Installation classée à Longroy (76260), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 9 février 2026 — 5 points de contrôle avec suites administratives.
Depuis 2020, l'exploitant a démarré une activité de lavage de plateaux thermoformés en matières plastiques. Vu le nombre de palettes observé, il est attendu que l'exploitant justifie si cette activité relève de la rubrique 2662 relative au stockage de polymères au seuil de déclaration. Concernant les rejets aqueux des installations de traitement chimique, il a été convenu avec l'exploitant qu'il transmette les résultats de deux mesures exhaustives au 1er semestre 2026 afin d'ajuster son programme d'autosurveillance et d'intégrer potentiellement le suivi de substances dangereuses . Des justificatifs détaillés dans les constats ci-dessous sont également attendus sur la traçabilité des boues acides et sur la vérification des installations électriques.
8points de contrôle
5avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Situation administrative
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 1-2-1
Par rapport à la situation administrative autorisée, l’exploitant avait informé l’inspection des installations classées en novembre 2015 de modification des lignes de traitement sans impact sur les volumes de produits de traitement autorisés de 6400 L. Lors de la visite, l’exploitant a confirmé qu’il relève toujours de la rubrique 2531-a au seuil d’autorisation et la quantité de 6400 L est inchangée. Il a été observé pendant la visite de terrain 5 lignes de traitement : Ligne #1 : ligne manuelle de décapage et dépolissage Ligne #2 et #3 : lignes semi-automatiques de décapage et dépolissage Ligne #4 : ligne de décapage Ligne #6 : ligne automatisée de décapage et dépolissage Après décapage et/ou dépolissage, les flacons sont rincés par immersion et/ou pulvérisation (dérochage) avant d’être séchés et conditionnés. On distingue pour le rinçage deux types de bains, avec eau acidulée ou eau osmosée. Les bains de décapage principalement à base d’acide chlorhydrique sont alimentés depuis une cuve de 30 m³ située à l’extérieur. Cette cuve a été remplacée en 2022 et équipée d’une double paroi, en plus de la rétention existante. Ce stockage d’acide chlorhydrique ne relève pas d’une rubrique ICPE. Par ailleurs, par courrier du 4 mai 2018, l’inspection des installations classées a confirmé le bénéfice de l’antériorité pour les rubriques 1111-2c, 1131-2c et 1131-1 pour le stockage ou l’emploi de liquides toxiques rentrant dans la composition des bains de décapage ou de dépolissage. Les produits sont désormais classées au seuil de déclaration sous les rubriques 4110-2b, 4130-2b et 4140-2b. Le jour de la visite, les quantités maximales présentes ont été détaillées par l’exploitant: rubrique 4110-2b - stockage et emploi de 200kg d’acide fluorhydrique rubrique 4130-2b - bains de décapage pouvant contenir de l’acide fluorhydrique à hauteur de 1,7 tonne rubrique 4140-2b - 2,9 tonnes de bains de dépolissage contenant du bifluorure d’ammonium et 1,05 tonne d’agent de dépolissage liquide. L’exploitant est toujours soumis à déclaration pour ces rubriques. Sur le terrain, les pictogrammes de dangers sont bien visibles au-dessus des cuves (ce point avait fait l’objet d’observation lors de la dernière visite). La rubrique 2920-2 relative aux compresseurs d’air est supprimée. 5/16L’exploitant avait auparavant une petite activité de sérigraphie, non classée, qui a été stoppée en 2020. A la place, l’exploitant a développé une ligne de lavage de plateaux thermoformés avec un volume de 4
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 4-3-9 et 8-2-2
