Inspections ICPE

FINORGA-AXPLORA

Installation classée à Chasse-sur-Rhône (38670), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 23 avril 2026 — 7 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0006102857
CommuneChasse-sur-Rhône (38670)
DépartementIsère
RégimeAutorisation
Statut SevesoSeveso seuil haut
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL AURA
Inspections listées12 depuis 30 juin 2022
SIRET66201932200020

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Concernant les rejets de PFAS dans le milieu naturel, l'inspection propose de prendre acte du plan d'action mis en place par l'exploitant pour supprimer les rejets issus des fabrications, par arrêté complémentaire (projet d'arrêté en annexe). Compte tenu de la présence de PFAS dans les eaux amont, des rejets de PFAS vont toutefois perdurer. Concernant les rejets de composés organiques volatils, des non-conformités ont été observées, et font l'objet de demandes d'actions correctives. Des améliorations sont constatées sur le 1er trimestre 2026. Par ailleurs, plusieurs actions sont engagées en vue de réduire les émissions de COV du site, dont le traitement de la respiration des cuves vrac de solvants sur l'unité de traitement. L’inspection s’attachera à vérifier l'efficacité de ces actions. Il est relevé par ailleurs que la surveillance environnementale menée depuis 2023 autour du site n’a pas mis en évidence d’impact sanitaire pour les populations voisines (sur la base des connaissances actuelles).

10points de contrôle
7avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite

Rejets aqueux - Liste des substances PFAS

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/06/2023, article 2

Une liste des substances PFAS utilisés, produites, traitées ou rejetées à FINORGA a été élaborée à partir d’août 2023, en application de l’arrêté ministériel du 20/06/23, puis complétée en novembre 2023 et avril 2026. Elle a été transmise à l’inspection par mail du 21/04/26. Le site est susceptible de mettre en œuvre des PFAS en tant que réactif, ou de produire certains intermédiaires de synthèse ou produits finis constituant eux-mêmes des PFAS. […] sont également présents dans les émulseurs utilisés pour la protection incendie du site. Celle-ci a été complétée le 28/04/26 par les quantités maximales annuelles associées pour chaque PFAS mis en œuvre, et le plan d’action visant à réduire les émissions dans le milieu naturel. L’exploitant a également transmis cette liste en version non confidentielle (suppression de l’identification précise de certains PFAS pour lesquelles les données sont confidentielles (secret industriel)). Il est relevé que les quantités annuelles sont modérées, et que les campagnes de fabrication restent ponctuelles. L’inspection note que par mail en date du 09/06/22, faisant suite à une sollicitation de l’inspection, l’exploitant avait également indiqué avoir produit en petite quantité une substance PFAS en 2008-2009 : cf partie confidentielle Or, cette substance ne figure pas sur la liste. Celle-ci devra être complétée, dans la mesure du possible, par l’ensemble des PFAS mis en œuvre avant l’entrée en vigueur de l’arrêté du 20/06/23. Par ailleurs, concernant les substances PFAS issues de la dégradation des PFAS mis en œuvre, l'inspection note qu'il est probable que la liste des PFAS entrant dans la composition de l'émulseur soit basée sur une analyse TopAssay faite par le fournisseur (on retrouve dans la composition les PFAS de dégradation du 6:2 FTAB) : toutefois, si les résultats des analyses TopAssay réalisées par l'exploitant (voir fiche de constat n°4) mettent en évidence d'autres substances PFAS, il conviendra de compléter la liste. Le TFA constitue quant à lui un PFAS très faiblement dégradable, et souvent issu de la dégradation d'autres PFAS. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d’action n°1 : compléter, dans la mesure des connaissances disponibles, la liste des PFAS par les PFAS utilisés ou produits, et susceptibles d’avoir été rejetés avant l’entrée en vigueur de l’arrêté du 20 juin 2023, ainsi que, le cas échéant, par d'autres substances PFAS produites par dégradation éventuellement identifiées

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Actions nationales 2026 · Réalisation et tenue à jour de la liste de PFAS

