Installation classée à Mesnil-Saint-Nicaise (80190), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 15 juin 2026 — 12 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005102361
Commune
Mesnil-Saint-Nicaise (80190)
Département
Somme
Régime
Enregistrement
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL HdF
Inspections listées
1 depuis 15 juin 2026
SIRET
35352693200010
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 2714déchets non dangereux de papiers, plastiques, bois,… (transit) hors 27
L'inspection a relevé de nombreuses non conformités (faits significatifs) pour lesquelles il est proposé de mettre en demeurel'exploitant pour les mises en conformités suivantes, sous 6 mois (1 mois pour la sécurisation du portail) : - mise en place d'exutoires a déclenchement par fusibles thermiques et doublé manuellement par des commandes ramenées prés des entrées principales des locaux concernés si réparation du bâtiment ; - mise en place d'un système de détection automatique de départ d'incendie avec report d'alerte et alarme perceptible en tout point du périmètre concerné - mise en place de RIA répartis dans les locaux et situés à proximité des issues (protégés du gel et permettant une attaque simultanée du foyer par 2 lances en direction opposées) ; - matérialisation et respect d'une distance de 10 mètres entre les stockages et le bâtiment de tri ; - interdiction de stockage en vrac (non emballé) à moins de 10m du bâtiment, en dehors des heures ouvrables du site ; - mur coupe-feu 4 heures situé en limite de propriété coté sud-ouest dépassant de 2 mètres la hauteur maximale des stockages ; - mise en place d'une procédure réglementant les modes de stockage ; - mise en place de rondes encadrées par des consignes dans les zones contenant des déchets combustibles ; - sécurisation du système d'ouverture du portail et encadrement de celui-ci par une procédure précise. Les justificatifs de réalisation de ces points sont à transmettre à l'inspection. En cas d'arrêt définitif de l'activité il est demandé à l'exploitant d'engager sous 6 mois également une procédure de cessation d'activité (R 512-39 du code de l'environnement). Compte tenu des enjeux, l'inspection propose de prendre un arrêté préfectoral complémentaire conditionnant la reprise de l'activité sur le site au respect des points précédents. L'inspection a également relevés des écarts (faits modérés) pour lesquels il est demandé à l'exploitant de transmettre à l'inspection les éléments suivants : - réalisation
12points de contrôle
12avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Déclaration des accidents et incidents
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 8
L'exploitant a prévenu l'inspection du départ de feu par mail le 15 juin 2026 à 7h45, soit le lendemain de l'incendie. Une télédéclaration d'accident a également été réalisée par l'exploitant le 17 juin 2026. L'exploitant n'ayant pas de numéro SIRET pour son site (voir PC n°10) il a réalisé cette télédéclaration à partir du numéro SIRET de son site de Nesle. Dans sa déclaration l'exploitant indique qu'aucune substance ou matière dangereuse ou polluante n'a réagi, explosé ou été rejetée, or l'incendie a impacté et détruit la toiture composée de plaques fibro-amiantées. Il est ainsi demandé à l'exploitant de transmettre à l'inspection les BSD d'élimination des balles de cartons qui étaient présentes dans le bâtiment qui a brulé et qui ont reçus des déchets d'amiantes. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande de justificatif : Il est demandé à l'exploitant de transmettre à l'inspection sous 1 mois les BSD et les justificatifs d'élimination des balles de cartons qui étaient présentes dans le bâtiment qui a brulé et qui ont reçu des déchets de toiture amiantée.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 28.1
L'inspection a constaté que les exutoires des fumées présents en toiture du bâtiment qui a brûlé ne ne sont pas ouverts, ce qui indique qu'ils ne sont pas déclenchés par fusibles thermiques comme le prescrit l'arrêté d'autorisation du site. L'exploitant n'a pas non plus présenté de rapport de vérification de ces exutoires à l’inspection. Non conformité (faits significatifs) : exutoires non conformes aux prescriptions de l'arrêté préfectoral du site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition : Mise en demeure demandant à l'exploitant de transmettre à l'inspection sous 6 mois les justificatifs de mise en conformité des exutoires du bâtiment principal. En cas de non reprise d'activité ou de reprise partielle de l'activité l'exploitant devra réaliser soit une cessation d'activité soit un porter à connaissance indiquant les modifications apportées à l'activité.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 28.2
