Installation classée à Lauwin-Planque (59553), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 26 mars 2026 — 8 points de contrôle avec suites administratives.
Le site LOGICOR 1 a connu une période de non-exploitation, durant laquelle des remblais ont été installés afin d’empêcher l’occupation du parking par des gens du voyage. Ces aménagements entravent désormais la circulation des engins de secours. L’inspection a mis en évidence une maîtrise des risques hétérogène : plusieurs équipements essentiels présentent des non-conformités, des vérifications incomplètes ou l’absence de justificatifs. Concernant la défense extérieure contre l’incendie (DECI), les documents fournis ne permettent pas de démontrer la disponibilité du volume d’eau requis. L’entrepôt est désormais dédié au stockage en masse de bière, ce qui renforce les enjeux liés au confinement des liquides en cas d’incendie et nécessite une démonstration de conformité, notamment selon le dimensionnement D9A. Dans l’ensemble, les constats révèlent un niveau de maîtrise des risques insuffisant, nécessitant la mise en œuvre rapide d’actions correctives.
8points de contrôle
8avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Notification de modification des modalités d’exploitation du site.
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 29/12/2023, article R181-46
Le site est constitué d’un seul entrepôt composé de six cellules d’environ 4 500 m² chacune. Il est exploité par la société LOGICOR 1, qui louait auparavant le bâtiment à la société SIMASTOCK, laquelle assurait des activités de stockage pour le compte des sociétés Electro Dépôt, Décathlon et Kiabi. Depuis février 2026, la société LOGICOR 1 loue l’entrepôt (les six cellules) à la société JUNG Logistique, qui consacre désormais l’intégralité des cellules au stockage en masse de bière. Ce changement de mode d’exploitation constitue une modification notable, susceptible d’avoir des incidences, notamment en matière de gestion des liquides en cas d’incident ou d’accident, en particulier en situation d’incendie. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit transmettre une déclaration de modification des modalités d’exploitation (PAC), précisant : la nature exacte de la nouvelle activité (stockage en masse de bière) ;• les volumes/masses stockés par cellule et sur l’ensemble du site ;• les caractéristiques des produits (teneur en alcool, conditionnement, inflammabilité, volumes unitaires). • Cette déclaration devra également étudier, au minima : la gestion des effluents et des eaux d’extinction en cas d’incendie ou d’accident (risques de pollution, volumes potentiels, capacités de rétention) ; • la conformité des moyens de sécurité existants (sprinkleur, RIA, DECI, détection, compartimentage) au regard de la nouvelle activité; • si les hypothèses de l'étude de dangers et en particulier les modélisations des flux thermiques en cas d'incendie, sont toujours valides. •
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Point 1.4 au I.
Lors de l’inspection du 26 mars 2026, l’exploitant n’a pas été en mesure de présenter un état actualisé des matières stockées dans l’entrepôt permettant de connaître leur nature et leurs quantités, en contradiction avec les exigences du point 1.4 de l’arrêté du 24 septembre 2020. L’exploitant indique que le nouveau locataire, «JUNG LOGISTIQUE», exploite l’entrepôt depuis début février 2026. Par courriel du 10 avril 2026, l’exploitant a transmis un tableau récapitulatif indiquant les quantités de produits stockés dans les différentes cellules de l’entrepôt. Selon ce document, les cellules 1 à 6 sont intégralement dédiées au stockage en masse de packs de bière, pour un total déclaré de 27500 tonnes. Le document mentionne également le stockage de 20 bouteilles de gaz de 25 kg, destinées à l’alimentation des chariots élévateurs, entreposées dans un rack extérieur situé à plus de 10 mètres du bâtiment (rubrique 4718). L’analyse du document transmis montre toutefois que l’état des matières stockées ne répond pas aux exigences du point 1.4 de l’arrêté du 24 septembre 2020. En particulier : aucune typologie pertinente vis-à-vis du risque incendie n’est fournie, notamment pour les matières combustibles et le stockage de gaz ; • l’état n’est pas accompagné d’un plan général des zones de stockage ;• aucune information n’est fournie concernant la fréquence de mise à jour (hebdomadaire pour les matières combustibles, quotidienne