Rejets aqueux - Cohérence de la liste de PFAS et des analyses

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/06/2023, article 3

L’exploitant a procédé à 3 campagnes d’analyses sur les eaux amont (puits et eau potable), sur les effluents sortie STEP et sur le rejet des eaux pluviales et eaux de refroidissement en septembre, octobre et novembre 2023 (cf inspection du 04/02/25). Les analyses ont porté sur les 20 substances visées à l’article 3-2° de l’arrêté du 20/06/23 ainsi que sur le paramètre AOF. L’inspection note que parmi les substances listées à l’article 3-3° de l’arrêté, seule la substance 2- perfluorohexyl ethanol (6:2) (6:2 FTOH ; FHET) figure sur la liste de l’exploitant. Il s’agit toutefois d’une substance présente à l’état de traces dans l’émulseur, et susceptible uniquement d’être rejeté de manière accidentelle. L’absence d’analyse de cette substance lors des campagnes d’analyses de 2023 n’appelle pas d’observation de la part de l’inspection. Par contre, l’inspection relève l’absence d’analyse de l’acide trifluoroacétique, composé PFAS mis en œuvre sur le site pour des productions industrielles. Or ce composé était déjà mis en œuvre avant suppression de l’envoi des effluents vers la STEP. L’inspection a donc demandé à l’exploitant de procéder à l’analyse de ce PFAS en sortie de STEP. L’exploitant confirme que cette analyse a été réalisée sur un prélèvement effectué le 23/03/26. Les résultats n’étaient pas disponibles lors de l’inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d'action n°2 : transmettre les résultats de l’analyse de l’acide trifluoroacétique réalisée en sortie de STEP en mars 2026. Si nécessaire, de nouvelles analyses seront à prévoir en fonction des résultats.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Actions nationales 2026 · Recherche de l'ensemble des PFAS mesurables identifiés par l'exploitant

Rejets de PFAS - Mesures d'investigation

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 2

1/ Lors de l’inspection du 04/02/25, il avait été demandé à l’exploitant de prévoir de nouvelles campagnes de prélèvements et d’analyses en période pluvieuse, a minima sur le point de rejet « eaux de refroidissement/eaux pluviales » ainsi que sur les eaux de pompage (pour comparaison), afin de confirmer l’absence de flux important d’AOF susceptible d’être généré par un lessivage des sols lors d’épisodes pluvieux, l’objectif étant de justifier de l’incohérence du résultat de l’analyse de septembre 2023 (pour lequel une inversion d’échantillons entre le point de rejet « sortie STEP » et le point de rejet « eaux pluviales - eaux de refroidissement » est probable au vu des concentrations de l’ensemble des paramètres mesurées en septembre d’une part et en octobre et novembre d’autre part) et de lever le doute sur l’existence d’une source de composés fluorés (voire de PFAS ne faisant pas partie de la liste des PFAS réglementés). L’exploitant s’est engagé à procéder à de nouvelles analyses sur la base de prélèvements effectués en période de pluie. Les résultats devront être transmis à l’inspection. 2/ Lors de l’inspection , un point a été réalisé sur le bilan des actions mises en œuvre par l’exploitant pour réduire l’impact sur le milieu naturel du rejet d’émulseur contenant des PFAS lors du déclenchement accidentel d’une extinction automatique survenu le 28/02/26 au niveau de l’atelier 70 (arrosage en eau+émulseur pendant 10 minutes), l’atelier étant à l’arrêt. […] contenus dans l’émulseur (quantité estimée à 614 g) ont rejoint en partie la STEP et en partie le bassin de confinement. A noter que l’utilisation de cet émulseur n’est pas interdite à ce jour (cf inspection du 04/02/25). Pour mémoire, et à la demande de l’inspection lors des différents échanges liés à l'événement, l’exploitant a mis en place les actions suivantes : - mise en place d’un système de transfert des effluents du bassin de confinement vers l’un des bassins amont de la STEP, pour traitement d’environ 600 m³ d’aux polluées - mise en service de l’étage de traitement par charbon actif en aval du traitement biologique et avant rejet dans le Rhône, avec changement de charbon actif le 20/03/26 ; - réalisation d’analyses hebdomadaires sur les eaux amont, au niveau de plusieurs points de la STEP et au rejet, portant sur les 20 PFAS de l’arrêté du 20/06/23 et sur les PFAS contenus dans l’émulseur (dont le composé majoritaire est le 6.2 FTAB et dans une moindre mesure le 6:2 FTS) ; des analyses de typ

