Inspections ICPE

BIC RASOIRS

Installation classée à Longueil-Sainte-Marie (60126), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 26 août 2025 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005105439
CommuneLongueil-Sainte-Marie (60126)
DépartementOise
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL HdF
Inspections listées6 depuis 16 mai 2022
SIRET92582007800010

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Le présent rapport rend compte de la visite d'inspection effectuée le 26 août 2025 sur le site de la société Bics Rasoirs, sur la commune de Longueil-Sainte-Marie. Cette visite a été annoncée à l'exploitant le 21 août 2025. A ce jour, le rejet précédemment canalisé de tétrachloroéthylène ne l'est plus. Il a été rappelé à l'exploitant que les installations susceptibles de dégager des rejets atmosphériques doivent être munies de dispositifs permettant de collecter à la source et de canaliser autant que possible les émissions atmosphériques. Il est donc demandé à l'exploitant, sous 3 mois, de respecter l'article 8 de l'arrêté ministériel du 13 décembre 2019 en collectant à la source et en canalisant autant que possible les émissions des installations susceptibles de dégager des fumées, gaz, poussières ou odeurs, et notamment celles de son installation de traitement (dégraissage) des lames de rasoirs.

6points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite

Canalisation des émissions

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 13/12/2019, article 8

Il est possible de distinguer les rejets atmosphériques du site en deux catégories : les rejets atmosphériques de composés organiques volatils (COV) et les autres (poussières, oxydes d'azotes...). 1/ Rejets de COV. Les installations relatives au traitement des lames de rasoirs utilisent du tétrachloroéthylène, un solvant halogéné avec une mention de danger H351. Jusqu’en 2022, le rejet lié à ce traitement était réalisé en toiture, par le biais d'une cheminée. Le débit n’étant pas suffisamment élevé pour obtenir des résultats de mesures fiables pour s'assurer du respect des Valeurs Limites d’Émission (VLE) du rejet, l'exploitant a mené des recherches afin de trouver une solution. Celle retenue fut d’ajouter un condenseur permettant d'éliminer l'humidité présente et de piéger une part supplémentaire de COV. L'exploitant a alors fait le choix de supprimer sa cheminée et son rejet canalisé et de libérer le rejet "résiduel" dans un local technique (la salle des cuves). Cette salle est équipée d'un détecteur de gaz COV (TVOC). D'autres détecteurs sont positionnés dans l'usine, notamment dans la salle de travail où se trouvent les opérateurs et opératrices. La présence de ces détecteurs a été constatée par l'Inspection lors de la visite de terrain, ainsi que l'ancienne cheminée, aujourd'hui déconnectée du système. Le rejet est actuellement traité par des charbons actifs, changés tous les 6 mois. L'exploitant a fourni par mail du 28 août 2025 un ordre de travail relatif au dernier changement des charbons actifs, qui a eu lieu le 12 mai 2025. Lors de la visite de terrain, il a été constaté la présence d'une palette de charbons actifs. Les charbons actifs sont par la suite "désaturés" par de la vapeur d'eau. Les vapeurs sont ensuite condensées puis acheminées vers deux cuves interchangeables : lorsqu'une cuve se charge en eau contenant du tétrachloroéthylène, la seconde se régénère, puis inversement. Une décantation est effectuée, et le tétrachloroéthylène récupéré est réemployé et l'eau passe quant à elle dans un bulleur (qui permet de récupérer une fraction de tétrachloroéthylène) puis est évacuée (voir le point de contrôle n°5). L'exploitant indique que cette modification lui permet une meilleure maîtrise de ses rejets. Aujourd'hui, le site ne dispose donc plus d'aucun rejet canalisé de tétrachloroéthylène. Cette modification a été constatée par l'inspection lors de deux contrôles en 2023 et 2024. Cependant, rendre un rejet précédemment canalisé diffus n'est pas

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Canalisation des émissions

Valeurs limites d'émission des rejets aqueux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 27/12/2013, article 38

