Installation classée à Coignières (78310), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 22 mai 2025 — 6 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0006503232
Commune
Coignières (78310)
Département
Yvelines
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil haut
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DRIEAT IdF
Inspections listées
8 depuis 17 février 2022
SIRET
54208453800041
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Rubrique 4331Liquides inflammables de catégorie 2 ou catégorie 3
Rubrique 4510Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie aiguë 1 ou chron
Rubrique 4511Dangereux pour l'environnement aquatique de catégorie chronique 2
Rubrique 4734Produits pétroliers spécifiques et carburants de substitution
L'inspection a constaté que la mise en œuvre du plan de modernisation des installations industrielles (PM2i) pour les tuyauteries du site par l'exploitant est à améliorer rapidement. L'exploitant doit effectuer un état initial de l'ensemble des tuyauteries du site et améliorer la traçabilité et le suivi des opérations effectuées sur les tuyauteries (inspections, maintenance etc.). L'inspection a constaté que la grande partie des actions identifiées suite à l'incident de l' unité de récupération des vapeurs (URV) ayant conduit à un épandage d ’essence en octobre 2023 n'ont pas été mises en place. L'exploitant doit y remédier et améliorer la prise en compte du retour d'expérience afin d ’éviter tout incident similaire.
7points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Plan d’action d’aménagement de l’URV suite à l’incident du 19/10/2023 (épan dage)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’enviro nnement du 27/09/2020, article R.512-69
Le 29/11/2 023 l’Inspection a été inform ée par l’exploitant d’un incid ent survenu le 19/10/23 au niveau de son unité de récupération des vapeurs (URV) ayant conduit à l’épandage de 10 litres d’essences. A la demande de l’Inspection, l’exploitant a transmis son analyse de l’incident ainsi que son REX à travers les documents suivants : - une fiche REX po ur communication à l’ensemble du réseau RM avec un arbre des causes ; - une analyse de risque HAZOP d’avril 2024. La raison principal e de l’incident est un mauvais monta ge des actionneurs des deux v annes de sécurité positive (V SP) de l’URV suite à une int ervention du prestataire de RM, conduisant à un défaut d’étanchéité de ces vannes. L’exploitant a également identifié les actions complémentaires suivantes afin de limiter la survenue d’un événement identique : - Asservissement de la fermeture du clapet d u bac 25 en cas de coupure électrique ou de niveau haut ; - Connexion du boitier de command e de l’URV au réseau ondulé ; - Rédaction d ’une cons igne intégrant la réalisation des tests d’étanchéité en cas de remplacement d’une van ne. L’exploitant indique av oir rectifié le montage des actionneurs et défini une consigne pour la réalisation de test d’étanchéité mais ne pas avoir finalisé les autres actions listées. L’inspection a seulement pu consulter la sensibilisation faite aux entreprises extérieures pour la réalisation de test d ’étanchéité à la fin de leur intervention. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’ex ploitant transmettra à l’Inspection sous 3 mois les éléments suivants : 1) Le rapport d’intervention confi rmant la rectifica tion du montage des actionneurs des deux vannes de sécurité positive (VSP) de l’URV et garantis sant leur bonne étanchéité ; 2) La consigne intégrant la réalisation des tests d’étanchéité en cas de remplacement d’une vanne. RM précisera également comment il vérifie la bonne réalisation de ce test par ses 8/15 prestataires. 3) Tout document attestant de l’asser vissement de la fermeture du clapet du bac 25 en cas de coupure électrique ou de niveau haut ; 4) Tout document attestant de la connexion du boitier de c ommande de l’URV au réseau ondulé. L’Inspection rappelle également que l’incident a eu lieu en novembre 2023 et que les actions à mettre en place ont été définies en février 2024 (date de la fiche REX RM) et avril 2024 (étude HAZOP). L’i nspection objet du présent rapport a eu lieu en mai 2025, et l’Inspection constate que l’ensemble de
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Suivi de s tuyauteries suite à l’inspe ction du prestataire IMRAT réalisée du 6/09/2024 au
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 5
