Inspections ICPE

MECACHROME FRANCE

Installation classée à Amboise (37400), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 10 avril 2025 — 4 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0010000741
CommuneAmboise (37400)
DépartementIndre-et-Loire
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL CVL
Inspections listées3 depuis 22 mars 2023
SIRET54209316600123

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

5points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite

Plan des réseaux / Suites VI 22/03/2023

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/10/2002, article 3.1.10

Il convient de noter que, suite aux pollutions récurrentes observées par le passé, au niveau des points de rejet du bâtiment n° 2, l’exploitant a complété ses installations par la mise en place un réservoir d’un volume de 1000 litres sur chacun des deux réseaux d’eau pluviale. Ce dispositif permet, par l’intermédiaire des deux pompes qu’il y a associées, de renvoyer les éventuels écoulements chargés en hydrocarbures vers deux cuves de stockage de 1000 litres avant enlèvement par un prestataire agréé, ces travaux représentant un investissement de 40 000 euros. Ces mesures se sont avérées efficaces sur la partie du réseau concernée. Néanmoins, les travaux et investigations réalisés ont conduit à constater l'absence de correspondance des plans fournis par l’architecte avec le réseau existant, ainsi que la défaillance d’une autre partie du réseau en provenance de la zone de stockage de déchets et plus particulièrement des bennes de stockages des copeaux métalliques chargés en huile, des travaux complémentaires ayant par conséquent été réalisés (cette zone a fait l'objet d'actions correctives évoquées précédemment ayant conduit à la réfection de la zone de stockage des bennes à copeaux, notamment par la reprise de la pente et l’implantation d’un caniveau de récupération des écoulements). L'exploitant a présenté un plan de masse de l'établissement numérisé extrait du dossier de demande d'autorisation ayant abouti à l'arrêté préfectoral d'autorisation du 24 octobre 2002, sur lequel il a reporté l'implantation des dispositifs évoqués ci-dessus, les séparateurs à hydrocarbures présents sur site (deux pour le site n° 2, 1 pour le site n° 1), ainsi que les dispositifs d'obturation en place. Le plan des réseaux transmis reste très partiel, ne permettant notamment pas de distinguer clairement les différents réseaux eaux usées sanitaires, eaux industrielles, eaux pluviales potentiellement polluées, eaux pluviales non polluées, ainsi que tous les équipements et postes attendus (séparateurs à hydrocarbures, dispositif d'obturation, ........) => Le plan des réseaux n'est pas à jour.

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques chroniques · Plan des réseaux

Stockage des déchets / Suites VI 22/03/2023 (APMD)

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/10/2002, article 3.1.7

Pour rappel, l'établissement, pour l'usine 2, comporte deux zones de stockage de déchets (stockage des copeaux métalliques pour l'une, stockage des autres types de déchets, liquides notamment, pour l'autre), une pour l'usine 1 (bidons vides essentiellement, aucun déchet liquide). Le stockage de l'usine 1 se fait sur une zone étanche au sein d'une armoire extérieure verrouillable équipée d'une capacité de rétention intégrée. Comme vu précédemment, la zone de stockage des copeaux métalliques située au sein de l’usine 2 a été entièrement refaite : • l'inclinaison de la pente a notamment été reprise, • le caniveau de récupération des écoulements a été réimplanté, • l'ensemble de la zone a été réorganisée de sorte que la couverture existante couvre la totalité de la zone de stockage. La deuxième zone de stockage de l'usine 2 comporte trois types de stockage : - un stockage de produits liquides à consommer fait sur une zone étanche au sein d'une armoire extérieure verrouillable équipée d'une capacité de rétention intégrée ; - un stockage de déchets en bacs étanches, dorénavant fait sur une aire couverte adjacente au bâtiment accueillant l'évaporateur et la régénératrice permettant le recyclage des lubrifiants (le bâtiment est lui-même sur rétention) ; - une cuve enterrée de stockage de lubrifiants usagés de 30 m3, au nord-est immédiat du bâtiment accueillant l'évaporateur et la régénératrice permettant le recyclage des lubrifiants. Il a été observé lors de l'inspection du 22 mars 2023, au niveau de la cuve enterrée de stockage de lubrifiants usagés, la détérioration de la dalle de couverture de cette dernière, présentant par ailleurs des traces d’écoulement d’hydrocarbures impactants les sols. L'exploitant a indiqué que la cuve de stockage de lubrifiants usagées enterrée est une cuve double peau avec détecteur de fuite et qu'elle ne contribue pas à alimenter la pollution observée. Il a également indiqué que la pollution constatée provenait des opérations de lavage des carters des convoyeurs à copeaux réalisées au droit de l'alimentation de la cuve de stockage de lubrifiants usagés. La société MECACHROME a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de mise en demeure et de mesures conservatoires du 11 mai 2023 imposant à l'exploitant de procéder aux travaux de réhabilitation de l'aire étanche sur laquelle étaient réalisées jusque-là les opérations de lavage des carters avec mesures conservatoires visant à sécuriser la zone, adresser aux service d'inspection la fiche in

