METROPOLE DE LYON - Unité de Traitement et de Valorisation Energétique des déchets Lyon Sud - UTVE
Installation classée à Lyon (69007), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 21 octobre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006104223
Commune
Lyon (69007)
Département
Rhône
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
oui
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL AURA
Inspections listées
5 depuis 24 novembre 2022
SIRET
20004697700084
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2771Traitement thermique de déchets non dangereux
L’unité d’incinération de Lyon sud est entrée dans une phase de prolongation de sa durée de service, puisque initialement prévue pour une durée de 30 ans (1989 à 2019). Dans la période restante, 2026 à 2032, il s’agit pour l’exploitant de garantir un fonctionnement normal de l’usine tout en respectant les impératifs de sécurité et de normes d’émission. Suite aux incidents de coupure d’alimentation électrique de l’usine de juin-juillet et septembre 2025, la sécurisation de l’alimentation électrique en entrée de site doit être renforcée ainsi que l’ilotage en cas de coupure (délai de 3 mois pour le plan d’action). S’agissant de la valorisation des 40 000 t / an de mâchefers produits, un contrôle renforcé des chantiers d’utilisation de mâchefers doit être produit sous 3 mois.
6points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Plan d’action (6)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 56
Lors de la canicule de juin-juillet 2025, le site a subi 5 coupures sur son alimentation générale en 20 KV. Suite à cet épisode, le site a fonctionné 3 jours en ilotage total, afin de reprendre sa mission de service public de traitement des déchets tout en respectant les contraintes de traitement des fumées. 6/9 Indépendamment de ces incidents, fin juillet, un nouveau poste de transformation HT a été installé au droit des bureaux, dans un local dédié en extérieur. Il comporte une ligne d’information et d’échange directe avec ENEDIS, qui faisait défaut antérieurement. La mise en place de la ligne IP de Téléaction permise par cette ligne est supposée résoudre ces dysfonctionnements, en particulier les creux de tension. Cependant, en date du 05/09/2025, l'usine a subi deux déclenchements généraux, à 10h00 et à 12h00, suite à de nouveaux incidents électriques sur le réseau ENEDIS, cette fois sans lien avec un épisode caniculaire. Selon l’exploitant, tout le quartier de Gerland a été impacté. La turbine de 9 MW n'ayant pas réussi à s'îloter les 2 fois, l'absence d'électricité a placé les lignes en arrêt immédiat de sécurité avec ouverture des clapets électrofiltre pour l'évacuation des fumées résiduelles de combustion, les 3 ventilateurs (les 2 de tirage et celui de combustion) étant à l'arrêt de fait. Des fumées s’échappant directement du toit de l’usine ont été signalées à l’Inspection. Fin 2025, rentre en service un nouveau GTA (groupe turbo alternateur) d’une capacité variant entre 4 et 5 MW, complétant le GTA 1 de 9 MW. Ce nouveau GTA remplace le précédent qui avait une capacité de 2,7 MW. Il pourrait permettre d’assurer un ilotage plus « flexible » et de maintenir le traitement de fumée en cas de coupure extérieure. En amont électrique de l’usine, le réseau souterrain ENEDIS semble subir des dysfonctionnements internes possiblement liés à son vieillissement et à la difficulté d’identifier les zones de surchauffe et de remplacer suffisamment vite les éléments endommagés. Les perturbations électriques de l’usine d’incinération de Lyon-Sud ne sont pas acceptables au regard : des obligations réglementaires (ICPE, code de l’énergie, normes électriques).• de l’intérêt général car le traitement des déchets, avec traitement des fumées, relève d’une mission de service public. • L’exploitant et Enedis doivent agir de concert : - l’exploitant doit renforcer la résilience de ses installations (ilotage, groupe électrogène, conformité IEC) - Enedis doit garantir la fia
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/04/2024, article 2.6.4
Les analyseurs des 3 lignes ont fait l’objet d’un étalonnage QUAL2 fin janvier 2024. En 2025, l’essai annuel dit AST, nécessaire pour un éventuel recalage, a été reporté de mois en mois du fait d’un litige commercial entre l’exploitant et son fournisseur. Les rapports des mois de juillet et d’aout 2025 ne sont pas validés. L’essai annuel AST 2025 est prévu la semaine du 20 novembre 2025 et suivante. Il doit permettre de rétablir durablement le suivi multigaz Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : D’ici fin décembre 2025, l’exploitant transmet le rapport de recalage AST et les rapports mensuels 2025 définitifs.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Suivi des chantiers d'utilisation de mâchefers en technique routière
