Installation classée à Veulettes-sur-Mer (76450), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 21 mars 2024 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
Le parc fait l'objet d'un suivi et d'une maintenance ré gulière, opérée par le maintenancier, sous contrat avec l'exploitant. À l'issue de la visite, des actions correctives sont demandées par l'inspection pour remédier aux constats relevés. Conformément à l'engagement pris, l’exploitant doit notamment procéder à l’installation de détecteurs incendie dans les machines dans les délais indiqués. Et il engagera les travaux nécessaires pour stopper et remédier à la corr osion relevée sur le bas du mat de l’éolienne E2. Puis, des demandes de justifications complémentaires sont dem andées à l'exploitant, notamment concernant les informations dispensées au personnel susceptible d’intervenir en machine. Par ailleurs, des demandes sont formulées quant au contrôle des pales (respect de la fréquence de contrôle imposée par l'arrêté ministériel, correcte traç abilité des contrôles, suivi des réparations opérées,...). L'exploitant y répondra dans les délais indiqués.
8points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Formation
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 15
L’exploitant a présenté les attestations de formation du personnel en charge de la maintenance du site susceptible d’intervenir sur le parc. Il s’agit d’attestations de formation « GWO » (global wind organisation). Par sondage sur l’une d’entre elles, i l est noté que la formation comprend notamment les points suivants : travail en hauteur ; premiers secours ; sensibilisation aux incendies ; maintenances hydraulique, mécanique et électrique. L’e xploitant a par ailleurs indiqué que les opérateurs de conduite à distance sont formés en interne. Les éléments transmis ne répondent pas en totalité à la prescription 15 de l’arrêté du 26/08/2011. Demande n°1 : Sous 1 mois, l’inspection demande à l’exploitant de préciser l a teneur des formations diffusées en interne aux opérateurs susceptib les d’intervenir à distance sur le parc, et de justifier que le personnel susceptible d’intervenir sur le parc ou à distance est formé aux risques présentés par l’installation, et notamment sur les risques accidentels visés par l’arrêté ministériel du 26/08/2011 (gestion/prévention d'une survitesse, des effets de la foudre, des défauts de stabilité et d'assemblage...) Par ailleurs, l’exploitant a déclaré qu’aucun exercice d’entraînement n’avait été réalisé sur le site du 8/14 parc éolien de Veulettes-sur-Mer. Il a toutefois indiqué qu’un exercice était prévu courant 2024. À ce sujet, une convention tripartite a été établie entre le SDIS76, la SAS Parc éolien de Veulettes et Siemens Gamesa Renewable Energy. Un des scénarios envisagés pour cet exercice est l’évacuation d’un blessé depuis la nacelle. L’inspection prend bonne note de cette programmation. Elle invite l’exploitant à étudier la possibilité de réaliser un exerc ice en lien avec la maîtrise des risques et la gestion de crise, dont l’objectif est notamment de s’assure r que les équipements de mise en sécurité fonctionnement et que les services de secours peuvent être mobilisés rapidement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Cf. demande n°1
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 16
Le jour de la visite d’inspection, du personnel de maintenan ce était présent sur les lieux, et notamment dans la machine E3. À l’entrée dans la machine E4 (R80838), il a été constaté : – qu’une armoire électrique avait été laissée ouverte → celle-ci a été refermée pendant la visite ; – que le cache du moteur du système portatif d’aide à la mont ée à l’échelle n’avait pas été repositionné et que le câble d’alimentation électrique avait été laissé au sol. Il a par ailleurs été constaté la présence de divers chif fons (chiffons visuellement propres) dans l’enceinte de la machine. À ce sujet, l’exploitant a ind iqué qu’une opération de maintenance préventive avait été réalisée sur cette machine récemm ent, et qu’il était possible que du personnel ré-intègre la machine E4 dans la journée. En tout état de cause, au moment où le personnel a quitté l es lieux, l'armoire électrique aurait du être