Installation classée à Tersanne (26390), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 26 septembre 2025 — 7 points de contrôle avec suites administratives.
L’inspection a principalement porté sur le contrôle de l’application des exigences relatives à l’anticipation des situations accidentelles (plan d’action post-Lubrizol), des exigences récemment introduites par le règlement méthane et sur la vérification du respect des modalités d’exploitation pendant la période de dérogation à l’obligation de réaliser des échométries sur les cavités TE01 et TE10 (octroyée par APC du /2023). L’inspection a également été l’occasion de faire le point sur plusieurs sujets d’actualité : avancement du protocole d’abandon de la cavité TE02, projet FCAR de remplacement du poste gaz carburant (ayant fait l’objet d’un dépôt de porter à connaissance), réflexions sur l’évolution de l’exploitation des puits à fuite active (avec gestion dynamique des annulaires), renforcement de la sécurité du site en situation « urgence attentat ». Ce dernier sujet ne fait pas l’objet d’un point de contrôle dans le présent rapport. En ce qui concerne la préparation aux situations accidentelles, l’exploitant a correctement intégré les nouvelles exigences « Post-Lubrizol » relatives aux premiers prélèvements environnementaux et à l’identification des produits de décomposition. L’organisation avec le prestataire retenu pour la gestion des prélèvements en cas d’événement pourra être testée lors d’un prochain exercice de mise en situation d’urgence. Sur le sujet du règlement méthane, l’exploitant a une bonne connaissance des nouvelles obligations applicables. Dans le cadre de sa participation depuis 2020 à l’OGMP 2.0 (Oil & Gas Methane Partnership), Storengy a anticipé l’entrée en vigueur du règlement méthane. Il doit mettre en œuvre l’organisation logistique et humaine pour respecter les exigences issues de ce texte, notamment en ce qui concerne la réparation des fuites identifiées lors des enquêtes dédiées (enquêtes LDAR). Les cavités faisant l’objet d’une dérogation relative à l’obligation de réaliser des échométries sont exploitées conformément à l’arrêté préfect
13points de contrôle
7avec suites administratives
0susceptibles de suites
6sans suite
Liste des substances recherchées et milieux associés
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
L’exploitant a transmis le 03/06/2025 une version mise à jour de son POI contenant une nouvelle section relative aux premiers prélèvements environnementaux. Ce POI comporte en annexe 4 la liste des substances à rechercher dans l’air en cas d’incendie impliquant les substances inflammables présentes sur site, à savoir le gaz naturel, le méthanol et le TEG. Une erreur est identifiée : le tableau fourni correspond aux quantités présentes sur le site de Hauterives au lieu de Tersanne. Réciproquement, en annexe 4 du POI du site d’Hauterives figure le tableau relatif à Tersanne. En annexe 6 du document figure une liste plus complète de substances à rechercher dans l’air ambiant, sans que l’écart entre les deux versions soit expliqué. Dans la suite de l’annexe 6 figure une liste de paramètres à analyser dans les dépôts (lingettes), les sols, les végétaux et les eaux. Aucune explication littérale ne figure quant aux choix des substances à rechercher ni sur les matrices à investiguer. Interrogé sur le sujet, l’exploitant explique concernant les deux listes distinctes de substances à chercher dans l’air ambiant (respectivement en annexe 4 et 6), que la première liste (courte) est celle proposée spécifiquement pour le site de Tersanne, tandis que la liste plus longue de l’annexe 6 est une liste générique pour tous les sites Storengy. En ce qui concerne les matrices à investiguer, l’exploitant explique qu’en cas d’événement, le bureau d’études avec lequel il a contractualisé, Bureau Veritas, viendra mettre en place des préleveurs d’air ambiant en des points préalablement définis sur la base de la méthodologie proposée par le guide INERIS « stratégie de prélèvements ». Des prélèvements seront ensuite faits dans les autres matrices uniquement si la demande en est faite par l’exploitant ou l’administration, en fonction des caractéristiques de l’événement. Le contrat de base intègre l’astreinte Bureau Veritas 24h/24 avec l’organisation humaine et logistique associée et la réalisation des premiers prélèvements dans l’air selon le protocole d’intervention préalablement défini. Les autres prélèvements et analyses font l’objet d’une facturation spécifique. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :6/17 L’exploitant doit transmettre une version révisée de son POI avec un chapitre « Plan de prélèvements environnementaux » dans laquelle la stratégie de recherche de substances dans l’environnement suite à un événement accidentel sera expliquée de manière littéraire
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Storengy délègue la réalisation des prélèvements au personnel Bureau Veritas (BV). Le contrat présenté le jour de l’inspection mentionne la mise à disposition de deux intervenants, dans un délai de 4 à 6 heures après le premier appel de Storengy. Le délai de 4 à 6 heures semble excessif, d’autant que le logigramme intégré au POI/plan de prélèvements environnementaux du site de Tersanne indique un délai de 4 heures. L’exploitant explique que la durée d’intervention donnée dans le contrat est un engagement national. Pour le site de Tersanne, étant donné l’implantation de l’agence Bureau Veritas locale, le délai de mobilisation maximum est de 4 heures. Cette précision relative aux adaptations locales aurait mérité de figurer dans le contrat cadre national liant Storengy et Bureau Veritas. En ce qui concerne les qualifications des intervenants et leurs compétences pour réaliser les prélèvements environnementaux : le contrat avec Bureau Veritas (BV) garantit des intervenants formés et expérimentés. L’ensemble des qualifications/habilitations métier et sécurité des intervenants est gérée et suivie dans un outil interne BV. Par ailleurs, les agences BV figurent dans l’AM du 16 juin 2025 portant agrément des laboratoires ou des organismes pour effectuer certains types de prélèvements et d’analyses à l’émission des substances dans l’atmosphère. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : En complément du contrat national prévoyant un délai d’intervention de 4 à 6h, l’exploitant transmet à l’inspection un courrier de Bureau Veritas confirmant son engagement à intervenir en moins de 4 heures sur le site de Tersanne (ou autre formalisme permettant de préciser que le contenu du Plan de Prélèvements Environnementaux spécifique au site prévaut sur la base fixée dans le contrat).
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 9
L’étude de dangers du site a été révisée le 25/07/2025 (mise à jour pour intégrer le projet FCAR). Cette version comprend une section 10.5.2 «Produits de décomposition susceptibles d’être émis par un incendie ». Le rapport complet « Identification et hiérarchisation des produits de décomposition susceptibles d’être émis en cas d’incendie sur le site de Tersanne » daté du 26/06/2025 a par ailleurs été transmis le 17/09/2025. Pour établir ce rapport, Storengy s’est appuyé sur le Guide Professionnel DT126 de France Chimie (juin 2023) qui décrit la démarche générale d’identification (identification des liquides/gaz inflammables susceptibles d’être à l’origine de scenarios d’incendie et identification des matériaux à risques particuliers, tels que amiante (joint, peinture) et plomb (peinture)). L’inspection remarque des écarts entre les produits de décomposition mentionnés dans le rapport « Identification et hiérarchisation des produits de décomposition » et l’EDD d’une part, et l’annexe 4 du POI d’autre part. L’exploitant doit expliquer pourquoi le SO2 n’a pas été repris en annexe 4. Par ailleurs, étant donné l’âge des installations du site de Tersanne, le plomb et l’amiante doivent être rajoutés dans la liste des produits à rechercher (comme cela est le cas pour le site d’Etrez). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant expliquera et corrigera les écarts constatés entre le plan de prélèvements environnementaux, le rapport d'identification des produits de décomposition et les éléments indiqués dans l'étude de dangers (version juillet 2025).
