Installation classée à Le Grand-Quevilly (76120), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 24 mars 2026 — 10 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005803912
Commune
Le Grand-Quevilly (76120)
Département
Seine-Maritime
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Seveso seuil bas
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL Normandie
Inspections listées
8 depuis 4 avril 2023
SIRET
55200645400573
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1436Liquides combustibles de point éclair compris entre 60° C et 93° C (st
L'exercice a mis en lumière des lacunes importantes dans l'organisation de la gestion de crise en soi- rée : certains des rôles définis dans le POI n'ont pas pu être assurés rapidement, parce que le per - sonnel formé n'était pas présent et qu'il n'y a pas d'astreinte et/ou parce que le personnel présent n'était pas suffisamment formé. Les premières actions à mener rapidement telles que l'attaque du feu avec un poste incendie additivé, la fermeture manuelle des portes coupe-feu et des vannes d'isolement et l'ouverture de l'accès secondaire pour les pompiers n'ont pas pu être réalisées en moins de deux heures. Compte tenu des actions engagées très rapidement par l'exploitant pour corriger ces écarts, l'ins - pection ne propose pas de mise en demeure à ce stade. Des justificatifs de certaines des actions correctives mises en œuvre sont attendus pour fin avril 2026. L'exploitant devra également organiser un nouvel exercice inopiné en soirée avant fin juin 2026 afin de tester la robustesse de sa nouvelle organisation. Cet exercice devra faire l'objet d'un compte- rendu détaillé transmis à l'inspection des installations classées qui justifiera la correction de l'en - semble des écarts relevés dans le présent rapport d'inspection. L'inspection pourra également ef - fectuer une nouvelle visite inopinée pour le vérifier. Le Plan d'Opération Interne intégrant l'ensemble des modifications induites par les constats réalisés devra être visé par la société TotalEnergies et transmis à l'inspection des installations classées, à la préfecture de la Seine-Maritime et au SDIS 76 avant fin mai 2026. L'inspection des installations classées souligne enfin positivement la mise en œuvre rapide des pre - mières actions à réaliser par par le gardien, l'agent SSIAP et le chef d'équipe : levée de doute, dé - clenchement de l'alarme incendie et décompte du personnel.
12points de contrôle
10avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
Disponibilité du personnel jouant un rôle dans le POI
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Au début de l'exercice, les seules personnes présentes ayant un rôle dans la réponse à l'urgence étaient : - les deux agents de sécurité, dont un SSIAP ; - un chef d'équipe de la société GXO. L'un des agents de sécurité a contacté par téléphone le directeur du site de la société GXO, qui a pris le rôle de directeur des opérations internes (DOI) et de communication. Ce dernier a indiqué qu'il était en déplacement et ne pouvait donc pas se rendre sur le site. Il a pu être joint mais n'était pas d'astreinte et rien ne garantit qu'il aurait donc pu être joint dans tous les cas. Il est res - té joignable par téléphone pendant l'ensemble de l'exercice. A la suite de la visite, l'exploitant s'est engagé à mettre en place un dispositif d'astreinte pour le rôle de DOI, dont les modalités pratiques ont été transmises à direction des ressources humaines 5/17de la société GXO afin de programmer une information-consultation des partenaires sociaux dans les semaines suivant la visite. Dans l'attente, l'exploitant a déclaré avoir mis en œuvre un dispositif basé sur le volontariat garantissant la joignabilité et la présence à proximité du site 24h/24 7j/7 d'un référent en capacité d'assurer la fonction de DOI à compter du 4 avril 2026. Le POI prévoit que le rôle d'opérateur industriel est assuré par le responsable maintenance (titu - laire), ou à défaut par un chef d'équipe (suppléant). Le soir de l'exercice, le responsable mainte - nance n'était pas présent et n'était pas d'astreinte. Il a pu être joint et arriver sur le site environ 2 heures après le début de l'exercice. Le chef d'équipe présent dès le début de l'exercice a déclaré qu'il n'était pas formé au plan d'opération interne. Ainsi, aucune personne n'a été disponible en moins de 2 heures pour assurer la fonction d'opéra - teur industriel, alors même qu'elle comprend des missions capitales qui doivent être réalisées dès le début d'un sinistre telles que la fermeture de la vanne d'arrivée de gaz de la chaufferie, la vérifi - cation du démarrage des groupes de sprinklage, de la disponibilité des poteaux incendie et de l'aire d'aspiration, et la fermeture des vannes d'isolement des bassins de rétention. La réalisation de ces actions semblait par ailleurs reposer sur une seule personne (le responsable maintenance), qui était, selon les déclarations des personnes présentes, la seule à posséder les clés et à avoir la connaissance suffisante des installations, alors qu'elle n'était pas d'astreinte. A la suite de la visi
