L’inspection a permis de constater une gestion efficace de la maintenance sur le site de la société ECOBAT de Brenouille. Des dispositions visant à maintenir les équipements de production en bon état de fonctionnement et à prévenir les incidents et accidents sont mises en œuvre.
8points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Stratégie de maintenance (au niveau macro)4/11
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Un service maintenance et travaux neufs est présent sur le site. Il est composé de trois entités : - planification des travaux : réalisation des plans de prévention et autres autorisations de travail, gestion des stocks, - chef atelier maintenance avec des électromécaniciens, des automaticiens et des instrumentalistes : opèrent les opérations de maintenance pouvant être réalisées en interne, - un technicien atelier. L’exploitant a présenté un organigramme du service maintenance. Ce service est sous la responsabilité du directeur du site et n’opère que sur le site de Brenouille. Des entreprises extérieures interviennent sur le site pour des opérations de maintenance ponctuelles. Il n’y a pas d’entreprises extérieures à demeure sur le site. Le programme de maintenance est suivi : - par le service HSE pour les opérations de maintenance réglementaire, - par le service maintenance pour toutes les opérations techniques relatives aux équipements. Hebdomadairement, le service QHSE fait un point sur le suivi du programme de maintenance. Des indicateurs sont définis et suivis.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
L’exploitant indique que sur les trois dernières années le budget alloué à la maintenance des équipements est stable. Le coût est rapporté à la tonne produite. Aucun arbitrage dans les opérations de maintenance à réaliser n’est opéré par l’exploitant. Ce budget de la maintenance ne comprend pas les investissements relatifs à la mise en conformité réglementaire des équipements. Le programme de maintenance préventive a été défini selon plusieurs sources : - analyse de la criticité de chaque équipement présent sur le site. Cette analyse a été réalisée sous la forme d’AMDEC (l'analyse des modes de défaillance de conception et de leurs effets) sous le prisme de trois critère : HSE, production et maintenabilité, - exigences réglementaires, - préconisations du constructeur. De cette analyse AMDEC découle également une liste des pièces détachées critiques qui sont référencées et présentes dans l’atelier de pièces détachées du site. En termes de personnel, l’exploitant indique que le nombre d’employés participant à la maintenance du site est en augmentation sur les dernières années (électromécanicien posté de nuit par exemple).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
L’entité planification des travaux gère l’intervention des entreprises extérieures pour les opérations de maintenance. A chaque intervention, un plan de prévention est réalisé en amont de l’intervention. Un logiciel interne dénommé Trépied permet de suivre les habilitations des entreprises extérieures nécessaires aux diverses opérations de maintenance. Ce logiciel est une interface partagée avec les entreprises extérieures. Ce logiciel permet au regard de l’analyse des risques menée dans le cadre un plan de prévention de définir les habilitations nécessaires. L’entreprise intervenante verse sur l’interface les documents ad hoc. L’analyse des risques se fait en présence des services maintenance, exploitation, QHSE si besoin et les représentants de l’entreprise extérieure. L’ensemble des plans de prévention et autorisations de travail associées sont retournés au service QHSE qui effectue par l’intermédiaire du technicien QHSE des contrôles inopinés. Le lancement de l’opération de maintenance se fait en présence du technicien de maintenance référent qui accompagne l’opération tout au long de sa durée. La signature des autorisations de travail vient clore l’opération de maintenance. Lors de la visite de terrain, des exemples d’intervention d’une entreprise extérieure ont été pris comme ligne directive (cf point de contrôle n° 5).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Le site dispose d’un logiciel de GMAO qui permet de gérer la maintenance préventive sur le site. Le programme de maintenance est intégré à la GMAO. La GMAO définit par équipement le type de maintenance préventive à réaliser : - la maintenance préventive systématique : on change la pièce à chaque intervention de maintenance, - la maintenance préventive conditionnelle : on analyse l’usure de la pièce avant de la changer. Le logiciel de GMAO génère des demandes d’interventions aux échéances définies dans le programme de maintenance. Le service de planification des travaux prend ensuite la suite de l’opération. Le service QHSE suit, de son coté, un tableau définissant l’ensemble des opérations de maintenance non techniques telles que les extincteurs, les équipements de protection contre la foudre, les mesures de maîtrise des risques, … . Cette maintenance n’est pas intégrée dans le logiciel de GMAO. Les opérations de maintenance curative passe par une demande d’intervention dans le logiciel de GMAO qui est ensuite traitée par la personne de la planification des travaux. Hebdomadairement, les services QHSE et maintenance se réunissent pour faire le suivi des programmes de maintenance et analyser les causes d’éventuels retards.