refermée, et le câble d'alimentation électrique rangé . Il semble que tout n’a pas été correctement remis à sa place à l’issue de l’opération de maintenance dans cette machine. En conséquence, l’inspection demande à l’exploitant sous 1 mois ( demande n°2 ) de rappeler les consignes en la matière au personnel susceptible d’interv enir en machine. Par ailleurs, l’exploitant justifiera dans le même délai du remplacement du panneau d’affichage des consignes de sécurité présent dans la machine (port des EPI, interdiction de fumer,…), lequel était partiellement effacé. Avant l’entrée en machine E2 (R80839), l’inspection a souhaité procéder à un arrêt à distance de la machine. L’exploitant a donc appelé le centre de conduite situ é à Colombiers dans le sud de la France. Après quelques minutes, l’opérateur du centre de c onduite a finalement indiqué ne pas être en capacité d’arrêter une seule machine mais l’ensemble du parc. Aussi, il a été procédé à un arrêt sur place en machine par l’exploitant. L'alarme i ndiquant la mise à l'arrêt de la machine ("manual stop") a été relevé au niveau du SCADA (Supe rvision Control and Data Acquisition) postérieurement à la visite. 9/14 Par ailleurs, au pied de la machine E2, il a été rele vé la présence visuelle de corrosion sur le bas du mât. Interrogé à ce sujet, l’exploitant a indiqué qu’il s’a gissait d’une corrosion superficielle. Demande n°3 : l’inspection demande à l’exploitant de: – confirmer l’absence de défauts susceptibles de remettre en cause l’intégrité du mat sous 1 mois ; – d'engager les travaux nécessaires pour stopper la dégra
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 18-III
L'exploitant tient une liste des systèmes instrumentés de sécurité qui détaille le type de capteur, son rôle, la périodicité de contrôle, les modalités de mainte nance et de test du capteur. Il est notamment recensé : – des capteurs de survitesse, lesquels déclenchent la cha îne de mise en sécurité afin d’arrêter l’éolienne ; – des capteurs de vibration, lesquels impliquent la mise à l’arrêt de la machine ; - de parafoudres, lesquels impliquent la mise à l'arrêt de la machine; – des sondes de températures sur différents éléments de la machine (génératrice, boite de vitesse, roulement d’arbre lent, nacelle, transformateurs...), qui permettent la mise à l’arrêt de la machine en cas de dépassement de seuils de sécurité. Il est relevé en visite que cette liste ne comprend pa s de détecteurs visant à prévenir un risque d’incendie, comme stipulé à l’article 18-III de l’arrêté m inistériel du 26/08/2011. En effet, l’exploitant indique que les éoliennes du parc de Veulettes n e sont actuellement pas dotées d’un système de détection incendie. Toutefois, postérieurement à la visite et par courrier électronique du 02/04/24, l’exploitant a transmis une commande d’achat datée du 28/03/24 pour l’installation de détecteurs incendie sur le parc. L'exploitant a indiqué, p ar conversation téléphonique du 11/04/2024, que les travaux étaient prévus pour le deuxième trimestre 2024. Demande n°4 : Compte-tenu du bon de commande transmis, l’inspection ne pro pose pas, à ce stade, de suites administratives à l'encontre de l'exploitant . Celui-ci justifiera de la réalisation des travaux visant l'installation d’un système de détection incendie dans chaque machine sous 2 mois. 10/14 Puis il a été abordé le sujet de la survitesse. Selon l’exploitant, le test des capteurs de survitesse consiste en une simulation de survitesse par l’impulsion d’ une fréquence spécifique. Par sondage, concernant l’éolienne E3 (rapport du 08/11/23), il a été c onstaté que ces détecteurs (« speed sensors ») avaient été vérifiés via une mesure de déclenchement. Ces tests sont indiqués comme « ok ». S’il n’est pas clairement conclu sur la mise à l’ar rêt effectif de l’éolienne (mise en sécurité de l’éolienne) lors de ce test (par une indication manuscrite dans le rapport par exemple), l’exploitant a indiqué que la valeur relevée dans le rapport correspondait à la mesure ayant déclenché la mise en sécurité des éoliennes, constaté par le contrôleur. L’inspection prend note de cette explication. Enfin, en séanc
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 18-II
