Installation classée à Issoire (63500), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 2 décembre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
L'inspection réalisée chez l'atelier Interforge d'Aubert & Duval a montré une bonne gestion, la traçabilité de l'autosurveillance et des déchets générés sur site. L'IIC attend de la part de l'exploitant : - 1) l'examen des résultats d'analyses sur les eaux souterraines, - 2) les éléments justifiant que le débit requis en eau incendie et le volume de confinement des eaux d'extinction sont suffisants sur site, - 3) les compléments attendus dans la stratégie de traitement des TAR (notamment les produits de décomposition associés à tous les produits utilisés). -4)
11points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Modalités d'exercice et contenu de l'autosurveillance - Eaux souterraines
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/10/2008, article 9.2.4
Le site dispose d'un piézomètre amont PZ I1 et de deux piézomètres aval PZ I2 et PZ I3. En 2025, l'exploitant a réalisé 2 campagnes de surveillance des eaux souterraines au droit des trois ouvrages présents sur site sur les mois de février et août correspondants aux périodes hautes et basses eaux. Le prélèvement et l'analyse sont réalisés par des entreprises extérieures, respectivement EURL ECE 63 et EUROFINS. Le niveau de la nappe est également relevé lors du prélèvement. Les paramètres visés par l'article 9.2.4 de l'arrêté préfectoral de 2008 ainsi que la fréquence de surveillance semestrielle sont respectés par l'exploitant qui analyse plus de paramètres que ceux prévus, notamment d'autres éléments métalliques, les BTEX, les Trihalométhanes et les HAP . A l'issue de la visite, les bordereaux d'analyses 2025 ont été transmis à l'IIC pour chaque piézomètre et pour chaque campagne. Depuis 2015, l'établissement transmet les résultats d'analyses via la plateforme GIDAF. L'IIC a mis en évidence que le cadre GIDAF n'était pas à jour car le paramètre COHV ne peut être renseigné par l'exploitant.Il sera mis à jour dès 2026 par l'IIC. L'IIC a vérifié les accréditations d'EUROFINS et ses sous-traitants qui sont valides pour les paramètres analysés dans les eaux souterraines. L'IIC tient à rappeler que les résultats doivent être accompagnés en tant que de besoin des commentaires sur les anomalies constatées ainsi que sur les actions correctives mises en œuvre ou envisagées. L'IIC a constaté que l'analyse de l'évolution des paramètres tous les 4 ans n'a pas été transmise comme prévue par le présent article. 9/16Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit transmettre une analyse de l'évolution des paramètres depuis la mise en place de la surveillance des eaux souterraines, qui sera renouvelée tous les 4 ans. Lors la prochaine campagne 2026, l'IIC attend que l'exploitant transmette (via GIDAF s'il le souhaite) les bordereaux d'analyses accompagnés si besoin des commentaires sur les anomalies constatées ainsi que sur les actions correctives mises en œuvre ou envisagées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article Annexe I 3.7 .I.1.b
Sur les éléments manquants à l'issue de l'inspection du 4 octobre 2024, il était attendu que les produits de décomposition soient ajoutés à la stratégie de traitement. L'exploitant a mis à jour son AMR et ses plans de surveillance et d'entretien (version du 12/09/2025). Il a ainsi transmis le document "Mode opératoire Aubert & Duval Interforge et procédures" qui présente les produits de décomposition du FERROCID 8583 dans l'onglet "Fiche Stratégie KURITA" mais pas pour les autres produits utilisés. La demande de révision a été faite auprès du prestataire. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Transmettre la révision du document avec l'ensemble des produits de décomposition associés aux deux autres produits utilisés par l'établissement : Tower 15 et Ferrocid 4601
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 30/06/2006, article 9
L'IIC ne remet pas en cause la non application de la réglementation suivante : - 2ème alinéa de l'article 9 de l'AM du 30/06/2006 car le seuil réglementaire n'est pas atteint par l'établissement, - l'article 26 bis de l'AM du 04/10/2010 compte tenu que l'établissement est régulièrement autorisé depuis 1977 . L'étude "Evaluation du volume des eaux d'extinction d'un incendie et recherche de solution de 14/16principe pour le confinement - site Interforge d'Issoire (63)" du 22 décembre 2022 par ORIUM CONSEIL a mis en évidence les besoins en débit requis (maxi de 270 m 3 /h correspondant aux besoins en cas d’incendie dans le hall acier) et en volume de rétention des eaux d'extinction (1030 m3 ). Elle indique que le point de rejet R2 est équipé d'un dispositif d'isolement qui met en charge le réseau d'eaux pluviales. Elle fait également mention de points nécessitant une vérification par l'exploitant, à savoir : - le débit simultané sur le PI129 et la bouche incendie doit être supérieur à 150 m3 /h, - le débit d’alimentation de la réserve d’eau incendie depuis le réseau d’eau industrielle de Constellium doit être supérieur à 10 m3 en deux heures, - s'assurer de la bonne étanchéité des fosses de décapage 1 et 2 (respectivement 527 et 300 m 3 ), de la fosse FT23-24 (1204 m3 ) et de la fosse FT21 (1675 m3 ), - la nécessité de mettre en communication les fosses, sans pour autant modifier leur fonction actuelle de rétention et sans remettre en question le principe de séparation des rétentions de produits incompatibles, - la mise en place d’une fosse tampon située à proximité du dispositif d’isolement du rejet R2 équipée d’un relevage vers l’une des fosses pouvant être utilisée pour le confinement des eaux d’extinction, - l’établissement de plan des réseaux précis avec les côtes des fils d’eau et du fond des fosses utilisables pour le confinement des eaux --> le diagnostic complet de l'état des réseaux d'égouts a été fait (transmission à l'IIC du plan pdf " Etat des lieux - DIAG ASS - Interforge - 17072023"), - le relevé de la cote altimétrique des sols à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments de façon à identifier le sens des écoulements de surface et à s’assurer que ces écoulements sont dirigés vers des regards d’eaux pluviales --> le diagnostic complémentaire de tous les bassins versants correspondants aux réseaux a été fait (transmission à l'IIC du plan pdf " Etat des lieux - BV - Interforge - 17072023"). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Modalités d'exercice et contenu de l'autosurveillance - Prélèvement eau
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/10/2008, article 9.2.2
L'alimentation en eau sur le site est de deux types : - eau potable pour les besoins sanitaires, les installations TAR et les presses (aspersion), - eau industrielle (eau de forage Constellium) pour les opérations de trempé et de décapage. L'établissement tient un registre général informatisé détaillant sa consommation d'eaux potable et industrielle. Ce registre informatisé a été présenté en séance. L'IIC a constaté des relevés de consommation mensuelle depuis janvier 2024 à octobre 2025. L'exploitant a indiqué que selon les installations, les relevés se font de manière hebdomadaire ou mensuelle (hors période de sécheresse). L'établissement respecte les dispositions de la présente prescription.