Le site ne dispose pas de système de détection incendie, c'est un tiers qui a constaté le départ de feu et qui a prévenu le SDIS. Seules des caméras de surveillance, qui ont permis de voir le départ de feu et l'intrusion sur site sont présentes. 15 extincteurs sont présents sur le site, ils ont été vérifiés par l'entreprise MCSI le 25 avril 2026 et le rapport de vérification n'indique pas de non conformités. L'inspection n'a pas constaté la présence de RIA sur le site. Des poteaux incendie sont présents sur la voirie a l'extérieur du site et le SDIS n'a pas indiqué avoir manqué d'eau pour l'extinction. Non conformité (faits significatifs) : Absence de système de détection de flamme et de RIA Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition : Mise en demeure demandant à l'exploitant la mise en place d'un système de détection de flamme et de RIA sous 6 mois. En cas d'arrêt définitif d'activité l’exploitant devra réaliser une procédure de cessation d'activité.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 35
L'exploitant dispose de deux cuves de rétention enterrées de 50m3 chacune. Ces cuves ont permis de récupérer les eaux d'extinction et le SDIS a indiqué que ces rétentions avaient présenté un volume suffisant. Il est demandé à l'exploitant de transmettre à l'inspection les BSD et les justificatifs d’élimination de ces eaux d'extinctions qui contiennent également des déchets d'amiantes de toiture. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande de justificatifs : Il est demandé à l'exploitant de transmettre sous un mois à l'inspection les justificatifs d'élimination des eaux d'extinction de l'incendie.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 18/12/2000, article 3
L'incendie a pris au niveau d'un dépôt de cartons situé au milieu de la cour et à proximité immédiate du bâtiment de tri, sans respect de la distance minimale des 10mètres. L'inspection a également constaté que le mur de séparation coté sud-ouest du site ne présentait pas de débordement de 2m au dessus de la hauteur de stockage et que la hauteur maximale de 3 mètres semblait dépassée par endroit. L'exploitant n'a pas pu présenter de procédure règlementant les modes de stockage. Non conformité (faits significatifs): - non respect d'une distance minimale de 10 mètres entre le stockage et le bâtiment de tri ; - présence de stockage en vrac (non emballé) à moins de 10m du bâtiment en dehors des heures ouvrables du site ; - hauteur de stockage non respectée et mur de séparation côté sud-ouest ne dépassant pas de 2 mètres au dessus de la hauteur maximale des stockages ; - absence de procédure réglementant les modes de stockage. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition : mise en demeure demandant à l'exploitant de : - matérialiser et respecter une distance de 10 mètres entre les stockages et le bâtiment de tri ; - interdire le stockage en vrac (non emballé) à moins de 10m du bâtiment, en dehors des heures ouvrables du site ; - respecter une dépassement de 2 mètres entre la hauteur des stockages et le mur coupe-feu 4 heures situé en limite de propriété coté sud-ouest; - mettre en place une procédure réglementant les modes de stockage. Les justificatifs de mise en œuvre de ces poins seront à transmettre à l'inspection sous 6 mois.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 9. II
Non conformité (faits significatifs) : Les zones susceptibles de contenir des déchets combustibles ou inflammables ne sont pas équipées d'une détection automatique de départ d'incendie avec report d'alerte et alarme perceptible en tout point du périmètre concerné Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition: Mise en demeure demandant à l'exploitant de mettre en place une détection automatique de départ d'incendie avec report d'alerte et alarme perceptible en tout point du périmètre concerné dans un délai de 6 mois.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 9. III
Non conformité (faits significatifs) : Absence de consignes et de rondes sur le site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Proposition: Mise en demeure demandant à l'exploitant de mettre en place des rondes encadrées par des consignes dans les zones contenant des déchets combustibles. Le justificatif de mise en œuvre sera à transmettre à l'inspection sous 6 mois.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 10-1 I.
