Cette inspection a porté sur les trois ICPE du pôle pétrochimique de Berre. La maintenance sur ces trois entités a été améliorée par la centralisation de ce domaine au sein d’un unique département couvert par une procédure centrale unique. Ainsi, l’organisation est claire, les responsabilités de chacun sont bien identifiées, les processus sont documentés, le recours à la sous-traitance est bien intégré et le suivi de réalisation des travaux est soutenu. L’exploitant veillera à détailler l’auto-réception par les sous-traitants et formaliser le retour d’expérience, dans sa procédure à l’occasion de sa prochaine mise à jour.
8points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Stratégie de maintenance (au niveau macro)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
En séance, l’exploitant a présenté l’organisation de la maintenance sur la base d’organigrammes. Sur son site de Berre, Velogy a un département de maintenance centralisé. Il est dirigé par un directeur qui rend compte directement à la direction. Ce département est composé de 7 secteurs (1 par atelier : Utilités, extraction butadiène, polymère, vapocraqueur, élastomère, additifs et PVC) auxquels s’ajoute un atelier mécanique et un service de correspondance HSEQ. Chaque secteur est composé d’un pôle mécanique/métallurgie incluant 3 composantes (gestion des équipements, gestion des travaux, machines tournantes) et d’un pôle électrique, instrumentation et analyseurs. Chaque secteur est composé de plusieurs agents techniques dont le nombre dépend de l’importance de l’atelier suivi. Le département compte 103 personnes en tout. Pour les travaux de maintenance, il fait appel à des entreprises générales et spécialisées de maintenance. Le département maintenance recueille les avis des équipes de production, les analyses selon une méthodologie, prépare et planifie les interventions, en assure le lancement, le suivi et la réception. L’exploitant distingue 2 types de maintenance, la préventive qui consiste à intervenir sur un équipement avant que celui-ci ne soit défaillant. Elle est issue de plans de maintenance et incluse dans les plans préventifs intégré dans la GMAO (SAP). Les plans de maintenance sont révisés au moins tous les 5 ans. La maintenance corrective consiste à intervenir sur un équipement défaillant pour effectuer sa remise en état.5/10 Le processus maintenance se décompose en 6 phases distinctes. L’origine du besoin est remontée soit par les plans de maintenance, soit sur avis des services de production. Chaque avis est approuvé en réunion quotidienne réunissant responsable de maintenance, le gestionnaire travaux et le personnel opération de l’unité. Ensuite le processus est le même. Les avis une fois approuvés sont transformés en ordre par le gestionnaire travaux. Suivent ensuite les étapes de préparation, de planification réalisé par le département maintenance. La réalisation est confiée à une EGM/ESM, sauf les opérations réalisées par le personnel de l’exploitant, mais dans ce cas, il n’y a pas d’émission d’ordre de travaux et l’avis sera directement clôturé après réalisation selon une codification spécifique. La réception des travaux est réalisée soit par le sous-traitant, soit par l’exploitant selon la criticité de l’équipement. Enfin, la clôture e
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Sur le volet des moyens alloués, l’exploitant expose la stabilité à la fois du budget annuel et des effectifs. Le département maintenance compte 103 postes depuis 2012. Pour le suivi de leur formation, l’exploitant a exposé un plan visant le développement des compétences. Un nouveau logiciel de suivi est en cours de déploiement. Un bilan de la réalisation des formations hygiène, sécurité, environnement et métier est envoyé aux managers une fois par mois. Le budget de la maintenance est établi annuellement avec les chefs de groupes et les contrôleurs de gestion. Ensuite, le budget est arbitré et validé par le directeur du site. Ce budget comporte 4 postes de dépenses entre la maintenance de routine, la maintenance extraordinaire, la maintenance programmée (amélioration / mise à niveau) et les travaux de maintenance capitalisable. L’Inspection n’a pas de remarque sur ces points.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Le département maintenance fait appel à des entreprises générales ou spécialisées de maintenance. Cela représente 110 personnes. Les contrats avec les prestataires visent les qualifications requises (GIES, MASE, etc.). L’exploitant a indiqué que les prestataires ne doivent pas recourir à la sous-traitance de capacité. Ce point n’appelle pas de remarques de la part de l’Inspection.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
