Inspections ICPE

PREFABLOC Agrégats

Installation classée à Saint-Pierre (97410), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 25 juin 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007101939
CommuneSaint-Pierre (97410)
DépartementLa Réunion
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDEAL Réunion
Inspections listées5 depuis 15 février 2023
SIRET40230429900041

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

La visite d’inspection a mis en évidence plusieurs non-conformités, notamment un non-respect des conditions d'exploitation de la carrière (pente des talus, respect de la cote d'extraction) et une gestion défaillante de la prévention des pollutions des sols et des eaux (stockage non conforme de déchets, dispositifs de rétention défaillants, déversement accidentel de GNR). Par ailleurs, le site n'est pas soumis aux dispositions relatives aux Installations de Gestion de Déchets (IGD).

8points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Surveillance et protection des eaux souterraines

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/01/2022, article 4.3.3

L'exploitant a présenté : le rapport d'évaluation des eaux souterraines de la neuvième campagne de mesure réalisée le 7 mai 2026 par le bureau d'étude SOCOTEC ; • le tableau informatisé du suivi de la qualité des eaux souterraines regroupant le suivi de chaque paramètre par piézomètre. Des graphes montrent l'évolution des paramètres depuis 2017 ; • le tableau informatisé des niveaux piézométriques du site. Les mesures sont réalisées hebdomadairement. • Il précise que les mesures des radionucléides ont été réalisées, mais les résultats pour l'année 2026 n'ont pas été réceptionnés. L'inspection a constaté : le respect des fréquences des mesures et des paramètres ;• le positionnement des piézomètres (amont/aval) doit être justifié dans le rapport, notamment le PzB qui semble être en amont par rapport au PzC ; • l'absence d'unité pour le relevé des piézomètres ne permettant pas d'analyser ces données : les données doivent être exprimées en m NGR. • Les résultats montrent : l'absence de HCT, PCB, BTEX, HAP et Acrylamide ;• une concentration supérieure de sulfates (SO4) au droit du piézomètre PzB par rapport à l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, •6/14 R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique ; pour les ETM :• l'absence de Plomb, Cadmium, Zinc, Nickel et Mercure quantifiés dans les eaux souterraines ; ◦ la présence de Chrome, Cuivre, Arsenic, Baryum, Fer, Manganèse et Molybdène quantifiés, dont une valeur de Molybdène au droit du PzB supérieure à la valeur sanitaire fixée par l'OMS en 2011 relative aux directives de qualité pour l'eau de boisson. ◦ Il convient de noter que : le Molybdène est en baisse depuis la mesure du 1er juin 2022 (passage de 0,153 mg/l à 0,109 mg/l) ; • pour les Sulfates : la concentration était faible jusqu'en juin 2022, puis elle a augmenté jusqu'à atteindre un seuil de 721 mg/l en mai 2023, avant de diminuer et passer en dessous du seuil de l'arrêté ministériel du 11 janvier 2007 susvisé (250 mg/l) en juillet 2025 (232 mg/l), puis de remonter à 273 mg/l en mai 2026. • Par ailleurs, l’inspection a indiqué que désormais le suivi des piézomètres et de la qualité des eaux souterraines serait réalisé via l’application GIDAF (Gestion Informatisée des Données d’Autosurveillance Fréquente). Cette déclaration est obligatoire depuis le 1er janvier 2025, conformément à l’arrêté mi

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Suivi des eaux souterraines

Servitudes d'utilité publique

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 11/12/2025, article 3.1

L'exploitant précise que seuls des cocotiers ont été plantés sur la parcelle par le propriétaire du terrain. Aucune autre activité n'est exercée sur cette zone. L'exploitant a fourni un rapport d'analyse n° 235775 A3, daté du 16 mars 2026, portant sur un prélèvement d'eau de coco réalisé par le Laboratoire Bourbon. L'eau de coco provient de cocotiers situés dans la bande des 10 mètres en bordure de la phase 1 de la carrière Lagarrigue, hors de la zone remblayée avec des SPC. Les résultats analytiques révèlent une absence globale de contamination significative par les micropolluants recherchés. Les concentrations mesurées pour les micropolluants organiques (pesticides, HAP) et les éléments traces métalliques sont systématiquement inférieures aux limites de quantification des méthodes analytiques, confirmant l'absence de détection. Les paramètres microbiologiques sont tous nuls. Seuls les hydrocarbures totaux (C10-C40) présentent une concentration faible de 0,62 mg/L, qui ne met pas en évidence de contamination notable. Les résultats obtenus sont compatibles avec un échantillon ne présentant pas de contamination caractérisée par les composés analysés. Néanmoins, le rapport ne prend pas position sur le caractère consommable et commercialisable de ces produits. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Avant toute consommation ou commercialisation des noix de coco produites sur site, l'exploitant devra transmettre à l'inspection une étude sanitaire appropriée concluant sur l'aptitude à la consommation de ces produits. Les prélèvements effectués devront être représentatifs de l'ensemble de la parcelle.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Situation administrative · Respect des SUP

