Installation classée à Labessière-Candeil (81300), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 25 juin 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Les constats réalisés lors de l'inspection montrent que la plateforme disposait de moyens de détection, de surveillance et de défense contre l'incendie conformes aux prescriptions applicables. Néanmoins, le retour d'expérience des exercices incendie doit être systématiquement formalisé dan sun compte rendu. L'événement a toutefois mis en évidence l'inefficacité du compartimentage des îlots de stockage en cas de dépassement des hauteurs de stockage. La reprise de l'activité sur les zones sinistrées nécessite la vérification préalable de l'intégrité des parois coupe-feu et de l'étanchéité de la plateforme, ainsi que la remise en conformité des installations concernées.
9points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
7sans suite
Maîtrise des sinistres
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 10.1 II
L'alerte des services d'incendie et de secours est assurée au moyen du système téléphonique du site. L'exploitant indique réaliser des exercices de défense contre l'incendie à une fréquence annuelle sur ses installations. Le dernier exercice concernant la plateforme bois a été réalisé le 18 mai 2026. La fiche de présence des personnels ayant participé à cet exercice a été présentée lors de l'inspection. Toutefois, aucun compte rendu de cet exercice n'a pu être présenté. L'exploitant ne respecte donc pas les dispositions prescrivant l'établissement et la conservation des comptes rendus des exercices de défense contre l'incendie. L'absence de compte rendu ne permet pas à l'exploitant de formaliser le retour d'expérience de l'exercice, d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou axes d'amélioration et de s'assurer de l'efficacité des moyens d'intervention et des procédures mises en œuvre. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Lors du prochain exercice de défense contre l'incendie, l'exploitant formalise un compte rendu de l'exercice et le transmet à l'inspection des installations classées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 6.IV
L'incendie étant toujours en cours le jour de l'inspection, il n'a pas été possible de vérifier sur le terrain les dimensions des îlots de stockage. 9/12 D'après les plans présentés en séance, les fonds des îlots concernés par l'incendie sont situés à environ 25 mètres de la face accessible aux services d'incendie et de secours, soit à une distance supérieure à la valeur maximale de 10 mètres prescrite. Les îlots sont ceinturés sur trois côtés par des parois en béton présentant une résistance au feu REI 120 d'une hauteur de 2,3 mètres, surmontées d'un bardage bois d'environ 3 mètres. Il a été constaté que la hauteur des matières combustibles stockées dépassait la hauteur des parois en béton. Cette configuration est susceptible d'avoir favorisée la propagation de l'incendie d'un îlot à l'autre en réduisant l'efficacité du compartimentage assuré par les parois REI 120. Par ailleurs, la présence d'un bardage en bois en partie supérieure des séparations entre îlots a également pu contribuer à la propagation de l'incendie, ce matériau étant lui-même combustible et susceptible de perdre sa fonction séparative en cas d'exposition au feu. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant maintient à l'arrêt les zones de stockage concernées par l'incendie. Il réalise un diagnostic des parois coupe-feu ayant été exposées à l'incendie et procède, le cas échéant, aux travaux nécessaires au rétablissement de leurs caractéristiques de résistance au feu. L'exploitant vérifie également l'état du revêtement de la plateforme et son étanchéité, en particulier dans les zones ayant été soumises à des températures élevées ou à des sollicitations mécaniques liées aux opérations d'extinction et de déblaiement. Les éventuelles dégradations susceptibles d'altérer la collecte des eaux d'extinction ou la protection des sols et des eaux souterraines font l'objet des travaux de remise en état nécessaires. Les résultats des diagnostics réalisés ainsi que les justificatifs des travaux engagés sont transmis à l'inspection des installations classées. La reprise des activités de stockage et d'exploitation des zones concernées ne pourra intervenir qu'après remise en conformité des installations et information préalable de l'inspection des installations classées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 9. II
La plateforme bois est équipée d'un dispositif de détection incendie constitué de 19 détecteurs de flamme assurant la surveillance de l'ensemble des îlots de stockage de bois. Le déclenchement d'un détecteur entraîne l'émission d'une alarme perceptible sur le site. Les alarmes sont automatiquement transmises à une société de télésurveillance, laquelle contacte la société de gardiennage présente sur le site en dehors des heures ouvrées. Le gardien assure une présence permanente sur le site et se rend sur la zone concernée dans un délai inférieur à cinq minutes afin de procéder à la levée de doute et, le cas échéant, d'alerter les services d'incendie et de secours. La plateforme ne dispose pas de système d'extinction automatique.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 13/04/2021, article 8.4.5.3
Le registre des rondes de surveillance correspondant à la journée de l'incendie a été présenté lors de l'inspection. L'examen de ce registre montre que les rondes de surveillance ont été réalisées à une fréquence de 30 minutes conformément aux dispositions prévues pour la surveillance du site en dehors des heures d'exploitation.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 10-1 I.