pour les matières dangereuses). • Il est rappelé à l'exploitant, la société LOGICOR 1, que c'est lui qui est responsable de la bonne application de la réglementation sur son site.7/16 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit : Établir et tenir à jour un état complet des matières stockées, accessible à tout moment, incluant l’ensemble des produits présents sur le site, qu’ils soient dangereux ou non, en précisant pour chaque zone ou cellule : • la nature des produits ;◦ les quantités approximatives ;◦ la typologie pertinente au regard du risque incendie (familles de produits, matières combustibles, stockages présentant des risques particuliers tels que les bouteilles de gaz). ◦ Mettre à jour cet état :• au moins chaque semaine pour les matières combustibles non dangereuses ;◦ au moins quotidiennement pour les matières dangereuses, y compris les bouteilles de gaz relevant de la rubrique 4718. ◦ Compléter cet état des matières stockées par un plan général des zones d’activités ou de stockage permettant d’identifi
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Etude des effets thermiques- Installation existante
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe VIII
Le site est régi au titre des arrêtés préfectoraux d’autorisation du 23 octobre 2008 et 11 janvier 2012. L‘exploitant n’a pas été en mesure de présenter l’étude visant à déterminer les distances correspondant à des effets thermiques de 8 kW/m² en cas d’incendie, étude qui devait être élaborée avant le 1er janvier 2023 conformément à l’annexe VIII de l’arrêté du 11 avril 2017. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit réaliser une étude visant à déterminer les distances correspondant à des effets thermiques de 8 kW/m² en cas d’incendie. Il transmettra celle-ci à l'inspection.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/10/2008, article 7.3.4.2
Le jour de l’inspection, l’exploitant a indiqué que des vérifications des installations électriques (domaines Q18 et Q19) avaient été réalisées par le bureau d’étude APAVE. Il n’a toutefois pas été en mesure de présenter les rapports correspondants lors de la visite. Par courriel du 10 avril 2026, l’exploitant a transmis à l’inspection : le compte rendu de la vérification des installations électriques (domaine Q18) réalisée le 7 janvier 2026. Ce rapport mentionne plusieurs non-conformités et conclut que ces installations électriques peuvent entraîner un risque d’incendie ou d’explosion. Il y est également indiqué que les essais des dispositifs différentiels n’ont pas été réalisés complètement, à la demande du représentant de la société RAMERY, ce qui ne permet pas de disposer d’une vérification exhaustive de l’installation électrique. L’exploitant a joint à ce rapport Q18 le compte rendu du 2 février 2026 relatif à l’intervention de la société RAMERY visant à lever les non-conformités identifiées; • le compte rendu de la vérification des installations électriques (domaine Q19) réalisée le 8 janvier 2026, qui conclut à l’absence d’anomalie, tout en précisant que certains matériels et ensembles d’appareillages n’ont pas été contrôlés dans leur intégralité. • Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : 9/16 L’exploitant doit s’assurer que l’ensemble des installations électriques du site est inclus dans les vérifications périodiques des domaines Q18 et Q19, conformément aux exigences réglementaires. Il doit faire procéder aux compléments de contrôle nécessaires pour les zones, matériels ou ensembles d’appareillages qui n’ont pas été vérifiés lors des inspections précédentes, et transmettre les rapports correspondants. L’exploitant doit également fournir les justificatifs de la correction des non-conformités mentionnées dans les rapports de vérification, ou qui seront relevées dans le cadre des compléments de contrôle réalisés sur les zones, matériels ou ensembles d’appareillage précédemment non vérifiés. Les documents transmis (rapports d’intervention, attestations, comptes rendus de levée d’anomalies, etc.) doivent correspondre précisément aux non- conformités identifiées dans les rapports de vérification et permettre d’attester de leur remise en conformité effective
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Autre · Maintenance et vérification des Installations électriques
Vérifications des dispositifs de protection contre la foudre
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/10/2008, article 7.3.5.
