Installation classée à Erquy (22430), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 28 novembre 2025 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
La visite d'inspection a permis de constater: • la présence de locaux à risque incendie (stockage de matières combustibles, polystyrènes, palettes bois, films plastiques, cartons, bardage du bâtiment fait de claire-voie en bois …) ; • la méconnaissance des consignes de sécurité et d'évacuation par le personnel en cas d'incendie; • les moyens DECI ne sont pas suffisamment connus de l’exploitant (types de risques à couvrir, les quantités d’eau nécessaires). Des extincteurs portatifs et RIA sont répartis sur le site. Les eaux d'extinction seraient confinées en cas d'incendie au niveau des quais de réception et d'expédition de produits. -4)
6points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Situation administrative
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 24/06/2005, article 1.1
L'établissement PÊCHERIES D'ARMORIQUE est une installation classée au titre de la rubrique n° 2221 (préparation ou conservation de produits alimentaires d'origine animale) sous le régime en vigueur de l'enregistrement. L'installation était exploitée auparavant par la SARL MARÉE GWEN MORGANE et autorisée par arrêté préfectoral du 24 juin 2005 au titre de la rubrique principale n°2221 sous le régime de l'autorisation. Un changement d'exploitant a été notifié à l'administration le 16 novembre 2006. Depuis cette date les rubriques de la nomenclature ICPE ont évolué (dénomination, capacité, régime) : • Rubrique n°2221 : Préparation ou conservation de produits alimentaires d'origine animale, par découpage, cuisson, appertisation, surgélation, congélation, lyophilisation, déshydratation, salage, séchage, saurage, enfumage, etc., à l'exclusion des produits issus du lait et des corps gras et des activités classées par ailleurs. La quantité de produits entrant étant: - supérieure à 4 t/j: régime Enregistrement - supérieure à 500 kg/j, mais inférieure ou égale à 4 t/j: régime Déclaration contrôlée L'exploitant n'était pas en mesure de préciser la quantité maximale de matières premières entrant en production par jour. Ces éléments seront apportés au service d'inspection. 4/13• Rubrique n°1185 : Le site dispose d’une installation de production de froid fonctionnant au R-290 - Propane. Installation à condensation à eau raccordée sur un drycooler adiabatique. Ce fluide frigorigène n’est pas un fluide soumis à la réglementation au titre de la rubrique. Il est également constaté la présence d’un équipement contenant du fluide R404-A. • Rubriques n° 2662, 2663, 1530 et 1532 : Il est constaté la présence de nombreux conditionnements et emballages en caisses polystyrènes ainsi que des films plastiques dans l'établissement. Des palettes en bois sont également entreposées. Des bouteilles de gaz utilisées pour les engins de manutention (chariot élévateur) étaient stockées dans un box de stockage contre la façade du site. Un échange de courriels du mois de juin 2020 entre l'inspection des installations classées et le bureau d'étude CECIA - Cabinet d’Étude et de Conseil en Industrie & Agroalimentaire indiquait qu'un projet de restructuration du site sur le port d'Erquy était à l'étude, en vue d'améliorer les flux de production et augmenter l'activité. Ce courriel faisait état des rubriques ICPE et des capacités de production suivantes (données de 2020): Activité actuelle Activité
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 12
La SAS PÊCHERIES D'ARMORIQUE est implantée au port de pêche d'Erquy, sur le domaine public maritime, concédé à la CCI des Côtes d'Armor. Elle est située à proximité de la halle à marée et accolée à un autre atelier de mareyage, la société FURIC MARÉE. L'atelier de mareyage, de manipulation et de transformation des produits de la mer est composé d'un rez-de-chaussée et d'un étage: • au rez-de-chaussé: atelier de mareyage, chambre froide réception et expédition, local TGBT, • à l'étage: bureaux, salle de pause, locaux de stockage des caisses polystyrènes (couvercles et fonds), La façade du bâtiment est recouverte d'un bardage en claire-voie en bois. Plusieurs entrées et ouvrants (zone réception, expédition,...) permettent l'accès au bâtiment. Une ouverture en panneau plastique située à l'arrière du bâtiment (utilisée pour les livraisons des emballages) permet au moins un accès à l'étage par l'extérieur. Il est aisément repérable de l’extérieur par les services de secours. L'accès au site s'effectue par une voie de circulation qui dessert l'ensemble des installations du port de pêche. Le portail d'accès au port de pêche était ouvert le jour du contrôle. Il est constaté le stationnement et une circulation dense de camions à proximité des ateliers de mareyage (cf.photo n°1). Une autre voie, située à l'arrière du bâtiment (côté falaise), permet l'accès au bâtiment des Pêcheries d'Amorique (cf.photo n°2). 7/13À l'étage, il existe un ouvrant (portail) permettant les livraisons d'emballages (caisses polystyrènes, bourriches, films plastiques...). Le jour du contrôle, il est constaté la présence de palettes en bois, des caisses de criées et en polystyrènes, une cage de stockage des bouteilles de gaz. Ces matériaux sont accolés au bâtiment (cf.photos n° 3 et 4). Ces matériaux combustibles présenteraient un risque de propagation d’incendie et ne faciliterait pas l’intervention des secours en cas de sinistre. Il conviendra de les stocker à une distance suffisante, sans être inférieure à 3 mètres, des parois extérieures du bâtiment. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra : • transmettre la convention d’occupation temporaire du domaine public maritime/portuaire (AOT) ; • déplacer les matériaux combustibles stockés devant le bâtiment.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 11.1, 11.2 et 11.3