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Actions nationales 2026 · Recherche des causes des émissions en PFAS et/ou en AOF

Air - Canalisation des émissions

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/08/2000, article 2 §3.2.2

Un recensement de l’ensemble des émissaires de rejet non raccordés à l’unité de cryogénisation est disponible (inventaire des points d’émissions atmosphériques diffus non fugitifs). Il a été complété en mai 2026 (et transmis par courrier électronique du 18 mai 2026) par des éléments d’appréciation vis-à-vis des flux horaires estimés dans l’étude initiale (étude « Fortil »). Cet inventaire mis à jour permet également d’identifier les projets de raccordement de certains flux process (pompes à vide). Toutefois, ces éléments ne permettent pas toujours d’évaluer l’importance des flux émis : une estimation des flux annuels de COV susceptibles d’être émis par an (quantités approximatives/ordre de grandeur, compte tenu de la variabilité des fabrications), précisant le cas échéant la quantité de COV spécifiques, permettrait d’aider à l’identification des émissaires considérés comme « canalisés » pour lesquels une surveillance ou à raccordement à l’unité de cryogénisation est nécessaire dans le cadre de la mise en conformité IED (BREF WGC). A défaut de disposer de tels éléments, tous les émissaires susceptibles de rejeter des flux process non négligeables, devront être surveillés. Les conditions de la surveillance de l’ensemble des rejets considérés comme « canalisés » seront précisés dans le cadre de l’instruction du dossier de réexamen IED. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande d’action n°6 : compléter le recensement présenté par des éléments d’appréciation (fréquence d’utilisation de l’équipement process, nature/quantités de COV susceptibles d’être émis (par an), l’objectif étant de distinguer les émissaires pour lesquels une surveillance ou à raccordement à l’unité de cryogénisation est nécessaire dans le cadre de la mise en conformité IED (BREF WGC)

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Canalisation des émissions

Air - Indisponibilité de l'installation de traitement

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/08/2000, article 2 §3.2.8

Le bilan 2024 fait état de 63,4 heures indisponibilité de l’unité de cryogénisation, représentant 122 kg de COV eqC émis à l’atmosphère, soit un nombre d’heures inférieur à la valeur limite fixée de 80 h/an. L’inspection rappelle qu’en 2022, le nombre d’heures d’indisponibilité était de 186,8 h. Depuis 2023, le nombre d’heures d’indisponibilité a globalement été divisé par 2. 14/23 Par contre, le bilan 2025 fait état de 96 heures d’indisponibilité (représentant 163 kg de COV (en eqC) émis à l’atmosphère), soit une durée non conforme. Cette situation est liée d’une part à un problème d’alimentation en azote liquide du 15/06 et 20/06/25, ayant nécessité un arrêt de l’unité de 15h pour résoudre le dysfonctionnement, ainsi qu’à un fonctionnement en mode dégradé de l’unité de cryogénisation dû à une panne du groupe froid du pré-condenseur (à partir du 25/08/25) situé en amont de l’unité. Ce pré-condenseur sert à piéger l’humidité des effluents gazeux (ceux-ci étant chargés d’humidité après passage par les laveurs de gaz permettant leur neutralisation) avant traitement sur l’unité. Ce groupe froid n’a été remplacé que le 17/12/25 par un groupe de location. Pendant cette période, et compte-tenu d’un phénomène de « glaçage » des échangeurs (lié au taux d’humidité des effluents), l’exploitant a procédé dans un premier temps à des régénérations forcées de l’unité sans arrêt de l’unité. Celles-ci s’étant finalement avérées insuffisantes, il a été contraint à plusieurs reprises d’arrêter l’unité pour réaliser des régénérations complètes des colonnes. Ce fonctionnement dégradé a généré environ 70h d’indisponibilité au total. L’inspection note qu’un remplacement anticipé du groupe froid aurait permis de réduire le nombre d’heures d’indisponibilité de l’unité de traitement et de respecter le nombre d’heures annuelles. L’exploitant justifie en partie le délai par des contraintes de connexion du groupe froid de remplacement aux installations existantes, ayant nécessité des adaptations. Depuis cet événement, l’exploitant a procédé à une modification des paramètres de conduite de l’unité en augmentant la température de régénération (chauffe) des colonnes pour permettre une meilleure condensation (meilleur « déglaçage »). Il n’a pas recensé d’arrêt de l’unité lié à un glaçage des colonnes depuis cette date. Par ailleurs, l’exploitant prévoit un remplacement définitif du groupe froid. A la date de l’inspection (23/04), 31 heures d’indisponibilité ont été enregistrées sur 2026,