L’exploitant indique que les pales de chaque machine sont contrôl ées lors des maintenances annuelles et semi-annuelles. Il s’agit d’un contrôle vi suel de l’extérieur des pales depuis le sol et la nacelle avec l’aide de jumelles. Ce contrôle est matérialisé, dans les rapports de maintenance, par la présence d’une fiche A4 (ex : « blade inspection protocol – blade 1 ») pour chaque pale qui reprend notamment les éléments suivants : – données générales : date d’inspection de la pale, le nom du contrôleur, la signature du contrôleur, les conditions météorologiques pendant le contrôle,… – schéma de la pale où doivent être localisés les défauts éventuellement relevés ; – tableau qui reprend les défauts relevés, leurs dimension s, leurs localisations et le nom du fichier associé à la photo qui a été prise du défaut. Les rapports de novembre 2023 (maintenance annuelle) concernant E2 (contrôle du 08/11/23 signé par le contrôleur) et E3 (contrôle du 09/11/23 signé par le contrôleur) indiquent qu’aucune anomalie n’a été répertoriée (case « no anomalies » cochée) pour chaque pale. Le schéma de la pale et le tableau ne sont pas complétés. Le contrôle ass ocié est très succin, il ne permet pas au lecteur de connaître l’état de la pale. Les rapports de mars 2023 (maintenance semi-annuelle) concernant E2 et E3 indiquent également « no anomalies » pour chaque pale. Par contre, les données générales des fiches associées ne sont pas remplies : absence de la date de contrôle, absence du nom du contrôleur et de sa signature, l’ensemble laissant à penser que le contrôle n’a pas é té réalisé, malgré la case « no anomalies » cochée (constat relevé par l’inspection après la visite). Interrogé à ce sujet, l’exploitant a indiqué, par conversation téléphonique du 11 avril 2024, que le contr ôle des pales en maintenance semi- annuelle était réalisée par un sous-traitant, lequel deva it remplir la fiche associée du rapport du maintenancier. Aussi, l’exploitant a présumé que le sous-tra itant avait omis de remplir en totalité cette fiche. En dehors de ces contrôles, l’exploitant a indiqué que des cont rôles visuels à terre étaient réalisés par l’exploitant et/ou le maintenancier lors des visites de terrain. Et des réparations sont engagées périodiquement en cas de besoin. Il a par exemple montré e n séance un rapport de réparation d’un défaut d’une pale de E2 (80839 – blade #1689) qui avai t été relevée lors d’une de ces visites (réparation engagée du 24 au 28/10/2022 sur l’extérieur e
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 1er
Le parc éolien exploité par la SAS PARC EOLIEN DE VEULETTES a été mis en service le 27/10/2009. Suite à la création de la rubrique 2980 par le décret n°2011 -984 du 23/08/2011, l’exploitant a sollicité le bénéfice des droits acquis en date du 16/01/201 2, ce qui a été acté par courrier du 2/02/2012. Le parc est composé de 4 aérogénérateurs de modèle « MM82 » de marque REpower d’une puissance unitaire de 2 MW (78 m à hauteur de nacelle), ainsi que d’un poste de livraison. Le prestataire en charge du suivi du parc est la société EDF RENOUVELABLES. Le prestataire en charge de la maintenance du parc est la société SIEMENS GAMESA RENEWABLE ENERGY dont le contrat a été renouvelé en 2023. Le parc s’insère au sein d’un plateau cultivé surplomban t les falaises et le bord de mer. L’éolienne la plus proche est située à environ 1 km de la mer. Le jour de la visite d’inspection, les conditions météorologiqu es n’étaient pas optimales du fait de la présence d’un épais brouillard. En pied de machine, il était difficile d’apercevoir la nacelle et les pales.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 14
Par sondage, il a été constaté que les aérogénérateurs E2 et E4 étaient correctement identifiés par un numéro affiché en caractères lisibles sur l’extérieur du mat (E2 – R80839 ; E4 - R80838). Par ailleurs, l’inspection a pu constater la présence d’un panneau d’affichage positionné à proximité du chemin d’accès à l’éolienne E4, qui comprenait les éléments suivants : - nom du parc et nom de la société en charge de l’exploitation ; - interdiction d’entrée à l’intérieur des éoliennes ; - mise en garde face au risque de chute de glace par temps de givre ; - mise en garde face aux risques d’électrocution ; - mise en garde en cas d’orage. Le panneau précise également les contacts téléphoniques à joi ndre en cas d’urgence ou d’incident.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 18-III
