Installation classée à Azereix (65380), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 5 mai 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
La situation du site est apparue conforme en matière de moyens de lutte contre un incendie et de préparation à la gestion d'un accident. En matière de rejet de PFAS, l'exploitant a identifié les enjeux et dispose de plans d'actions dont l'efficacité pourrait faire l'objet de vérifications.
8points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
7sans suite
Protection incendie
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/07/2020, article 9
Les réserves incendie sont à disposition du SDIS, ou du SSLIA selon celui qui intervient (feu sur bâtiment seul ou feu sur aéronef). La présence des réserves incendies suivantes a été constatée: réserve de 120 m3 au plus près des bâtiments Tarmac 1 et 2 (réservoir métallique), et bâche souple de 480 m3 au nord de la zone de démantèlement. Le réservoir disposant d'un diamètre (selon sa plaque signalétique) de 5,46 m, le niveau de colonne d'eau relevé de moins de 4,5 m ne semble pas suffisant pour garantir un volume de 120 m3. Des extincteurs sont répartis dans le bâtiment Tarmac 2, à jour de leur contrôle, mais pour deux d'entre eux entravés par des obstacles. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant vérifie la suffisance du volume disponible du réservoir placé au plus près du bâtiment Tarmac 2, et s'assure du dégagement des extincteurs.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/06/2023, article 2
La liste des substances ou familles de substances susceptibles d'être présentes dans l'installation a été établie (point vu lors de précédents échanges) à partir d'études bibliographiques menées avec l'appui d'un bureau d'étude (IRH). Il en a résulté une liste de 18 substances additionnelles aux 20 substances visées par la directive cadre sur l'eau. Cet inventaire présente par construction des incertitudes dont il faut avoir conscience, liées aux informations que donnent les fournisseurs de produits et la limite de déclaration de la présence de substance présente à moins de 1% dans le mélange.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/06/2023, article 3
5/10 Les analyses ont été réalisées sur les PFAS identifiés dans les listes mentionnées supra, aux points de rejets suivants: rejet des aires de stationnement des avions, où des opérations de dépose moteurs sont possibles (maintenance), et rejet des eaux pluviales après traitement des aires de démantèlement et de déconstruction, en juillet, septembre et novembre 2024. Les résultats quantifiés (valeur maximale mesurée) sont les suivants (i.e lorsqu'ils dépassent le seuil de quantification, systématiquement inférieur à 100 ng/l, et le plus souvent de 10 ng/l). En aval des filtres à roseaux (dernière étape du traitement des eaux de ruissellement des aires de démantèlement et de déconstruction): 2 substances ont été identifiées lors de la campagne du 09/10/2024. Il s'agit des n° CAS 80475-32-7 et 34455-29-3 avec respectivement 140 et 410 ng/L. Ces substances sont caractéristiques des extincteurs à poudre. Une intervention le 21 août sur la zone concernée a nécessité l'utilisation de 2 extincteurs 1L poudre. Celle-ci apparaît comme la seule explication plausible à la présence de ces substances pourtant non observées lors de la campagne du 3/09/2024. Au point de rejet dénommé P1P2P3 : Lors de la campagne du 04/07/2024, le PFHxA est quantifié à 11 ng/l et le PFECHS à 1,2 micro.g/l (à ce niveau, en une occasion) ; • Lors de la campagne du 03/09/2024 : le PFECHS est quantifié à 0,42 micro.g/l et le PFBS à 0,078 micro.g/l ; • Lors de la campagne du 09/10/2024 : le PFECHS est quantifié à 0,69 micro.g/l.•
Thèmes : Risques chroniques · Recherche de l'ensemble des PFAS mesurables
PFAS
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 2
L'exploitant a identifié certaines huiles hydrauliques comme contributeur aux flux de PFAS quantifiés sur l'aire de parking et de maintenance, notamment pour le perfluoroethylecyclohexanesulfonate (PFECHS) qui dépasse les seuils de quantification. Il a pris des mesures pour limiter les écoulements lors de la maintenance, et notamment en assurant le bouchonnage des circuits lors des opérations de maintenance, ou la couverture des sols au droit des circuits en maintenance. Il a également identifié les poudres d'extincteurs comme contributeur potentiel et a pris les dispositions de retrait de ces substances sur le site. 6/10 L'exploitant a donc pris les dispositions visant à traiter les sources clairement identifiées et dépassant les seuils de quantification (à la valeur de 100 ng/l). Par contre il n'a pas formalisé de réflexion sur le PFBS. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection suggère à l'exploitant de renouveler les mesures de PFAS pour ceux faisant l'objet de son plan d'action.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 16/06/2014, article 4.1.2
La déclaration annuelle GEREP a été consultée en séance. L'objectif n'était pas d'examiner le sujet de la traçabilité des déchets (déjà abordé en inspection précédemment), mais la politique générale adoptée en matière d'optimisation du tri et de recours aux filières aval. TARMAC ne dispose pas de marge de manœuvre sur l'éco-conception : les matières plastiques sont en majorité des composites pour des questions de poids, et par conséquent ne sont pas recyclables en l'état actuel des filières. Les métaux font l'objet à 100% d'une valorisation matière, mais la capacité de TARMAC à séparer les métaux avant valorisation, et d'optimiser la chaine de valeur est également dépendante de la conception des avions, et du temps opérateur disponible à cette fin chez TARMAC. L'essentiel du tonnage des métaux récupéré est cependant constitué d'aluminium qui est entièrement recyclé en tant que tel. Le kérosène récupéré n'est pas réutilisable en tant que carburant aviation mais fait l'objet d'une valorisation matière (par distillation par ex.).7/10
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/07/2020, article 8
La situation est conforme. Des exercices mensuels de mise en situation sont réalisés. voir partie confidentielle. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Confère remarque dans la partie confidentielle.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/07/2020, article 7.19/10
Le bassin de confinement dimensionné pour retenir 540 m3 est muni d'une vanne d'isolement et d'un dispositif de manœuvre de la vanne. Des roseaux poussent au fond de ce bassin. L'exploitant indique avoir fait vérifier que le système racinaire ne peut endommager la géomembrane. La zone de tri des déchets fait office de rétention pour le bâtiment L1. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est préférable de ne pas laisser se développer de végétation dans le bassin, ce par un entretien simple: sauf justification, l'exploitant retire les roseaux du fond du bassin.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 16/04/2014, article 7.3
A la suite de l'incident du 18 juillet 2025 qui a vu le déversement de quelques dizaines de litre de kérosène lors d'une opération de découpe à la cisaille d'un AIRBUS A 380, l'exploitant a mis à jour ses procédures afin que des vérifications complètes soient menées avant découpe quant à la vidange effective de tous les points du circuit. Des schémas ont été établis à cette fin et les opérations ont lieu en présence d'agents du SSLIA. L'exploitant doit développer ce processus (mise en place de procédures) progressivement sur toute sa gamme. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant fournit son programme de travail afin de valider la procédure A380, et de disposer a terme de procédures sur la gamme d'avions qu'il traite.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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