Inspections ICPE

ALOE ENVIRONNEMENT

Installation classée à Villeron (95380), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 6 février 2026 — 3 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0006517542
CommuneVilleron (95380)
DépartementVal-d'Oise
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDRIEAT IdF
Inspections listées3 depuis 21 juillet 2022
SIRET79233409600015

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Dans l'ensemble le site est correctement tenu. Cependant 3 non-conformités ressortent de l'inspection qui amènent à la réalisation d'actions correctives de la part de l'exploitant. De plus, l’Inspection invite l’exploitant à déposer un porter à connaissance afin de demander l’aménagement des prescriptions inadaptées de son arrêté d’autorisation.

8points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite

Entretien des dispositifs des installations de traitement

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 4.3.4

Interrogé sur le suivi du bon fonctionnement de ses installations de traitement des eaux polluées, l’exploitant a présenté, au cours de l’inspection en salle, un registre détaillant les actions entreprises afin de s’assurer du bon fonctionnement des équipements de traitement. L’Inspection a constaté que ce registre comporte notamment les éléments suivants : • l’identité de la personne en charge de la vérification des équipements de traitement des eaux polluées ; • les incidents survenus sur les dispositifs de traitement ; • les dispositions prises à la suite de ces incidents ; • les résultats des mesures et contrôles de la qualité des rejets d’eaux ; • les vérifications du bon fonctionnement de l’alarme de trop-plein. Par ailleurs, conformément aux dispositions de l’article 4.3.4 de l’arrêté préfectoral du 7 janvier 2022, l’exploitant procède au nettoyage et au curage de son séparateur d’hydrocarbures deux fois par an. Les fiches de suivi correspondantes sont renseignées dans le registre, avec mention des dates d’intervention. L’Inspection a pu consulter, le jour de la visite, une fiche indiquant que le dernier nettoyage a été réalisé le 13 juin 2025 par la société NETCUVE. Toutefois, après vérification, il apparaît que l’exploitant n’a pas renseigné les bordereaux de suivi de déchets (BSD) relatifs aux boues issues du séparateur sur l’application Trackdéchets pour les années 2024 et 2025, notamment à la date du dernier nettoyage. Cette situation constitue une non-conformité. Non-conformité n° 1 :Contrairement aux dispositions de l’article 4.3.4 de l’arrêté préfectoral du 7 janvier 2022, l’exploitant ne respecte pas l’ensemble des prescriptions techniques qui lui sont applicables, en l’absence de traçabilité dématérialisée des BSD relatives aux déchets issus du séparateur d’hydrocarbures. Il est demandé à l’exploitant de se conformer aux dispositions de l’article 4.3.4 précités en renseignant les bordereaux de suivi de déchets associés au nettoyage du séparateur d’hydrocarbures sur l’application Trackdéchets, dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent rapport.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Dispositifs de traitement des eaux polluées

Plan des réseaux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 4.2.2

Interrogé sur son plan des réseaux et des égouts, l'exploitant a montré en salle un plan mais celui- ci n'était pas à jour. L'exploitant a indiqué que les dispositifs de traitement des eaux ne sont pas correctement placés sur le plan, ce qui a bien pu être constaté par l'Inspection des installations classées. Non-conformité n°2 : Contrairement aux dispositions de l'article 4.2.2 de l'arrêté préfectoral du 07/01/2022, l'exploitant ne dispose pas d'un plan des réseaux et des égouts à jour. De ce fait, il est demandé à l'exploitant de réaliser un plan des réseaux conforme aux exigences de l'article 4.2.2 de l'arrêté préfectoral du 07/01/2022, sous un délai de 6 mois.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Situation administrative · Plan des réseaux

Plan de localisation des risques

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 48

Interrogé sur la présence d'un plan indiquant la localisation des zones à risques du site, l'exploitant indique ne pas en avoir. Il explique pour cela que l'huile usagée n'est pas inflammable mais combustible et qu'il n'existe pas de pictogramme pour ce type de danger, ce qui justifie l'absence de plan des zones à risques. Cependant, il est rappelé à l'exploitant que le plan des zones à risques identifie les zones de l'établissement susceptibles d'être à l'origine d'incendie ou d'explosion. De plus dans son étude de danger, déposée en 2016 pour son dossier d'autorisation, l'exploitant identifie bien le risque d'incendie comme pouvant se produire pour son site ALOE ENVIRONNEMENT, notamment suite à l'étude de site similaires recensés dans la base de donnée du BARPI. Non-conformité n°3 : Contrairement aux dispositions de l'article 48 de l'arrêté ministériel du 04 octobre 2010, l'exploitant ne dispose pas d'un plan identifiant les zones susceptibles d'être à l'origine d'incendie ou d'explosion. Il est demandé à l'exploitant de réaliser un tel plan, sous un délai de 3 mois et de l'afficher dans les zones concernées conformément à la prescription ci-dessus et dans fournir la preuve à l'Inspection. 11/14

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Localisation des risques

Classement ICPE

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 1.2.1

Dans un premier temps, l’exploitant a présenté son installation. Il indique y réceptionner et stocker des huiles usagées, provenant principalement d’opérations de vidange de véhicules automobiles. La société ALOE ENVIRONNEMENT appartient au groupe PICOTY, spécialisé dans la distribution de carburants, de gaz naturel et d’hydrogène. L’Inspection a par ailleurs constaté que l’installation est implantée à proximité immédiate d’une autre installation classée, CAMPUS Île-de-France. Rubrique 2718 : L’exploitant indique avoir environ 188 tonnes d’huiles usagées sur site, le jour de la visite. Ces huiles proviennent majoritairement de véhicules automobiles, notamment d'huiles de moteur et de boîte de vitesses. Rubrique 3550 : L’exploitant dispose de deux cuves, d’un volume unitaire de 100 m³ chacune. Le stockage temporaire d’huiles usagées pour l’année 2025 s’élève à 188 tonnes. Rubrique 3510 : L’exploitant indique valoriser un volume d’environ 5,2 tonnes d’huiles usagées par jour. Il précise que ce volume demeure, depuis plusieurs années, nettement inférieur aux capacités autorisées par l’arrêté préfectoral. La prescription contrôlée est respectée.