Modalités d'extraction

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/01/2022, article 3.2.3

L'exploitant présente le plan topographique daté du 1er avril 2026 et réalisé par le géomètre topographe TOPO Services. L'inspection a constaté que : les zones située à proximité des stocks de bloc de roche n° 5 et 6, indiqué sur le plan topographique, correspondant à la phase d'extraction n°3, ont été exploitées en dessous de la cote autorisée de 5 m NGR, le point le plus bas atteignant 3,41 m NGR ; • la zone à proximité du stock n° 5 a été remblayée et compactée avec des déchets inertes, afin de rétablir la cote réglementaire du fond de fouille et masquer cette extraction illégale. • Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant, compte tenu des enjeux de protection de la nappe phréatique, de : procéder à l'évacuation de l'ensemble des matériaux issus de déchets inertes utilisés pour le remblaiement de la zone située à proximité du stock n° 5 ; • remblayer les deux zones exclusivement avec des matériaux nobles extrait sur la carrière, garantissant l'absence de risque de contamination de la nappe. Un reportage photographique daté des différentes étapes (état initial, évacuation, remblaiement, état final) pourra être fourni comme justificatif ; • mettre en place des bornes de nivellement matérialisant la cote maximale d'extraction autorisée dans les zones concernées, conformément à l'article 5 de l'arrêté ministériel du 22 septembre 1994 relatif aux exploitations de carrières, afin de prévenir tout dépassement ultérieur de la profondeur d'extraction prescrite ; • transmettre les mesures techniques et organisationnelles mises en œuvre pour garantir le respect strict des cotes d'extraction autorisées et prévenir tout nouveau dépassement. Ces mesures devront notamment préciser : • les procédures de contrôle de la profondeur d'extraction en cours d'exploitation ;◦ la fréquence et les modalités de surveillance topographique ;◦ les consignes données au personnel d'exploitation ;◦12/14 faire apparaître sur les prochains plans topographiques :• l'emplacement précis des bornes de nivellement installées ;◦ la matérialisation claire des limites de profondeur d'extraction autorisées pour chaque phase d'exploitation. ◦

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Respect de la côte minimale d'extraction

Front d'exploitation

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/01/2022, article 3.2.7

La visite de la carrière a permis, sur les faces Nord-Ouest et Sud-Est de la zone d'extraction, de constater la présence de talus en cours d'exploitation qui ne présenteraient pas une pente générale conforme au ratio 1V/1H prescrit. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de : faire réaliser par un géomètre-expert des mesures précises des pentes des talus en cours d'exploitation sur les faces Nord-Ouest et Sud-Est, afin de vérifier leur conformité au ratio 1V/1H prescrit ; • transmettre à l'inspection les résultats de ces mesures accompagnés d'un plan topographique actualisé faisant apparaître les pentes effectives des talus ; • et en cas de non-conformité avérée, de :• présenter un plan d'action détaillé précisant les mesures correctives à mettre en œuvre, le phasage et le calendrier prévisionnel de mise en conformité ; ◦ mettre en place des procédures de contrôle permettant de vérifier et de maintenir la conformité des pentes des talus au cours de l'exploitation future. ◦

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Situation administrative · Respect des pentes des fronts de taille

Ravitaillement et entretien

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/01/2022, article 3.6.113/14

La visite a permis de constater la présence d'une tache noirâtre sur l'aire étanche de ravitaillement, provenant d'un débordement de gasoil non routier (GNR) lors du chargement d'un engin. Le GNR s'est répandu sur la dalle étanche ainsi qu'en dehors de celle-ci à même le sol. Des produits absorbants ont été mis en place immédiatement à la demande de l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant : procéder sans délai au nettoyage et à la dépollution de l'aire étanche de ravitaillement et des zones extérieures souillées par le déversement de GNR ; • transmettre un compte-rendu des opérations de nettoyage réalisées, accompagné d'un reportage photographique avant/après intervention ; • fournir les bordereaux d'élimination des déchets issus des opérations de dépollution (absorbants souillés, terres ou matériaux pollués), conformément à l'article 3.9.2. de l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2022 ; • de mettre en place un caniveau et reliée par une canalisation étanche, ou tout dispositif équivalent, permettant de collecter les liquides accidentellement répandus et les diriger vers le séparateur d’hydrocarbures ; • former le personnel aux consignes de ravitaillement et d'entretien des engins, ainsi qu'aux conduites à tenir en cas de déversement accidentel. •