Au point de rejet n°2, sont rejetés les effluents issus des eaux osmosées de process qui ont été traitées. Il a été observé pendant la visite la station de traitement : le pH est d’abord neutralisé à la chaux dans un premier bassin, puis les effluents transitent par deux réacteurs où le pH est ajusté par ajout de potasse. Le pH est suivi en continu et en cas de dépassement, une alarme sonore se déclenche en même temps que la fermeture de la vanne. Après une phase finale de décantation, les eaux sont rejetées dans la Bresle. A échéance semestrielle, l’exploitant doit transmettre les résultats de l’autosurveillance sur les 9/16paramètres listés à l’article 8-2-2 de son arrêté. Or, les derniers résultats transmis pour l’ensemble des paramètres sont ceux du contrôle inopiné en date du 29 juillet 2025. Il s’avère qu’en 2025, un seul contrôle de l’ensemble des paramètres a eu lieu. L’exploitant le justifie après avoir supposé qu’un second contrôle inopiné aurait lieu en 2025 et comptait sur ce 2ème contrôle pour respecter l’échéance semestrielle. Quant aux suivis des paramètres en continu, quotidien et mensuel, les résultats ont bien été enregistrés dans GIDAF pour l'année 2025. Les résultats de l’autosurveillance et du contrôle inopiné sont par ailleurs conformes aux valeurs limites de rejets. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est rappelé à l’exploitant qu’il ne doit pas attendre les contrôles inopinés pour réaliser son programme d’auto-surveillance pour l’année 2026. Sous six mois, les résultats du 1er contrôle semestriel complet 2026 devront être déposés sur GIDAF.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Elimination des déchets produits par l'établissement
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 5-1-4
Les effluents aqueux issus des premiers bains de rinçage sont traités dans la station de traitement des eaux concentrées. Après décantation, les eaux acides sont recyclées dans le process alors que les boues acides sont compactées en "galettes" solides pour élimination. L'exploitant a présenté le bordereau de suivi de déchets dangereux référence BSD-20260121- S9HCMX7F5 qui précise que les déchets ont été pris en charge par l'entreprise METOSTOCK ENVIRONNEMENT. La mention "autorisation par arrêté préfectoral à une rupture de traçabilité pour ce déchet" a été cochée et l'exploitant n'est pas en mesure de préciser le devenir de son déchet. Le code D/R de traitement prévu, est D5 (mise en décharge spécialement aménagée) Si la règlementation autorise cette possibilité, l'exploitant doit disposer de l'arrêté préfectoral de METOSTOCK prouvant l'autorisation de rupture de traçabilité. L'inspection des installations classées recommande à l'exploitant de demander à son prestataire à ce que le cadre 12 soit rempli afin deconnaître la destination finale et le traitement réservé à ses déchets. 10/16L'exploitant veillera également à la cohérence entre la case 3 (dénomination du déchet / case solide cochée) et la case 6-1 qui mentionne un déchet liquide corrosif. Sur la base du rapport d'analyse des boues, il justifiera si le déchet est solide ou liquide. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, il est demandé à l'exploitant de justifier qu'il est en possession de l'arrêté préfectoral de la société METOSTOCK ENVIRONNEMENT autorisée à une rupture de traçabilité. Il est également demandé le rapport d'analyse des boues permettant de classer le déchet en solide ou liquide (% siccité) ainsi que les documents d'acceptation préalable : la fiche d'identification du déchet qui doit décrire le process qui les génère ainsi que le CAP (n°DIS0000393 dans le cadre 2) qui lui a été délivré en retour afin de s'assurer que les boues acides mentionnées dans le BSD sont acceptables sur le site de METOSTOCK ENVIRONNEMENT.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 12/03/2003, article 61
En janvier 2022, l’exploitant a transmis le rapport n°20010924-060 avec un bilan des analyses sur l’ensemble des paramètres dits RSDE listés dans l’arrêté ministériel du 12/03/2003 relatif au traitement chimique du verre. Pour tous les paramètres, les résultats d’analyse étaient inférieurs aux valeurs limite de concentration et l’exploitant avait demandé à conserver son programme d’autosurveillance initial. L’inspection considère que cette proposition ne peut être validée sur la base d’un seul et unique contrôle. Il est donc proposé que deux autres analyses soient effectuées sur des lots différents de matières premières entrant dans la composition des bains. Deux analyses pourraient être ainsi planifiées en mars et en juin 2026. Après réception des résultats, l’inspection des installations classées actera le nombre de paramètres et la fréquence dans le programme d’autosurveillance. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé dans un délai de six mois la transmission des résultats des deux analyses RSDE.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 7-1-7