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Traitement des fumées - conception

Air - Surveillance des rejets - mesure

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/08/2000, article 2 §3.2.5.3

Pour rappel, en terme d’autosurveillance, l’exploitant procède à une mesure en continu du débit et des COVNM (eq C via un FID) en sortie de l’unité de cryogénisation, ainsi qu’à une quantification des principaux COV utilisés, ainsi que du DCM, THF et MTBE (lorsqu’ils sont mis en œuvre) via des analyses ponctuelles par chromatographie en phase gazeuse (de l’ordre de 2 à 3 analyses par mois). Concernant les contrôles par organisme agréé ou accrédité, ceux-ci sont réalisés à fréquence trimestrielle (annuelle pour le rendement de l‘installation de traitement) conformément aux dispositions de l’arrêté, et transmis à l’inspection accompagnés de commentaires et d’informations concernant les synthèses réalisées lors du contrôle et les COV mis en œuvre. Ceci n’appelle pas d’observation de la part de l’inspection. Suite à l’inspection du 11/07/24, et en réponse à la demande d’action n°3, l’exploitant procède de nouveau de manière plus régulière et systématique à des analyses « GC » (chromatographie en phase gazeuse). A minima, depuis l’inspection de juillet 2024, 2 cycles d’analyses « GC » sont réalisés lors de chaque campagne mettant en œuvre les composés mentionnés dans l’arrêté préfectoral (DCM, THF, MTBE), voire davantage dans le cas du DCM. Ceci est jugé satisfaisant. L’exploitant précise qu’en 2025, peu de fabrications ont mis en œuvre des COV spécifiques. 1 campagne utilisant du dichlorométhane a été réalisée de mi-novembre à fin décembre 2025 à l’atelier 5-6 : pendant cette campagne, 3 analyses « GC » ont été réalisées. Les bilans annuels 2023 et 2024 du suivi des rejets, à partir de l’exploitation des données issues des mesures FID et GC, ont été transmis à l’inspection. Le bilan 2025 est en cours de finalisation et devrait être transmis avant fin mai. Ainsi, les demandes d’actions n°4 et n°5 de l’inspection du 11/07/24 ont été suivies d’effet. L’inspection relève une erreur dans le bilan 2024 qu’il conviendrait de corriger : au §9, l’exploitant évalue à 122 kg COV eqC les émissions en période d’indisponibilité de l’unité de traitement et à 55 kg COV (exprimés en composés). Ceci n’est pas cohérent (inversion du facteur de conversion). La quantité de COV (exprimés en composés) serait de 267 kg. Vis-à-vis de l’observation n°4 formulée lors de l’inspection de 2024, l’exploitant a indiqué qu’elle serait prise en compte courant 2026. Ainsi, les modalités de surveillance des rejets et de restitution des résultats mises en place par l’exploitant apparaissent désor

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Surveillance réglementaire des rejets

Air - Respect des VLE - tableau des VLE

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/08/2000, article 2 §3.2.4 et §3.2.6

