Installation classée à Plouisy (22200), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 15 juillet 2025 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005504126
Commune
Plouisy (22200)
Département
Côtes-d'Armor
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL Bretagne
Inspections listées
3 depuis 26 septembre 2022
SIRET
84164569000212
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Suite à l'inspection réalisée le /2025 sur le site EUREDEN de Plouisy, l'inspection constate que les personnels ayant identifiés la présence d'anomalies au niveau du silo 2 ont appliqué la procédure prévue en cas d'identification d'accident. De même, l'exploitant a rapidement identifié la cause probable du sinistre (blocage d'un des roulements situés sous le tapis transportant les grains qui, en glissant s'est fortement échauffé et a transmis cet échauffement au stockage par l'intermédiaire de particules). L'inspection constate que l'exploitant a immédiatement mis en œuvre des mesures compensatoires permettant de surveiller l'état du stockage de grains et a programmé l’intervention d’une entreprise spécialisée pour évacuer les matières susceptibles d'apporter un risque au cours du temps. Afin de capitaliser l'expérience acquise lors de la gestion de cet accident, l'inspection demande à l'exploitant de compléter dans les quinze jours le modèle de rapport d'accident proposé par le BARPI. Ce document devra notamment détailler les causes initiales de l'accident, les actions correctives envisagées ou mises en œuvre pour éviter qu'un accident similaire ne se reproduise et les éléments relatifs à la gestion des déchets produits par cet évènement. Par ailleurs, l'inspection observe que le suivi thermométrique actuellement en place dans le silo n'a pas permis de détecter l'apparition du point chaud situé en surface du stockage, à environ 2 ou 3 mètres de la sonde. Il est donc demandé à l'exploitant d'étudier s'il est possible d’améliorer ce dispositif (équipements présentant une meilleure sensibilité dans les conditions d'usage ou modification du maillage de la surveillance thermométrique, …). Par ailleurs, il apparaît également important que l'exploitant maintienne les rondes régulières au niveau des stockages, notamment lors des périodes susceptibles d’apporter plus de risques (collecte, redémarrage d’installation de ventilation, …).
8points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
Incident ou accident
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/03/2010, article 2.5.1
Le 15/07/2025, à 05h00 du matin, l’exploitant a constaté la présence d’une odeur de brûlé et l’émission de légères fumées au niveau du silo 2 et décide alors d’appeler le SDIS22 pour une intervention immédiate. Le même jour, à 8h33, l’exploitant appelle l’unité départementale des Côtes d’Armor de la DREAL afin de : prévenir l’inspection des installations classées de la situation en cours : échauffement d’une partie des stockages d’orge situé dans le silo 2 du site EUREDEN de Plouisy ; • informer des mesures prises par le SDIS pour lutter contre le sinistre (démontage d’une partie du bardage du silo, passage d’un bras articulé et brumisation de la zone échauffée pour faire redescendre la température et éviter une combustion) ; • indiquer les premières actions envisagées dès qu’il sera possible d’accéder directement à la zone de stockage (vérifier la température du stockage de grain en profondeur, suivre son évolution dans le temps). • A noter que, à l’issue de l’intervention, le SDIS a observé que seule une couche superficielle de grains semble avoir été concernée par l’échauffement et que la température interne du stockage de grains sur la zone impactée est acceptable et stable (environ 43 °C). Post contrôle, par mail du 15/07/2025, l’inspection a rappelé à l’exploitant qu’il devait : 6/12 respecter les prescriptions de l’arrêté d’autorisation, daté du 25/03/2010 notamment en ce qui concerne la gestion des déchets et le contrôle de l'accès au site ; • mettre en œuvre des mesures compensatoires le temps nécessaire à l’identification de la cause de l’accident afin d’éviter la fermentation des grains stockés (notamment ceux ayant été mouillés lors de l’intervention du SDIS) ; • transmettre un rapport d’accident.• Par courrier du 16/07/2025, l’exploitant a informé l’inspection que les investigations menées le 15/07/2025 par le service « Maintenance » du site EUREDEN après gestion du sinistre ont mis en évidence la cause de l‘échauffement des grains : le roulement positionné sous le tapis de chargement de la cellule était grippé et ne pouvait plus tourner au fur et à mesure de l’avancement de celui-ci. Certainement, l’une des matières échauffées est tombée sur la zone de stockage des grains située en contrebas, créant ainsi un point chaud sur celui-ci. • le glissement de cette pièce sur le rail a alors provoqué l’échauffement, non seulement de la pièce métallique, mais aussi des poussières situées à proximité. • Dans la mesure où la cause de l’accident a été id
