Installation classée à Pierrelatte (26700), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 11 décembre 2025 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
La présente inspection a porté sur l'action nationale « perte d'utilité », principalement sur la perte d'électricité. L’exploitant n’identifie aucun phénomène dangereux induit par la perte totale d’électricité et n’identifie pas d’installations sensibles en cas de perte totale d’électricité. En cas de perte de l ’alimentation en électricité externe, la stratégie de l’exploitant est la suivante : arrêt complet de la production et secours des équipements critiques par 2 groupes électrogènes. De manière générale, ces 2 groupes électrogènes ont pour objectif de secourir les équipements « de sécurité » (MMR ou EIPS) (pupitre de commande, détection gaz, colonnes de lavage, portails de confinement, détection incendie, défense incendie, rétention des eaux d’incendie…). En cas de perte totale d'électricité (externe + groupes électrogènes), la stratégie de l’exploitant est la suivante : arrêt complet de la production, déclenchement du POI et mise en place d’une surveillance renforcée par les équipes de production (avec détecteurs portatifs et tubes colorimétriques pour la détection de gaz). L’inspection a donné lieu à 3 observations et 1 non-conformité (avec plusieurs demandes) concernant notamment les contrôles et tests effectués sur les groupes électrogènes.
9points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Maintenance utilités et dispositifs de secours électrique (5)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 52
Les tests et maintenances prévus sur les GE sont décrits dans la « fiche de contrôle PRL-FC-012 » et le « mode opératoire PRL-MO-027 » sont les suivants : En interne : – Un contrôle bimensuel est assuré par le service maintenance afin de vérifier la bonne mise en route des groupes électrogènes (GE). [test de démarrage en mode manuel] – 1 fois/an, un test de démarrage en mode automatique est fait lors de l’intervention sur le transformateur du site. [test de démarrage en mode automatique par coupure de courant] Par une entreprise spécialisée : – Tous les ans, un contrôle des niveaux huiles, filtres + 1 contrôle avec banc de charges. – Tous les deux ans, une révision complète des GE est effectuée avec remplacement des filtres, vidange de l’huile et du liquide de refroidissement… Suite à l’intervention un rapport est remis. Concernant les durées des tests de démarrage effectués en interne, le « mode opératoire PRL-MO- 027 » indique : Test en mode manuel : […] – Le laisser tourner pendant quelques minutes […] Test en mode automatique : […] – Le groupe démarre environ 10 secondes après la coupure. […] – Laisser le GE en service pendant 30 minutes environ. […] 11/14Fréquence des tests et maintenance : Une société extérieure (« Energie Plus ») est intervenue 2 fois en 2024 et 2 fois en 2025 sur les 2 GE (vu les rapports d’intervention en inspection) : – 29/04/2024 (intitulée « visite électrique des GE et visite avec banc de charge ») – 27/11/2024 (intitulée « visite mécanique simple ») – 17/07/2025 (intitulée « visite électrique des GE et visite avec banc de charge ») – 10/11/2025 (intitulée « visite mécanique simple ») La fréquence de contrôle « Tous les ans, un contrôle des niveaux huiles, filtres + 1 contrôle avec banc de charges » a donc été respectée sur 2024 et 2025. Il n’apparaît néanmoins pas clairement, dans les rapports d’intervention, si l’une de ces visites répond à l’objectif ci-après « Tous les deux ans, une révision complète des GE est effectuée avec remplacement des filtres, vidange de l’huile et du liquide de refroidissement… ». → voir « Demande 1 ci-dessous » Note : la réalisation effective des contrôles internes et leur fréquence n'ont pas été vérifiées en inspection. Résultats des contrôles des GE : Le rapport d'intervention du 17/07/2025 sur le GE 100 KVA mentionne « Lors de l'essai, le GE s'est arrêté au bout d'une demi-heure à 100 % de charge, soit 80 KW. Le plus gros problème constaté est que le GE tourne sur son propre air chaud (sortie d