Un bilan de l’autosurveillance 2024 fait état : - de 70 dépassements horaires (valeurs supérieures à 1,5*VLE de 110mg eqC/Nm3 (applicable si les émissions annuelles sont inférieures ou égales à 5 % de la quantité annuelle de solvants utilisés)), soit un taux de dépassement de 0,8 % ; - 7 dépassements journaliers de la VLE de 110mg eqC/Nm3, soit un taux de dépassement de 2 % ; - 1 dépassement de la concentration en DCM sur les 27 cycles d’analyses « GC » (21 mg/Nm3 pour une VLE fixée à 20 mg/Nm3) Le bilan 2025 (non transmis mais dont les conclusions ont été présentées lors de l’inspection) fait état : - de 232 dépassements horaires (valeurs supérieures à 1,5*VLE de 110mg eqC/Nm3), soit un taux de dépassement de 3 % ; - 19 dépassements journaliers de la VLE de 110 mg eqC/Nm3, soit un taux de dépassement de 6 %. L’inspection estime qu’une analyse des causes ayant conduit aux dépassements les plus significatifs (2*VLE journalière par exemple) devrait être réalisée systématiquement en vue de réduire le nombre de dépassements. La conformité de l’ensemble des analyses « GC » sur l’année 2025 n’a pas été présentée. Il a néanmoins été constaté des concentrations élevées et non conformes en DCM les 02 et 03/12/25 (de l’ordre de 1 g/Nm3 pour une VLE fixée à 20 mg/Nm3) pendant un arrêt de l’unité de cryogénisation (pour régénération des colonnes). Ces rejets importants n’ont toutefois pas eu d’incidence notable sur les résultats de la surveillance environnementale qui était opérationnelle durant cette campagne de fabrication mettant en oeuvre du DCM (suivi par canisters du 01 au 10/12/25) : la valeur maximale relevée a été de 40 microg/m³ (à comparer à une valeur d’environ 240 microg/m³ prise en compte dans l’évaluation des risques sanitaires) au point C (point en limite sud du site correspondant aux retombées maximales) et les valeurs ont été quasi nulles au point B (nord du site, à proximité des habitations les plus proches). Les présentations sous forme de graphiques des émissions de COVNM 2024 et 2025 montrent : - une dérive des concentrations à partir de septembre 2024, avec des pics non conformes principalement en fin d’année 2024 (novembre) ; - des concentrations en 2025 globalement plus élevées que sur le 1er semestre 2024, avec davantage de pics non conformes répartis sur l’ensemble de l’année 2025. Ainsi, l’inspection note une dégradation des performances de l’unité de traitement à partir de septembre 2024. Le bilan 2026 (à mi avril 2026) ne fait toutefois é

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Conformité des rejets

Définition d'un plan d'action de suppression/réduction des PFAS

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 08/01/2020, article L. 181-14

Le plan d’actions consiste à envoyer en incinération de déchets dangereux tous les flux d’effluents aqueux générés par les procédés mettant en œuvre des PFAS au lieu de les envoyer vers la station de traitement du site. Aucun PFAS mis en œuvre dans les synthèses n’est donc sensé rejoindre le milieu naturel en fonctionnement normal. A noter toutefois que les eaux amont (prélevées dans la nappe ou dans le réseau d’alimentation en eau potable) contiennent des PFAS en quantités supérieures à la LQ (PFBA, PFPeA, PFHxA, PFHpA, PFOA). Les flux prélevés en entrée se retrouvent en sortie site, au niveau des 2 points de rejet, majoritairement au point de rejet « eaux pluviales - eaux de refroidissement » compte tenu du débit (de l’ordre de 2000 à 3000 m3/j, soit environ 10 fois supérieur au débit en sortie STEP). Par ailleurs, l’exploitant procède, depuis mars 2026, à l’envoi des boues déshydratées de la STEP en incinération de déchets dangereux. Ce plan d’action paraît adapté à la gestion des rejets de PFAS issus du process. L’inspection propose d'en prendre acte par voie de prescriptions complémentaires. Le projet d'arrêté prévoit notamment que cette démarche d’identification des PFAS dans les nouvelles synthèses et d’interdiction d’envoyer les effluents générés vers la STEP soit clairement formalisée au travers de procédures. A noter que lors d’un événement accidentel, les PFAS contenus dans l’émulseur peuvent toutefois être rejetés au milieu naturel (cf incident de fin février 2026 (voir fiche de constat n°4) : déclenchement intempestif d’une extinction automatique). Il semble ainsi opportun que le plan d'action mentionne explicitement les actions envisagées/menées en vue de la substitution de l’émulseur actuel en proposant un échéancier de réalisation. Cette demande est spécifiée dans le projet d'arrêté complémentaire. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition de prescriptions complémentaires (cf projet d'arrêté en annexe)

Thèmes : Actions nationales 2026 · Elaboration du plan d'action pour supprimer/réduire

