Installation classée à Lille (59000), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 12 septembre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0007001180
Commune
Lille (59000)
Département
Nord
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
4 depuis 24 mars 2022
SIRET
39243915400015
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2515Broyage, concassage,...et autres produits minéraux ou déchets non dang
Rubrique 2516Produits minéraux pulvérulents non ensachés (transit)
Rubrique 2523Fabrication de produits céramiques et réfractaires
Le site de production de la société Winckelmans se situe en zone urbaine dense, avec une sensibilité importante du voisinage. Concernant la problématique des émissions sonores, l'exploitant a pris des mesures en interne pour limiter ces dernières. La finalisation des travaux de couvertures au niveau des installations de traitement des rejets airs devrait également améliorer la situation. L'exploitant continue d'étudier la source de ses émissions afin d'apporter un traitement à ses installations et les réduire. Ainsi des travaux ont été réalisé depuis les mesures de bruits réalisées cet été. Concernant la problématique des rejets atmosphériques, l'exploitant a investi dans son installation de traitement afin de remédier aux dépassements constatés. Cependant, malgré les travaux réalisés, ceux-ci ne portent pas les fruits escomptés. L'exploitant a donc réalisé un retour d'expérience sur des installations similaires en France, ainsi que sur la réglementation applicable. Au regard des résultats de cette étude, l'exploitant compte déposer un porter à connaissance pour revoir la valeur limite (VLE) en métaux, en produisant une évaluation des risques sanitaires prouvant l'absence d'un tel risque pour les riverains et en démontrant qu'il a mis en place les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable pour ce type de production. Des incohérences entre la valeur limite applicable sur les métaux prescrites dans l'arrêtés du site et l'arrêté ministériel du /98 ainsi que l'absence de VLE sur le paramètre "métaux" dans le BREF céramique vont dans le sens d'une révision de cette VLE.
8points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Localisation des points de mesures des niveaux acoustiques
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 20.1
Le tableau de localisation des points de mesures ainsi que les niveaux limites admissibles doivent être actualisés afin de prendre en compte l'environnement réel du site et l'impact de l'activité. L'inspection propose qu'une campagne de mesures complémentaires soit réalisée afin de valider les emplacements et obtenir des résultats représentatifs de l'activité. Concernant les émergences, les mesures réalisées lors de l'étude acoustique début juillet font apparaître un dépassement du seuil des émergences sur la période nocturne en ZER au niveau du carrefour de la rue Jolivet et de la rue Wulvérick. Cette étude confirme des émissions sonores en provenance du dépoussiéreur n°1 et l'impact du trafic routier en ZER de jour. La contribution au niveau sonore de la Presse P40 et du Dépoussiéreur n°2 (« ancien » dépoussiéreur) n'est pas jugée pertinente de jour. En période diurne la source de bruit principale est également le dépoussiéreur 1, avec le décolmatage clairement audible sur certaines fréquences en ZER. Le bureau d'étude recommande en action prioritaire l'insonorisation de la sortie d’air du dépoussiéreur n°1-Donaldson en toiture. Il recommande ensuite d'améliorer l’étanchéité de la toiture des bâtiments, notamment au-dessus du dépoussiéreur n°1 et de la Presse P40. Comme indiqué dans le point de contrôle 1, l'exploitant a commencé à mettre en place le plan d'action recommandé par le bureau d'étude (isolation de toiture et isolation du dépoussiéreur notamment). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant communiquera à l'inspection sous 1 mois un plan d'action visant à prendre en compte les recommandations du bureau d'étude. De nouvelles mesures des émergences au carrefour de la rue Jolivet et de la rue Wulverick seront réalisées dans les 3 mois après la mise en place des mesures principales de réduction des émissions sonores et conformément à l'article 20.3 de l'arrêté préfectoral d'autorisation du site.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Exploitation des installations de traitements des rejets atmosphériques
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 14 modifié par l'article 3.2 de l'arrêté du 17/08/2016