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L'alimentation électrique des installations de SODEREC INTERNATIONAL est assurée par le réseau public à travers un transformateur de 1000 KVA. Lors de l’inspection, l’exploitant explique qu’il est alimenté par deux arrivées électriques différentes, en deux points d’entrée différents sur le site (l’ensemble du quartier étant alimenté par une « boucle »). Cela réduit la probabilité de perte d’électricité par défaillance sur les lignes électriques d’arrivée du réseau public. Le secours du réseau public sur le site est assuré par deux groupes électrogènes de 100 KVA (pour les bâtiments 2A, 2B et 2C) et 66 KVA (pour le bâtiment 3), répartis comme suit : – Groupe électrogène de 100 KVA : il assure l'alimentation de secours du bâtiment 2A, 2B et 2C. A cet égard, il est raccordé à un Tableau Général de Basse Tension (TGBT) qui dessert les installations et équipements de l'ensemble du bâtiment 2 par l'intermédiaire d'un inverseur de source composé d’un contacteur double effet. L'inverseur de source est installé à l’extérieur, accolé au bâtiment 2A. Lorsque le courant EDF revient, le groupe s’arrête. – Groupe électrogène de 66 KVA : il assure l'alimentation de secours du bâtiment 3. A ce titre, il débite dans un TGBT auquel sont reliées les installations par l'intermédiaire d'un inverseur de source composé d’un contacteur double effet. L'inverseur de source est installé dans le local du transformateur électrique contigu à celui du groupe électrogène. Lorsque le courant externe revient, le groupe s’arrête. Autres utilités : Une perte totale d’électricité (externe + groupes électrogènes) induirait une perte d’air comprimé (par arrêt des compresseurs d’air). Dans ce cas, il y aurait un arrêt de la production et une sécurisation automatique des installations (pas de phénomène dangereux induit selon l’exploitant). Il n'y a pas d'autre utilité dépendant de l'électricité sur le site. 4/14Le moyen de détection d’une défaillance électrique est le report d’alarmes sur les centrales de détection gaz et de détection incendie : en cas de perte d’électricité, toutes les alarmes se mettraient à sonner. En dehors des heures ouvrées, ces alarmes sont reportées à une société de télésurveillance, qui prévient ensuite l’astreinte du site. Pour mémoire, les heures ouvrées sur le site sont les suivantes : de 6 h à 20 h du lundi au jeudi, de 6h30 à 12h30 le vendredi. Il n'y a pas de production ni de présence de personnel sur le site en dehors de ces heures ouvrées (sauf présence ponctuell
Stratégie de l’exploitant en cas de perte d’électricité (2)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
L’exploitant n’identifie aucun phénomène dangereux induit par la perte totale d’électricité et n’identifie pas d’installations sensibles en cas de perte totale d’électricité. En cas de perte de l’alimentation en électricité externe, la stratégie de l’exploitant est la suivante : arrêt complet de la production et secours des équipements critiques (équipements « de sécurité ») par les groupes électrogènes. L’arrêt de la production se fait majoritairement de manière automatique par manque d’air suite à l’arrêt des compresseurs, induisant la fermeture automatique des vannes et l’arrêt des pompes pneumatiques. L’arrêt de la production d'acides dérivés du HF se fait par arrêt de l'introduction d'HF et des produits en poudre par les opérateurs (cf. tableau récapitulatif ci-dessous). L'exploitant déclare que la dilution d’HF avec de l'eau et les réactions de production d'acides dérivés du HF ne comportent pas de risque d'emballement de réaction. Les réactions de production d'acides dérivés du HF induisent une production de chaleur. Des circuits de refroidissement sont présents pour la production d’acide fluoborique et d’acide fluotitanique. Néanmoins, l’exploitant déclare que ces refroidissements ne seraient pas nécessaires en cas de perte d’électricité et que les mélanges se refroidiraient « tout seul » avec le temps après l’arrêt de l'introduction des réactifs. 5/14En cas de perte totale d'électricité (externe + groupes électrogènes), la stratégie de l’exploitant est la suivante : arrêt complet de la production, déclenchement du POI et mise en place d’une surveillance renforcée par les équipes de production (avec détecteurs portatifs et tubes colorimétriques pour la détection de gaz).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