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Règlement européen du 13/06/2024, article 14
Dans le cadre de sa participation à l’OGMP ciblant les fuites > 10 ppm. Conformément à l’article 14.2, cette enquête peut être considérée comme la première enquête LDAR de type 2. L’exploitant est donc en règle par rapport aux exigences. Le plan d’action défini suite à l’enquête initiale de 2022 est en cours de mise en application par l’exploitant. Les enquêtes doivent à la fois porter sur les équipements aériens et sur les équipements souterrains (les fuites sur des équipements en sous-sol qui engendrent un relargage de méthane par le sol sont mesurées à l’aide d’un « sniffer ») . Selon le planning présenté par l’exploitant, une enquête LDAR de type 2 est en cours (août- octobre 2025) pour les parties aériennes et souterraines. La première enquête LDAR de type 1 est prévue entre février et avril 2026 (parties aériennes). En se référant à l’annexe I, l’exploitant retient pour les parties aériennes (lignes « stockage souterrain» du tableau par composant) les fréquences suivantes : enquêtes de type LDAR type 1 tous les 4 mois et enquêtes LDAR de type 2 tous les 8 mois. Mais pour les équipements souterrains, en acier protégé, l’exploitant utilise les fréquences figurant dans le tableau "matériaux" de l'annexe I : 15 mois pour les enquêtes LDAR de type 1 et 30 mois pour les enquêtes de type 2. L’exploitant présente un outil de suivi des fuites au format excel qui permet de recenser les fuites identifiées et les suites à donner. Conformément à l’article 14.8, les fuites à réparer sont celles > 500 ppm pour les suites des enquêtes LDAR de type 2 et les fuites > 7000 ppm pour les suites des enquêtes LDAR de type 1. Chaque fuite est identifiée sur le terrain par une étiquette. Ces étiquettes ont pu être observées lors de la visite de terrain. L’exploitant informe l’inspection de difficultés dans le respect des délais de réparation imposés par l’article 14.9. 9. La réparation ou le remplacement des composants visés au paragraphe 8 a lieu immédiatement après la détection. Si la réparation ne peut être effectuée immédiatement après la détection, elle fait l’objet d’une nouvelle tentative dès que possible et au plus tard cinq jours après la détection, et est achevée dans les 30 jours suivant la détection. En effet, les réparations imposent la réalisation préalable de mises en sécurité, mises à l’évent… qui ne sont pas compatibles avec les délais exigés. Dans certains cas, il pourra être pertinent d’attendre un grand arrêt. A ce sujet, l’article 14.10 prévoit : 10. Lor
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Déclaration des événements d’éventage et de torchage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Règlement européen du 13/06/2024, article 16
De manière coutumière, Storengy a déjà pour démarche d’informer la DREAL (par mail) de tout évènement d’éventage et de torchage causés par une urgence ou un dysfonctionnement. Toutes les autres émissions maîtrisées et sous contrôle de l'exploitant (c’est-à-dire avec rattrapage de la dérive grâce au fonctionnement normal des chaînes de sécurité) sont justifiées en référence à l’article 15 et leurs détails sont tenus à disposition de l’inspection. Une revue trimestrielle est effectuée à ce sujet. Enfin, toutes ces émissions sont déclarées dans le rapport d’activité annuel transmis à l’inspection et sur GEREP. L’exploitant présente à l’inspection un tableau de suivi des événements d’éventage et de torchage. Ce tableau comprend l’ensemble des informations requises à l’annexe III du règlement méthane, à l’exception des renseignements sur les « mesures correctives prises » pour les événements de type « urgence/dysfonctionnement ». Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant complétera son tableau de suivi des événements d’éventage et de torchage de manière à se conformer aux exigences de l’annexe III du règlement méthane. Il en transmettra une copie à date à l’inspection.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
La cavité TE02 a été retirée d’exploitation et remise en eau en 2005, avec le projet de servir de support pour réaliser une expérience pilote d’abandon de cavité profonde. Sa Pression Maximale au Sabot (PMS) est de 220 bar. En 2022, suite à l’avis d’un tiers expert, la DREAL a validé le protocole d’essais relatif à la phase de recherche de la pression d’équilibre de la cavité. Ce protocole prévoit un gradient de pression maximal de 2,2 soit une PMS de 301 bar. Le calendrier prévisionnel du programme était le suivant : « Le calendrier prévisionnel annoncé réserve les années 2022 et 2023 aux études d’ingénierie et à la programmation budgétaire, la fin de l’année 2023 et l’année 2024 à la phase de chantier (nécessité d’un work-over pour ajouter un tube central dans la complétion et pouvoir faire des tests d’étanchéité avec une double colonne : une en fioul et une