Installation classée à Saint-Agathon (22200), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 30 avril 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
Suite aux contrôles menés les /2026 et /2026, l’inspection constate que l’exploitant : a mis en place la vanne de confinement des eaux d’extinction et que celle-ci est opérationnelle; • a modifié son plan de défense incendie en tenant compte des besoins du SDIS22;• a dû densifier certains stockages intérieurs ;• a recours aux stockages extérieurs et propose une organisation de ces zones permettant d’éviter l’impact sur les tiers et les effets domino sur le site. • Concernant la densification des stockages, l’inspection demande à l’exploitant de vérifier que l’incendie généré dans une cellule ne provoquerait pas d’effet indésirable sur les tiers. Concernant les stockages extérieurs, l’inspection constate que la zone "C" ne répond pas à l’article 2.III de l’annexe 2 de l’arrêté ministériel du 11 avril 2017. Cependant, dans la mesure où l’exploitant a démontré qu’un incendie de cette zone n’impacterait pas l’environnement proche et n’aurait pas d’effet domino sur le bâtiment voisin, l'inspection accepte la demande d'aménagement de prescription ayant été transmise par l'exploitant par mail du /2026. Aussi, compte tenu des documents transmis par l’exploitant et des constats réalisés les /2026 et /2026, l’inspection propose à […] de lever l’arrêté préfectoral de mise en demeure du /2025 et, après avis du CoDERST, de signer un arrêté préfectoral complémentaire qui encadrera les conditions dans lesquelles l’exploitant sera autorisé à stocker des matières combustibles à l’extérieur de ses bâtiments.
10points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
4sans suite
Stockages extérieurs
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 02/06/2025, article 2
Le 10/04/2025, l’inspection avait constaté la présence de plusieurs stockages de produits combustibles en extérieur, ce qui était contraire à l’engagement pris par l’exploitant dans son dossier d’enregistrement déposé en 2023.6/15 En particulier, il avait été observé un stockage important de boîtes en bois, situé à moins de 10 m de la paroi du supermarché voisin. De ce fait, par l’arrêté préfectoral du 02/06/2025, l’exploitant avait été mis en demeure de se conformer à l’article 2.1.1 de l’arrêté préfectoral du 19 avril 2024. Cependant, par mail du 09/04/2026, l’exploitant a informé l’inspection qu’il n’était pas en mesure de répondre à la demande dans la mesure où une réorganisation de l’activité POOL de l’entreprise BWT était en cours. Celle-ci avait notamment pour conséquence de transférer le centre logistique, historiquement positionné dans le sud de la France vers le site de Saint-Agathon. De ce fait, l’exploitant devait densifier les stockages présents dans les entrepôts bâtis en 2024 et à positionner certains d’entre eux en extérieur. L’inspection constate que l’exploitant n’a pas évalué l’impact de cette densification sur les flux thermiques susceptible d’être émis en cas d’incendie des bâtiments. Le 30/04/2026, l’inspection a constaté que : la zone située derrière le mur du supermarché voisin a été totalement dégagée ;• des stockages de produits combustibles étaient toujours présents en extérieur, notamment, le long de certaines limites de site ; • la présence de racks supplémentaires dans la cellule n° 1, cellule disposant de murs et de portes intérieures CF 2 h. • Par mail du 25/05/2026, l’exploitant a transmis à l’inspection une étude qui présente le positionnement des zones de stockages extérieurs ainsi que les modélisations des flux thermiques émis en cas d’incendie sur ces surfaces. Après étude de ce document, l’inspection constate que l’organisation proposée par l’exploitant permet d’éviter tout impact sur les tiers et respectent ainsi l’article 2.I de l’annexe II de l’arrêté ministériel du 11 avril 2017. Un contrôle complémentaire a été réalisé le 22/07/2026 afin de vérifier que les stockages extérieurs respectaient effectivement les hypothèses ayant été utilisées pour réaliser l’étude des flux thermiques. Il a notamment été constaté que : les emplacements des stockages « A », « B », « C » et « D » sont matérialisés au sol (les zones « F » et « G » ne sont actuellement pas utiles) ; • au niveau de chaque zone, la présence d’un affichage qu
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Prescriptions complémentaires, Levée de mise en demeure
Lors de l’inspection réalisée le 10/04/2025, le SDIS22 avait informé l’exploitant que le plan de défense incendie existant ne répondait pas aux besoins du service de secours. Le 30/04/2026, l’inspection constate que l’exploitant a pris en compte les remarques formulées par le SDIS22 en 2025 et a totalement refondu son document. En particulier, il a travaillé avec un prestataire pour réaliser des plans répondant à la fois aux exigences réglementaires (positionnement des zones de dangers, des murs coupe-feu, des vannes de barrage, …) et aux besoins des services de secours. Toutefois, l’inspection constate que l’exploitant a oublié de présenter dans ce document un plan des réseaux d’eau de l’entreprise, comme demandé dans la prescription contrôlée (plan prévu au point 1.6.1 de l’annexe II de l’arrêté ministériel du 11/04/2017). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu du constat présenté ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de rajouter à son plan de défense incendie le plan des réseaux d’eau de son site.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II- point 23
