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Tereos France

Installation classée à Lillers (62190), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 15 juin 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007000936
CommuneLillers (62190)
DépartementPas-de-Calais
RégimeAutorisation
Statut SevesoSeveso seuil bas
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL HdF
Inspections listées16 depuis 23 février 2022
SIRET53324797900032

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L’analyse des réponses apportées par l’exploitant aux demandes formulées lors de la précédente inspection n’appelle pas de remarque particulière. Toutefois, deux points nécessitent d’être clarifiés : les modalités d’utilisation du biocide non oxydant dans le cadre du traitement préventif quotidien ; • la prise en compte des remarques du tiers expert dans le cadre de la dérogation à l’arrêt immédiat, notamment concernant les différentes étapes précédant l’arrêt de la dispersion. •

8points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
6sans suite

stratégie de traitement

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.1.b et 26.I.2.b)

La première partie de ce point de contrôle consiste en l’analyse des éléments transmis par l’exploitant à la suite de l’inspection du 30/04/2025. Rappel de la demande – Demande n°5 : L’exploitant devait s’assurer de la compatibilité des molécules utilisées entre elles afin d’éviter les risques d’interactions susceptibles de réduire l’efficacité des traitements et d’altérer la qualité des rejets. À cet effet, il devait compléter sa procédure dans un délai de trois mois. Réponse de l’exploitant : Dans son retour, l’exploitant indiquait que son traiteur d’eau avait complété la stratégie de traitement afin d’intégrer cette information. Analyse de l’Inspection : L’Inspection constate que la compatibilité des molécules a bien été prise en compte dans la stratégie de traitement. Ce point n’appelle pas de remarque de la part de l’Inspection. Par ailleurs, lors du contrôle inopiné réalisé le jour de l’inspection, l’inspecteur a constaté que la fiche de stratégie de traitement relative à la TAR USINE mentionnait la réalisation d’un traitement choc quotidien à l’aide d’un biocide non oxydant. Pour rappel, la réglementation prévoit que les stratégies de traitement préventif par injection de biocides non oxydants en continu soient limitées aux situations dans lesquelles l’exploitant justifie qu’aucune stratégie alternative n’est possible. Par ailleurs, l’utilisation de biocides non oxydants peut présenter un impact environnemental plus élevé, masquer un risque de prolifération des légionelles et favoriser le développement d’amibes résistantes susceptibles d’héberger des légionelles. Dans ce contexte, la pertinence de ce traitement doit être examinée. Ce type d’utilisation est en effet généralement mis en œuvre dans un cadre curatif et non préventif. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°2 : L’exploitant devra justifier l’absence de stratégie alternative dans ce cas de figure. Il transmettra à l’Inspection, dans un délai de deux mois, un argumentaire détaillé répondant à la demande. Le cas échéant, l’exploitant réévaluera la pertinence de ce traitement au regard des dispositions réglementaires applicables.10/15

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Traitement préventif et stratégie de traitement

Dérogation arrêt immédiat

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.II.1.g

Lors de la précédente inspection, il a été demandé à l’exploitant de faire appel à un tiers expert afin d’évaluer les mesures compensatoires proposées et de transmettre son avis à l’Inspection dans un délai de 6 mois. Par courrier du 12 février 2026, l’exploitant a transmis la tierce expertise demandée. L’analyse de cette expertise appelle les remarques ci-dessous. Remarque générale : La conclusion de la tierce expertise indique que certaines actions doivent être complétées afin de mieux maîtriser la phase d’arrêt. Il convient que l’exploitant transmette un tableau récapitulatif précisant la manière dont les remarques du tiers expert ont été prises en compte. Par ailleurs, les échanges menés lors de l’inspection ont mis en évidence un besoin de clarification des différentes étapes précédant la phase d’arrêt de la dispersion pour les deux tours aéroréfrigérantes Usine et Distillerie, ainsi que des mesures mises en œuvre dans le cadre de l’autosurveillance renforcée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°3 : L’exploitant transmettra, dans un délai de 2 mois, un tableau récapitulatif précisant la manière dont les remarques du tiers expert ont été prises en compte. Demande n°4 : Des analyses PCR étant réalisées de manière hebdomadaire, l’exploitant réalisera, dans un délai de 2 mois, un bilan des résultats obtenus sur la dernière année pour les deux circuits concernés par la dérogation à l’arrêt immédiat. Il proposera, le cas échéant, des indicateurs de suivi pertinents. 15/15

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Mesures compensatoires à l’arrêt immédiat de la dispersion d’eau