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective 6/17
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Comme indiqué ci-avant, le chef d'équipe GXO présent le soir de l'exercice a déclaré qu'il n'a pas été formé à la mise en œuvre du plan d'opération interne et qu'il ne connaît pas son rôle lors d'un POI, hormis celui d'évacuer le personnel présent dans le bâtiment. Pour rappel, les chefs d'équipe sont pourtant désignés comme suppléants (le titulaire étant le responsable maintenance, non pré- sent la nuit) pour le rôle d'opérateur industriel dans le POI (personne en charge des premières ac - tions sur le terrain). A la suite de la visite, l'exploitant a transmis un justificatif de formation du chef d'équipe de nuit au plan d'opération interne datant de juin 2024 et a déclaré que cette formation aurait dû, en théorie, lui permettre d'engager les premières actions attribuées à l'opérateur industriel. Il convient de préciser que l'attestation a été établie le 2 avril 2026 et que le contenu de la forma - tion n'a pas été transmis. Afin de renforcer la robustesse organisationnelle pour la fonction d'opé- rateur industriel, l'exploitant a, dans les jours suivant la visite : - créé des fiches réflexes détaillées pour les actions prioritaires de l'opérateur industriel (coupure des énergies, fermeture manuelle des portes coupe-feu et manipulation des vannes d'isolement), qu'il a transmis à l'inspection et déclaré avoir intégré au POI diffusé à l'ensemble des personnes concernées ; - pris l'engagement de faire suivre une nouvelle formation du chef d'équipe de nuit au rôle d'opé - rateur industriel le 7 avril ; - afin d'éliminer toute situation de dépendance à une personne unique, pris l'engagement à for - mer l'adjoint du chef d'équipe de nuit au rôle d'opérateur industriel le 7 avril, et à planifier la for - mation des agents SSIAP à ce même rôle sur la période avril/mai ; - déclaré avoir mis en astreinte le responsable maintenance à compter du 3 avril 2026. Demande n° 3 : L'exploitant transmettra pour fin avril 2026 les attestations de formation au rôle d'opérateur industriel pour le chef d'équipe de nuit, son adjoint et les agents SSIAP . L'inspection souligne que l'ensemble des personnes susceptible de tenir un rôle dans le cadre d'un POI de jour comme de nuit doivent disposer des informations/formations adaptées. Demande n° 1 (rappel) :Compte tenu des actions rapides engagées par l'exploitant, l'inspection ne propose pas de mise en demeure. Comme précisé au point de contrôle n° 2, afin de confirmer la 7/17solidité de la nouvelle organisation, il est toutefois de
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Alarme incendie, évacuation du personnel et communication
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article d) de l'annexe V
L'inspection a constaté que : - l'agent de sécurité du poste de garde a déclenché l'alarme incendie du bâtiment dès que l'agent de sécurité SSIAP lui a confirmé la présence d'un départ de feu non maîtrisable ; - l'alarme incendie était bien audible dans les cellules A et B ; - les caristes ont positionné leurs chariots élévateurs dans la zone dédiée en cellule C, située à l'écart des racks de stockage ; - l'ensemble du personnel présent a évacué vers le point de rassemblement. Le poste de garde a également contacté les établissements voisins, SMEDAR et LAT NITROGEN, pour les informer de l'exercice en cours. En revanche, l'inspection a noté des difficultés dans la communication entre l'agent de sécurité présent au poste de garde, celui présent sur le terrain, et le chef d'équipe notamment lorsque l'agent du poste de garde était déjà en ligne avec une autre personne extérieure. Demande n° 4 : L'exploitant mettra à disposition des personnes impliquées dans la réponse à l'ur - gence sur le terrain, avant fin mai 2026, des moyens de communication robustes leur permettant d'entrer en communication entre eux à tout moment, y compris si elles sont déjà en communica - tion avec d'autres personnes (par exemple, des talkies-walkies).