La planification des opérations de maintenance chez Velogy repose sur une procédure interne (MAI-GEN-PRO-011). Les plans de maintenance (maintenance planifiée) sont intégrés dans le logiciel de GMAO SAP. Concernant la maintenance corrective, la priorité est définie lors des revues d’approbation des avis (demandes des unités de production). Pour cela, l’exploitant utilise la matrice des priorités en annexe de sa procédure. Il évalue la criticité en 5 niveaux de mineur à critique pour chaque item ; sécurité, environnement, production, qualité et coût. Il croise ensuite cette criticité avec la probabilité estimée de la défaillance. Cette matrice lui permet ensuite d’avoir un classement de a priorité sur une échelle de 1 à 4 (du plus urgent au moins urgent). Le planning des opérations de maintenance est élaboré de façon hebdomadaire de la semaine S pour la semaine S+1 par les agents techniques du département maintenance. Puis ils présentent ce dernier aux équipes de production pour être validé. La réalisation du planning est vérifiée quotidiennement avec les équipes de maintenance et de production. Cette réalisation fait l’objet d’indicateur de suivi dont l’exploitant vise un objectif de réalisation à 100 %. Par ailleurs, un système d’alarme dans le logiciel SAP génère des mails automatiques pour anticiper ou prévenir d’un retard dans les opérations de travaux. L’Inspection n’a pas de remarque sur cette organisation.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Chaque opération de maintenance est organisée selon une gamme de détails élaborée par les agents techniques. Elle comporte notamment l’identification des consignations et mises à dispositions nécessaires à l’opération. Cette gamme est accessible au sous-traitant, ainsi que la documentation technique associée à l’équipement concerné. L’Inspection n’a pas de remarque sur cette organisation. 8/10
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe I point 3
L’exploitant explique avoir procédé à une rationalisation de la maintenance en regroupant les responsables maintenance de chaque unité dans un même département autour d’une procédure unique. En effet, antérieurement les pratiques pouvaient différées d’une unité à l’autre. Aussi, l’exploitant ajoute qu’il a réduit le nombre de procédures spécifiques au nombre de 260 en 2012 à 20 en 2026. L’Inspection note l’amélioration apportée par l’uniformisation de la maintenance sur les unités du pôle pétrochimique de Berre.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
En séance, l’exploitant a présenté son organisation pour la réception des travaux. Sa procédure unique montre que la réception compte plusieurs échelons. En premier lieu, l’entreprise intervenante une réception dite « entreprise ». Cette réception signifie notamment, que les travaux sont conformes à la demande et définitivement terminés et que les essais/épreuves sont satisfaisants. L’exploitant procède ensuite à la réception technique sur zone pour un agent technique de Velogy. Si cette réception est validée, cela signifie notamment que l’équipement est apte à son exploitation. Ensuite, le chef d’exploitation de l’unité concerné ou son représentant procède à la réception « exploitation » en vue de la remise en service de l’équipement. Enfin, la réception est matérialisé dans l’application SAP par la clôture de l’ordre de travaux. En séance, l’exploitant explique que selon la criticité de l’équipement concerné, l’entreprise sous- traitante auto-réceptionne les travaux. Toutefois, il précise que cela n’est pas le cas pour les équipements MMR (mesures de maîtrise des risques) et ceux intégrés dans une fonction classée SIL supérieurs ou égal à 1. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’Inspection constate que la notion d’auto-réception n’est pas décrite dans la procédure unique de maintenance. S’il n’est pas officialisée dans une autre procédure, il est demandé à l’exploitant de détailler l’auto-réception des travaux par le sous-traitant à l’occasion de la prochaine mise à jour de sa procédure.
Retour d’experience sur les opérations de maintenance
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
L’exploitant a expliqué en séance les pratiques autour du retour d’expérience. Celle-ci peuvent inclure les sous-traitants. Par ailleurs, il indique que les contrats de sous-traitance incluent un système de bonus/malus. Et la participation à l’amélioration des équipements y rentre en compte. Dans sa procédure, l’exploitant indique que le retour d’expérience intervient notamment dans les opérations de maintenance dites « one shot » ou unique ou encore dans la révision des plans de maintenance. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’Inspection constate que le retour d’expérience n’est pas formalisé dans la procédure unique de maintenance. Si elle n’est pas officialisée dans une autre procédure, il est demandé à l’exploitant de présenter l’organisation du retour d’expérience dans le domaine de la maintenance à l’occasion de la prochaine mise à jour de sa procédure.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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