Inspections ICPE

SBTPL Piton Villers

Installation classée à Le Tampon (97418), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 6 février 2026 — 3 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007100687
CommuneLe Tampon (97418)
DépartementLa Réunion
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDEAL Réunion
Inspections listées5 depuis 14 octobre 2022
SIRET37869713000037

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L'inspection constate des manquements en matière de : registre des déchets sortants,• identification des zones de transit sur le site,• traitement des non-conformités liées à l'installation électrique dans des délais raisonnables.•

11points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite

Registre des déchets sortants

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 5.1.6

L'exploitant a présenté à l'inspection le classeur dans lequel sont conservés tous les bordereaux de suivi de déchets (BSD). […] des eaux hydrocarburées sont notamment présents. Très peu de déchets sortent du site. Malgré la faible quantité de déchets sortants, l'inspection rappelle à l'exploitant l'obligation de constituer et de tenir un registre des déchets sortants. Les dispositions de l'article 5.1.6 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 ne sont pas satisfaites. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit mettre en place un registre des déchets sortants.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Registre et bordereau de suivi

Plateforme de transit des matériaux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 8.2.2

L'inspection constate que les zones de transit des matériaux ne sont pas clairement identifiées sur le site, selon la nature des déchets et des matériaux. Les dispositions de l'article 8.2.2 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 ne sont pas satisfaites. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il convient que l'exploitant identifie mieux les zones de transit sur sa carrière.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Autre · Identification des zones de transit des matériaux

Entretien des installations

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/11/2012, article 16

L'exploitant a présenté à l'inspection le rapport de vérification des installations électriques rédigé le 14/04/2025 à l'issue du contrôle du 18/03/2025 et l'a communiqué par courriel du 23/02/2026. L'exploitant indique notamment que certaines non-conformités relevées dans le rapport concernent des machines qui ne sont plus utilisées et vouées à être évacuées hors du site. L'inspection suggère alors à l'exploitant de faire déconnecter lesdites machines de l'armoire d'alimentation électrique, afin qu'elles ne fassent plus l'objet de contrôle - et d'observations dans le rapport - par l'organisme vérificateur. L'inspection constate tout de même la récurrence de certaines non-conformités sur d'autres parties d'installation qu'il convient de traiter dans des délais raisonnables. Les dispositions de l'article 16 de l'arrêté ministériel du 26 novembre 2012 ne sont pas satisfaites. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection demande à l’exploitant de corriger les non-conformités relevées dans le rapport de vérification de l’installation électrique de 2025 et de transmettre à l’inspection les justificatifs correspondants.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques accidentels · Entretien des installations électriques

Dispositif de mesure des quantités d’eau consommées

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 4.2.2

Par courrier du 28/05/2025, l'exploitant indique avoir mis en place un compteur d'eau sur son site, ainsi que le relevé des consommations. D'après le suivi hebdomadaire réalisé en mai 2025, la quantité d'eau consommée est d'environ 2 m3 par semaine. Au regard de cette faible consommation, l'exploitant sollicite un allègement de la prescription de son arrêté d'autorisation de 2022 relative au suivi périodique et propose plutôt un suivi mensuel de la consommation d'eau sur son site. Cette demande est acceptable et devra faire l'objet d'un arrêté préfectoral complémentaire. Les dispositions de l'article 4.2.2 de l'arrêté préfectoral du 25/07/2022 sont satisfaites.

Thèmes : Autre · Dispositif de mesure des quantités d’eau consommées

Valeurs limites d’émission des eaux

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 4.4.5

6/15 Par courrier du 28/05/2025, l'exploitant indique qu'un prélèvement et des analyses des eaux rejetées en milieu naturel, en sortie du séparateur à hydrocarbures, sont prévus courant octobre 2025. Lors de la visite, l'inspection a demandé à consulter les résultats d'analyses des effluents les plus récents. Par courrier du 23/02/2026, l'exploitant a transmis à l'inspection le rapport d'analyse daté du 09/02/2026 à la suite des prélèvements et analyses des eaux de sortie réalisés le 02/02/2026. Les résultats sont conformes en sortie des 2 séparateurs à hydrocarbures : séparateur 1 :• 5,5 < pH = 7,7 < 8,5◦ T°C = 12 °C < 30 °C◦ indice hydrocarbures = 1,90 mg/l < 5 mg/l◦ séparateur 2 :• 5,5 < pH = 7,7 < 8,5◦ T°C = 12 °C < 30 °C◦ indice hydrocarbures = <0,5 mg/l < 5 mg/l◦ L'exploitant indique que l'analyse des effluents en sortie des séparateurs est réalisée systématiquement juste avant la vidange desdits séparateurs. Dans ce cas, étant donné que l'article 4.4.3.2 impose la vidange des séparateurs avant le début de la saison cyclonique (à partir de décembre à la Réunion), l'inspection rappelle que l'analyse des effluents devra aussi être réalisée avant le début de la période cyclonique, ce qui oblige un réajustement dans la planification de ces opérations pour les fois suivantes. Les dispositions de l'article 4.4.5 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 sont satisfaites.