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2009, article 6.6.4
L'inspection a constaté par sondage que l'exploitant dispose de postes incendie additivés (robi - nets d'incendie armés alimentés en prémélange eau et émulseur) correctement répartis dans la cellule B. […] (à eau seule) imposés par la prescription visée ci-dessus ont en effet été rempla - cés par des PIA lors de la modernisation du système de sprinklage réalisée en 2025. Toutefois, l'agent de sécurité SSIAP présent le soir de l'exercice a déclaré qu'il n'a pas été formé à l'utilisation des PIA du site, mais uniquement à l'utilisation de RIA, ce qui a été confirmé par l'ex - ploitant après la visite. Il ne serait donc pas en mesure d'attaquer un départ de feu dans de bonnes conditions. L'inspection a demandé la fermeture de la vanne d'alimentation en émulseur pour tester un PIA avec une projection d'eau seule vers l'extérieur du bâtiment. Le test a été réali - sé avec succès. A la suite de la visite, l'exploitant : - a fourni l'attestation de formation SSIAP 1 en cours de validité pour l'agent SSIAP présent le soir de l'exercice, qui garantit selon l'exploitant la capacité de l'agent à mettre en oeuvre les premiers moyens de lutte contre l'incendie ; - s'est engagé à faire suivre à l'ensemble des agents SSIAP une formation spécifique à l'utilisation des PIA du site le 14 avril 2026 ; - a fourni l'attestation de formation au rôle d'équipier de seconde intervention de 4 autres per - sonnes présentes le soir de l'exercice. Demande n° 5 : L'exploitant transmettra, avant fin avril 2026, l'attestation de formation des agents SSIAP et des ESI à l'utilisation des PIA. Demande n° 1 (rappel) : Compte tenu des actions rapides engagés par l'exploitant, l'inspection ne propose pas de mise en demeure. Comme précisé au point de contrôle n° 2, afin de confirmer la solidité de la nouvelle organisation, il est toutefois demandé à l'exploitant de réaliser, d'ici fin juin 2026, en soirée, un exercice inopiné de mise en œuvre du plan d'opérations interne, qui fera l'ob - jet d'un compte rendu détaillé transmis à l'inspection des installations classées. Une nouvelle visite inopinée pourra également être réalisée par l'inspection des installations classées.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article e) de l'annexe V
Le POI prévoit un appel du service de protection civile (SIRACED-PC) de la préfecture de la Seine- Maritime et de la DREAL Normandie. Cependant, les numéros et adresses mail indiqués dans le POI ne sont pas les bons (il ne s'agit pas des numéros des astreintes risques industriels). Ainsi, lors de l'exercice, le SIRACED-PC n'a pas été contacté par l'exploitant et c'est l'inspecteur du site (non d'astreinte) qui a été contacté. Par ailleurs, aucun formulaire de début ni de fin d'alerte n'a été transmis au SIRACED-PC ni à la DREAL pendant l'exercice. Demande n° 6 : L'exploitant mettra à jour le POI du site avant fin mai 2026 pour y faire figurer les numéros et adresses mail d'alerte risques industriels du SIRACED-PC et de la DREAL Normandie. Il veillera à ce que les alertes soient transmises le plus rapidement possible à ces deux administra - tions via un appel téléphonique doublé d'un envoi par mail du formulaire en cas d'incident et en cas d'exercice établi par le SIRACED-PC et transmis à l'exploitant après la visite.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2009, article 6.5.4
L'agent de sécurité SSIAP avait connaissance des deux vannes permettant d'isoler les bassins de rétention incendie du rejet vers la Seine, qui peuvent se fermer soit automatiquement en cas d'in - cendie, soit via un coffret de commande local. Lors de l'exercice, l'incendie ayant été simulé, les vannes ne se sont pas fermées automatique - ment. L'inspection a donc demandé à l'agent SSIAP de fermer l'une des deux vannes, celle située à l'arrière de l'entrepôt, depuis le coffret de commande local. L'agent a emmené l'inspection au ni - veau du coffret de commande local et a ouvert ce coffret, mais il ne disposait pas de la clé néces - saire pour passer la commande du mode automatique au mode manuel et la vanne n'a donc pas pu être fermée. Il ne disposait pas non plus de la clé permettant d'ouvrir le portail pour accéder au coffret de commande de la seconde vanne d'isolement, située à l'avant du bâtiment. D'après les déclarations des agents de sécurité et du personnel GXO interrogé, seul le responsable maintenance de la société