Le 30/04/2026, l’exploitant a informé l’inspection que son plan défense incendie était mis à disposition du SDIS22 de façon dématérialisée par l’intermédiaire d’une interface consultable à l’aide des tablettes utilisées par le service de secours. Par ailleurs, l’inspection a également constaté que le plan de défense incendie était également mis à la disposition des secours en version papier. En effet, il est présent dans les mallettes « Pompiers « qui sont positionnées à l’entrée des principaux bâtiments du site. Ces mallettes contiennent également des plans des locaux, une synthèse des risques associés aux produits présents sur site, le code des portails. L’exploitant précise que les clés prévues être stockées dans ces mallettes sont en cours de fabrication. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu des constats présentés ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de veiller à la mise à jour du contenu des mallettes « Pompiers ». Par ailleurs, compte tenu du fait que les pompiers ne pourront intervenir à l’intérieur des bâtiments BWT qu’à partir du moment où une personne autorisée aura rejoint le site et leur donnera les clés nécessaires, l’inspection invite l’exploitant à se rapprocher du SDIS pour réaliser un exercice commun permettant de connaître leur délai d’intervention et de définir la conduite à tenir si le service de secours arrive avant le représentant de l’exploitant.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article Annexe II- point 13
Actuellement, l’exploitant ne réalise pas d’exercice ciblé sur la défense incendie. Par contre, il réalise, environ une fois tous les 6 mois, des exercices d’évacuation des personnels qui prévoient la réalisation d’actions également décrites dans le plan de défense incendie (coupure des fluides et énergies, alerte de secours, intervention de la télésurveillance, fermeture de la vanne du bassin de rétention des eaux d’extinction). Le 30/04/2026, l’exploitant a présenté le compte-rendu de l’exercice ayant d’évacuation réalisé le 19/06/2025. L’inspection constate que les personnels n’ont alors pas réalisés la coupure des fluides et que la vanne de mise en rétention n’était alors pas installée. Par ailleurs, l’exploitant a également présenté le registre incendie du site qui trace notamment la réalisation d’une formation « RIA-extincteurs » par l’entreprise CHUBB le 13/01/2026. cette formation prévoit, notamment, la manipulation des RIA présents sur site, l’identification sur site de l’emplacement des coupures des fluides et la manipulation du système de détection incendie. A noter que l’exploitant tient également à jour une liste des personnes ayant assisté à cette formation. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu des constats présentés ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de veiller à l’appropriation par les salariés des actions décrites dans son plan défense incendie, notamment celles qui permettent de réaliser les interventions de premier niveau, la mise en sécurité du site (coupure des énergies,…) et le confinement des eaux d’extinction, actions qui ne semblent aujourd’hui pas avoir été intégrées. L’inspection conseille à l’exploitant de prévoir un exercice spécifique « défense incendie », qui pourra être réalisé en partenariat avec le SDIS22.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/04/2024, article 2.1.5
Dans le cadre de la préparation de l’inspection, l’exploitant a transmis les PV de réception de la réserve d'eau contenant 1072 m3 et de la bâche d’eau de 120 m3, situées sur le site BWT de Saint- Agathon. Par ailleurs, le 30/04/2026, l’inspection a constaté : le remplissage et l’accessibilité de cette bâche de 120 m³ ;• le remplissage du bassin de 1072 m³ situé sur le haut du site (présence d’un marquage à la peinture sur le bord de la réserve pour visualiser le niveau requis) ; • la matérialisation au sol des aires de stationnement dédiées au service de secours ;• l’identification de l’emplacement des réserves d’eau sur le plan affiché en extérieur, à l’entrée du site ; • le revêtement bleu des poteaux incendie situés en contrebas de la réserve de 1072 m³.• Concernant ces poteaux, un échange préalable avec le SDIS22 a permis de savoir que le seul fait de modifier la couleur de leur coque ne suffisait pas à garantir leur bonne identification par les services de secours et leur bon fonctionnement dans le contexte de l’entreprise. En effet, les poteaux actuellement en place sur le site BWT correspondent à un matériel qui doit être mis en œuvre sur un réseau déjà sous pression. Dans la mesure où l’eau puisée proviendrait d’une réserve aérienne, le SDIS22 préconise de les changer et de les remplacer par des poteaux d’aspiration (caractérisés par une coque bleue). Un PV de réception pourra alors être délivré par le SDIS22. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu des éléments présentés ci-dessus, l’inspection demande à l’exploitant de lui transmettre un planning de remplacement des poteaux incendie du site puis, à l’issue des travaux, le PV de réception de ces dispositifs.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 15