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/03/2010, article 7.3.3 et 7.6.5
En séance, l’exploitant a indiqué que les personnels EUREDEN suivent au moins 1 formation annuelle à la sécurité (dernière formation réalisée le 24/01/2025) et réalise au moins 1 exercice d’évacuation (dernier exercice réalisé le 26/11/2024 sur un scénario de déclenchement d’un signal d’alarme dans l’usine de production d’aliments pour bétail). En complément, la responsable de site a indiqué que, courant juin 2025, elle a également réalisé un échange sur les risques liés au stockage des grains lors d’une réunion d’équipe. Celle-ci a notamment permis de sensibiliser les nouveaux arrivants. Cependant, celle-ci n’a pas donné lieu à un enregistrement particulier. L’inspection constate que les personnels d’EUREDEN sont formés au risque associé au stockage de grains mais que la traçabilité des sessions de formation peut être améliorée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Suite au constat présenté ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de mettre en place un outil qui permette de tracer l’ensemble des formations ayant été suivies par chaque opérateur, que celle-ci ait été dispensée par le groupe EUREDEN ou par la responsable de site.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/03/2010, article 8.3
Le 15/07/2025, l’exploitant a indiqué que chaque lot de grains était contrôlé au moment de sa réception, notamment sur les paramètres température et humidité. Le positionnement des grains dans le lieu de stockage est conditionné au fait que les informations identifiant la livraison aient été préalablement entrées dans le logiciel métier Nutriciel, celui-ci disposant d’alerte interne interdisant l’acceptation d’un lot non conforme.9/12 Le jour du contrôle, l’inspection a assisté à un contrôle de livraison (prélèvement, analyses, entrée des données pour la traçabilité du lot). Le silo 2 a une surface de 8000 m² et peut contenir jusqu’à 35 000 tonnes d’orge. Il est équipé de plusieurs sondes thermométriques qui permettent de mesurer la température en différents points du stockage, sur 4 hauteurs différentes. Les mesures de température sont enregistrées et conservées par l’exploitant. Post inspection, l’exploitant a transmis le synoptique qui permet d’identifier chacune des sondes dans les bâtiments de stockage ainsi que leur emplacement. Il a également transmis les enregistrements de température réalisés au niveau du silo 2 les 13, 14 et 15 juillet 2025 avant l’échauffement (4 mesures/j à 00h, 09h, 13h et 22h) et la consigne de suivi des températures des grains qui décrit les actions devant être mise en œuvre en cas d’élévation anormale de ce paramètre dans les stockages. L’exploitant précise que l’échauffement de grains s’est produit à environ 2 ou 3 m de la sonde S202. L'analyse des différents documents ayant été transmis montre que, le 15/07/2025 à 5h00 du matin, alors que le personnel percevait une odeur de brûlé et quelques fumées, la sonde S202 n’a pas détecté l’augmentation anormale de la température du stockage de grains. Interrogé sur la maintenance des sondes de températures, l’exploitant a indiqué que seul le branchement électrique faisait l’objet d’une attention particulière (dans le cadre de la vérification périodique de l’installation électrique du bâtiment) mais qu’il n’était pas prévu de procédure d’étalonnage particulier des capteurs de température dans la mesure où les enregistrements permettent de contrôler que ceux-ci répondent de façon plutôt cohérente. L'inspection constate que globalement l'exploitant dispose des éléments de suivi de la qualité des stockages demandées par la réglementation mais que la mise en œuvre du suivi thermométrique n'a pas suffi à détecter l'échauffement anormal des grains. Demande à formuler à l’exploitant à la
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 26/11/2012, article 16
Post inspection, l’exploitant a transmis le rapport de vérification des installations électriques des silos, réalisé le 30/04/2025 par la société Bureau VERITAS. L’inspection constate que celui-ci n’indique pas la présence de non-conformité sur les installations électriques du silo 2. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Suite à la lecture du rapport de vérification des installations électriques du site EUREDEN de Plouisy, réalisé le 30/04/2025 par la société Bureau VERITAS, l’inspection demande à l’exploitant de réaliser les actions correctives demandées, notamment la n° 14 (mise hors tension totale de l’installation électrique du site en vue de finaliser la vérification des essais et mesures nécessaires à l’évaluation de la sécurité des personnes).
