Installation classée à Melesse (35520), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 8 juin 2026 — 5 points de contrôle avec suites administratives.
La visite a permis de constater ce jour, en période de production et en journée, l'absence d'odeurs et de bruits anormaux susceptibles d'incommoder le voisinage et provenant de la société L'OEUF DU BREIL. L'exploitant a mis en place des mesures permettant de limiter les nuisances sonores ou olfactives potentielles, et il s'engage à en assurer la surveillance. L'exploitant devra répondre aux observations du SDIS35 concernant la maîtrise du risque incendie, et finaliser les démarches entreprises avec la collectivité compétente pour la rédaction d'une convention de fourniture d'eau potable.
10points de contrôle
5avec suites administratives
0susceptibles de suites
5sans suite
Prélèvements d'eau / volume annuel
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/03/2012, article 26 alinea2
En préalable de la visite, le volume d'eau consommé par an sur site a été fourni à l'inspection par la collectivité compétente pour l'approvisionnement en eau potable : ce volume est d'environ 21 170 m3 pour l'année 2025 d'après les données du point de livraison. Cette information est confirmée par l'exploitant lors de la visite, puisqu'il évalue le volume prélevé entre 20 000 et 21 000 m3 par an. Le prélèvement d'eau sur le réseau public ne fait pas l'objet, à ce jour, d'une convention de fourniture d'eau potable. Mais des démarches seraient en cours pour finaliser un document contractuel fixant un volume maximal prélevable par an, et un objectif de réduction des consommations à une certaine échéance. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra transmettre à l'inspection un tableau reprenant les volumes d'eau consommés par an entre 2019 et 2025, en corrélation avec le niveau d'activité du site. L'exploitant devra poursuivre les démarches engagées pour la rédaction et la signature d'une convention de fourniture d'eau potable avec la collectivité compétente. Une fois signée, cette convention devra être transmise à l'inspection des installations classées et jointe au dossier de demande d'Enregistrement dont l'instruction est en cours.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Dispositions constructives / Mesures compensatoires - locaux à risque
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 11.1.2 et 11.2
Lors de la visite, un représentant du SDIS35 est présent aux côtés de l'inspection pour faire le point sur les obligations réglementaires de l'exploitant en matière de prévention du risque Incendie. Le bilan des observations du SDIS35 est ici restitué. Concernant les mesures compensatoires présentées par l'exploitant pour pallier à l'absence de dispositions constructives réglementaires dans les locaux à risque, les observations formulées par le SDIS35 sont les suivantes : "Tout d’abord l’exploitant a confirmé que le local TGBT était bien REI120. Il sera renforcé par une extinction automatique par inertage. En complément de la détection et de l’extinction automatique par inertage des armoires électriques, l’exploitant propose de sprinkler le local stockage ingrédients secs et le local stockage emballages primaires (locaux à risques identifiés par l’exploitant) avec un système dit « allégé » raccordé directement au réseau d’eau public. Le SDIS35 a émis des réserves quant à cette solution eu égard à l’absence d’autonomie (pas de réserve) du système notamment en cas de panne du réseau d’eau public (ex : rupture du réseau public suite à travaux sur voirie). Toutefois, d’après l’exploitant, le dispositif semble estampillé APSAD. Il convient que l’exploitant fasse parvenir toute la documentation technique dont il dispose afin de faire le point à ce sujet. Le SDIS35 a demandé à l’exploitant pourquoi il ne pouvait pas mettre un dispositif de sprinklage classique (avec réserve…) alors qu’il pouvait installer un dispositif dit « allégé ». Il a répondu que la structure ne pouvait pas supporter le poids de ce dispositif classique, il a également dit qu’un dispositif de type RIA n’était pas possible eu égard du poids. Le SDIS35 a demandé à l’exploitant de transmettre un justificatif de l’impossibilité de réaliser un système de sprinklage complet et de RIA. L’exploitant a confirmé qu’il le fera. Il convient de s’en assurer. En complément, il a été demandé à l’exploitant de transmettre un plan de masse des bâtiments avec les surfaces des locaux, la desserte intérieure avec la présence de tous les ouvrants (portes…) et le cheminement d’évacuation." Lors de la visite, l'exploitant précise que des dispositifs d'extinction automatique d'incendie par inertage au CO2 sont prévus dans le local TGBT et dans 7 armoires électriques du site d'ici la fin 2026. Cependant, dans l'attente de la mise en conformité du site sur ce point, l'inspection considère que les moyens de prévention