L’exploitant a transmis la conclusion du rapport réalisé par la société IMRAT suite à l’inspe ction des tuyauteries du dépôt réalisé du 6/09/2024 au 03/10/2024. Cette conclusion i ndique « qu’auc un défaut majeur remettant en cause l’exploitation des tuyauteries aériennes n ’a été constaté ». Toutefois, 11 défauts de criticité 3 ont été relevés, avec une préconisation IMRAT de reprise sous 3ans. L’Inspection constate que ces 11 défauts n’ont pas été intégrés à la GMAO de suivi des défauts et des actions correctives. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transm ettra à l’Inspection les éléments suivants : 9/15 1) Le rapport complet du bilan d’inspection des tuyauteries de la société IMRAT, précisant la technologie de mesure d’épaisseur par ultrason utilisée ; 2) Son plan de traitement des 11 défauts de criticité 3 avec son échéancier ; 3) L’exploitant : - Intégrera les défaut s identifiés lors de l’inspection IMRAT dans sa GMA O ; - Définira un délai d’intégration des défauts de tuyauteries dans sa GMAO , pour les contrôles suivants ; - Définira la personne ressource en charge de cette intégration, pour ce contrôle et les suivants. L’Inspection a visualisé des tuyauteries véhiculant des liquides inflammables sous calorifugeage (l’additif Excellium par exemple, qui est sensible à la chaleur) et sous caniveau (non visibles). 4) L’exploitant précisera comment l’inspection d’IMRAT a int égré ces tuyauteries sous calorifugeage ; 5) L’exploitan t précisera comm ent l’inspection d’IMRAT a intégré ce s tuyauteries sous caniveau ; 6) L’exploitant mettra à jour sa procédure PM2i pour i ntégrer le suivi des tuyauteries sous calorifugeage ou sous caniveau. Il transmettra à l’Inspection cette procédure mis e à jour (cf fiche n°3).
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
défaut de peinture. Le défaut a été constaté le 03/05/2018 et doit être repris avant le
Avec suites administratives
Référence contrôlée : non précisée
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Guides professionnels
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 8
La procédure de l'exploitant indique prend re en compte les recommandations du guide DT96 (guide technique UFIP sur les tuyauteries). Cependant, l'inspection n'a pas pu consulter d'éta t 13/15 initial ni de programme ou plan d'inspection spécifique pour les tuyauteries du site de Coignières. L'inspection n'a pas pu vérifier l'adéquation de la technologie utilisée pour la mesure d' épaisseur des tuyauteries avec les recommandations du guide DT96. L'exploitant a indiqué que l'ensemble des tuyauteries sont considérées en classe 1 (tuyauterie avec le plus haut potentiel de danger en cas de fuite). L'inspection a constaté que la procéd ure de l'exploitant prévoit une inspection annuelle des points singuliers et une inspection quinquennale avec examen visuel et mesures d'épaisseur par ultrason. Ce plan d'inspection respecte les préconisations du guide DT96. Conclusion : Proposition : mise en demeure (délai : 3 mois) L'exploitant vérifie la bonne prise en compte des recommandations du guide professionnel DT96 (spécifiques aux tuyauteries en service) dans la mise en œuvre de sa procédure "Plan de modernisation des installations industrielles". L’exploitant transmettra à l ’Inspection le bilan de sa bonne prise en compte des recommandations du guide professionnel DT96.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Équipements et procédures concourant à la maîtrise des risques.
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 54
Le 22 mai 2025, l'inspection interroge l'exploitant sur le bon fonctionnement, l'efficacité, la tenue à jour de la procédure, le test des procédures incident/ accident et la formation des opérateurs et intervenants dans l'établissement, y compris le cas échéant du per sonnel des entreprises extérieures, concernant la mesure de maitrise des risques "Plan de m odernisation des installations industrielles" mise en avant par l'exploitant dans son étude de danger déposée en 2023. L’exploitant n ’a pas été en mesure de répondre à l ’inspection. L'inspection interroge également l'exploitant sur les opérations d'entretien et de vérificatio n de cette mesure de maitrise des risques et la gestion du retour d'expérience en cas de défaut de la mesure de maitrise des risques. L’exploitant n ’a pas été en mesure de répondre à l ’inspection. L'inspection a constaté que la procédure de l'exploitant a déjà été défaillante car plusieurs défauts de 2018 ont été repr is avec plusieurs mois de retard. L ’inspection indique à l ’exploitant que, dans la mesure où il valorise le plan de modernisation des installations industrielles en tant que mesure de maitris e des risques, une telle défaillance ne peut pas se reproduire sans analyse et mise e n place d'actions correctives. L'exploitant n'a pas été en mesure de présenter la fiche de vie de sa mesure de ma itris e des risques "Plan de modernisation des installations industrielles ». L'inspection rappelle l'obligation