12/15 Non conformité (faits modérés): L'exploitant ne dispose pas de plan de défense contre l'incendie pour son site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de réaliser un plan de défense contre l'incendie. Les justificatifs de l'envoi de celui-ci au SDIS et de sa mise à disposition à l'entrée du site seront à communiquer à l'inspection sous 6 mois.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 13. IV
Lors de l'inspection, l'exploitant a imprimé un extrait de son état de ses stocks reprenant le nombre de balles des différentes catégories de déchets présentes sur le site. Cet état des stocks est réalisé aux dates du 29 mai, du 1er, du 2, du 3, du 4, du 5, du 8, du 9, du 10 et du 11 juin. L'état des stocks indique la présence de 169 balles de cartons sur le site au 11 juin. Suite à la visite d'inspection, l'exploitant a retransmis par mail à l'inspection le même extrait de son état des stocks en date mais reprenant également la date du 12 juin. L'inspection constate que les deux états des stocks présentent des valeurs identiques jusqu'au 1er juin mais qu'ensuite les valeurs entre l'état des stocks imprimé le jour de l'inspection et l'état des stocks communiqué par l'exploitant par mail à l'issue de la visite sont différents pour le nombre de balles de cartons. Ainsi au 11 juin l'état des stocks transmis par mail indique la présence de 81 balles de cartons (contre 169 pour l'état des stocks imprimé le jour de l'inspection). Le volume d'une balle de cartons n'est par ailleurs pas indiqué ce qui ne permet pas de voir le volume de déchet réellement présent. 13/15 Non conformité (faits modérés) : incohérence entre l'état des stocks remis le jour de l'inspection et le même transmis le lendemain par l'exploitant concernant le nombre de balles de cartons, et non précision du volume d'une balle de carton ne permettant pas de calculer le volume réellement présent sur le site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de s'expliquer sur la différence importante entre l'état des stocks remis le jour de l'inspection et celui transmis le 17 juin 2026 pour les balles de cartons pour les dates du 3, 4, 5, 8, 9, 10 et 11 juin. Il est également demandé à l'exploitant de transmettre le volume précis d'une balle de cartons à partir des documents techniques de sa presse. Ces éléments sont à transmettre à la l'inspection sous un mois.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 13
L'exploitant a transmis par mail une déclaration de changement d'exploitant pour son site le 10 février 2026 (la société PICARDIE RECUP devenant SAS GURDEBEKE) en reprenant le CERFA de changement d'exploitant 15273*03. Ce CERFA est normalement utilisé pour les installations relevant du régime de la déclaration alors que le site relève du régime de l'autorisation. Dans sa déclaration de changement d'exploitant, l'exploitant a indiqué en numéro SIRET du site le même que celui de son site de Nesle (927 220 442 00135). L'inspection a indiqué par mail à l'exploitant du 7 mai 2026 que pour pouvoir acter le changement d'exploitant, effectuer dans GUN le rattachement au numéro d'AIOT et s'assurer de suivi de la traçabilité des déchets, l'exploitant devait avoir un numéro de SIRET différent pour chacun des sites qu'il exploite et que le changement d'exploitant ne pourrait être acté sans celui-ci. A ce jour l'exploitant n'a toujours pas transmis de numéro SIRET spécifique pour son site de Mesnil-Saint-Nicaise. Non conformité (faits modérés) : L'exploitant n'a pas transmis de numéro de SIRET spécifique au site pour effectuer le changement d'exploitant. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de transmettre sous un mois à l'inspection le numéro de SIRET spécifique au site de Mesnil-Saint-Nicaise afin de pouvoir acter du changement d'exploitant.14/15
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 14
Lors de la visite d'inspection, l'exploitant a indiqué qu'il ne savait pas encore ce que deviendrait l'activité du site suite à l'incendie (reprise de l'activité ou arrêt de celle-ci). L'inspection indique à l'exploitant que l'activité ne pourra reprendre sans mise en conformité des installations et qu'en cas de cessation d'activité un dossier de cessation d'activité devra être réalisé conformément à l'article R 512-39 du code de l'environnement Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande de justificatifs : Il est demandé à l'exploitant de transmettre à l'inspection, soit les justificatifs de mise en conformité de son installation avant de reprendre son activité, soit d'engager une démarche de cessation d'activité sous 6 mois.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 19/03/1997, article 18.1
L'incendie a démarré au niveau d'un stockage de cartons situé à l'intérieur du site après le déversement du contenu d'une camionnette par deux personnes un dimanche soir. Ces deux personnes présentées comme externes à l'entreprise par l'exploitant ont pu pénétrer sur le site en camionnette en dehors des heures d'ouvertures. L'inspection a constaté que le portail coulissant d'entrée du site n'était pas vandalisé et qu'il était fonctionnel, l'exploitant a indiqué qu'il fonctionnait à l'aide de badges d'accès normalement réservés au personnel.15/15 Non conformité (faits significatifs) : Des personnes étrangères à l'établissement ont pu avoir un libre accès aux installations en dehors des heures d'ouvertures du site. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : proposition : Mise en demeure demandant à l'exploitant de sécuriser le système d'ouverture de son portail et d'encadrer le fonctionnement de celui-ci par une procédure précise. Le justificatif de sécurisation du portail et la procédure associée sont à transmettre à l’inspection sous 1 mois.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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