en saumure) et les années 2025 et 2026 à la réalisation des essais proprement- dits. » Lors de l’inspection, l’exploitant a présenté l’état des lieux du projet. Ce dernier a subi des retards, en raison notamment d’une absence de validation de son budget par la CRE. Un nouveau budget réduit, suite à des optimisations techniques, lui a été présenté en 2025. L’exploitant est en attente de son retour d’ici fin 2025, puis d’une validation interne Storengy, pour pouvoir démarrer les travaux. Si le nouveau budget est accepté, le work-over et les travaux de surface pourraient avoir lieu fin 2026 et les essais en 2027/2028. Dans l’attente, la cavité est maintenue en observation en saumure et les pressions de fond sont enregistrées en continu. Des purges de saumure doivent être réalisées régulièrement pour ne pas atteindre la pression limite autorisée. La dernière purge a eu lieu en mars 2025 ; la prochaine est prévue fin 2026/début 2027. Lors de la purge de mars 2025, l’exploitant a rencontré un aléa lié à un phénomène de cristallisation de la saumure lors de sa remontée à température ambiante. Il a fallu injecter de l’eau pour la re-diluer. Interrogé sur le sujet, l’exploitant indique qu’il dispose d’un compte-rendu d’opération mais pas d’une procédure globale relative aux purges de saumure. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant informera l’inspection de la décision de la CRE concernant le projet d’abandon de TE02. Il rédigera une procédure relative aux purges de saumure de manière à consolider les connaissances techniques sur ce type de procédé. Le risque de cristallisation
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Thèmes : Autre · Expérimentation abandon cavité TE02
Gestion dynamique des annulaires
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 16/11/2009, article 1
Lors d’une réunion avec l’inspection le 8 décembre 2023, l’exploitant avait présenté une proposition d’évolution de ses pratiques en matière de gestion des annulaires pour les puits à fuite active. Le site de Tersanne, le plus ancien site salin du groupe Storengy et dont les équipements sont vieillissants, est particulièrement concerné par cette problématique. L’exploitant avait proposé de passer d’une gestion par la pression annulaire maximum à une gestion par la Pression Opérationnelle Maximale Admissible (POMA), correspondant à la pression la plus élevée susceptible d’être contenue dans l’annulaire en toute sécurité. Cette POMA doit être définie à la suite de tests en pression pour valider l’étanchéité des casings. Il avait par ailleurs proposé de passer d’une gestion des tunnels de pression sur la base des pressions de tête à une gestion sur la base des pressions de fonds. L’un des objectifs de ces évolutions était d’assouplir les contraintes en termes de gestion de la pression et de permettre de réduire le nombre de purges nécessaires au maintien dans la zone de pression autorisée. Ces purges sont chronophages, émettrices de méthane et peuvent fragiliser les équipements. L’exploitant devait présenter à l’inspection un porter à connaissance pour exposer sa proposition de modification des modalités de gestion des annulaires. L’inspection avait par ailleurs demandé à ce qu’un comparatif soit réalisé pendant une campagne de soutirage entre gestion par pression de tête/gestion par pression de fonds en ce qui concerne le nombre de purges à réaliser pour rester dans les domaines autorisés. Interrogé sur le sujet, l’exploitant indique que les travaux n’ont pas avancé aussi rapidement que prévu. L’exploitant ne s’est en effet pas positionné sur le passage à une gestion par les POMA. Par ailleurs, le comparatif pression de tête/pression de fonds n’a pas été effectué au cours des campagnes de soutirage des années passées. L’exploitant indique que cette comparaison sera effectuée sur la cavité TE12 au cours de la campagne de soutirage de l’hiver entre novembre 2025 et mars 2026. L’inspection demande s’il aurait été possible d’exploiter les données de suivi des campagnes de soutirage des années passées pour réaliser les comparaisons sur des données plus importantes. En effet, la pression de fonds est calculée à partir de la pression de tête et il semblerait possible d’exploiter les données a posteriori. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : A l
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
L’annexe 6 du POI présente les méthodes proposées pour les prélèvements dans les différentes matrices (air : ambiant et dépôt, sol, végétaux, eaux), en fonction des substances considérées. Ces équipements sont mis à disposition par Bureau Veritas, avec lequel Storengy a contractualisé. Après l’inspection, l’exploitant a transmis une copie du contrat signé avec Bureau Veritas (daté du 05/09/2024) et présenté le jour de la visite, qui contient des sections relatives à la mise à disposition de matériels pour la réalisation des prélèvements.