Les éoliennes du parc sont équipées de batteries de secours . Chaque pale est orienté par l’intermédiaire d’un moteur électrique alimenté par le r éseau en fonctionnement normal alors qu’il est alimenté par les batteries en cas d’arrêt d’urgence. L’exploitant a déclaré que la tension des racks des batteries de chaque pale était de 216 V, et le seuil d’alarme de sous-tension était fixé à 210 V. Inter rogé à ce sujet, l’exploitant a déclaré que ce seuil de sous-tension était suffisamment élevé pour perme ttre à la pale d’être mise en position de sécurité en cas de besoin. Puis il a déclaré qu’aucune a larme de sous-tension n’avait été reportée dans le SCADA (système de contrôle et d’acquisition de donnée s) sur les 3 derniers mois. Il a précisé que les batteries étaient automatiquement testées par la machine périodiquement (test de mise en drapeau des pales via les batteries). Par e xemple, d’après le fichier transmis, il a été procédé à un test les journées des 2, 5, 13, 16, 20, 21, 25, 29 et 30 mars 2024. Puis, par sondage, il a été constaté que la résistance in terne des batteries a été contrôlée en maintenance annuelle le 8/11/23 pour l’éolienne E3, et le 7/11/23 pour l’éolienne E2. Il est indiqué « ok » pour chaque vérification. Ces rapports indiquent égalemen t que des tests des boutons 11/14 d’arrêt d’urgence (« check the operation of the emergency stop button ») et du contrôle de la chaîne de mise en sécurité et du frein (« check the operation of the safety chain and brake ») ont été réalisés. Ces tests sont indiqués comme « ok ».
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 12
Le parc est doté d’un bridage pour les chiroptères. À l’iss ue d’un suivi environnemental réalisé au titre de l’année 2022 (rapport V4 8/06/23), le bureau d’études a formulé une recommandation visant en l’adaptation des critères du bridage en place, no tamment pour permettre d’abaisser les impacts résiduels de faibles à non significatifs pour l’ensemble des populations de chiroptères. Par sondage, sur la base d’un fichier numérique transmis par l’exploitant, il a été procédé au contrôle du bridage sur le mois d’août 2023 sur l’éolienne E1 devant disposer des critères suivants : éolienne bridée du coucher au lever du soleil par des vents inférie urs à 4 m/s et par des températures supérieures ou égales à 13 °C. A ce sujet, il a été remarqué, pour certaines dates et certains horaires, une très faible productivité de l’éolienne alors que celle-ci aurait du être nulle. Interrogé à ce sujet, l’exploitant a précisé par courrier électronique du 16/04/24 que les données affichées dans le tableau étaient des données moyennées sur 10 min utes. Aussi, il se peut que la valeur de vent soit passée au-delà des 4 m/s sur la période moye nnée, et que donc l’éolienne s’est potentiellement mise en fonctionnement sur une courte péri ode expliquant la faible production électrique relevée (45,2 kW max). L’inspection prend bonne note de cette explication. Les critères de bridage, contrôlés par sondage, apparaissent donc respectés. Par ailleurs, il a été constaté en visite que les plat eformes des éoliennes étaient végétalisées. Il a également été relevé la présence de tas de terres, nota mment aux alentours de E3, certains en cours de végétalisation. Aussi, l’inspection s’est interrog ée sur la présence de ces éléments susceptibles d’attirer des espèces aux abords des machines (i nsectes, mammifères et faune volante en chasse notamment). Mais l’inspection a relevé, dans le rapport du suivi environnemental réalisé en 2022, que le bureau d’étude avait déclaré : « les végétations des plateformes sont très restreintes et insuffisamment développées pour attirer significativement la faune volante ». Aucune recommandation n’a été émise à ce sujet, ni qua nt aux tas de terres présents autour de E3. Aussi, l'attention de l'exploitant est appelée pour prendre les dispositions nécessaires pour ne pas rendre attractifs les abords des éoli ennes en maintenant une végétation rase en pieds de machines.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.