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Stockage des déchets

Ressources en eau / Suites VI 22/03/2023

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/10/2002, article 3.5.7.4

Début 2010, afin d’identifier le volume d’eau complémentaire nécessaire pour intervenir en cas d’incendie sur site, l’exploitant a pris contact avec le service départemental d’incendie et de secours. L’étude réalisée a alors révélé un besoin en eau global de 600 m³. Néanmoins, depuis, plusieurs extensions ont été réalisées. Il convient par conséquent que cette étude soit actualisée et les besoins en eau, en de telles circonstances, complétés le cas échéant. Les éléments du dossier de mise à jour administrative déposé par courrier du 16 janvier 2019 par la société MECACHROME mentionne un besoin en eau de 450 m³/h pour l’usine 1 (soit 900 m³ pendant deux heures) et de 990 m³/h pour l’usine 2 après mise à jour récente (soit 1980 m³ pendant deux heures) selon le document technique D9 du guide pratique pour le dimensionnement des besoins en eau de septembre 2001 établi par l’INESC, la FFSA et le CNPP. Au vu des bornes incendies présentes dans le secteur et notamment celle présente rue Saint- Règle, présentant un débit de 204 m³/h, l'exploitant a considéré qu'après recoupement des bâtiments permettant de respecter la capacité des pompiers à mettre en oeuvre un maximum de 600 m³/h et donc un maximum de 1200 m³ pendant deux heures, le déficit de ressource en eau de l'établissement se monterait à 800 m³. Il a fait valoir deux devis pour l'implantation d'une réserve souple de 800 m³, respectivement de la société ROBINET TP pour la partie terrassement (30 000 euros), et de la société CITERNEO pour la bâche souple (20 000 euros). Néanmoins, la société MECACHROME porte actuellement un projet de modernisation et d'optimisation du process industriel de son établissement d'Amboise représentant plusieurs dizaines de millions d'euros d'investissement, qui lors de sa mise en oeuvre, permettrait de prendre en compte la mise en conformité de l'établissement au regard de la prévention du risque incendie. Actuellement en recherche de financement, ce projet ne se concrétise pas alors que le constat de non-conformité évoqué ci-dessous a déjà été observé lors de la précédente inspection et renouvelé. => Les travaux nécessaires au recoupement des bâtiments ne sont donc pas engagés et le volume d’eau disponible en cas d’incendie pour satisfaire les besoins en eau du site n'est pas mis à niveau. 10/12

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques accidentels · Ressources en eau