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/11/2012, article 51
L’échauffement constaté dans le silo 2 et la brumisation ayant été réalisée par le SDIS22 au cours de leur intervention du 15/07/2025 ont endommagé une partie des stockages d’orge. Par courrier du 16/07/2025, l’exploitant informe l’inspection qu’il a planifié le 17/07/2025 une intervention permettant d’aspirer le grain présent au niveau de la zone d’échauffement et aux alentours immédiats, là où le taux d’humidité du grain est supérieur à 15 %.11/12 La qualité des grains aspirés sera déterminée à l’aide de l’appareil déjà utilisé pour vérifier la conformité des livraisons. L’exploitant précise que, suivant le cas, le grain défectueux sera évacué en méthanisation (société TRIVALEC, 22510 Penguily) ou, si sa qualité le permet, il sera séché dans le séchoir présent sur site puis remis en stockage dans le silo 2. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’inspection demande à l’exploitant de préciser dans le rapport d’accident la gestion des déchets liés à l’accident du 15/07/2025 (nature du déchet, quantité, lieu d’élimination).
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/03/2010, article 7.6.2
L’exploitant a indiqué que, pour gérer l’accident du 15/07/2025, les moyens suivants avaient été utilisés : utilisation par le SDIS d’environ 1500 l d’eau provenant de la bâche de 120 m³, positionnée à proximité du silo 2 ; • utilisation par l’exploitant du dispositif de gonflage de l’obturateur positionné en sortie du bassin d’orage. • Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu des éléments présentés ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de compléter dans les plus brefs délais la réserve d’eau et les bouteilles de gaz nécessaire au gonflage de l’obturateur.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/11/2012, article 26-I-A
En séance, l’exploitant a indiqué qu’il dispose d’une procédure d’intervention pour les situations d’urgence, actualisée en 2022. Ce document indique que, en cas d’accident, les numéros d’urgence, le responsable hiérarchique, et la DREAL doivent être appelés (dans cet ordre). Les numéros sont indiqués dans la procédure. L’inspection constate que les opérateurs EUREDEN ont respecté la procédure en vigueur.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/03/2010, article 7.6.6.2
La gestion de l’échauffement apparu le 15/07/2025 au niveau du silo 2 a nécessité peu d’eau (1500 l). Celle-ci a été essentiellement soit vaporisée sous l’action de la chaleur du stockage, soit absorbée par les grains présents. Cependant, l’exploitant a expliqué que, en cas de sinistre plus important, les eaux d’extinction auraient été canalisées dans le réseau des eaux pluviales du site puis dirigées vers le bassin d’orage situé au sud (en contrebas du silo 2) qui est équipé d’un obturateur. Le 15/07/2025, l’inspection a constaté la présence d’un volume d’eau résiduel dans ce bassin, ce qui permet de confirmer son étanchéité bien qu’une végétation abondante se soit installée sur son pourtour. L’exploitant a indiqué que le bassin d’orage avait une surface de 1300 m² (0,13 ha) et restait en eau tout au long de l’année. Par ailleurs, vu l’aménagement du bassin (et notamment le positionnement du tuyau d’évacuation), l’inspection a souhaité connaître quel était le volume effectivement disponible pour la récupération d’un effluent pollué, type eaux d’extinction. Au vu de la surface du bassin et de la différence de hauteur entre le point haut du tuyau d’évacuation et les berges du bassin (environ 1,5 m), l’exploitant a estimé que celui-ci pourrait toujours retenir jusqu’à 1950 m³, quel que soit le niveau d’eau résiduel. L’inspection constate que le bassin d’orage est suffisamment dimensionné pour recueillir les eaux d’extinction susceptibles d’être utilisées pour éteindre un sinistre.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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