GXO dispose des clés permettant d'actionner les vannes d'isolement et d'ouvrir le portail pour accéder à l'une des deux vannes. Le responsable maintenance de GXO n'est pas d'astreinte et il n'y a donc aucune garantie qu'il soit disponible hors de ses heures de tra- vail sur le site. Le soir de l'inspection, le responsable maintenance n'a été appelé et n'est arrivé sur 11/17le site qu'environ deux heures après le début de l'exercice. Il a pu procéder à la fermeture de la vanne d'isolement depuis le coffret de commande local. A la suite de l'exercice, l'exploitant : - a fait procéder à un contrôle sur les boîtes à clé du poste de garde, qui a confirmé la présence des clés correctement identifiées et numérotées pour l'ouverture des portails d'accès et des cof - frets de commande ainsi que le passage des vannes en commande manuelle ; - a également déclaré que le jeu de clé du responsable maintenance était disponible en perma - nence au poste de garde hors heures ouvrées, ce que l'inspection a effectivement constaté le soir de l'exercice ; - a transmis la procédure de la société de gardiennage qui précise que les clés doivent être véri - fiées à chaque prise de poste et le registre attestant que l'agent SSIAP présent le soir de l'exercice avait bien pris connaissance de cette consigne en mars 2025 ; - s'est engagé à effectuer en avril 2026 un renforcement et un rappel des consignes auprès de la société de gardiennage, avec un focus sur l'util
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article f) de l'annexe V 12/17
Lors de l'exercice, l'agent de sécurité a rapidement contacté le SDIS 76 pour lui transmettre l'alerte. Il s'est également tenu disponible pour accueillir le SDIS par l'entrée principale, et lui a mis à dis - position la fiche FIRE (fiche d'intervention rapide en entreprise). Cependant, seul le recto de la fiche était disponible, et le format disponible n'était pas celui préconisé par le SDIS 76. Demande n° 9 :Avant fin juin 2026, l'exploitant mettra à jour sa fiche FIRE en 3D au format A3 rec- to-verso, la fera valider par le service risques industriels du SDIS 76, et en insérera un exemplaire plastifié dans un tube ou autre emplacement immédiatement accessible aux secours. Par ailleurs, l'agent SSIAP a tenté, à la demande de l'inspection, d'ouvrir le portail de l'accès secon- daire dédié aux pompiers mais n'a pas pu le faire car il ne possédait pas la bonne clé. Le personnel présent a déclaré que seul le responsable maintenance, non présent au début de l'exercice, dispo- sait des clés du portail. A la suite de l'exercice, l'exploitant : - a fait procéder à un contrôle sur les boîtes à clé du poste de garde, qui a confirmé la présence et l'étiquetage correct de la clé d'accès au portail d'accès secondaire pompiers ; - a également déclaré que le jeu de clé du responsable maintenance était disponible en perma - nence au poste de garde hors heures ouvrées, ce que l'inspection a effectivement constaté le soir de l'exercice ; - a transmis la procédure de la société de gardiennage qui précise que les clés doivent être véri - fiées à chaque prise de poste et le registre attestant que l'agent SSIAP présent le soir de l'exercice avait bien pris connaissance de cette consigne en mars 2025 ; - s'est engagé à effectuer en avril 2026 un renforcement et un rappel des consignes auprès de la société de gardiennage, avec un focus sur l'utilisation des clés ; - s'est engagé à mettre en place en avril 2026 un nouveau trousseau de clés dédié au POI mobili - sable à tout moment. Demande n° 7 (rappel) : L'exploitant transmettra les justificatifs du renforcement des consignes auprès de la société de gardiennage et de la mise en place du trousseau de clés "POI" avant fin avril 2026. L'exploitant a été en mesure d'ouvrir rapidement le portail permettant au SDIS d'accéder à la 13/17Seine depuis le poste de garde.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 49 et 50