Confinement des eaux d'extinction d'incendie / Suites VI 22/03/2023

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/10/2002, article 3.1.8

Le site n°1 est équipé d'un obturateur gonflable pour chacun de ces deux points de rejet. Cependant, l'exploitant n'est pas en mesure de justifier de la capacité de confinement représenté par ce dispositif. L'étude D9A selon le guide de l'Ineris ou toute étude équivalente concernant ce site n'a par ailleurs pas été réalisée. Le site n°2 est équipé d'un unique obturateur gonflable à mettre en place au niveau de la canalisation du fossé récepteur des rejets des eaux pluviales potentiellement polluées en provenance des deux secteurs collectés (après séparateur à hydrocarbures). Néanmoins, ce fossé s'apparente à un ruisseau puisqu'il présente un écoulement avant même de pénétrer le périmètre de l'établissement par l'amont. En l'état, la mise en oeuvre de l'obturateur gonflable ne peut pas être satisfaisante et permettre d'atteindre l'objectif de confinement des réseaux puisqu'en cas d'incendie les eaux d'extinction satureront le fossé jusqu'à sortir de l'établissement à l'amont tout en étant alimentées par l'écoulement naturel du fossé. Le fossé, comme son nom l'indique, n'est par ailleurs pas étanche et présente naturellement un phénomène d'infiltration. Aucun autre dispositif de confinement n'est existant au sein de l'établissement (bassin de confinement, .....). L'exploitant n'est par ailleurs pas en mesure de préciser le volume potentiellement confiné au travers de ce dispositif. En revanche il a étudié deux scénarios de confinement, l'un visant à mettre en place des batardeaux sur tout le bâtiment, associé à des vannes guillotines d'assurer le confinement attendu, l'autre par l'implantation d'un bassin extérieur ou une cuve, les volumes de confinement nécessaires calculés étant respectivement de 1413 m3 et 1517 m3. Les actions attendues ont été mises en suspens par l'exploitant de par le projet de modernisation et optimisation représentant un investissement de plusieurs millions d'euros porté par la société MECACHROME pour son site d'Amboise, justifiant que le site serait mis en conformité sur la prévention du risque incendie à l'exécution du projet. L'absence de conformité sur l'aspect confinement des eaux d'extinction d'incendie a néanmoins déjà été observé et renouvelé lors de la précédente inspection. => Qu'il s'agisse du site n° 1 ou du site n° 2 la société MECACHROME n'a pas mis en oeuvre, pour son site d'Amboise, les actions permettant de bénéficier des capacités de confinement nécessaires pour la rétention des eaux d'extinction d'incendie.

Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription

Thèmes : Risques accidentels · Confinement des eaux d'extinction d'incendie

Plan de gestion de solvants/ Suites VI 22/03/2023

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 28.1

L’exploitant a présenté le plan de gestion de solvants de l'établissement de l'année 2024. La société MECACHROME utilise notamment, lors de ses opérations d'application de peinture, des peintures solvantées. Des solvants de nettoyage sont également utilisées au sein de l'établissement. Le principal solvant utilisé est le méthyléthylcétone. Pour l'année 2024, le plan de gestion de solvants présente une consommation annuelle de 7,338 tonnes. Les émissions de solvants se composent de 5,028 tonnes de rejets canalisés, 0,658 tonne de rejets diffus (représentant 9% de la consommation globale de l'établissement), 0,151 tonne de solvants présents dans les déchets de l'établissement, et 1,500 tonnes de solvants récupérés et réutilisés. La plan de gestion de solvants présenté comporte par ailleurs un chapitre évoquant les actions en cours visant à réduire et/ou supprimer les quantités de solvant consommée. A ce titre, l'exploitant a fait valoir trois actions en cours ; - la mise en place de housses VCI permettant de se substituer à l'utilisation du produit WADIS pour les pièces exportées vers l'usine de Tanger au Maroc (phase de test réalisée à échéance de juin 2025) ; - la suppression de l'utilisation du produit WADIS par la mise en oeuvre, en lieu et place, de produits biologiques (échéance juin 2025) ;12/12 - la substitution des lingettes de Dieston par de nouveaux produits (recherche en cours auprès des clients, échéance décembre 2025) Pour précision, le produit WADIS est un protecteur efficace des métaux et alliages, aciers, aluminiums, magnésium, titane et cuivre. Ce composé inhibiteur de corrosion pour avion à point d'éclair élevé forme un film hydrofuge et anticorrosion puissant et protecteur qui déplace l'eau et l'humidité. => Ces éléments n'appellent pas de remarque particulière de la part de l'inspection.

Thèmes : Risques chroniques · Plan de gestion de solvants - NC7 VI 26/05/20

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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