Cette visite d'inspection a permis de faire le point suite au départ de feu de la sous-station électrique de l'unité benzène. Elle a permis de constater l'application par l'exploitant de sa politique en cas de perte d'électricité, qui consiste à l'arrêt et à la mise en sécurité des équipements impactés directement ou indirectement.
6points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
6sans suite
Déclaration d'incident
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 27/09/2020, article R512-69
Le 9 juin 2026 vers 13h, un incendie se déclare dans le vide technique de la sous-station électrique de l’unité Benzène dans la zone A de la raffinerie. Une fiche d’alerte G/P (gravité/perception) est transmise par l’exploitant à l’Inspection des installations classées à 14h02, et l’inspecteur en charge du site est contacté par téléphone à 14h07 afin d’expliquer la situation et son évolution.
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 27/09/2020, article R512-69
Lors de la présente visite, l’exploitant est revenu en détail sur les circonstances de l’incident du 9 juin 2026. Le responsables des services d’intervention de la plateforme de Lavéra a par ailleurs présenté le compte rendu minute de l’évènement. 5/8 Suite à cette visite, l’exploitant a transmis à l’Inspection des installations classées un rapport d’incident ainsi que le rapport établi par les services d’intervention (rapport référencé CRE N°23725 - CRE N°23726 du 26 juin 2026). Le rapport de l’exploitant inclut les éléments suivants : le contexte et un résumé de l’incident,• les détails de l’incident,• une analyse des causes et les recommandations qui en découlent,• le plan d’actions afin d’éviter des incidents similaires,• un retour sur la gestion de l’incident.•
Thèmes : Risques accidentels · Rapport d’accident et analyse des cause profondes
Alimentation en énergie et utilités associées (1)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L’exploitant a rappelé le fonctionnement de ses installations et les principes généraux de la fourniture en utilités. Concernant l’électricité, l’ensemble du site est ainsi fourni sous le principe de la double alimentation électrique, avec deux lignes principales provenant de RTE (Caronte 1 et Caronte 2), chaque ligne étant secourue par deux turbo-alternateurs en cas de besoin. L’exploitant a expliqué qu’il disposait d’un système de détection automatique des défaillances. Un îlotage des installations a été mis en place, afin de pouvoir effectuer des séparations en cas de panne. Une matrice de priorités a été prédéfinie par l’exploitant, les unités prioritaires étant principalement l’unité CTES, l’unité HCK et la station de traitement des effluents (réseau 15 kV prioritaire). Dans le cas de l’incident du 9 juin 2026, les lignes principales n’ont pas été affectées et l’exploitant n’a pas eu besoin de solliciter un circuit de secours (lignes principales non touchées). Même si l’incident a concerné une sous-station électrique de l’unité benzène, l’arrêt de l’alimentation a été très local et choisi par l’exploitant afin de mettre en sécurité la zone (cohérent avec la politique de gestion de perte d’utilité de celui-ci). Par contre, la mise en sécurité de la sous-station a entraîné la perte de froid pour l’unité HDS1, donc sa mise en sécurité a été nécessaire (arrêt de l’unité et dépressurisation).
Stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité (2)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L’exploitant a déterminé que pour un fonctionnement normal, la puissance fournie doit être de 1 MW supérieure à la puissance consommée. En cas de défaillance, la stratégie de l’exploitant est d’arrêter la production et de mettre ses installations en sécurité. Des procédures sont en place pour ce faire (vérifié lors de la visite). Pour cela, tous les équipements critiques sont secourus : par une alimentation 240 V - 50 Hz ondulée pour les équipements dont le fonctionnement serait perturbé par des coupures d’alimentation (SNCC, automates, matériel de régulation et de sécurité instrumentée, détecteurs de sécurité, analyseurs, réseau de communication radio), • par une alimentation 24 ou 48 VCC pour les équipements assurant des fonctions de régulation, • de sécurité et d'automatismes importants.• Tous les systèmes sont doublés (double alimentation et double système de sécurité). L’exploitant estime que l’arrêt et la mise en sécurité de ses installations s’effectuent en moins de quarante minutes. L’exploitant dispose d’un point d’entrée chez son fournisseur RTE par LVE.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L’exploitant dispose, pour chaque zone de son site, d’une fiche de mise en sécurité en cas de perte d’utilité électrique. Pour la zone concernée par l’incident du 9 juin 2026, la procédure applicable est la consigne générales HEN/BENZ (CE-ZONE A n°505). Cette procédure précise les moyens de détections, les conséquences, les actions immédiates (mise en sécurité des équipements pour arrêt de l’unité, avec la liste des équipements secourus permettant de le faire), les actions complémentaires. Cette procédure prévoit bien le cas d’une indisponibilité prolongée de l’électricité. Dans le cas de l’incident du 9 juin 2026, l’incident a été identifié suffisamment tôt et le HS manuel (arrêt d’urgence) a été utilisé, la mise en sécurité automatique n’a ainsi pas été sollicitée.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 59
La stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité est la mise en sécurité de ses équipements pour permettre l’arrêt des unités dans de bonnes conditions. Pour cela, l’exploitant a mis en place des procédures à suivre, disponible pour les équipes en place. Suite à l’incident du 9 juin 2026, l’Inspection des installations classées a demandé à l’exploitant de présenter les consignes d’exploitation et de sécurité de la zone concernée. Celles-ci sont disponibles en salle de contrôle sous forme d’un « classeur rouge », et en salle du PCEx sous forme de fiches réflexes. L’exploitant a précisé avoir mis en place une formation adaptée de son personnel (formation aux situations perturbées, lors de la prise de poste, puis tous les deux ans). Cette formation, sur deux jours, est tracée par l’exploitant.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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