Modalités d'exercice et contenu de l'autosurveillance - Eaux résiduaires
Sans suite administrative
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 25/07/2014, article 2
L'exploitant réalise le programme de surveillance défini dans le cadre du positionnement RSDE de l'établissement transmis à l'IIC en 2020 et mis à jour en 2022. Cette surveillance a été convenue avec l'exploitant dans l'attente de la rédaction d'un arrêté préfectoral complémentaire (Cf. instruction DOSEP pour la mise à jour de l'autosurveillance des eaux résiduaires).
Modalités d'exercice et contenu de l'autosurveillance - Niveaux sonores
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/10/2008, article 9.2.6
Le jour de l'inspection, l'exploitant a transmis le rapport de surveillance des émissions sonores réalisées par Biobasic Environnement et daté du 28 juin 2024 (intervention du 5 au 7 juin 2024). L'IIC a constaté que les campagnes de surveillance ont été menées en 2012, 2015, 2018, 2021 puis 2024. L'exploitant respecte la fréquence de surveillance tous les 3 ans. Les résultats 2024 mettent en évidence des niveaux sonores en limites de propriété et des émergences conformes en périodes diurne et nocturne.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 29/10/2008, article 5.1.3
Lors de la visite des zones de stockage de déchets (zone Huiles et zone Nord), l'IIC a constaté que 10/16les déchets dangereux sont stockés sous auvent à l'abri des intempéries ou dans des bennes extérieures équipées d'un couvercle.
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/04/2021, article R541-43
L'établissement dispose de deux prestataires pour les déchets : - Séché pour les déchets dangereux, - Suez pour les déchets non dangereux. En séance, l'exploitant a présenté deux registres chronologiques informatisés dont l'un est dédié aux déchets dangereux et l'autre aux déchets non dangereux. L'exploitant dispose d'un historique de 12 années. Pour les déchets non dangereux, l'extraction du registre se fait depuis la plateforme informatisée Suez qui permet également de faire des synthèses et de solliciter des rotations. L'exploitant réalise la déclaration des déchets dangereux via l'utilisation des BSDD sur la plateforme Trackdéchets. Le numéro BSD issu de Trackdéchets est bien inscrit dans le registre déchets dangereux.
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 24/11/2022, article R541-45
L'exploitant réalise la déclaration des déchets dangereux via l'utilisation des BSDD sur la plateforme Trackdéchets. Le numéro BSDD issu de Trackdéchets est bien inscrit dans le registre déchets dangereux.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article Annexe I 3.7 .I.1.b
Sur les éléments manquants à l'issue de l'inspection du 4 octobre 2024, il était attendu que l'exploitant renforce son plan d'entretien afin de gérer chaque facteur de risque identifié dans l'AMR et présente également le planning envisagé pour le remplacement de cette tour. L'exploitant a mis à jour son AMR et ses plans de surveillance et d'entretien (version du 12/09/2025) qui inclut un programme détaillant les actions, la procédure associée, le rapport de traçabilité, l'intervenant et la fréquence. Le nettoyage et la désinfection de la TAR se sont déroulés de 18 août 2025 par la société NOVALAIR (rapport d'intervention du 17/09/2025). L'exploitant a prévu de remplacer la TAR par un système de refroidissement adiabatique au mois d'août 2026 pour un montant de 400 k€. L'IIC précise que cette installation ne sera pas visée sous la rubrique 2921 et qu'une cessation d'activité partielle est à prévoir.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 30/06/2006, article 6-I
Sur les éléments manquants à l'issue de l'inspection du 4 octobre 2024, il était attendu la transmission du porter à connaissance concernant la modification du mode de livraison d'acide ainsi que la mise en place du plan d'actions déterminé suite à l'AMDEC. L'exploitant a transmis le 11 décembre 2025 son porter à connaissance concernant la modification des conditions de stockage des réactifs de décapage (Cf. instruction du DOSEP associé). Suite à l'accident de dispersion de soude (2023) et son analyse AMDEC associée, l'exploitant a indiqué avoir mis en place une sonde de niveau haut et très haut sur les bacs de soude et d'acide sous aspiration qui est asservie à des alarmes reportées au poste de pilotage et au poste de garde (pour le niveau très haut) et associée à une coupure de l'extraction (ventilation).
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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