Le plan de défense contre l'incendie, daté du 13 mai 2024, a été présenté lors de l'inspection. Son contenu apparaît conforme aux dispositions réglementaires applicables. Ce document est tenu à disposition à l'accueil du pont-bascule du site. L'exploitant a indiqué qu'une mise à jour du plan était actuellement en cours et qu'elle avait été confiée à un prestataire externe. À la date de l'inspection, les évolutions envisagées et le calendrier de finalisation de cette mise à jour n'ont toutefois pas pu être précisés.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article 13.IV
La comptabilité des matières stockées est réalisée par différence à partir des bons de pesée établis lors des entrées et des sorties de matières sur le site. L'état des stocks présenté lors de l'inspection, arrêté à la veille du sinistre, fait apparaître la présence de 832,6 tonnes de matières bois sur l'ensemble de la plateforme. Ces éléments étaient disponibles lors de l'inspection et ont permis à l'exploitant de disposer d'une connaissance des quantités de matières présentes sur la plateforme au moment du sinistre.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 13/04/2021, article 8.8.4
Au moment du sinistre, les deux réserves incendie dédiées à la plateforme bois étaient disponibles : une réserve de 720 m³ constituée de deux bassins équipés d'une aire d'aspiration ;• une réserve de 480 m³ constituée d'une cuve alimentant deux poteaux incendie.•11/12 Les dispositifs de repérage du niveau d'eau sont présents sur les bassins. Selon les informations communiquées par le service départemental d'incendie et de secours, l'intervention a fortement sollicité la réserve de 480 m³. Cette réserve est mutualisée avec l'unité de méthanisation exploitée par CVBE 18. Son remplissage constitue ainsi un enjeu pour les deux installations. Dans l'attente du rétablissement du volume nominal de cette réserve, la disponibilité des moyens de défense extérieure contre l'incendie apparaît susceptible d'être dégradée pour les installations concernées.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 13/04/2021, article 8.6.6
La visite d'inspection a permis de constater que les abords du site ainsi que les espaces intérieurs étaient correctement débroussaillés. Lors de l'incendie du 24 juin, la propagation du feu aux zones enherbées particulièrement sèches a été observée. Toutefois, le débroussaillage des abords et des espaces internes du site a permis de limiter la propagation de l'incendie à la végétation environnante et de contenir ses effets au voisinage immédiat des zones sinistrées. Ces éléments témoignent de l'efficacité des mesures de débroussaillage mises en œuvre par l'exploitant pour limiter les risques de propagation d'un incendie aux autres installations internes.
Dispositifs de rétention des pollutions accdentelles
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 13/04/2021, article 8.5.6
L'inspection a permis de constater que les eaux d'extinction générées par l'incendie ont été collectées et dirigées vers les deux bassins de confinement situés au nord du site. Les dispositifs en place lors de la visite semblent de nature à garantir le confinement de ces eaux d’extinction. Les opérations étant encore en cours au moment de l’inspection, il appartient à l’exploitant de veiller au maintien du confinement des eaux d’extinction pendant toute la durée des opérations. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant envisage deux options pour le traitement de ses eaux d'extinction contaminées aux PFAS, selon la fiche de données de sécurités des mousses employées par le SDIS: le recours à sa station interne de traitement des lixiviats ;• l'envoi vers la station d'épuration de Graulhet.• Quelle que soit la solution retenue, sa mise en œuvre sera soumise à autorisation préfectorale préalable, en fonction des niveaux de contamination aux PFAS constatés. Le cas échéant, un traitement thermique doit être envisagée.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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