de tester et de former le pe rsonnel (interne ou externe) sur les mesures de maitrise des risques, même pour une procédure telle que le plan de moder nisation des installations industrielles. Conclusion : Au regard des constats réalisés le 22 mai 2025, la mesure de maitrise des risque s "Plan de modernisation des installations industrielles", mise en avant par l'exploitant dans son étude de dangers, ne peut pas être valorisée en l’état. Proposition : demande de justificatif (délai : 3 mois) 1) L’exploitant détaillera son plan d ’action pour que son PM2i tuyauterie réponde aux caractéristiques d’une MMR organisationnelle selon l ’article 54 de l ’AM du 04/10/2010. L’inspection considère que, dans l ’attente de la mise en œuvre du plan d ’action précédent mais également de la bonne mise en œuvre des demandes formulées aux points n°3 et n°4 préc édents, le PM2i tuyauterie ne peut être valorisé comme une MMR organisationnelle, not amment dans le cadre de l ’instruction de son étude de dangers. L’inspection pourra rééval
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Code de l’environnemen t du 29/12/2023, article R181-46 15/15
L'exploitant a informé l'inspection par courriel du 21 juin 2024 du projet de réaffectation du réservoir 13 en essence via la transmission d ’un dossier de porter à connaissance. L'inspection a souhaité voir sur site les tuyauteries qui seront réaffectées en essence. L'inspection a constaté que la tuyauterie de sortie (soutirage) du réservoir 13 pass e dans la cuvette 1 et dans la cuvette 2 avant d'atteindre le poste de chargement camion. L'exploitant a bien pris en compte, dans le dossier de porter à connaissance, l'augmentation du linéaire de tuyauterie essence dans la cuvette 1 mais cela n'apparait pas pour la cuvette 2. Conclusion : Demande de justificatif (délai : 3 mois) : L'exploita nt prend en compte l'augmentation du linéaire de tuyauterie essence dans la cuvette 2 dans l'analyse de l'impact du projet sur les risques et dans son étude de danger. Les conclusions sont transmises à l ’inspection.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 5
Le 22 mai 2025, l'Inspection a demandé à l'exploitant le dossier de la tuyauterie EG0- 300 DN400 (tuyauterie qui sera convertie en essence pour le projet en cours d ’instruction de conversion du bac 13). L'exploitant n'a pas été en mesure de présenter d'état initial ni de dossier de suivi de la tuyauterie. L'exploitant a seulement montré à l'Inspection un plan des tuyauteries de l'installation présentant le nom de chaque tuyauterie mais sans information supplémentaire. Les informations relatives aux caractéristiques de construction et aux éléments relatifs aux interventions n e sont pas disponibles (documentation préconisée par le guide DT96, cf fiche n°3). Dans le cadre des réponses apportés aux demandes formulées lors de l'inspection précédente, l'exploitant avait fourni à l'inspection le rapport de contrôle des tuyauteries réalisé par la société IMRAT le 22 octobre 2024. Ce rapport a soulevé la présence de 11 défauts de c atégorie 3, à reprendre sous 3 ans. Lors du contrôle du 22 mai 2025, l 'inspection a demandé à voir le suivi de ces défauts par l'exploitant. L'exploitant a indiqué que les rapports de contrôle sont rentrés dans la GMAO afin de pouvoir programmer les suivis et/ou actions nécessaires, conformément à sa procédure " Plan de modernisation des installations industrielles" dans sa version 01 du 28/10/2024. L'inspection a cependant constaté que le rapport de contrôle n'a pas été suivi d'actions de la part de l'exploitant. L'exploitant n'a pas été en mesure de présenter de tableau de suivi ou d'actions rentrées dans la GMAO pour la reprise des défauts, plus de 6 mois après la remise du rapport par la société IMRAT. 11/15 L'exploitant indique que certaines tuyauteries ont pourtant fait l'objet de reprises de peinture. L'inspection constate visuellement sur le site qu'effectivement des tuyauteries présentant d es défauts de catégorie 3 ont été repeintes. L’inspection constate que ces interventions sur les tuyauteries ne sont pas suivies dans la GMAO comme cela devrait être le cas selon leur procédure, ni dans un document de suivi des tuyauteries car celui-ci n’existe pas. Conformément à la procédure "Plan de modernisation des installations industrielles" de l'exploitant, l'inspection a demandé à consulter les rapports d’inspection annuelle (contr ôle interne des points singuliers) des années 2024 et 2023 . L’inspection constate que , d ’après la GMAO, ces inspe ctions annuelles n’ont pas été faites. La dern ière inspection rentrée dans la GMAO d
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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