifs d'évacuation sont implantés sur la toiture à une distance minimale de sept mètres du mur coupe-feu séparant les deux cellules de stockage. Les amenées d'air frais sont composées des portes de quais, des portes sectionnelles et des issues de secours. L'exploitant met en place une procédure interne de stockage pour s'assurer que la distance entre le point bas de l'écran et le point le plus près du stockage est supérieure ou égale à 0,5 mètre (l'évaluation de cette distance est précisée dans la version 4 de juin 2024 du guide entrepôts page 151). La stabilité au feu des écrans de cantonnement n'a pas été démontrée par l'exploitant. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de lui transmettre un justificatif de stabilité au feu de 15 minutes minimum pour les écrans de cantonnement.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Eaux d’extinction incendie et moyens de lutte contre l'incendie
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 11 et 13
L'exploitant a mis en place, conformément à son dossier de porter-à-connaissance de 2024, un bassin compartimenté situé au sud de ses installations. Ce bassin comporte une réserve incendie de 540 m3 d'eau disponibles avec une hauteur d'aspiration d'eau de 0.80 mètre et un bassin de rétention de 1130 m3. L'écoulement des eaux en cas d'incendie vers le bassin de rétention est gravitaire ; le bassin de rétention est maintenu vide par un système de pompage qui relève les eaux pluviales vers une noue d'infiltration. Le débordement du bassin de rétention se fait, en cas de sinistre, vers la réserve incendie qui aura été vidée par le pompage réalisé par les sapeurs- pompiers. En cas d'incendie, le système de pompage des eaux pluviales est mis hors service pour le confinement des eaux incendie dans le bassin de rétention. En complément de la réserve incendie de 540 m3, qui était pleine le jour de la visite d'inspection, l'exploitant dispose sur le site de quatre poteaux incendie internes qui sont alimentés par le réseau public : ce réseau public permet de disposer, d'après le dossier d'enregistrement de l'exploitant, d'un débit simultané de 120 m3/heure. L'exploitant dispose également d'une réserve d'eau de 570 m3 stockés dans un réservoir aérien dédié à l'alimentation du sprinklage équipant les deux cellules de stockage. L'exploitant a fait procéder le 28 août 2025 à une réception de son point d'eau incendie par le service départemental d'incendie et de secours (SDIS). L'essai a été positif concernant le refoulement d'eau sur le canon portatif du SDIS mais négatif en raison de l'écrasement d'un tuyau annelé connecté à la crépine d'aspiration. Par courriel du 05 janvier 2026, l'exploitant a transmis un plan d'action pour le remplacement d'une partie du système d'aspiration sur site dont la finalisation est prévue le 30 janvier 2026. Un essai est programmé avec le SDIS le 02 février 2026. Le jour de la visite d'inspection, l'exploitant n'avait pas réalisé son premier exercice de défense contre l'incendie. Il s'est engagé à le faire à la suite de la visite et il a transmis le 18 décembre 2025 le compte rendu de l'exercice réalisé le jour même. L'inspection des installations classées invite l'exploitant à planifier la mise en œuvre d'un robinet incendie armé lors du prochain exercice et à proposer au SDIS l'organisation d'un exercice conjoint sur le site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exp
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 23
L'exploitant a transmis à l'issue de la visite d'inspection la version V0 de son plan de défense incendie (PDI), en cours de finalisation. Il contient les principaux éléments attendus et listés dans l'article 23 de l'arrêté ministériel. 21/21 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées demande à l'exploitant de finaliser son plan de défense incendie et de lui transmettre dans un délai de 2 mois. L'exploitant transmettra également ce PDI au SDIS.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 04/12/2024, article 2
La société SOGETEX est titulaire de l'arrêté préfectoral d'enregistrement du 28 décembre 2023 et de l'arrêté préfectoral complémentaire du 24 décembre 2024. Elle héberge sur le site de Bolbec les activités de plusieurs sociétés qui font partie du groupe SOGETEX, et notamment la société ALPHATEX qui représente 80% environ des matières stockées sur le site. Une activité de production de filets est localisée dans une mezzanine qui est à cheval sur les cellules n°1 et n°2. Des filets y sont découpés et ramandés. Toutes les personnes présentes sur le site le jour de la visite d'inspection sont liées au groupe SOGETEX. L'entrepôt est la propriété de la société PHOENIX, une autre société du groupe SOGETEX. L'exploitant a déclaré avoir construit l'entrepôt conformément à son dossier d'enregistrement et aux modifications apportées en 2024 et transmises à l'inspection des installations classées sous la forme d'un document de porter-à-connaissance. Seuls un escalier et une porte de sortie de secours ont été construits différemment des informations transmises. Le jour de la visite d'inspection, la cellule n°1 était opérationnelle et les matières stockées soit sur palettiers, soit en masse sur des structures métalliques tubulaires mobiles. La cellule n°2 était en cours d'aménagement, et les matières présentes stockées en masse. L'exploitant a informé l'inspection des installations classées d'un projet de location d'une partie de la cellule n°2 à partir de juin 2026 à un tiers non encore identifié. L'inspection des installations classées a attiré l'attention de l'exploitant sur ses responsabilités et ses obligations d'exploitant autorisé en cas de location. L'exploitant a fait réalisé un bilan de conformité de ses installations par rapport à l'arrêté ministériel du 11 avril 2017, en fin d'année 2025 : l'inspection des installations classées demande à l'exploitant de lui transmettre le rapport du cabinet expert ayant réalisé ce bilan de conformité sous 1 mois. 7/21