Référence contrôlée : Règlement européen du 13/06/2024, article 12
L’exploitant a envoyé le 1er août 2025 le rapport de quantification des émissions de méthane demandé à l'article 12.1. à l'adresse générique methane@developpement-durable.gouv.fr Storengy a réalisé un rapport unique avec des données consolidées pour l'ensemble de ses 13 stockages souterrains (seul le stockage de Manosque, qui relève d'un GIE indépendant, n’est pas intégré). Dans l’attente de la parution des actes d'exécution du règlement méthane, Storengy utilise les modèles développés au sein de l'OGMP 2.0 (oil and gas methane partnership) auquel il participe depuis 2020. Ce programme des Nations Unies vise à définir des standards pour réduire les émissions de méthane. Le rapport transmis contient tous les informations exigées. A noter que tous les opérateurs membres de l’OGMP 2.0 se basent sur le même modèle pour leur déclaration. Les informations fournies dans le rapport sont des émissions réelles et donc plus précises que des émissions basées sur des facteurs d’émissions, dont l’utilisation est pourtant laissée possible par l’article 12.
Référence contrôlée : Règlement européen du 13/06/2024, article 13
STORENGY veille à limiter autant que possible les émissions de méthane dans le cadre de ses activités. Une justification est chaque fois apportée au préalable avant toute émission, dans le respect des restrictions prévues à l’article 15. Storengy s’est engagé à réduire ses émissions de méthane de 40 % à l’horizon 2030 et -80 % à l’horizon 2045 par rapport à l’année 2021. Storengy recherche des solutions techniques pour réaliser des opérations de maintenance nécessitant la vidange du gaz contenu dans les installations sans recourir au torchage (technologie gas booster basée sur la compression/réinjection du gaz dans les conduites, gas swap basé sur la poussée du front de gaz avec de l’azote…). Storengy vise à acquérir plusieurs compresseurs (via une entité commune Storengy/Natran) de manière à devenir autonome pour la réalisation de ses opérations gas booster (équipements qui pourraient tourner de site en site). Les compresseurs taille XS permettra des gas booster dès 500 m³ de gaz. Par ailleurs, Storengy cherche à mutualiser ses opérations de maintenance et retient désormais plutôt, lorsque cela est possible, la stratégie d’un grand arrêt permettant de recourir aux dispositifs visés ci-dessus, plutôt que de multiples petites opérations de maintenance successives entraînant une multiplication de petits torchages. Les efforts pour limiter les purges (proposition de modification des puits à gestion dynamique, voir constat n°13) s'inscrit également dans cette optique.
Référence contrôlée : Règlement européen du 13/06/2024, article 17
14/17 Le site de Tersanne comporte 12 brûleurs de régénération (il s’agit d’équipements d’origine datant des années 1970 et 1980). Le rapport de mesure des rejets atmosphériques délivré par l’APAVE, daté d’octobre 2024, indique un rendement de conversion supérieur à 95 % pour l’ensemble de ces brûleurs. Il n’y a pas eu d’acquisition ou construction de nouvelle torchère ces dernières années.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 21/09/2023, article 2
L’inspection constate à la lecture des rapports annuels et mensuels présentés par l’exploitant que les cavités TE01 et TE10 sont constamment restées dans le domaine de pression autorisé par l’arrêté préfectoral encadrant le fonctionnement du site.
Thèmes : Risques accidentels · Conditions d’exploitation durant la phase d’aménagement des prescriptions
Projet FCAR
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Lettre du 03/04/2025
L’exploitant détaille à l’inspection des aléas rencontrés dans le cadre de ce projet (qui avaient déjà en partie fait l’objet de communications écrites à l'inspection), notamment en raison de difficultés avec l’entreprise en charge du génie civil et avec l’entreprise fournisseur du skid gaz carburant (non-conformité DESP* sur les équipements livrés).[*DESP: directive des équipements sous pression] Le planning est en conséquence décalé avec une MSI (mise en service industrielle) désormais prévue mi-octobre 2025. L’ancien skid reste en place et mobilisable pour la campagne de soutirage 2025-2026 (qui démarre en novembre 2025), si le nouveau skid n’était pas opérationnel à temps. Le chantier FCAR a été vu lors de la visite sur le terrain. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant tiendra l’inspection informée de la fin de chantier, de la date des essais et de la mise en service du nouveau poste gaz carburant. A l’issue de la campagne de soutirage 2025-2026, si les nouveaux équipements ont pu être mis en œuvre et ont donné satisfaction, il transmettra son dossier de porter à connaissance relatif à la mise à l’arrêt de l’ancien poste gaz carburant.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
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