Le soir de l'exercice, l'état des stocks du jour a été mis à disposition du SDIS rapidement. Cet état des stocks était présenté sous forme d'un plan faisant apparaître les quantités présentes associées aux rubriques ICPE dans chaque cellule. Toutefois, le document présenté ne comprenait pas les mentions de dangers associées aux matières dangereuses (rubriques ICPE 4xxx), et pas les grandes familles de produits des autres rubriques ICPE ou non classés. En particulier, le document ne faisait pas mention de la présence de liquides combustibles dans les cellules de stockage, alors qu'il s'agit d'une information capitale pour la gestion du sinistre par le SDIS, puisque de tels pro - duits forment une nappe inflammable susceptible de s'étendre très rapidement au sol en cas d'in- cendie. L'état des stocks n'est pas référencé dans le POI. Demande n° 10 : L'exploitant mettra à jour pour fin avril 2026 l'état des stocks détaillé de manière à ce qu'il fasse apparaître les mentions de dangers des matières dangereuses et les grandes fa - milles de produits non dangereux. Il référencera cet état des stocks dans le POI et le rendra acces- sible rapidement au poste de garde.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Accessibilité des murs coupe-feu pour les engins des services de secours
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017 , article Point 3 de l'annexe V-II
Lors de l'exercice, l'inspection a constaté que des bennes de camions étaient stationnées à l'avant de l'entrepôt, sans tracteur, au droit des murs séparatifs coupe-feu, notamment entre les cellules A et B. Aucune personne n'était disponible au moment de l'exercice pour les déplacer. Ces bennes rendaient l'approche des engins de secours du SDIS impossible pour défendre la partie avant du mur séparatif coupe-feu associé en cas de sinistre. A l'arrière de l'entrepôt, l'exploitant a aménagé des aires de mise en station des moyens aériens au droit des murs séparatifs entre les cellules A et B et entre les cellules E et F uniquement. En re - vanche, au droit des murs entre les cellules B et C et D et E, aucune aire n'est aménagée et la voie 15/17engins est trop éloignée pour permettre aux engins du SDIS de défendre la partie arrière des murs séparatifs. Par ailleurs, les murs séparatifs coupe-feu entre les cellules de stockage A à F sont de longueur su - périeure à 100 m (environ 115 m). Par conséquent, le SDIS 76 a déclaré qu'en cas d'incendie, même si des aires de mise en station des moyens aériens étaient mises en place de part et d'autre des murs séparatifs coupe-feu, compte tenu de la portée des lances de ses engins (environ 50 m), il se- rait dans l'incapacité de défendre l'intégralité de la longueur des murs de manière à limiter le risque de propagation d'incendie d'une cellule de stockage à l'autre. Les difficultés de défense des murs coupe-feu avaient déjà été soulignées par le SDIS 76 dans le compte rendu de sa visite du 13 octobre 2020, qui préconisait la mise en place de dispositifs fixes d'irrigation des murs à mettre en oeuvre par les pompiers, avec des orifices d'alimentation au droit des murs ou déportés sur la chaussée périphérique du bâtiment. Demande n° 11 :L'exploitant transmettra, pour fin mai 2026, un plan d'actions avec échéancier afin de permettre la défense de l'intégralité de la longueur des murs coupe-feu par ses moyens in - ternes ou par le SDIS 76 en cas d'incendie. Dans l'attente de la mise en œuvre du plan d'actions, il délimitera visuellement, au droit de chaque mur séparatif coupe-feu côté quais, des aires de mise en station des moyens aériens de 7 m x 10 m de manière à ce qu'elles restent accessibles pour les services de secours à tout moment.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Le plan d'opération interne de l'exploitant prévoit bien des dispositions concernant les premiers prélèvements environnementaux. Les composés à rechercher sont pré-identifiés dans le POI. D'après le POI, les actions correspondantes sont réalisées par le personnel ayant la fonction "opé - rateur environnement". Le soir de l'exercice, aucune personne n'a été clairement désignée pour remplir cette fonction, qui a été assurée par le DOI. Le POI prévoit la mise à disposition du SDIS 76 de deux valises de prélèvement à récupérer par le personnel GXO sur le site du SMEDAR (site voisin) ou de l'usine TotalEnergies Lubrifiants de Rouen, située à environ 5 min de route du site. Le soir de l'exercice, le personnel présent a contacté l'usine de Rouen à la demande du DOI afin de mettre à disposition les deux valises de prélève - 16/17ment. Une photographie attestant de la disponibilité des valises a été présentée à l'inspection. Le DOI a indiqué que la société Atmo Normandie, avec laquelle il dispose d'une convention pour la réalisation des premiers prélèvements atmosphériques, a été prévenue. Les actions suivantes indiquées dans l'annexe 6 de POI n'ont pas été réalisées : - identification des produits à rechercher suivant