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/04/2024, article 8.1.4.2
La totalité des mâchefers sortant de l’usine Lyon sud, soit 40 kt / an, rejoignent le site de EISER- SUEZ à Loire sur Rhône, essentiellement par voie fluviale. Les analyses fournies par l’exploitant dans son rapport mensuel concernent la qualité des mâchefers en sortie d’usine. Sur la plate-forme de mâchefers de Loire sur Rhône, les mâchefers font l’objet de criblage et d’entreposage ayant comme objectif la maturation par lot, avant valorisation en technique routière ou plate-forme recouverte. La plupart des chantiers concernent des projets d’aménagement de plate-forme associée ou non à un nouveau bâtiment, dont certains en zone agricole. L’Inspection rappelle que l’exploitant (la Métropole de Lyon) reste responsable en dernier ressort du mâchefer épandu et recouvert. Lors de la présente inspection, l’examen d’un cas de valorisation en Isère, en zone agricole, révèle des fragilités dans le rétro-contrôle fait par EISER mais aussi par le Grand Lyon : 1) Quantités sous-estimées : le prestataire prévoit initialement 1000 m2 pour recevoir 2500 t de mâchefers. Dans un second temps, il passe à 2500 m2 et 3500 t. Ces documents sont non datés. 2) Les apports réels cumulés sont de 8066 t entre octobre 2024 et juillet 2025 soit plus de 3 fois la quantité initiale. 3) Ce 28 octobre 2025, pas d’indication de couverture finale du chantier. Donc a minima durant les 10 mois d’apports et probablement jusque ce jour 12 mois après, le mâchefer reçoit les eaux de pluie. Cela est contraire aux prescriptions de l’arrêté ministériel sus-visé et son annexe point 5 : « La mise en œuvre de matériaux routiers doit être effectuée de façon à limiter les contacts avec les eaux météoriques, superficielles et souterraines. A ce titre, la quantité de matériaux routiers stockée temporairement dans l'emprise d'un chantier routier donné doit être limitée aux seuls besoins permettant de s'affranchir de l'irrégularité des approvisionnements du chantier, sans que jamais cette quantité n'excède 1 000 m³. » Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de 3 mois, l’exploitant présente sa procédure interne de contrôle, demandant à son prestataire d’inclure : - la vérification de la compatibilité du projet et du permis de construire avec le PLU, - la preuve de couverture finale effectuée à chaque tranche de 1000 m3 livrés. Ces dispositions s'appliquent à tous les nouveaux chantiers.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Vérification avant admission de déchets non ménagers
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 20/09/2002, article 7 bis
Du fait de sa forte production d’énergie, avec une performance énergétique de 85 % en 2022 et de 97 % en 2024, l’usine de Lyon Sud est considérée comme une unité de valorisation énergétique et non comme une installation d'incinération effectuant une élimination de déchets, le seuil étant à 65%. Ainsi, elle n’est pas soumise à l’article 7 bis sus mentionné. Toutefois, les conventions d’apport signés avec chaque producteur non ménager comportent des clauses limitant le type de déchet incinéré tant en nature qu’en quantité. L’utilisation des images vidéo lors du déchargement des camions (loi AGEC) permet à l’exploitant d’appliquer des pénalités en cas de présence de cartons ou de plastiques valorisables.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/04/2024, article 3.3.1
La coupure totale d’alimentation électrique engendre l’arrêt d’urgence des 3 lignes et du traitement de fumée. Ces périodes d’arrêt sont en dehors des OTNOC. Les heures de redémarrage (1 h par ligne) sont bien comptabilisées en OTNOC.
Indisponibilité des dispositifs de mesure - cas de la ligne 1
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 12/04/2024, article 8.1.3.2.2
Les données d’indisponibilité de mesure en discontinu sont inférieures à 5%. Les données d’indisponibilité de mesure en continu distinguent le cas des poussières ; des analyses multigaz et du mercure. De janvier à septembre 2025, les indisponibilités sont les suivantes : - Poussières : 30 mn L1, 2h30 L2, 2h30 L3. Deux analyseurs par ligne (redondance directe) - Multigaz : zéro L1, 3h L2, 8 h L3. Un analyseur par ligne, plus un analyseur séparé/redondant pour l’une ou l’autre des 3 lignes. Le mercure est à 17h30 pour les 3 lignes (pou un compteur au plus de 500 h / an) Le suivi de la température interne des fours (T2S) est le plus redondant : 3 sondes par four, remplacement de sonde au prochain arrêt.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.