Le jour de l’inspection, l’exploitant a indiqué qu’une vérification complète des entrepôts LOGICOR 1 - entité 1 (bâtiment A) et LOGICOR 1 - entité 2 (bâtiment B) avait été réalisée par le bureau d’étude «BCM Foudre» le 2 mai 2025. Il n’a toutefois pas été en mesure de présenter les rapports correspondants lors de la visite. Par courriel du 10 avril 2026, l’exploitant a transmis à l’inspection un document intitulé «rapport de la vérification complète des bâtiments A et B» relatif aux dispositifs de protection contre la foudre. Il s’est avéré que le rapport transmis ne concerne en réalité que le bâtiment B. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit faire réaliser la vérification complète de ses dispositifs de protection contre la foudre, puis transmettre à l’inspection le rapport correspondant. Si cette vérification fait apparaître des non-conformités, l’exploitant devra également fournir la preuve de leur remise en état.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/10/2008, article 8.5.3.11
Il est constaté la présence, sur les voies d’accès au site, d’amas de terre et de remblai empiétant sur la chaussée. Cette obstruction ne permet pas d’assurer la libre accessibilité permanente des voies d’intervention et ne garantit pas le respect des caractéristiques minimales requises pour la circulation des engins de lutte contre l’incendie sur le périmètre du bâtiment. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit rétablir la libre accessibilité permanente des voies d’intervention des services d’incendie et de secours. À ce titre, il doit retirer les amas de terre / remblai présents sur les voies d’accès au site et s’assurer que les voies d’accès et de circulation autour du bâtiment demeurent en permanence dégagées. L’exploitant doit également transmettre à l’inspection tout justificatif attestant de la remise en conformité des voies, démontrant qu’aucun obstacle ne gêne désormais l’accès au site ni la circulation des engins de secours.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Thèmes : Autre · Intervention des services de secours
Moyens de lutte contre l'incendie
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 11/01/2012, article 2
Sprinkleur: L’exploitant a présenté le compte rendu de la vérification réalisée le 30 octobre 2025 par Atlantide Automatismes Incendie (AAI). Le rapport fait état de trois non-conformités, datées respectivement du 15/07/2020 et du 28/05/2024 (deux non-conformités), ainsi que de 32 observations datant de 2016 à 2025. Motopompes: L’exploitant a présenté un rapport d’entretien réalisé le 07/01/2025 et 17/01/2025 par Maintenance Incendie Sprinkleur (MIS). Il n’a toutefois pas été en mesure de présenter un rapport de moins d’un an, contrairement à la prescription réglementaire applicable. Les rapports transmis mentionnent plusieurs non-conformités. L’exploitant a présenté un bon de commande approuvé pour la réalisation des travaux d’entretien nécessaires. RIA: L’exploitant a présenté le rapport de vérification réalisé par Atlantide Automatismes Incendie (AAI) en décembre 2025. Ce document ne relève aucune non-conformité, mais mentionne deux observations. Il a également présenté un bon de commande approuvé pour la réalisation des travaux nécessaires. Extincteurs: L’exploitant n’a présenté aucun document attestant de la vérification ni du bon entretien de ses extincteurs.13/16 Défense extérieure contre l’incendie (DECI): Selon ses arrêtés préfectoraux, l’exploitant doit disposer d’un volume d’eau de 990 m³ utilisable en 3 heures. Pour satisfaire cette prescription, il doit disposer de : 6 poteaux d’incendie présentant un débit unitaire de 120 m³/h pendant 3 heures, judicieusement répartis, • 1 réserve artificielle située à 300 m du bâtiment, au centre du rond-point R0, d’un volume utile de 240 m³, équipée de 2 dispositifs fixes d’aspiration, • 1 réserve artificielle R1, implantée en mitoyenneté nord à 150 m du bâtiment, d’un volume utile de 420 m³, dotée de 3 dispositifs fixes d’aspiration. • L’exploitant a présenté un rapport de contrôle du 2 février 2026 opéré par VEOLIA, faisant référence à 13 PEI. Cependant : aucun plan ou schéma permettant de localiser ces PEI n’a été fourni ;• le PEI n°6 n’a pas été vérifié en raison d’une non-conformité ;• le PEI n°13 «n’a pas été trouvé sur place» selon le rapport.• Il a été constaté qu’un essai de débit simultané des PEI n°1 et n°11 semble avoir été réalisé à deux reprises, aboutissant à des résultats sensiblement différents : 111 m³/h lors du premier essai,• 35 m³/h lors du second, pour une pression identique de 1 bar.• Cette divergence importante, dans des conditions d’essai apparemment similaires, interroge sur la fia
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Point 11 de l'annexe II
L’exploitant a modifié son mode d’exploitation : il consacre désormais la totalité de son entrepôt au stockage en masse de bière. Cette évolution peut avoir des incidences significatives, notamment sur la gestion et le confinement des liquides susceptibles d’être générés lors d’un incendie (bière, eaux d’extinction, eaux de refroidissement, eaux souillées). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : En lien avec la demande du PC n° 1, l’exploitant doit transmettre, au minima, une étude de dimensionnement du volume de confinement, réalisée conformément au document technique D9A, et démontrer que le site dispose de moyens suffisants pour confiner l’intégralité des liquides susceptibles d’être générés lors d’un incendie.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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