le scénario en cours ; - pré-identification de la localisation des points de prélèvement. L'exploitant a déclaré que ces actions n'ont pas été réalisées car il s'agissait d'un exercice. A la suite de la visite, et afin d'augmenter la robustesse du dispositif en soirée, au cas où le DOI de- vrait assurer le rôle d'opérateur environnement en plus de ses autres tâches, l'exploitant s'est en - gagé à établir et à intégrer à son POI une fiche réflexe intégrant ces éléments. La vérification des modalités précises de réalisation des premiers prélèvements environnemen - taux (composés à mesurer, milieux à prélever, matériel utilisé, délais d'intervention et d'analyse, etc) fera l'objet d'une prochaine visite d'inspection en 2026.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective 17/17
Élaboration et mise à jour du plan d'opération interne
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2009, article 6.6.6.2
Le site dispose d'un plan d'opération interne dont la dernière version date de moins de 3 ans (30 avril 2025). La dernière version du POI était disponible au poste de garde le soir de la visite. Toute- fois, le POI a été exclusivement établi par la société GXO, qui emploie le personnel présent sur l'entrepôt, mais n'a pas été visé par la société TotalEnergies Lubrifiants, exploitante du site du point de vue de la réglementation des installations classées. Commentaire n° 1 : L'exploitant veillera à ce que les prochaines mises à jour de son POI soient vi - sées par un représentant de la société TotalEnergies Lubrifiants. La présence du contenu minimal attendu dans le document, et sa bonne mise en oeuvre en situa - tion de crise sont traitées aux points de contrôles suivants. Le déroulé précis de l'exercice contient des informations sensibles non communicables et est donc fourni en annexe confidentielle.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 07/01/2009, article 6.4.1.2
D'après les déclarations de l'agent de sécurité, les portes coupe-feu se ferment automatiquement en cas de détection incendie. Lors de l'exercice, la détection incendie ayant été simulée, les portes ne se sont pas fermées. L'inspection a donc demandé à l'exploitant de fermer manuelle - ment les portes coupe-feu, ce qui peut également être utile en cas de défaillance de la fermeture automatique. Le personnel présent au début de l'exercice, et notamment l'agent SSIAP en charge de la levée de doute, n'avait pas été formé aux moyens de manœuvrer manuellement les portes coupe-feu. Dans le cas d'un incendie réel, il n'aurait donc pas pu forcer la fermeture de la porte coupe-feu si celle- ci ne s'était pas fermée automatiquement. Seul le responsable maintenance, qui n'était pas d'astreinte et est arrivé environ 2 heures après le début de l'exercice, savait comment forcer la fermeture des portes coupe-feu et en a fait la dé - monstration avec succès. Toutefois, dans le cas d'un incendie réel non maîtrisé, la cellule et donc la porte coupe-feu auraient été inaccessibles bien avant ce délai de 2 heures. En cas de mauvaise fermeture automatique d'une porte, l'incendie se serait donc propagé aux cellules voisines. Par ailleurs, le POI de l'exploitant ne prévoit pas de vérification de la bonne fermeture des portes coupe-feu par le personnel en charge de la levée de doute. A la suite de la visite, l'exploitant : - a créé une fiche réflexe dédiée à la gestion des portes coupe-feu en situation de non-fermeture automatique, qu'il s'est engagé à intégrer dans le POI ; - s'est engagé à former l'ensemble des agents SSIAP aux modalités de fermeture manuelle des portes coupe-feu. Demande n° 1 (rappel) : Compte tenu des actions rapides engagées par l'exploitant, l'inspection ne propose pas de mise en demeure. Comme précisé au point de contrôle n° 2, afin de confirmer la solidité de la nouvelle organisation, il est toutefois demandé à l'exploitant de réaliser, d'ici fin juin 2026, en soirée, un exercice inopiné de mise en œuvre du plan d'opérations interne, qui fera l'objet d'un compte rendu détaillé transmis à l'inspection des installations classées. Cet exercice devra comprendre une simulation de mauvaise fermeture automatique des portes coupe-feu, obli- geant le personnel à forcer manuellement leur fermeture. Une nouvelle visite inopinée pourra éga- lement être réalisée par l'inspection des installations classées.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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