Présence et conformité de l'analyse méthodique des risques

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.1.a

Le présent point de contrôle consiste en l’analyse des éléments transmis par l’exploitant à la suite de l’inspection du 30/04/2025. Rappel de la demande – Demande n°1 : L’exploitant devait compléter son AMR afin de prendre en compte l’ensemble des facteurs de risques liés à l’installation, dans un délai de six mois. Réponse de l’exploitant : Dans son retour, l’exploitant indique que l’AMR de la TAR Turbo a été mise à jour les 19 et 20 juin 2025 afin d’intégrer les demandes formulées. Analyse de l’Inspection : L’Inspection a examiné la prise en compte de la demande relative à l’AMR de la TAR Turbo. Le plan d’action transmis en annexe 2 identifie les différents facteurs de risque associés à l’installation. L’exploitant précise également que les bras morts de conception et les bras morts fonctionnels sont désormais définis et identifiés dans deux procédures spécifiques. Ces éléments répondent aux observations formulées. Ce point n’appelle pas de remarque de la part de l’Inspection. Rappel de la demande – Demande n°2 : Sur le site, il existe trois autres installations (cf. introduction). L’exploitant devait réanalyser, dans le cadre de la mise à jour de ses analyses, l’ensemble de ses AMR en veillant à respecter les dispositions de l’article 26.I.1.a de l’arrêté ministériel du 14 décembre 2013 susvisé. Réponse de l’exploitant : Dans son retour, l’exploitant indique que les AMR ainsi que les plans d’actions associés des trois autres tours ont également été mis à jour les 19 et 20 juin 2025. Ces documents sont transmis en annexes 3 à 8. Analyse de l’Inspection : […] et les plans d’actions transmis pour les trois autres installations n’ont pas été examinés dans le cadre du présent contrôle. Suite proposée : Ces éléments pourront faire l’objet d’un examen approfondi lors d’une prochaine inspection.

Thèmes : Risques chroniques · Entretien préventif et surveillance de l’installation

Plans de surveillance et d'entretien

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.1.b.

Le présent point de contrôle consiste en l’analyse des éléments transmis par l’exploitant à la suite de l’inspection du 30/04/2025. 8/15 Rappel de la demande – Demande n°3 : L’exploitant complétera son plan d’entretien afin d’assurer la cohérence et le lien avec l’AMR, dans un délai de six mois. Réponse de l’exploitant : L’exploitant indique que le plan d’entretien est en cours d’élaboration et qu’il sera finalisé au plus tard fin janvier 2026. Analyse de l’Inspection : Au regard de l’échéance annoncée, le plan d’entretien devrait désormais être finalisé. L’Inspection demande à l’exploitant de transmettre le plan d’entretien finalisé. Rappel de la demande –Demande n°4 : L’exploitant complétera son plan de surveillance afin d’indiquer les fréquences de suivi des indicateurs définis, le suivi des paramètres de l’eau d’appoint (matières en suspension, suivi des légionelles) ainsi que l’indicateur du chlore libre qui n’y figurait pas. Réponse de l’exploitant : L’exploitant indique qu’un nouveau plan de surveillance analytique intégrant l’ensemble des paramètres à analyser ainsi que leurs fréquences pour l’ensemble des TAR et des eaux d’appoint a été élaboré. Le plan de surveillance relatif à la TAR Turbo a été transmis. Analyse de l’Inspection : L’examen du document transmis montre que le suivi des paramètres de l’eau d’appoint (matières en suspension et légionelles) a bien été intégré, de même que l’indicateur relatif au chlore libre, qui ne figurait pas lors de la précédente inspection. Ce point n’appelle pas de remarque de la part de l’Inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°1 : L’exploitant transmettra à l’Inspection le plan d’entretien finalisé, permettant d’assurer la cohérence et le lien avec l’Analyse Méthodique des Risques (AMR).

Thèmes : Risques chroniques · Entretien préventif et surveillance de l’installation

