Installation classée à Saint-Martin-de-Crau (13310), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 30 janvier 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006401428
Commune
Saint-Martin-de-Crau (13310)
Département
Bouches-du-Rhône
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil haut
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL PACA
Inspections listées
8 depuis 5 avril 2022
SIRET
72204912900074
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
L'inspection a constaté la bonne réalisation de l'exercice POI annuel réalisé sur le site d'EPC à Saint- Martin-de-Crau, en collaboration avec le SDIS 13. Des points d'amélioration demeurent et sont explicités dans le rapport, en particulier dans le PC n°7. L'exploitant veillera également à mettre à jour l'annuaire et les fiches missions de son POI dans un délai d'un mois.
7points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Elaboration du POI
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 14/03/2025, article R.515-100
L’exploitant dispose bien d’un POI dernièrement révisé en juin 2025. Cette version a été transmise à l'administration. La nouvelle version intègre les dispositions portant sur les premiers prélèvements environnementaux et une mise à jour des annuaires. Cependant, une mise à jour plus approfondie des annuaires paraît nécessaire, en particulier sur les contacts associés à l'Unité Territoriale du Vaucluse (UT84), devenue l'unité interdépartementale Vaucluse-Arles (UiD84-Arles), l'astreinte DREAL et la préfecture. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant veillera à mettre à jour l'annuaire externe de son POI en intégrant les contacts corrects de la préfecture des Bouches-du-Rhône (SIRACEDPC notamment), l'Unité Territoriale du Vaucluse (UT 84),devenue l'unité interdépartementale Vaucluse-Arles (UiD84-Arles) et l'astreinte de la DREAL.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Contenu du POI – organisation de la cellule de crise
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V
Le POI décrit les ressources humaines mobilisables en cas d’accident (« Chapitre 5 : organisation des secours »). Les missions associées aux cellules formées pour répondre à la crise sont décrites (direction des secours, cellule production, cellule d’intervention notamment). Elles sont ensuite rappelées dans les fiches de fonction des responsables de ces différentes cellules (DOI, responsable production, responsable d’intervention notamment). Lors de l'exercice, sous l'autorité du DOI, les cellules suivantes ont été activées : cellule production• cellule intervention• cellule structure• cellule logistique• consultant chimique• cellule observation• cellule communication• L'inspection a pu constater la bonne coordination entre les différentes personnes engagées. Les rôles étaient connus et clairs. Il reste à noter que le POI ne semble pas définir clairement quel rôle serait chargé de l'appel à l'astreinte premiers prélèvements environnementaux, qu'il soit existant ou nouvellement créé. La cohérence générale entre l'organisation définie dans le document POI et la réalité de l'exercice a été vérifiée par l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant veillera à intégrer le sujet des premiers prélèvements environnementaux (appel à l'astreinte, analyse préalable, lien avec le prestataire) à ses fiches missions.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 14/03/2025, article R.515-100
Comme indiqué au PC n°1, la dernière version du POI est en date de juin 2025. La précédente version dont disposait l'administration datait de décembre 2022. Concernant la fréquence d'exercices POI, l'exploitant a réalisé, sur les deux dernières années : l'exercice POI du 13/11/2024 (scénario d'incendie dans un atelier de produits pyrotechniques) ; • l'exercice POI du jour (30/01/2026), initialement prévu en octobre 2025 mais annulé en raison d'un incident au niveau du transformateur. • Il prévoit de réaliser, en collaboration avec le SDIS, un nouvel exercice POI en juin 2026.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V
L’exercice POI du vendredi 30 janvier 2026 est effectué selon le scénario « Feu de véhicule léger avec propagation vers un dépôt d’explosif » au niveau du dépôt « marais » (stockage d’explosif du service laboratoire). Dans le POI, ce scénario correspond au « Risque majeur n°3 - Incendie Ateliers ou dépôts pyrotechniques » du chapitre 3 dédié à l’évaluation des risques. La fiche associée à ce risque majeur détaille le scénario de risque, les phénomènes déclenchateurs, les facteurs aggravants, les symptômes visibles, les risques attendus, les moyens de lutte. Des informations comme les premières actions à réaliser dans la lutte contre l’incendie (notamment la définition d’un périmètre de sécurité adapté au risque en cours) ou une indication sur le message d’alerte à transmettre aux autorités y figurent également. Cette fiche est associée au plan 3.1.a en annexe. La page 27 du document indique en outre qu’un scénario issu du « risque majeur n°3 » peut probablement évoluer vers une explosion et/ou une intoxication. Lors de la réalisation de l'exercice, en raison des conditions météorologiques du jour, l'équipe d'intervention et le PC Exploitant ont considéré un scénario englobant le dépôt n°1 en plus du dépôt "marais". Cela a eu pour effet d'augmenter les distances de sécurité (quantité d'explosifs plus importante).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe V