De manière générale, les 2 groupes électrogènes (GE) ont pour objectif de secourir les équipements « de sécurité » (MMR ou EIPS) (pupitre de commande, détection gaz, colonnes de lavage, portails de confinement, détection incendie, défense incendie, rétention des eaux d’incendie…). Une « fiche de contrôle » (PRL-FC-012 Version 007 , date d’application : 16/12/2025 », mise à jour après l’inspection puis transmise par courriel du 16/12/2025) décrit le fonctionnement global de ces groupes et liste l’ensemble des équipements secourus, repris ci-après : Par le GE 1 assurant l'alimentation de secours du bâtiment 2A, 2B et 2C : – Pupitre de commande – Compresseurs d'air – Détection HF + centrale d’alarmes – Portails métalliques (assurant le confinement) – Colonnes de lavage de gaz (+ extracteurs associés) – Extractions – Centrale alarme incendie (commune au bâtiment 2 et bâtiment 3) + détection associée – Coffret pompes à eau (pour surpression d’eau incendie alimentant les RIA et le poteau incendie) – Pompes rétention close (rétention des eaux incendie et rétention produits chimiques) – Niveleur de quai (au niveau du chargement camions) – Éclairage – Éclairage extérieur Par le GE 2 assurant l'alimentation de secours du bâtiment 3 : – Détection gaz + centrale d’alarmes – Portail métallique (assurant le confinement) – Colonne de lavage de gaz (+ extracteurs associés) – Extractions du « local chlore » – Éclairage 6/14Des batteries secourent également les 2 centrales de détection gaz des bâtiments 2 et 3, la centrale de détection incendie (commune aux bâtiments 2 et 3) ainsi que l'automate gérant les asservissements. Néanmoins, l'exploitant déclare que ces batteries servent surtout à éviter les micro-coupures d’électricité sur un temps très court. Elles prennent en effet le relais instantanément en cas de coupure électrique (mais disposent d’une faible autonomie de 1 h environ selon l’exploitant), dans l'attente du démarrage des groupes électrogènes (en 10 secondes environ), qui sont les systèmes de secours électrique en cas de perte d’électricité plus longue. L'exploitant déclare que ces batteries sont contrôlées par la société Oldham 3 fois par an (non contrôlé en inspection).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 59
Comme indiqué ci-dessus, une « fiche de contrôle » (PRL-FC-012 Version 007) décrit le fonctionnement global des GE et liste l’ensemble des équipements secourus. Par ailleurs, l’exploitant a rédigé une nouvelle fiche « réflexe interventions » dédiée à la perte d’électricité dans son POI en préparation de cette inspection (« fiche 3.4.12 - perte d’électricité », indice A, C.3 page 26/26, POI révision 14). Observation 1 : L'exploitant déclare qu'il va informer et former son personnel suite à l'ajout de cette nouvelle fiche POI et qu'il testera un scénario de perte d'électricité lors de futurs exercices POI. Cette fiche décrit la stratégie globale du site en cas de perte d’électricité (arrêt de la production, démarrage automatique des GE : oui ou non et stratégie déployée en fonction, jusqu’à la surveillance des installations par les opérateurs). Il est à noter qu’en cas de dysfonctionnement prolongé des GE, cela induirait l’absence d’eau incendie au niveau du poteau incendie et des RIA, du fait de la perte des pompes de surpression. Dans ce cas, la stratégie de l’exploitant consiste à prévenir le SDIS (sur décision du DOI). Le SDIS pourrait alors tout de même utiliser l’eau du bassin de rétention des eaux pluviales (à l’extrémité est du site). Il est à noter que cette stratégie n’est pas notée dans la fiche POI « perte d’électricité ». Enfin, l’exploitant n’a pas défini, à ce jour, si des vérifications sont à faire sur les installations avant leur redémarrage. Observation 2 : L’exploitant complète son POI en ajoutant le fait de prévenir le SDIS en cas de perte totale d’électricité (externe et groupe électrogène). Le POI peut utilement définir également si des vérifications sont à faire sur les installations avant leur redémarrage.