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Le logiciel GMAO permet de réaliser également le plan de prévention en amont de chaque opération de maintenance préventive ou curative. Le logiciel définit en fonction du type de travaux effectués lors de l’opération de maintenance les autorisations de travail nécessaires. Il définit également si une procédure de consignation LOTOTO (LOCK OUT - TAG OUT - TRY OUT ) est nécessaire. L’exploitant indique qu’une fiche LOTOTO est définie pour chaque équipement qui le nécessite. Un exemple a été pris : plan de prévention pour l’opération de maintenance sur une fuite hydraulique sur un chariot élévateur. Le plan de prévention est annuel puisque l’entreprise intervenante a signé un contrat de maintenance annuelle. Une autorisation de travail n°698 du 9 juillet 2026 a été vue dans le logiciel de GMAO. Une analyse des risques est identifiée. L’autorisation de travail aborde les points suivants : - la préparation du chantier, - la mise en place du chantier, - le mode opératoire de l’intervention. Le mode opératoire est joint à l’autorisation de travail quand il existe. - les essais à réaliser après l’intervention, - les moyens de prévention à mettre en place en fonction des risques identifiés. Cette autorisation de travail est signée par le service maintenance, les service d’exploitation et l’entreprise extérieure à l’ouverture et à la fermeture du chantier. Un second exemple a été inspecté : autorisation de travail n°693 du 8 juillet 2026, nettoyage de la chargeuse automatique de la cuve K. Aucune observation n’est mise en évidence de la part de l’inspection des installations classées. Lors de la visite de terrain, l’autorisation de travail n°784-002 pour l’opération de maintenance « modification de l’enceinte grillagée chargeuse » a été vue en salle de contrôle. Cette opération était en cours de finalisation. Elle nécessitait un permis feu qui a été transmis par l’exploitant. Ce permis feu date du 9 juillet 2026. Elle reprend bien l’opération de maintenance pré-citée et est signée par le chargé de travaux de l’entreprise extérieure et l’employé du site en charge de la planification des travaux. L'interview du chef atelier de maintenance a permis de vérifier la bonne connaissance de la gestion de la maintenance sur le site.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article Annexe I point 3
L’exploitant a indiqué avoir un mode opératoire pour les opérations de maintenance sur les mesures de maîtrise des risques du site (VESDA et caméra thermique en lien avec le phénomène d'incendie du tas de batterie). La procédure GEN-IT-90 du 5 février 2022 reprend ce mode opératoire. L’exploitant indique que des modes opératoires ont également été définis sur des équipements particuliers pour des opérations de maintenance spécifiques au regard du retour d’expérience (quand des non-conformités lors du déroulement de l’opération étaient mises en évidence). Ces modes opératoires sont joints à l’autorisation de travail lors de la réalisation de l’opération de maintenance concernée.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
L’exploitant indique que des audits internes sont réalisés à plusieurs niveaux : - un employé du service QHSE est présent en permanence dans les ateliers et rectifie immédiatement quand les façons de faire ne sont pas les bonnes, - la réalisation d’audits fait partie des objectifs des responsables du site. Un nombre d’audits est défini par employé. Si des écarts sont mis en évidence, un ticket est déclaré dans le logiciel BBS. Il s’agit de prévenir les situations dangereuses. Ce ticket déclenche une analyse et la mise en œuvre d’un plan d’actions qui est revu tous les matins en réunion QHSE/production/maintenance. En termes de suivi, l’exploitant surveille les indicateurs suivants : - nombre d’autorisation de travaux internes faites. L’objectif est de savoir si elles ne sont pas en diminution, ce qui signifierait une baisse de la vigilance ; - taux de disponibilité de la ligne de four ; - taux de disponibilité de la ligne de lingotage. Suite au rachat du site par la société Campine, les indicateurs sont en cours d’uniformisation sur l’ensemble des sites du groupe.
Retour d’experience sur les opérations de maintenance
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Au niveau du groupe, le retour d’expérience est peu présent. Il tend à se développer suite au rachat. Au niveau du site, l’exploitant indique mettre en place des actions qui permettent de mettre en évidence une éventuelle défaillance répétitive sur certains équipements. Cette analyse a pour objectif d’adapter le programme de maintenance et de fiabiliser ainsi les équipements de production.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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