Installation classée à Fort-de-France (97200), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 23 septembre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
La centrale de Pointe des Carrières bénéficie d’une infrastructure solide pour gérer les pertes d’utilités, avec des groupes électrogènes redondants, des batteries de secours , et des procédures formalisées. Pour rappel, l’action nationale « perte d’utilité » n’a pas pour objectif principal de relever des non-conformités mais de vérifier à quel point les exploitants ont anticipé ou négligé la perte d’utilités dans leur process. EDF SEI devra toutefois améliorer la prise en compte d’un tel évènement dans son étude de dangers. La dernière mise à jour de l’étude de dangers date de 2014, elle doit par conséquent être révisée dans les meilleurs délais sous la forme d’une notice de réexamen telle que prévue par les dispositions de l’arrêté du 26 mai 2014 modifiant l'arrêté du 29 septembre 2005 relatif à l'évaluation et à la prise en compte de la probabilité d'occurrence, de la cinétique, de l'intensité des effets et de la gravité des conséquences des accidents potentiels dans les études de dangers des installations classées soumises à autorisation. Une prochaine visite d’inspection en 2026 sur le thème du risque accidentel s’attachera à vérifier l’application du contenu de cette notice de réexamen et le suivi des moyens de prévention mis en place.
8points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Arrêts et mise en sécurité
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
En cas de perte d’utilités, la centrale de Pointe des Carrières dispose de procédures structurées pour la mise en sécurité des installations, conformément aux exigences de l’article 56 de l’arrêté du 4 octobre 2010. Les équipements critiques, tels que la salle de commande, les systèmes de détection incendie et les vannes de combustible, sont automatiquement secourus par des groupes électrogènes dédiés et des batteries de secours. Les deux groupes électrogènes principaux ainsi que les batteries garantissent une alimentation de secours. Des batteries de secours supplémentaires sont présentes sur site (liste mentionnée dans le document interne réf. : PK-CC-23-003-IN remis à l’inspection). => la procédure à suivre en cas d’avarie sur les groupes électrogènes et les conséquences induites pour assurer le relai des onduleurs en cas de perte d’utilité n ’a pas été abordée en séance . Cet évènement devrait également être considéré dans la notice de réexamen bien que le scénario de perte d’utilités ne soit pas considéré comme un évènement initiateur dans l’EDD de 2014. Les équipements non essentiels, comme certains éclairages ou ventilateurs, peuvent s’arrêter complètement sans impact sur la sécurité, tandis que les systèmes comme les vannes de combustible ou les disjoncteurs électriques se mettent automatiquement en position de sécurité (fermeture, ouverture) en cas de défaillance. Les consignes d’exploitation prévoient des vérifications post-arrêt. Par ailleurs, certains équipements, comme les pompes de refroidissement, peuvent s’arrêter temporairement (jusqu’à 30 min) avant d’être réalimentés par des dispositifs de secours. Il n ’a pas été évoqué les conséquences en termes de sécurité des installations en cas d’arrêt de ces équipements. Enfin, la poursuite d’activité en mode dégradé (ex. : maintien d’une TAC en production réduite) est techniquement possible grâce aux groupes électrogènes, mais les conditions précises (seuils de production, durée maximale) ne sont pas clairement définies. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant qu’il justifie la présence d’une procédure écrite sur la conduite à suivre en cas d’avarie des groupes électrogènes lorsque la supervision n’est plus alimentée par l’onduleur, et de manière générale sur la mise en sécurité des équipements critiques. Une réponse sur la prise en compte de l’évènement « perte d’utilités » doit également être apportée dans les scénarios de l’étude de dangers. L’oc
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Modalités de maintien de la surveillance si coupure d’électricité
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 64
À la lumière des réponses faites par l’exploitant et des documents consultés, il est observé que les postes de supervision et les capteurs critiques (niveau/pression, détection de fuite) sont alimentés par des batteries, avec une autonomie documentée de 1 heure pour la supervision. Cependant, l’autonomie exacte des capteurs et détecteurs (ex. : détection de gaz, niveau des cuves) n’est pas précisée dans les documents consultés. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : 8/11En lien avec les précédents constats, il est demandé à l’exploitant qu’il précise comment la surveillance des équipements critiques (ex. : cuves, détecteurs de fuite) est maintenue au-delà de 1 heure (autonomie des batteries).