Modalités de maintien de la surveillance si coupure d’électricité (3.c)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 64
Les installations à l’arrêt ne sont pas vidangées et sont laissées « sur niveau » (= installation arrêtée plus ou moins remplie : cuves remplies de HF, réacteurs de production d’acides dérivées du HF…). L'exploitant doit alors assurer une surveillance de ces installations. En cas de perte d'électricité amenée à durer, la stratégie de l'exploitant consiste à mettre en place une surveillance renforcée des installations par les équipes de production, avec détecteurs portatifs et tubes colorimétriques pour la détection de gaz. Si les GE fonctionnent, la détection gaz « habituelle » est également disponible car secourue. La fiche réflexe « perte d’électricité » (fiche 3.4.12) ajoutée dans le POI par l’exploitant en préparation de cette inspection indique « Surveillance des installations par opérateurs 24 heures sur 24 ». Après questionnement de l'inspection, l'exploitant nuance cette information en indiquant que la surveillance des installations ne serait pas forcément assurée 24 heures sur 24 et serait adaptée en fonction de la situation réelle, de la durée prévisionnelle de la coupure d’électricité… Observation 3 : L’exploitant corrige son POI concernant la fréquence de surveillance des installations par le personnel en cas de perte d’électricité. Il conviendra de prendre en compte également les périodes en dehors des heures ouvrées sur ce point.
Dispositifs de secours électrique (Liste et équipements secourus) (4.a)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
Le groupe électrogène de 100 KVA a été vu en inspection (l’autre GE de 66 KVA n’a pas été contrôlé). Le niveau de « gazole non routier » a été vérifié : réservoir plein. Le responsable maintenance, chargé des tests de démarrage des GE, indique qu'il refait le plein des réservoirs après chaque test. Le GE est localisé sur un plan du site, présent dans la « fiche de contrôle PRL-FC-012 ».
Autonomie du dispositif de secours électrique et de surveillance (4.b)
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 7
L’autonomie des GE peut être évaluée par calcul en prenant en compte la consommation de carburant et la capacité du réservoir de carburant. Il est à noter que l’exploitant dispose également d’une cuve de 1000 litres de réserve de gazole non routier située à côté du GE de 100 KVA et de 2 fûts de 200 litres de réserve également (non vus en inspection). Pour le GE de 100 KVA : • Consommation du GE : 21,8 L/h1 à 100 % de charge • Capacité du réservoir : 250 L • Autonomie du GE par calcul : environ 11 heures à 100 % de charge • Autonomie supplémentaire du GE par calcul, en considérant la réserve de 1000 litres : environ 46 heures supplémentaires à 100 % de charge. Pour le GE de 66 KVA : • Consommation du GE : 17 ,5 L/h1 à 100 % de charge • Capacité du réservoir : 180 L • Autonomie du GE par calcul : environ 10 heures à 100 % de charge • Autonomie supplémentaire du GE par calcul, en considérant la réserve de 2 fûts de 200 litres : environ 23 heures supplémentaires à 100 % de charge. Il est à noter que la réserve de 1000 litres, citée ci-dessus, pourrait également être utilisée pour le GE de 66 KVA, car elle est équipée d’une pompe manuelle pour remplir des jerrycans.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
Autres installations inspectées à proximité
DROME ENERGIE SERVICES— Pierrelatte (26700)1 point de contrôle avec suites administratives