Air - Émissions diffuses

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/04/2021, article 4

L’exploitant poursuit son programme de réduction des émissions diffuses. En particulier, un porter à connaissance a été déposé en janvier 2026 pour faire part des modifications envisagées sur le site : celles-ci incluent une connexion des soupapes de respiration de 20 cuves de solvants des parcs 0B et 0C à l’unité existante de traitement des COV par cryogénie. Ce projet permettra de supprimer les émissions diffuses associées à ces cuves (émissions par respiration et émissions lors des remplissages), quantifiées à environ 15 tonnes annuelles de COV, soit une réduction de 18% des émissions totales de COV à l’échelle du site. Par ailleurs, un projet est en cours afin de relier les pompes à vide de l’atelier 50 à l’unité de traitement cryogénique. D’après l’inventaire des points d’émissions diffuses, ce projet devrait être réalisé en 2027. Un projet de transfert des activités des ateliers 61/62 vers l’atelier 60 (induisant a priori une suppression des rejets des flux process associés (pompes à vide)) y est également mentionné, à échéance avril 2028. Ces projets conduiront à réduire les émissions non raccordées à l’installation de traitement. L’examen et l’instruction du dossier de réexamen IED permettront de déterminer quels émissaires nécessiteront également d’être reliés à l’unité de traitement. L’exploitant précise également que les nettoyages mettant en œuvre du dichlorométhane ont été supprimés, et que l’exploitant demande aux clients de procéder à une substitution du dichlorométhane pour les nouveaux produits dès que ceux-ci sont en phase commerciale. Un accompagnement par les équipes R&D du site est proposé en ce sens.

Thèmes : Risques chroniques · Limitation des émissions diffuses

Surveillance environnementale

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/04/2021, article 2 - §3.3

Une surveillance environnementale autour du site est mise en œuvre depuis 2023 selon un protocole de surveillance transmis à l’inspection(version 4 du 31/10/22). Celle-ci est réalisée avec l‘appui technique d’ATMO AuRA (accompagnement, analyse des données, expertise). Elle repose sur la réalisation de : - 4 campagnes de prélèvements par tubes passifs de 2 semaines sur 7 points, afin d’évaluer une moyenne annuelle des composés - 2 campagnes de prélèvements actifs par canisters de 10 jours chacune sur 4 points, basées sur des prélèvements de 48h (en 2023, 1 seule campagne de 10 jours avait été réalisée, sur la base d’échantillons prélevés sur 24h), l’une en période froide et l’autre en période chaude afin de pouvoir évaluer différentes conditions d’émissions et de dispersion atmosphérique. Les canisters ont été disposés aux points B (nord du site), C (sud - point de retombées max), G (est - proche établissement sensible) et I (témoin), qui correspondent aux points modélisés dans l’évaluation des risques sanitaires (Rmax= C; R1= B, R3 = G). A noter que la 4ème campagne de prélèvements par tubes passifs de 2025 a été prolongée afin de couvrir une période d’utilisation plus importante de dichlorométhane. Les points E (point le plus à l’ouest, situé à 500 m du site, sur la rive droite du Rhône) et H (point le plus à l’est, situé à 500 m du site, dans une zone résidentielle, côté est des lignes de trains) n’ont pas été reconduits en 2024 et 2025, les résultats 2023 étaient tous inférieurs à la limite de quantification. Cette évolution n’appelle pas d’observation de la part de l’inspection. Les résultats sont détaillés dans les rapports établis par Atmo Aura et disponibles sur le site internet d’Atmo. Il en ressort les principaux éléments suivants : - le point C situé en limite de propriété sud présente les concentrations les plus élevées, et les niveaux moyens décroissent rapidement en s’éloignant du site ; dans des conditions météorologiques particulières, des points plus éloignés peuvent être impactés ponctuellement et en faible quantité par les émissions du site ; - les composés les plus présents en moyenne en 2024 sont le tétrahydrofurane, puis le toluène et le MTBE (concentrations comprises entre 15 à 35 μg/m3) ; en 2025, il s’agit du tétrahydrofurane, puis du toluène et de l’acétate d’éthyle (concentrations comprises entre 25 à 50 μg/m3, plutôt supérieures à 2023-2024, tout en restant du même ordre de grandeur). Ils reflètent l’activité industrielle du site

Thèmes : Risques chroniques · surveillance des COV dans l’environnement

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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