Électricité : Dans le cadre de la préparation de l’inspection, l’exploitant a fourni : le rapport de contrôle des installations électriques réalisés en septembre 2025 par l’APAVE ainsi que le certificat Q18 associé. Ce document indique que la totalité des installations ont été contrôlées et qu’aucune non conformité n’a été identifiée ; • le rapport de contrôle thermographique des installations électriques, réalisés le 25/03/2026 par l’APAVE ; Ce document indique la présence d’anomalies et la présence d’un risque incendie. Le contrôleur préconise un délai de 2 mois pour lever les problèmes. • Le 30/04/2026, l’exploitant a présenté à l’inspection le fichier de suivi des interventions du service maintenance, qui retrace quotidiennement les actions réalisées. En particulier, il est noté que l’exploitant a réalisé des interventions sur les machines défectueuses (sur lesquelles ont été identifiés des points chauds) les 31/03 et 03/04/2026. Toutefois, le contrôle réalisé par l’APAVE le 28/04/2026 a mis en évidence que l’un des problème restait irrésolu. L’exploitant attend actuellement une pièce de rechange. L’inspection constate que l’exploitant a pris en compte rapidement les observations du contrôleur et met en œuvre les actions nécessaires pour un retour à la conformité. De plus, l’inspection a constaté la présence d’un bouton d’arrêt d’urgence situé en extérieur, à proximité d’une ouverture. Foudre : Le 30/04/2026, l’exploitant a indiqué que l’ensemble des dispositifs foudre nécessaires avaient été positionnés lors de la construction des nouvelles cellules et de l’installation des panneaux photovoltaïques. Par ailleurs, un devis est actuellement en cours d’examen concernant les travaux devant être réalisés dans le bâtiment historique. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Compte tenu des éléments présentés, l’inspection demande à l’exploitant de lui transmettre ; un certificat Q19 attestant de la conformité de ses installations électriques ;• le devis signé correspondant aux travaux devant être réalisés pour protéger le bâtiment•15/15 historique des effets de la foudre, la planification de ces travaux et un document rédigé par une personne certifié, attestant de la conformité de tous les dispositifs de protection contre les effets de la foudre présents sur le site BWT.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/04/2024, article 2.1.4
Suite à l’inspection réalisée en avril 2025, l’exploitant a transmis l’attestation rédigée par l’entreprise DTPE le 19/06/2025 à l’issue des travaux de mise en place de la vanne d’obturation du bassin de récupération des eaux d’incendie. Le 30/04/2026, l’inspection a vérifié que la fermeture de cette vanne était bien asservie au déclenchement de la détection incendie. L’inspection constate que l’exploitant répond à l’article 2.1.4 de l’arrêté préfectoral du 19/04/2024. De ce fait, il répond également à l’article 3 de l’arrêté préfectoral de mise en demeure du 02/06/2025. Par ailleurs, par mail du 24/09/2025, le SDIS22 a informé l’inspection que, suite aux pluies intenses, le bassin de récupération des eaux avait été fragilisé. Le 30/04/2026, l’inspection a constaté que seul le talus positionné entre les entreprises BWT et STEF avait été endommagé par le débordement du basin mais que la structure même de celui-ci ne semblait pas avoir été impactée (absence de pli au niveau de la bâche étanche). L’exploitant a indiqué que les travaux de confortement du talus seraient réalisés dès que les assurances des entreprises l’autoriseraient.
Proposition de l'inspection : Levée de mise en demeure
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/04/2024, article 2.1.2
Le 30/04/2026, l’inspection a constaté que la fermeture des portes coupe-feu n’était pas entravée et qu’elle se déclenchait automatiquement en cas de déclenchement du système de détection incendie (test réalisé). L’inspection constate que l’exploitant respecte la prescription contrôlée.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 12
Dans le cadre de la préparation de l’inspection, l’exploitant a transmis le rapport de visite du SSI de l’établissement réalisé le 17/04/2026 par la société Chubb. Ce document indique que le dispositif de détection incendie fonctionnait correctement suite à la maintenance et aux nettoyages réalisés. Le 30/04/2026, l’inspection a contrôlé l’absence de défaut au niveau de la centrale de détection incendie et a testé son bon fonctionnement après le déclenchement d’un détecteur manuel . En particulier, il a été constaté que suite au déclenchement d’un détecteur manuel : l’alarme sonore se déclenchait,• les portes coupe-feu des ateliers se fermaient,• la vanne de fermeture du bassin de rétention des eaux d’extinction se fermait et ne se ré- ouvrait pas lors de la remise en service du SSI ; • le service de télésurveillance retransmet l’alerte à l’exploitant.• L’inspection constate que l’exploitant respecte la prescription contrôlée.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 24.3
Dans le cadre de la préparation de l’inspection, l’exploitant a informé l’inspection qu’il réaliserait les mesures de bruits après la finalisation du transfert des activités logistiques du groupe sur le site de Saint-Agathon. Le 30/04/2026, l’exploitant a indiqué que la prestation de mesure de bruit serait réalisée en juin 2026. Post inspection, par mail du 29/06/2026, l'exploitant a transmis le rapport des mesures de bruits ayant été réalisées par l'Apave du 20 au 21/05/2026. Ce document indique que les émissions sonores produites par l'activité de l'entreprise sont conformes à ce qui est réglementairement imposé, de jour comme de nuit. L’inspection constate que l’exploitant respecte la prescription contrôlée.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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