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Produits chimiques · Aire étanche

Stockage, séparation, traitement et élimination des déchets

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/09/1994, article 18.1.II

Lors de la visite du site, l'inspection a constaté : la présence d'un bac contenant divers déchets (notamment des cartouches de graisse) baignant dans un liquide noirâtre. Le contenu de ce bac est susceptible de créer une pollution des sols et des eaux ; or, il n'est pas stocké sur une rétention adaptée ni sur une dalle étanche et est exposé aux intempéries ; • la présence d'un bac de rétention endommagé contenant également un liquide susceptible d'être pollué et exposé aux intempéries. • Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l'exploitant de : procéder sans délai au déplacement du bac situé en dehors de la zone étanche et le placer sur une aire étanche équipée d'une rétention adaptée au volume stocké ; • protéger les deux bacs des intempéries (mise à l'abri sous couverture ou utilisation de dispositifs de protection adaptés) ; • remplacer ou réparer le bac de rétention endommagé par un dispositif conforme et en bon état ; • faire éliminer les déchets et liquides pollués collectés par un prestataire agréé et transmettre à l'inspection les bordereaux de suivi des déchets dangereux (BSDD). •

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Produits chimiques · Condition de stockage

Réduction des émissions de poussières

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/01/2022, article 3.7.1

L'exploitant a présenté les consignes d’exploitation (V2 du 3 février 2020). L’inspection a constaté : la présence de dispositifs d'arrosage sur le site ;• le bâchage d'une benne au niveau du pont-bascule ;• le site en bon état d'entretien général et du chemin Charrette.• 8/14

Thèmes : Risques chroniques · Consignes d'exploitation - Arrosage

Suivi des retombées de poussières

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/02/2002, article 3.7.3

Retombées de poussières dans l’environnement : L’exploitant a présenté les rapports des retombées de poussières dans l’environnement réalisé par le bureau d’étude SOCOTEC : n° REUY3/26/06 pour la période du 19 novembre au 17 décembre 2026 en date du 15 janvier 2026 ; • n° REUY3/25/016 pour la période du 13 novembre au 12 décembre 2025 en date du 31 janvier 2025. • Ces deux rapports regroupent les analyses trimestrielles réalisées sur une année. Les mesures trimestrielle de retombées de poussières sont réalisées sur : 1 station de mesure témoin : LG5 ;• 2 stations de mesure implantées à proximité des premières habitations sous les vents•9/14 dominants (type b) : LG3 et LG7 ; 4 stations de mesure implantées en limite de site, sous les vents dominants (type c) : LG1, LG2, LG4 et LG6. • Les résultats des jauges installées en point de type (b) du plan de surveillance sont inférieurs à 500 mg/m²/jour en moyenne annuelle, conformément aux valeurs limites prescrites. Aucun dépassement des valeurs limites n'a été constaté. Conformément à l'article 19.6 de l'arrêté ministériel du 22 septembre 1994 relatif aux exploitations de carrières et au vu des résultats conformes obtenus sur une année de mesures trimestrielles, les mesures de retombées de poussières passent à une fréquence semestrielle. Évaluation des constituants des sous-produits de combustion : L'exploitant indique qu'il ne reçoit plus de produits de combustion. […] ont été stockés sur la phase n°1 de la carrière. Le rapport des retombées de poussières dans l’environnement réalisé par le bureau d’étude SOCOTEC n° REUY3/26/06 susvisé présente les résultats des mesures des métaux dans les poussières. Le bureau d'étude n'a pas comparer ces résultats avec l'EQRS (rapport n° 242208107 du 30 septembre 2024) sur les données du 1er trimestre 2023. Les stations LG3 et LG7 (implantées au niveau des habitations sous les vents dominants), au T4 2025, présentent des concentrations en baryum (11,9 et 1,63 µg/L), chrome (13,4 et 1,75 µg/L), molybdène (0,51 et <0,33 µg/L) et plomb (1,69 et 0,41 µg/L), soit des niveaux nettement inférieurs à ceux mesurés en limite de site (station LG1). L'EQRS avait démontré des quotients de danger très largement inférieurs aux seuils d'acceptabilité (QD < 0,21 pour un seuil de 1), y compris pour les valeurs maximales mesurées. Les résultats du T4 2025 au droit des habitations, du même ordre de grandeur que le T1 2023, confirment le maintien d'un niveau de risque sanitaire acceptable pour le

Thèmes : Risques chroniques · Mesures trimestrielles

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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