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Autonomie du dispositif de secours électrique et de surveillance
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 7
L’autonomie des appareils de secours a préalablement été décrite dans les constats précédents. Elle est listée ci-dessous : 1. Groupes électrogènes : • 1 groupe dédié aux 2 moteurs (autonomie : 13,5 à 23,7 h selon la charge) • 1 groupe dédié à la TAC (autonomie testée : 3 jours) • 1 groupe mobile (ajouté en 2023) en secours 2. Batteries et onduleurs : • autonomie limitée à 1 h pour les PC de supervision et les capteurs de mesure (critiques pour la surveillance des cuves) • 10 h pour les communications (bâtiment administratif) et 30-60 min pour les DeNOX 3. Autonomie des équipements de surveillance : • détection incendie : 1 h (batteries) + 48 h (groupe électrogène) • capteurs de niveau/pression : 1 h • détection gaz : autonomie non documentée 4. Autonomie des dispositifs de secours (sprinklers, alarmes) : • Sprinklers : 48 h (groupe électrogène) • Alarmes : 1 h Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant qu’il formalise par écrit une réponse sur l’autonomie réelle des dispositifs de secours et les conséquences sur les équipements de surveillance et de sécurité.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L’exploitant a présenté en détail le dispositif mis en place pour assurer la fourniture continue des utilités essentielles, et notamment de l’alimentation électrique. Le réseau électrique du site repose principalement sur les éléments suivants : • une alimentation générale assurée par le réseau public via un poste 63 kV (deux entrées) • des Groupes Électrogènes (G.E.) : - 1 groupe électrogène dédié aux 2 moteurs (compresseurs d’air, salle de commande, etc.), permettant de maintenir une production minimale en cas de black-out. Ce groupe est dimensionné pour une autonomie > 48 heures (réservoir principal de 2 000 l + cuve journalière de 500 l). - 1 groupe électrogène dédié à la Turbine A Combustion (TAC) n°1 (78 MWth) , testé récemment avec une autonomie de 3 jours en conditions réelles (note du 23/06/2025). - 1 groupe électrogène mobile mis en place en 2023 en redondance du premier G.E. • des batteries disposant d’une autonomie de 10 heures pour les systèmes de communication (bâtiment administratif) et d’ 1 heure pour les PC de supervision (230 V) et les capteurs de mesure (critiques pour la surveillance des cuves et des paramètres de sécurité) • des onduleurs en fonctionnement automatique (basculement instantané en cas de micro-coupure): - 2 onduleurs (20 kVA) pour les DENOX, avec 32 batteries 12 V ; - 4 onduleurs (7 ,5 kVA et 20 kVA) pour les automates et le contrôle-commande. Le jour de l'inspection, il a été constaté la présence des groupes électrogène et des onduleurs 4/11précédemment décrits. La liste des batteries a été transmise par courriel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Si le groupe électrogène mobile a vocation à rester sur site, il est demandé à l’exploitant que sa présence soit portée à la connaissance du préfet dans un délai de 3 mois, avec tous les éléments d’appréciation nécessaires en vue de l’intégrer à la rubrique 3110 du tableau de classement de l’article 1.2.1 de l’arrêté préfectoral du 26 décembre 2019.
Stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
La stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité est présentée comme suit : • des dispositifs de secours et une redondance comme décrits au point précédent: - des groupes électrogènes : l’objectif est de maintenir une production minimale en cas de black-out, permettant un redémarrage progressif des installations et une relance de la production d’électricité sur le réseau martiniquais en cas de coupure prolongée via une TAC. - des batteries et onduleurs • des procédures formalisées (cf. constat n°4 suivant) • Des barrières organisationnelles : - rondes et surveillances : ▪ quotidiennes : contrôle des niveaux de combustible, état des batteries, et paramètres des groupes électrogènes ▪ hebdomadaires : vérification des pompes incendie (jockey, motopompe) et des niveaux de combustible ▪ mensuelles : essais des groupes électrogènes en charge - formations : ▪ annuelle pour le personnel (gestion de crise, sécurité). ▪ intégration des nouveaux employés via un livret d’accueil et des consignes de sécurité.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 59
7/11Les éléments suivants ont été apportés par l’exploitant : 1. Actions et délais de mise en sécurité : • les consignes d’exploitation mentionnent des actions générales pour la mise en sécurité (ex. : fermeture des vannes, basculement sur les groupes électrogènes) • les procédures spécifiques pour les équipements critiques (ex. : inertage des cuves en arrêt temporaire) ne sont pas détaillées dans les documents consultés. 2. Tests des délais en exercice : • les exercices POI (ex. : dernier exercice du 23/06/2025) ont principalement porté sur des scénarios de tempête et de redémarrage de l ’alimentation électrique des particuliers 3. Traçabilité des consignes : • les consignes d’exploitation sont affichées en salle de commande et dans le Dossier Système Élémentaire (DSE) 4. Formation du personnel : • le personnel suit une formation annuelle en gestion de crise La mise à disposition des procédures en cas de perte d’utilités et leur appropriation par le personnel dédié fera l’objet d’une prochaine inspection du site sur le thème du risque accidentel.
Maintenance utilités et dispositifs de secours électrique
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 52
L’exploitant a mis en place un plan de maintenance préventive et corrective pour les dispositifs de secours électriques (onduleurs, batteries, groupes électrogènes), conformément au c ahier des clauses techniques particulières « CCTP PK-CC-20-003 » et aux consignes d’exploitation décrites en séance. Concernant les groupes électrogènes, des essais sont effectués régulièrement : - hebdomadaire : démarrage à vide - mensuel : test en charge (coupure simulée d’un tableau électrique) - dernier essai réalisé le 11/09/2025: détection d’une fuite sur un filtre à huile, traitée sous 24 h par les services internes. La maintenance préventive a été présentée, celle-ci est consignée sous la forme d’un registre documenté (ex. : vidanges, fuites, nettoyage des rétentions). Les batteries (125 V, 48 V, 230 V) font l’objet d’une maintenance préventive annuelle (vu rapport d’ intervention par CLEMESSY en avril 2024), incluant le nettoyage des bornes, le contrôle des niveaux d’électrolyte, et des tests de tension. Les onduleurs (Emerson, Vertiv, Riello) bénéficient d’une maintenance annuelle (CCTP PK-CC-20- 003) avec contrôle visuel des cartes électroniques, mesure des tensions, et nettoyage des filtres. Il est recommandé à l’exploitant de veiller à clore les interventions achevées dans son registre
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56 10/11
Ce point n’a pas été évoqué en séance, au vu des réponses apportées par l’exploitant lors de l’inspection, il n’a pas été constaté d’écart significatif aux exigences de l’article 56 de l’AM du 04/10/2020. Ce point sera utilement abordé dans la notice de réexamen attendue.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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