• Locaux à risques incendie: à l’étage, présence de locaux pour le stockage des caisses de conditionnements (boîtes et couvercles) en polystyrènes (cf.photos °5 et 6) et autres matières combustibles. • Dispositions constructives : présence d'un flocage coupe-feu au plafond dans les zones de stockage des emballages et des installations froids (cf.photos n°7 et 8) . Des portes coupe- feu sont installées dans le bâtiment. • Ouvertures : Le jour du contrôle, il est constaté: • une gaine technique au niveau du local TGBT avec des passages de câbles présentant des espaces qui n’apparaissent pas entièrement calfeutrés (cf. photos n° 9 et 10); • des trémies entre l'étage et le rez-de-chaussée pour le passage des caisses de conditionnements en polystyrène: vérifier si le calfeutrement ou joint coupe-feu est approprié au niveau de l'entourage des trémies au sol (cf.photo n°11); • dans la zone de stockage des caisses polystyrènes, une porte coupe-feu maintenue ouverte par une cale en bois (cf.photo n° 12). Le directeur de projet industriel déclare que ces structures du bâtiment disposent de matériaux présentant des caractéristiques de résistance au feu. Il conviendra d'apporter les éléments justificatifs. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra transmettre au service: • un plan des locaux en identifiant les locaux à risque; • présenter les dispositions constructives de l'ensemble des locaux et présenter les justificatifs des caractéristiques de réaction et de résistance au feu.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 14
L'installation dispose des moyens suivants: • l'alerte des secours se fait par téléphone aux numéros d'urgence • des plans d'évacuation sont présents dans le bâtiment; • des extincteurs portatifs de plusieurs types (eau, poudre,dioxyde de carbone) et des robinets incendies armés dits RIA sont répartis dans le bâtiment afin de déployer les moyens de première intervention: l'inventaire des extincteurs et RIA n'a pas été consulté le jour du contrôle. • Rôle des opérateurs en cas de début d'incendie : Les opérateurs présents le jour du contrôle et interrogés par le SDIS n'avaient pas la connaissance des consignes de sécurité et d'évacuation sur le site en cas d'incendie. Ils ne sont pas formés à l'usage des extincteurs et RIA. • Défense extérieure contre l'incendie : Il a été constaté, le jour du contrôle la présence d'un poteau incendie sur le terre-plein du port de pêche entre la criée et les ateliers de mareyage. Le PEI est situé à environ 90-100 mètres du local des PÊCHERIES D'ARMORIQUE. Ce poteau n'est pas accessible et correctement entretenu. (cf.photos n° 13 à 15). Un autre poteau incendie est situé sur la voie publique, proche des magasins du Comptoir de la 10/13Mer, à environ 150 mètre de l'établissement PÊCHERIES D'ARMORIQUE. Là aussi l'accès est rendu compliqué par des boîtes à lettres fixées au-dessous de la bouche incendie (cf.photo n°16). Le débit en eau des poteaux actualisé n’est pas connu. La simultanéité des débits devra également être vérifiée. • Dispositif de désenfumage : Les locaux sont équipés de dispositifs permettant l’évacuation des fumées et gaz de combustion. l'installation. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra : • s'assurer de la disponibilité des poteaux incendie mis à disposition sur le port de pêche et sur la voie publique: l’approvisionnement suffisant en eau et la simultanéité des débits devront être justifiés; • transmettre l'inventaire des extincteurs et RIA sur le site, avec les justificatifs du dernier contrôle de maintenance; • transmettre l'inventaire des dispositifs de désenfumage et le dernier rapport d'intervention des dispositifs actionnés de sécurité (DAS); • transmettre un plan des locaux facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours avec une description des dangers pour chaque local; • transmettre le plan de prévention du risque incendie sur le site et les mesures mises œuvre permettant de limiter l'importance des conséquences humaines et matérielles d'un i
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 19
Le jour du contrôle, les intervenants rencontrés n'avaient pas la connaissance de la présence d'équipements de détection et d'alarme incendie sur le site. 11/13Il conviendra de confirmer ce point et de s'assurer du respect de cette prescription. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra présenter à l'inspection : • les moyens existants de détection, d'alarme et d'évacuation ou mise en sécurité du personnel; • les consignes d'intervention, d'évacuation et de sécurité en cas de sinistre; • les différents moyens d'alerte rapide des secours extérieurs.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Isolement du réseau de collecte - rétention des eaux d'extinction
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 20.V
Selon l'exploitant, les deux quais enterrés de chargement/déchargement des semis-remorques en sécurité font office de capacités de rétention des eaux d'extinction d'incendie en cas de sinistre (cf.photos n°17 et 18). Des dispositifs de vannes manuelles pour le confinement permettent d'obstruer le réseau d'eau pluviale. Le volume de confinement nécessaire n'est pas connu. Il n'existe pas de procédure formalisée présentant ces dispositifs de confinement, les moyens d'actions pour une intervention rapide et efficace en cas de sinistre et les modalités de gestion des eaux d'extinction collectées. A noter, que les eaux vannes sanitaires (eaux usées domestiques) sont raccordées à la station d’épuration communale d’ERQUY, pour traitement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra transmettre au service d'inspection: • le volume de confinement nécessaire (D9) pour la collecte des eaux d'extinction; • les modalités de fonctionnement des dispositifs de confinement (vannes manuelles) et de gestion des eaux d'extinction collectées, avec les procédures associées.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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