Par courriel du 20/12/2024, l'exploitant a communiqué à l'Inspection les consignes suivantes : PRD.PROD.003 CONSIGNES EXPLOITATION CONDUITS REJETS ATMOSPHÉRIQUES du 06/11/2024. Cette procédure reprend les contrôles à effectuer en marche normale, lors des arrêts annuels sur le conduit 4 (dépoussiéreurs). Les opérations de maintenance interne ne sont pas précisées de même que les contrôles à effectuer à la suite d’un arrêt pour travaux de modification ou d’entretien. Cette procédure ne décrit pas les mesures mises en œuvre en cas de défaillance du dépoussiéreurs afin de réduire ou supprimer la pollution. • PRD.PROD.003.a CONDITIONS EXPLOITATION FOUR - REJETS ATMOSPHÉRIQUES du 05/09/2024 . Cette procédure indique que les dispositifs de sécurité sont vérifiés régulièrement suivant le plan de surveillance. Elle décrit les contrôles à effectuer en marche normale et la procédure à suivre lors d'un dysfonctionnement. • L’exploitant a indiqué à l'inspection qu'il a pour projet de mettre en place une GMAO afin de mieux tracer les opérations de maintenance réalisées. Le registre de maintenance a été consulté. Les opérations réalisées sur le filtre à chaux en 2025 sont bien consignées. Toutefois, les anomalies détectées et le correctif apporté ne sont pas toujours précisés. Ce registre comprend également la traçabilité des incidents. Lors de la visite l'exploitant a évoqué deux dysfonctionnements sur le dépoussiéreur sans que ceux-ci ne soient tracés dans ce registre. Concernant le four, il a confirmé ne pas avoir eu d'incident sur cette installation. Questionné sur un potentiel départ de feu, il a évoqué avoir eu un incident au niveau de la ligne de collage de carreaux sur fibre. Une double fibre s'est enroulée sur la résistance, ce qui a provoqué un échauffement et de la fumée. La fibre a été retirée et plongée dans de l'eau. Une plaque limitant la hauteur du tunnel a été installée. Cet incident a été indiqué dans le registre hygiène et sécurité du site et évoqué en CSE. Lors de la visite du site ce dispositif a été montré à l'inspection. Des vis de maintien y étaient manquantes. Concernant la durée des travaux sur le système de traitement des rejets atmosphériques,10/15 l'exploitant a communiqué à l'Inspection les éléments suivants : - Facture pour le remplacement du filtre à chaux (avant la signature du contrat, plusieurs études ont été menées avec différents prestataires consultés, des vérifications du matériel ont été réalisées pour conserver les équipements fon
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/11/2017, article 6.III
L'exploitant a transmis son registre des équipements sous pression. Cette liste permet de constater que les 3 équipements sont suivis. Des améliorations doivent néanmoins être apportées sur ce tableau : Le régime de surveillance est erroné => ce doit être avec ou sans plan d'inspection. Ici, pour ce type d'équipement, il est probable que ce soit sans Pi. La réglementation prévoit de faire apparaître la date de dernière Ip et de la dernière Rp (ou mise en service) et non date du dernier contrôle. Un exemple de liste est mise dans le point de contrôle. Concernant les non-conformités, l'exploitant doit justifier : l'ajout des informations sur l'accessoire de sécurité (dans le dossier de l'équipement) pour la cuve d'air 24l Jetco. Pour rappel, si l'inspection périodique a été commencée le 27/08 1.15/15 sur cet équipement, l'organisme habilité dispose de 2 mois pour faire l'ensemble des gestes. la finalisation sous trois mois (à compter du début des gestes de la requalification) de l'épreuve de la cuve d'air 3000l SCO. Sur cet équipement la date mentionnée comme étant le dernier contrôle semble erronée car elle semble correspondre au début de la requalification pour laquelle l'organisme habilité dispose de 3 mois pour faire l'ensemble des gestes. 2. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant communiquera sous 1 mois à l'inspection les suites apportées aux différents constats
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 20.2
L'exploitant a réalisé des mesures le 26/09/2024, en trois points de la rue Jolivet. Ces mesures ont permis de constater l'impact de la fermeture des portes en particulier lorsque l'aspiration est en fonctionnement (plus de 1 dB d'écart). Ces mesures ont cependant été réalisées lorsque la ventilation de la presse 40 était à l'arrêt. Des consignes sur la fermeture des portes ont donc été mises en place suite à ces mesures. L'exploitant a ensuite réalisé en interne des contrôles de mesures de bruits (27/02/25 et 17/04/25) afin d’identifier les sources de bruits et l'impact des travaux réalisés sur le site (remplacement de toiture simple paroi par double paroi avec isolant). Une étude d'impact acoustique a également été réalisée par la société Alfacoustic. Cette étude a été communiquée à l'inspection. Voir point de contrôle 2. L'exploitant a également réalisé des mesures de vibrations (APAVE n135099568-001-1 du 9/9/25) au niveau de la rue Jolivet au niveau de la presse. Les résultats de ces mesures montrent une situation conforme vis à vis des vibrations. Lors de la visite, l'inspection a pu constater la fermeture des portes et l'affichage de cette obligation sur celles-ci. Concernant la mise en place de silencieux, l'exploitant a présenté les éléments suivants Conduit 1 filtre à chaux : silencieux en partie basse de la cheminée, entourée de calorifugeage (photo 1) • Conduits 2 et 3 séchoir et refroidissement, bloc avec orientation à l’opposé des maisons (photo 2 et 3) • Conduit 4 dépoussiéreur : silencieux à la base de la cheminée, composé de 10 baffles acoustiques (compartiment en photo 4). • Lors de l'inspection, il a été constaté un bruit "métallique" cyclique et continu dans le temps en provenance du dépoussiéreur. Ce bruit semble provenir du décolmatage des filtres. Lors de la visite d'inspection, l'exploitant a indiqué qu'il envisageait la réalisation de la révision de ce dispositif de traitement afin de le remettre à niveau et de limiter ses émissions sonores. A l’issue de la visite d'inspection, l'exploitant a communiqué les éléments suivants : "des travaux en interne ont été réalisés sur le dépoussiéreur avec mises en place d'isolant (photo 5 et 6). Le ressenti de bruit a bien diminué que ce soit à proximité, en toiture et à l’extérieur rue Jolivet. Des mesures de bruits en interne ont été réalisées pour évaluer l'impact de ces mesures, les résultats communiqués par l'exploitant sont les suivants" : Date Mesure toiture au pied de la cheminée du dépo