Le chapitre 1 du POI décrit le schéma d’alerte mis en place par l’exploitant. Le document explique comment se déroulerait le déclenchement de l’alerte, interne et/ou externe (quand ? qui ? comment ?). Durant l'exercice, l'alerte interne s'est déroulée convenablement. Un appel radio a permis d'alerter le poste de garde puis le directeur industriel qui, se rendant en Poste de Commandement Exploitant, a pu évaluer l'ampleur de la situation. Après l'information sur la blessure par brûlure d'un employé à proximité du feu, le directeur industriel a déclenché le POI (t+7min). A t+8min, le poste de garde a déclenché la sirène, informant les employés du site de la nécessité d'évacuation vers les points de rassemblement. Les employés composant la cellule de crise se sont rendus en PC Exploitant au déclenchement du POI. Le directeur industriel, prenant le rôle de DOI - directeur des opérations internes -, a distribué les rôles (voir PC n°5). Concernant l'alerte externe, un premier appel a été passé au SDIS depuis le PC Exploitant à t+13min. Par la suite, l'exploitant, par le biais du DOI ou de la cellule communication, a contacté la mairie et l'astreinte DREAL. La gendarmerie n'a pas répondu et la préfecture n'a pas été appelée. Des fiches G/P, permettant la déclaration d'un accident et de sa gravité/perception à l'administration, ont été transmises. Il convient de rappeler que : l'alerte précède l'information : appeler le SDIS est prioritaire, suivi de l'appel à la préfecture et à la DREAL. La fiche G/P arrive dans un second temps (information) ; • l'alerte de la préfecture est essentielle dans le contexte de la relation avec le responsable du déclenchement du plan particulier d'intervention (PPI). •
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Article 89/10
L'inspection a pu constater la disponibilité du POI et d'autres documents opérationnels et techniques au PC Exploitant. En particulier, des fiches opérationnelles associées aux scénarios du POI et les fiches de données de sécurité ont été mises à disposition pendant cet exercice. Les acteurs des différentes cellules ont utilisé les fiches de suivi prévues dans le POI et ses annexes ainsi que les moyens prévus dans la salle (tableaux, plans muraux..). L'exploitant dispose de plus d'une application (Waryme) permettant de tenir une main courante précise et digitale. Celle-ci est enrichie par plusieurs acteurs sur le terrain et dans la salle de crise, depuis ordinateur ou appareil mobile. L'inspection tient néanmoins à attirer l'attention de l'exploitant sur le risque de multiplication des outils en salle de crise. Des priorités doivent être définies sur le remplissage des tableaux, des plans, des mains courantes et de Waryme pour ne pas perdre de temps sur des fonctions supports. En outre, les documents issus du POI pourraient être davantage utilisés par les autres cellules que la direction des opérations (dans le cadre de l'exercice, le DOI et son adjoint). Les fiches fonctions ou réflexes constituent effectivement des ressources intéressantes pour les autres cellules. Cet axe d'amélioration identifié par l'inspection ne remet néanmoins pas en cause la connaissance précise des fonctions et rôles par les différents acteurs. D'autre part, sur le sujet des moyens physiques utilisés par l'exploitant dans le cadre de l'exercice, l'inspection n'a pas constaté de dysfonctionnements dans leur mise en place. Les moyens internes appartenant à l'exploitant ont été mis en œuvre fictivement, relayés par une action réelle du SDIS à leur arrivée.
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 14/03/2025, article R515-99
En terme général, l'inspection a pu observer un exercice intéressant et bien réalisé. L'organisation de l'exploitant est satisfaisante. Les rôles sont connus et bien appliqués par les différents acteurs. Les moyens sont utilisés convenablement, en salle ou sur le terrain. L'inspection note, en outre, l'importance de la présence de la cellule observation sur le terrain ou en PC Exploitant pour favoriser le retour d'expérience et l'amélioration continue. L'exploitant dispose d'une connaissance précise de son site, retranscrite à travers les points de situation clairs et précis menés par le DOI et son adjoint. Les dernières dispositions intégrées au POI (premiers prélèvements environnementaux) sont appliquées et font l'objet d'une attention particulière de la part de la cellule de crise. Les moyens à la disposition de l'exploitant sont utilisés correctement et permettent de réduire la confusion pouvant régner dans les situations de crise. Cependant, l'inspection note quelques points d'amélioration : comme indiqué au PC n°4, l'alerte doit être effectuée préalablement à l'information. L'appel au SDIS, à la préfecture et à la DREAL doit se faire avant la rédaction de la fiche G/P ; • les conditions météorologiques peuvent être indiquées clairement sur le tableau du PC Exploitant (notamment pour faciliter l'appel à l'astreinte sur les premiers prélèvements environnementaux) ; • les points de situation peuvent être réalisés plus régulièrement, notamment en début d'exercice. La valeur ajoutée de ces instants est certaine pour clarifier la situation et assurer un niveau d'information équivalent pour tous les acteurs ; • l'utilisation de Waryme pourrait davantage profiter à la salle de crise, avec son utilisation éventuelle par le DOI lors de points de situation ou la projection de la main courante au PC Exploitant ; • comme indiqué au PC n°6, les documents techniques et opérationnels des exploitants pourraient être utilisées davantage collectivement ; • le nombre d'acteurs présents en salle de crise peut être diminué pour favoriser une meilleure circulation de l'information. •
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
Autres installations inspectées à proximité
PAPREC MEDITERRANEE— Saint-Martin-de-Crau (13310)5 points de contrôle avec suites administratives
SCI BOUSSARD A— Saint-Martin-de-Crau (13310)5 points de contrôle avec suites administratives
SMDC LOGISTIQUE— Saint-Martin-de-Crau (13310)3 points de contrôle avec suites administratives