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 04/12/2024, article 2
A l'issue de la visite d'inspection, l'exploitant a transmis un ensemble de documents liés à la construction de son entrepôt. Sur le plan de masse, l'inspection a contrôlé les dimensions des cellules n°1 et n°2 qui sont similaires : 108 mètres de longueur pour 60 mètres de largeur. La surface des cellules est supérieure à 3 000 m2 : les cellules sont équipées d'un système d'extinction automatique à l'eau. Les mezzanines sont construites sur deux niveaux et accueillent des activités de production ainsi que des matières plastiques en rouleaux et utilisées pour la confection des filets. L'accès aux mezzanines et aux cellules est réglementé par l'utilisation de badges et de portes verrouillées. Le site est pourvu d'un local de maintenance, d'un local électrique et d'un local sprinklage. L'entrepôt est pourvu sur les deux tiers de la surface de sa toiture de panneaux photovoltaïques, dont la moitié seulement est en service le jour de la visite d'inspection (en rodage). Ces panneaux sont implantés à plus de 5 mètres du mur séparatif des deux cellules. L'électricité produite est destinée à l'autoconsommation et la revente au gestionnaire du réseau électrique ; il n'y a pas de stockage de l'énergie électrique produite. Les onduleurs nécessaires à la transformation du courant continu produit par les panneaux sont localisés dans le local électrique du site.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 1.4
La mise à jour de l'état des matières stockées est quotidienne et un fichier informatique est envoyé automatiquement par l'automate de gestion des stocks. L'inspection des installations classées a pu consulter le fichier envoyé le 05 décembre 2025, jour de l'inspection, et constater que le stock des diverses matières combustibles stockées est supérieur à 500 tonnes. L'exploitant doit mettre en place un état des stocks sous format synthétique comme défini au point 2. de l'article 1.4 de l'arrêté ministériel du 11 avril 2017.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 9
L'exploitant stocke les matières combustibles dans ses cellules en masse et en palettier (cellule n°1 uniquement). Il n'a pas mis en place de stockage en vrac. Pour les matières stockées en masse, l'inspection des installations classées a pu contrôler le respect : des 2 mètres de distance d'éloignement entre les zones de stockage en masse ;• des 500 m2 maximum par zone de stockage en masse ;• des 8 mètres de hauteur maximale pour le stockage (matières non dangereuses).• Pour les matières stockées en palettiers, en raison de la présence d'une extinction automatique incendie et de l'absence de matières dangereuses, l'arrêté ministériel du 11 avril 2017 ne fixe pas de limite en matière de distance d'éloignement, de surface de stockage et de hauteur de stockage. Les distances entre les matières stockées et le plafond et les dispositifs d'éclairage doivent être suffisantes pour le bon fonctionnement de l'extinction automatique en cas d'incendie. Une zone de recharge des chariots électriques a été aménagée au niveau de la cellule de stockage n°1 distante de plus de 3 mètres des zones de stockage. Cette installation de recharge doit être protégée contre les risques de court-circuit. L'inspection des installations classées rappelle à l'exploitant la nécessité de conserver bien dégagées toutes les zones proches des robinets incendies armés dont l'entrepôt est pourvu. Elle rappelle aussi la nécessité de bien respecter la surface maximale de 500 m2 par zone de stockage dans la cellule n°2 en cours d'aménagement.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 6
Le volume de matières maximum susceptible d'être stocké ne dépasse pas 600 000 m3 : le volume global de l'entrepôt de stockage est de 181 158 m3. La paroi qui sépare les deux cellules de stockage est un mur REI 120. Les portes coulissantes situées dans le mur REI 120 séparatif des deux cellules ont un classement EI2 120. La paroi séparative est prolongée latéralement sur 0.50 mètre à la paroi extérieure des quais de déchargement en saillie de façade, dans la continuité de la paroi. L'inspection des installations classées a constaté que la toiture est recouverte d'une bande de protection sur une largeur de 5 mètres de part et d'autre de la paroi séparative des deux cellules. Cette bande classée A2,s1-d0 est composée d'une feuille souple d'étanchéité, constituée d'une armature en polyester non-tissé et de bitume élastomère. Une colonne sèche a été implantée au dessus du mur séparatif entre les deux cellules. Cette colonne sèche sera alimentée en cas d'incendie par les moyens du service départemental d'incendie et de secours. La paroi séparative dépasse d'un mètre la couverture au droit du franchissement. L'exploitant veillera à bien indiquer au droit du mur séparatif des cellules, à chacune de ses extrémités, aisément repérable depuis l'extérieur par une matérialisation, le degré de résistance au feu.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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