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 20.3
Des mesures acoustiques ont été réalisées. En complément, l'exploitant a réalisé une étude acoustique dans le cadre de la réduction d’émergences sonores en ZER engendrées par le fonctionnement de certains de ses équipements. Les objectifs de cette étude sont (1) d’identifier et de (2) quantifier les sources sonores susceptibles d’engendrer des dépassements des émergences au droit des riverains les plus proches. Cette étude de ALFACOUSTIC du 17/07/2025 référencée 2025-06-016 a été transmise à l'inspection. Les résultats de cette étude sont commentés dans le point de contrôle 4.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 20.2
Lors du contrôle des émissions sonores de 2021 (APAVE 20204728-1) et 2024 (APAVE 134425177- 1), les résultats de mesures n'étaient pas exploitables pour 3 des points de mesure. Le bureau d'étude indiquait que ces difficultés étaient dues à l'implantation du point "masqué", moins soumis au bruit de la circulation que le point N°1, situé le long de l’Avenue de Dunkerque (axe routier fréquenté) et au choix même des points de contrôle situés à proximité d’un axe de circulation et donc non représentatif de l'activité du site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Le prochain contrôle de mesure des émissions sonores du site doit être réalisé avant septembre 2026. L'exploitant communiquera à l'Inspection la localisation des points de mesures retenus en amont de la réalisation du contrôle et plus particulièrement la localisation du point masqué à défaut de pouvoir réaliser des mesures de niveau sonore site à l'arrêt.7/15
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 14.2
Les mesures réalisées en 2022 sur le conduit 1 ont montré un dépassement de la VLE pour la concentration de la somme des métaux. L'exploitant a indiqué à l'inspection que cette non- conformité serait due à la corrosion anormale des conduits de rejets. Ceux- ci vont être remplacés et calorifugés. Une nouvelle mesure des effluents devait être réalisée en septembre 2024. Les mesures réalisées en septembre 2024 confirment des dépassements de concentrations en HF et Métaux. A l'issue des travaux réalisés sur son installation de traitement des effluents du four, l'exploitant a réalisé des mesures sur ce rejet le 07 juillet 2025. Le rapport DEKRA n°E68672732501R001 (M01) du 03/09/2025 indique un dépassement des VLE sur les métaux totaux, la concentration étant de 0,295 mg/Nm3. A l’issue de ce contrôle l'exploitant a engagé une discussion entre DEKRA et la société installatrice du système de traitement d'air. L'inspection a été destinataire de ces échanges où il est recommandé une injection supplémentaire de chaux dans le filtre à manches afin de rétablir un revêtement important sur les manches du filtre. Les deux interlocuteurs émettent cependant des réserves sur le respect des VLE, la technologie mise en place faisant partie des MTD pour ce type de procédé et la VLE étant très restrictive pour la somme des métaux. Au vu de ces retours, l'exploitant a engagé un benchmark sur des installations similaires, que ce soit en termes de solution de traitement et de VLE. Il a indiqué à l'Inspection avoir conscience que l'environnement proche du site doit être pris en compte pour comparer ces informations. Ses premières recherches ont mis en évidence les éléments suivants : la VLE métaux totaux du site est plus basse que celle de leur concurrent,• la VLE de poussière du site est comprise dans celle recommandée par le BREF Céramique,• le BREF ne semble pas fixer de cible pour les métaux.• Afin d'étudier un possible rehaussement de cette VLE, l'exploitant a indiqué à l'Inspection avoir passé commande d'une étude d'impact sanitaire et finalisé son benchmark sur l'activité de céramique, y compris en comparant son site au BREF céramique. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant communiquera sous 3 mois les éléments de mise en conformité de son installation ou un dossier de demande de modification de son arrêté préfectoral d'autorisation. L'inspection des installations classées confirme une incohérence entre la VLE du site pour les métaux et l'arrêt
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 14/12/2001, article 24.2.3
L'Inspection a constaté la présence d'arrêt d'urgence sur la chaîne réalisant le collage de la toile sur les carreaux de ciment. Les machines ne fonctionnant pas le jour de l’inspection, ces arrêts d'urgence n'ont pas été testés.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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