Le compte rendu de vérification électrique Q18 du 18 février 2025 a pour conclusion que l’installation ne peut pas entraîner de risque d’explosion et d’incendie. La vérification est notée partielle. Le rapport détaillé de vérification comprend deux observations nouvelles, la première relative à des éclairages de sécurité, la deuxième relative à l’organisation d’un essai de mise hors tension totale de l’installation électrique. L’exploitant a précisé que l’essai de coupure, objet d'une observation, était programmé le 11 février à l’occasion de la vérification des installations électriques de 2026. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai de trois mois, il est demandé la transmission du dernier rapport de vérification électrique qui devra être complet et du plan d’actions correctives si d’éventuelles observations n’ont pas été levées. En fonction des éléments transmis, l'inspection proposera si besoin des suites administratives.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 3-2-2 et 3-2-3
Les installations de traitement d’air ont été modifiées par rapport aux prescriptions de l’arrêté préfectoral. Les effluents gazeux des lignes #1, #2 et #3 sont collectés ensemble, traités par un laveur de gaz et le conduit raccordé à une cheminée en toiture. De même pour les lignes #4 et #6 dont les effluents sont collectés ensemble, traités par un deuxième laveur de gaz et connectés à une 2ème cheminée en toiture, ce qui a été constaté sur le terrain. L’exploitant a précisé les conditions générales de rejet : Hauteur en m Diamètre en m Débit nominal en Nm3 /h Vitesse d’éjection en m/s Conduit N° 1 ( lignes #1, #2 et #3) 3 0,6 5370 5,71 Conduit N°2 (lignes #4 et #6) 3 0,6 7920 8,33 Ces modifications seront intégrées lors d’une prochaine mise à jour des prescriptions de l’arrêté préfectoral du 3/06/2008.
Thèmes : Risques chroniques · Mise à jour de la description des équipements
Plan des réseaux
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 4-2-2
L’exploitant a présenté un plan des réseaux en format A4 pour une vue d’ensemble ainsi qu’en format A0 pour un plan détaillé. L’exploitant dispose également d’un schéma représentant le traitement des effluents aqueux. Ces documents font apparaître l’origine et la distribution de l’eau d’alimentation (eau réseau de ville et eau de forage), les secteurs collectés et réseaux associés, les ouvrages d’épuration, points de contrôle et points de rejets. Par sondage, il a été observé que le plan ne fait pas apparaître l’implantation des disconnecteurs. Commentaire n°1 : L’exploitant doit s'assurer que les informations devant apparaître sur le plan des réseaux sont exhaustives et mettra à jour ses plans le cas échéant.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 03/06/2008, article 7-2-3
Les besoins en eau sont estimés à 210 m3 /h soit 420m3 sur 2 heures. Le besoin est couvert par un pompage dans la Bresle depuis une aire d’aspiration située sur le domaine public au niveau du pont route de Normandie, avant l’entrée sur site. Cet emplacement a été validé par le SDIS compte tenu de l’emprise du site, tout en longueur, coincé entre la voie ferrée et la rivière. Le volume de rétention des eaux d’extinction s’élève à 491 m³. Pour contenir ces eaux, l’exploitant a construit un muret le long de la Bresle, d’une hauteur minimale de 2 parpaings. Le volume constitué côté cour est d’au moins 158 m³ (surface de 1580 m²) et à l’arrière du site de 548 m³ (surface de 5480 m²). Une vanne manuelle est présente à côté du séparateur d’hydrocarbures pour obturer l’évacuation des eaux vers la Bresle en cas d’incendie ou de pollution accidentelle. Commentaire n°2 : Il est de la responsabilité de l’exploitant de s’assurer que les équipiers de première intervention ont intégré la consigne de fermer la vanne manuelle d’obturation en cas d’accident.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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