Thèmes : Risques chroniques · Valeurs limites d’émission des eaux

Contrôle des particules fines émises par les activités extractives

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 9.1.3

Par courrier du 28/05/2025, l'exploitant a communiqué à l'inspection ses conclusions sur l'analyse de la teneur des poussières en PM2,5 et PM10 et sur le niveau d'exposition des riverains à la silice cristalline. Concernant l'analyse de la teneur des poussières en PM2,5 et PM10, l'exploitant a transmis les mesures faites en 2024 par l'Observatoire Réunionnais de l'Air (ORA), dont la station de mesure est située à environ 1km au sud de la carrière Piton Villers, au Bourg Murat. Par courriel du 23/02/2026, l'exploitant a fourni à l'inspection les compléments qui justifient de la pertinence de ces résultats au regard de l'orientation du vent dominant (provenant du secteur nord-nord-est) et de la proximité de la station ORA avec la jauge B3, laquelle capte les retombées de poussières proches des habitations au sud du site. La station ORA Bourg Murat mesure ainsi des concentrations moyennes de 3,03975 µg/m3 de PM2,5 et de 3,4997 µg/m3 de PM10 en 2024 qui sont conformes aux objectifs de qualité de 10 µg/m3 max pour les PM2,5 et 30 µg/m3 max pour les PM10. Concernant l'exposition des riverains à la silice cristalline présente dans les poussières générées par les activités de la carrière, l'exploitant juge ce niveau d'exposition acceptable en se basant sur les résultats du rapport de contrôle des valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) daté du 29/05/2024. Après examen du rapport, l'inspection relève la pertinence de ces conclusions en se fondant uniquement sur les résultats mesurés pour l'opérateur concasseur. En effet, les conditions d'exposition de ce travailleur au risque poussières pendant une durée de 7 heures et 45 minutes sont les plus majorantes (travail dans une cabine non fermée et en extérieur près de la source d'émission de poussières, pas de système d'abattage de poussière ni d'arrosage sur l'installation) et probablement plus importantes que celles des riverains situés à plusieurs centaines de mètres du site. Concernant cet opérateur concasseur, malgré les conditions élevées d'exposition au risque, les concentrations de silice - sous formes de quartz, cristobalite et tridymite - relevées dans les poussières alvéolaires sont conformes au seuils réglementaires VLEP : quartz : < 0,001 mg/m3 (seuil VLEP : 0,1 mg/m3)• cristobalite : < 0,002 mg/m3 (seuil VLEP : 0,05 mg/m3)• tridymite : non défini (seuil VLEP : 0,1 mg/m3)• Après correction d'une erreur de calcul concernant l'exposition du travailleur aux poussières alvéolaires totales (contenant

Thèmes : Risques chroniques · Contrôle des particules fines émises par les activités extractives

Installation de traitement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 1.2.1 et 1.2.6

Par courriel du 08/04/2025, l'exploitant a transmis à l'inspection des installations classées son bilan annuel de l'année 2024, dans lequel il annonçait son intention de mettre en place en 2025 un crible supplémentaire en prolongement de l'installation agrégats. Par courriel du 26/01/2026, l'inspection a rappelé à l'exploitant que préalablement à toute modification des installations, un dossier comportant tous les éléments du projet devait être transmis à l'inspection pour statuer sur le caractère substantiel et sur les suites administratives potentielles, conformément aux dispositions de l'article R.181-46 du code de l'environnement. Lors de la visite, l'exploitant a expliqué que la mise en place du crible supplémentaire était déjà intégrée dans l'arrêté d'autorisation de 2022 et ne constituait donc pas une modification des installations. De plus, il indique que des anciens équipements ne sont plus utilisés et doivent être évacués hors du site, et être remplacés pour certains. Par courriel du 23/02/2026, l'exploitant a communiqué à l'inspection le bilan de puissance des machines actuellement présentes sur le site, ainsi qu'un plan de l'installation de traitement. La puissance totale des machines actuellement installées s'élève à 437 kW, ce qui est inférieur à la puissance de 512 kW indiquée dans l'arrêté d'autorisation de 2022. Les dispositions des articles 1.2.1 et 1.2.6 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 sont satisfaites.