Traçabilité des actions correctives et préventives

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.IV.2

11/15 Le présent point de contrôle consiste en l’analyse des éléments transmis par l’exploitant à la suite de l’inspection du 30/04/2025. Lors de l’inspection, il avait été constaté que l’exploitant n’était pas en mesure de présenter certains éléments devant être intégrés au carnet de suivi, notamment : les volumes d’eau consommés et rejetés mensuellement (mesure ou estimation) ;• le tableau des dérives constatées pour la concentration en Legionella pneumophila permettant le suivi des actions correctives mises en œuvre. • Il avait également été relevé que le suivi des paramètres était réalisé par le traiteur d’eau via l’envoi d’un fichier PDF, format ne facilitant pas un suivi régulier des données. L’exploitant indiquait alors s’interroger sur la possibilité de mettre en place, pour la TAR Turbo, un suivi similaire à celui déjà réalisé sur le circuit de la TAR « usine ». Dans ce contexte, la demande suivante avait été formulée : « Demande n°6 : L’exploitant complétera le carnet de suivi pour prendre en compte les remarques constatées et ce, dans un délai de 6 mois. » En réponse, l’exploitant indique que le traiteur d’eau transmet désormais un fichier Excel contenant l’historique des informations demandées. Ce fichier est dorénavant communiqué à chaque visite de contrôle. Analyse de l’Inspection : Les éléments transmis montrent que le format de suivi a été adapté afin de permettre une meilleure exploitation des données et un suivi plus régulier des paramètres. Le document transmis par le traiteur d’eau permet de répondre à la demande formulée. Ce point n’appelle pas de remarque de la part de l'Inspection.

Thèmes : Risques chroniques · respect des consignes d'exploitation

Fréquence des analyses réglementaires des concentrations en Lp

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.3.a

L’inspecteur a assisté au contrôle inopiné réalisé par un laboratoire mandaté sur les trois tours aéroréfrigérantes de l’exploitant (Turbo, Usine et Distillerie). Pour chaque installation, deux prélèvements d'un litre ont été réalisés : un flacon rouge destiné aux analyses microbiologiques (recherche de légionelles) ;• un flacon blanc destiné aux analyses des paramètres physico-chimiques.• Le mode opératoire observé consistait à ouvrir la vanne de prélèvement, effectuer une purge de quelques secondes, désinfecter le point de prélèvement, mesurer la température de l'eau, puis procéder au prélèvement des échantillons. Cette procédure permet de prélever une eau représentative de celle circulant dans la tour aéroréfrigérante. Observation : Les paramètres physico-chimiques étant analysés ultérieurement en laboratoire, ils ne permettent pas de vérifier, au moment du prélèvement, que le point choisi est représentatif d'une zone où l'installation est effectivement en fonctionnement. Une mesure réalisée sur site permettrait, le cas échéant, de mettre en évidence immédiatement une éventuelle dérive des paramètres et de confirmer la représentativité du point de prélèvement. Les analyses microbiologiques réalisées à la suite du contrôle inopiné montrent les résultats suivants : aucune Legionella n’a été détectée sur les circuits Turbo et Distillerie (résultat inférieur à 100 UFC/L) ; • pour le circuit Usine, le résultat a été jugé non interprétable par le laboratoire en raison de la présence d’une flore interférente. • À la suite d’échanges avec le laboratoire, celui-ci a précisé que des repiquages avaient été effectués. Ces analyses complémentaires ont confirmé l’absence de Legionella dans l’échantillon du circuit Usine. Un nouveau contrôle analytique avait été programmé le 17 juin. Toutefois, la tour aéroréfrigérante du circuit Usine ayant été mise à l’arrêt le 11 juin, le prélèvement n’a pas pu être réalisé. L’exploitant indique avoir procédé à une désinfection de l’installation conformément à sa procédure interne lors de cette mise à l’arrêt. Enfin, le dernier résultat de la surveillance mensuelle, réalisé le 4 juin par un laboratoire agréé, montrait également une concentration en Legionella inférieure à 100 UFC/L. Ce point n'appelle pas de remarque de la part de l'Inspection.

Thèmes : Risques chroniques · Surveillance de l’installation

Stockage des produits biocides et autres.13/15

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 9

L’exploitant dispose d’un suivi des produits dangereux via un fichier interne recensant les stocks, leur localisation et les dates de validité. Les fiches de données de sécurité sont disponibles sous format numérique. Les produits chimiques sont stockés sur des rétentions adaptées, avec séparation des produits incompatibles. Point de contrôle : L’exploitant a transmis un plan de stockage complété, précisant le volume total de la rétention commune ainsi que le volume maximal de stockage autorisé. Les éléments transmis répondent à la demande formulée lors de la précédente inspection. Ce point n’appelle pas de remarque de la part de l'Inspection.

Thèmes : Risques chroniques · Terrain - Prévention des accidents et des pollutions

Etat des parties visuellement accessibles.

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 14/12/2013, article 26.I.2. et

14/15 Lors de la visite, aucun état dégradé n’a été constaté sur les parties visibles des tours aéroréfrigérantes. En revanche, l’état interne des tours ainsi que celui des dispositifs de limitation des entraînements vésiculaires n’ont pas pu être vérifiés, ces éléments n’étant pas accessibles lors de la visite.

Thèmes : Risques chroniques · Terrain - Entretien préventif et surveillance de l'installation

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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