Thèmes : Situation administrative · Classement ICPE

Prélèvement en eaux

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 4.1.1

La consommation d’eau de l’installation est principalement liée à la présence d’un robinet situé dans la zone de rétention du site. L’exploitant indique ne pas utiliser ce point d’eau, sauf de manière exceptionnelle. Il précise que la consommation annuelle du site est estimée à environ 2 m³ par an. L’installation dispose d’un réseau d’alimentation en eau, commun avec l’installation voisine, le CAMPUS Île-de France , laquelle est équipée d’un compteur permettant de mesurer le volume d’eau consommé par l’ensemble des installations raccordées. L’Inspection a constaté que l’exploitant n’utilise pas d’eau de procédé dans le cadre de son activité de stockage temporaire d’huiles usagées. Toutefois, les résultats du dispositif de mesure totalisateur ne sont pas reportés sur un registre par l’exploitant, contrairement aux prescriptions applicables. Néanmoins, au regard de la très faible consommation d’eau constatée et de l’absence d’usage de l’eau dans le procédé d’exploitation, l’Inspection considère que cette prescription apparaît conforme mais inadaptée à l’activité exercée sur le site. L’exploitant est donc invité à déposer un porter à connaissance demandant à adapter cette prescription.

Thèmes : Risques chroniques · Dispositifs de mesures totalisateur

Valeurs limites d’émission

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 4.3.9

L'installation possède un séparateur d ’hydrocarbure au niveau de la façade Nord du site. Ce 10/14séparateur est curé deux fois par an comme indiqué dans le point de contrôle n°3. Lors de la séance, l'exploitant a montré un tableur Excel montrant les résultats d'analyse des paramètres mentionnés ci-dessus. Les résultats étaient conformes à la prescription contrôlée aussi bien au niveau des valeurs que de la périodicité. Suite à la visite de contrôle, l'Inspection a consulté le site GIDAF afin de trouver les rapports d'analyse et de corroborer les résultats avec ceux observés en inspection. Ceux-ci révèlent que l'exploitant respecte la périodicité des analyses qui lui incombent et que les valeurs à atteindre avant rejet sont conformes à la prescription précitée. Le dernier rapport a été effectué par le laboratoire agréé prénommé CARSO le 21 novembre 2025. La prescription contrôlée est respectée.

Thèmes : Risques chroniques · VLE

Moyens de lutte contre l’incendie

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 8.2.3

L'installation est bien dotée de moyen d'alerter les services d'incendie et de secours. De plus, l'exploitant indique avoir au sein de l'installation : - un extincteur de 50 kg sur roue de poudre type ABC près de la zone de dépotage - un extincteur de 2kg de CO2 près du tableau électrique - deux extincteurs de 3 et 2 kg de poudre - un poteaux incendie à moins de 100 mètres du site, dont la conformité a été vérifiée en date du 27/09/2024 La visite du site a permis de constater la présence de l'ensemble des équipements recensés par l'exploitant en salle. De plus, le contrôle de ces équipements a été réalisé par la société ECLAIR en 12/14juin 2025. Néanmoins, l'Inspection a constaté en effectuant le tour du site, qu'un des extincteurs était difficilement accessible, car bloqué par des bacs de rétention placés devant. Observation n°1 : Il est rappelé à l'exploitant que l'ensemble des équipements permettant la lutte contre l'incendie doivent êtres accessibles en permanence.

Thèmes : Risques accidentels · Moyens de lutte contre l’incendie

Prévention des risques liés au vieillissement de certains équipements

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2022, article 8.3.3

Questionné sur la présence de dossier relatifs à chaque équipement faisait l'objet d'un plan d'inspection et de surveillance lié à la prévention du risque de vieillissement de certains équipements, l'exploitant indique avoir mis en place un suivi de l'état des deux réservoirs ainsi que de sa rétention. 13/14L'exploitant a présenté en séance le document qu'il utilise pour formaliser et tracer cette surveillance. Il y indique dessus, les éléments suivants : ➢ la fréquence de contrôle ➢ l'équipement contrôlé (cuves, rétention, local technique - bureau...) ➢ les éléments contrôlés (état des cuves, état escalier d'accès, état des vis et boulons, fonctionnement de l'alarme de trop plein, etc...) ➢ la conformité de l'équipement suite au contrôle ➢ l'opérateur qui réalise le contrôle ➢ la date du contrôle ➢ point d'attention porté à l'équipement (commentaire suite au contrôle, éventuelles suites données au contrôle) L'exploitant a fixé la période des contrôles à 6 mois. A ce jour, pour l'année 2026, le dernier contrôle date du 23/01/2026 et a été effectué par […]. L'exploitant indique que ces contrôles n'ont mis en évidence aucun écart ni n'ont fait l'objet d'aucune intervention. La prescription contrôlée est respectée.

Thèmes : Risques accidentels · Prévention des risques tuyauterie

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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