Thèmes : Situation administrative · Bilan de puissance

Gestion des eaux de ruissellement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 4.4.3.2

Par courriel du 23/02/2026, l'exploitant a transmis à l'inspection des installations classées : une facture datée du 12/02/2026 concernant le bon d'intervention du 09/02/2026 sur le site Piton Villers dans le cadre d'une vidange des séparateurs à hydrocarbures ; • le bordereau de suivi des déchets dangereux (BSDD) n°BSD-20260206-Q3EBA0W4A édité le 10/02/2026, justifiant que 4 tonnes d'eaux hydrocarburées (code déchet 13 05 02*) ont été évacuées hors du site par la société SERVID. • Les champs du BSDD devront être complétés et signés par le transporteur et l'installation de destination (SUEZ). Par ailleurs , l'inspection rappelle la nécessité de vidanger les séparateurs avant le début de la période cyclonique (laquelle débute en décembre et se termine en avril, à la Réunion), ce qui oblige un réajustement dans la planification de cette opération pour les fois suivantes. Les dispositions de l'article 4.4.3.2 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 sont satisfaites.

Thèmes : Risques chroniques · Curage du séparateur

Points de rejet

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 4.4.4

Par courriel du 08/04/2025, l'exploitant avait transmis à l'inspection des installations classées son bilan annuel de surveillance pour l'année 2024, dans lequel il est mentionné que des aménagements ont été réalisés sur le bassin de rétention nord de 300 m3. En effet, l'exploitant indique que le bassin a été déplacé, afin de mieux dissocier les flux de circulation et de réduire les risques de collision, tout en respectant les contraintes de l'étude hydraulique initiale. Toutefois, le point de rejet de ce bassin a été décalé d'environ 30 mètres vers le nord, mais l'exploitant n'a pas communiqué ses coordonnées GPS à l'inspection. Par courriel du 23/02/2026, l'exploitant a transmis le plan topographique réactualisé et les nouvelles coordonnées GPS de ce point de rejet : 21°11'04.0"S 55°34'28.3"E. Les dispositions de l'article 4.4.4 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 sont satisfaites.

Thèmes : Risques chroniques · Localisation des points de rejet

Contrôle des retombées de poussières

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 25/07/2022, article 9.1.2

L'exploitant a présenté à l'inspection les rapports de mesures trimestrielles des retombées de poussières en 2025 et les a communiqués par courriel du 23/02/2026. La moyenne glissante des concentrations faite sur les 4 campagnes de 2025 pour chacune des stations de mesures reste inférieur au seuil de 500 mg/m²/jour : station A : 198,56 mg/m²/jour• station B1 : 205,23 mg/m²/jour• station B2 : 227,18 mg/m²/jour• station B3 : 252,89 mg/m²/jour• station C1 : 257,12 mg/m²/jour• station C2 : 304,41 mg/m²/jour• Les dispositions de l'article 9.1.2 de l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 sont satisfaites.

Thèmes : Risques chroniques · Contrôle des retombées de poussières

Registre des vérifications périodiques

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/11/2012, article 20

L'exploitant a présenté à l'inspection le registre des vérifications périodiques et a communiqué par courriel du 23/02/2026 un extrait des vérifications réalisées en 2025 . L'inspection constate que le registre est tenu et que les intervenants et organismes vérificateurs l'émargent à leur passage. Par ailleurs, lors de la visite, l'inspection a examiné certains extincteurs pris au hasard : les dates de vérification de 2025 par le prestataire y étaient bien inscrites. Les dispositions de l'article 20 de l'arrêté ministériel du 26 novembre 2012 sont satisfaites.

Thèmes : Risques accidentels · Registre des vérifications périodiques

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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