Le rejet de tétrachloroéthylène dans l'eau étant lié à l'activité de dégraissage, l'arrêté ministériel de prescriptions générales (AMPG) applicable au site est celui du 9 avril 2019, applicable aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) soumises à déclaration avec contrôle périodique sous la rubrique n°2564 (nettoyage, dégraissage, décapage de surfaces par des procédés utilisant des liquides organohalogénés ou des solvants organiques). Néanmoins, cet AMPG ne prescrit pas de valeurs limites d'émission (VLE) pour le tétrachloroéthylène. Par ailleurs, l'exploitant a indiqué lors de la visite que les eaux du process sont regroupées dans une cuve avec les eaux de chaudière avant d'être rejetées dans l'Oise. L'eau de purge des chaudières étant en théorie exempt de tétrachloroéthylène, le regroupement s'apparente à de la dilution, qui n'est pas un moyen de traitement.10/11 L'exploitant a fourni par mail du 28 août 2025 les 3 derniers rapports d'analyses de l'eau (rejet sortie Omniatex) du laboratoire départemental d'analyses et de recherches (LDAR) : - rapport d'analyse n°H_ER25.2979.1-1, du 27 juin 2025 ; - rapport d'analyse n°H_ER25.3464.1-1, du 25 juillet 2025 ; - rapport d'analyse n°H_ER25.3935.1-1, du 25 août 2025. D'après ces rapports, les valeurs de tétrachloroéthylène rejetées sont les suivantes : 22.4 g/l (juin), 89,3 g/l (juillet) et 32,7 g/l (août). L'AMPG du 27 décembre 2013 applicable aux ICPE soumises à enregistrement au titre de la rubrique n°2661 (transformation de polymère) fixe une VLE en tétrachloroéthylène dans les rejets aqueux de 50 µg/l si le rejet dépasse 0,5 g par jour. Dans le tableau à l'article 38, le tétrachloroéthylène apparaît dans la rubrique "activités spécifiques à l'industrie du caoutchouc". Bien que l'activité du site ne se rapporte pas au travail du caoutchouc, il peut être considéré que cette VLE a du sens d'un point de vue réglementaire car elle se trouve dans un des AMPG applicable au site, bien qu'il s'agisse d'un autre sous-secteur que celui mis en œuvre par l’établissement BIC Rasoirs. De plus, les émissions de tétrachloroéthylène rejetées par le site sont dans l'ordre de grandeur de la VLE évoquée ci-dessus. Il est donc envisagé de réglementer les rejets aqueux en sortie de l'installation Omniatex en tétrachloroéthylène avec un arrêté préfectoral complémentaire en fixant une valeur limite et des modalités de surveillance. Néanmoins, les rejets aqueux étant liés aux rejets atmosphériques, il

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · VLE perchlo

Fonctionnement des installations

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 13/12/2019, article 9.1 - IV

L'exploitant a indiqué lors de l'inspection que l'installation de traitement (aspiration des vapeurs pour récupérer le tétrachloroéthylène et les filtrer sur les charbons actifs) n'est arrêtée que pendant les vacances d'été. Le redémarrage n'a lieu que lorsque les deux cuves interchangeables sont propres.

Thèmes : Risques chroniques · Démarrage et arrêt

Plan de gestion des solvants (PGS)

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 13/12/2019, article 10.1

L'exploitant a transmis via l'application GEREP son plan de gestion des solvants (PGS) 2024. D'après ce dernier : - l'exploitant a consommé 2046 kg de solvant, soit 27 % de plus qu'en 2023. - l'exploitant a récupéré 11266188 kg de solvant en 2024, soit 4,6 % de moins qu'en 2023. - l'exploitant a produit 1282 kg de déchets de solvants en 2024, soit 42 % de plus qu'en 2023. L'exploitant explique ces variations notamment par les interventions de maintenance qui ont lieu sur les installations.

Thèmes : Risques chroniques · PGS

Rejets atmosphériques diffus

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 27/12/2013, article 44

L'exploitant a indiqué ne pas utiliser de matières pulvérulentes (poussiéreuses), mais uniquement des granulés de plastiques.

Thèmes : Risques chroniques · Produits pulvérulents

Modification des installations

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/01/2016, article R. 512-54

L'exploitant a indiqué avoir rapatrié deux lignes de production d'une usine en Grèce. Il aurait averti les services de l'inspection par oral. Il lui a donc été demandé de formaliser cette modification par l'envoi d'un dossier de porter à connaissance étudiant les impacts potentiels de cette modification. L'exploitant a transmis par mail du 28 août 2025, soit pendant la rédaction du présent rapport, un courrier faisant office de dossier de porter à connaissance relatif à l'installation des lignes ASTOR. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation : il a été rappelé à l'exploitant que toute modification apportée aux installations entraînant un changement notable des éléments du dossier de déclaration initiale doit être portée, avant sa réalisation, à la connaissance du Préfet.

Thèmes : Situation administrative · Modification des installations

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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