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 12
Après visite du site, le SDIS35 formule une observation sur l'accessibilité des services de secours qui n'est pas complète sur le pourtour du bâtiment : "Afin d’améliorer l’accessibilité du site, il est demandé à l’exploitant de réaliser une voie dévidoir devant tout le pignon Est du bâtiment allant du portail existant au Sud-Est donnant sur la voie publique jusqu’au bout du pignon Est. Ce chemin dévidoir doit être d’une largeur de 1m80 et conforme à la fiche technique 12-19 de l’annexe 12 du règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie d’Ille-et-Vilaine." Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra répondre à la demande du SDIS35 en réalisant une voie dévidoir conformément aux préconisations suscitées. Cet engagement est à mentionner dans le dossier d'enregistrement complété.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 19
Le SDIS35 formule une observation sur la détection incendie du site qui est en cours d'implantation dans les locaux ciblés, selon les dires de l'exploitant et comme constaté lors de la visite sur site : "Beaucoup de zones ne sont pas encore couvertes par la détection incendie : il convient de finaliser les travaux afin que l’ensemble du site soit couvert par cette détection". Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra finaliser l'implantation de la détection incendie dans les locaux à risque identifiés comme tels, et transmettre tout justificatif correspondant à l'inspection des installations classées. Ces éléments sont également à intégrer au dossier de demande d'enregistrement.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 20
Lors de la visite sur la zone extérieure de stockage des IBC de produits chimiques, l'inspection constate que les produits sont bien sur rétention mais que la plupart des bacs contiennent une quantité conséquente d'eau de pluie, ce qui ne permet pas de garantir le confinement de la totalité du produit stocké en cas de déversement accidentel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra veiller à vider régulièrement de leur eau de pluie tous les bacs extérieurs de rétention des produits chimiques.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 23/03/2012, article 49
La visite d'inspection est diligentée suite à un signalement reçu en Préfecture d'Ille-et-Vilaine fin mai 2026 pour des nuisances sonores et olfactives récurrentes dont l'Oeuf du Breil serait à l'origine. La visite a lieu un début d'après-midi en période de production, sous un ciel nuageux, une température extérieure de saison (pas de forte chaleur), et un léger vent. Selon les dires de l'exploitant, aucune odeur anormale ne lui a été signalée par son personnel dans la période où la plainte a été reçue, et aucun travailleur ou habitant de la zone d'activités ne lui a fait part de nuisances olfactives particulières pendant cette période. Lors de la visite, l'inspection énumère les mesures que l'exploitant s'est engagé à prendre, ou a déjà pris, afin de maîtriser les potentielles nuisances olfactives générées par son process, à savoir : un enlèvement plus fréquent des alvéoles sales stockées en extérieur, qui sont prises en charge par un transporteur ou par un chauffeur de l'entreprise. A partir du printemps 2026, 4 départs d'alvéoles sont programmés par semaine en moyenne, soit un enlèvement de 8 à 10 tonnes par rotation (au lieu de 25 tonnes auparavant) et ce, tout au long de l'année et pas seulement en période de fortes chaleurs ; • une quantité d'alvéoles stockées la plus faible possible les week-ends ;• une traçabilité des départs d'alvéoles sur registre informatisé ;• une meilleure gestion de la station de prétraitement des effluents aqueux pour en améliorer l'efficacité et limiter les émanations odorantes ; • un arrêt du pompage des boues de prétraitement par ouverture de la fosse, et un pompage via un branchement direct entre la sortie de fosse et le camion pour limiter les odeurs lors de la collecte. • L'exploitant ajoute qu'une attention particulière est portée à la qualité des matières premières que sont les oeufs frais, en favorisant la collecte des oeufs issus d'une fin de bande en élevage plutôt en début de semaine pour s'assurer que leurs alvéoles de collecte partiront rapidement au lavage, car ces oeufs sont susceptibles d'émettre des odeurs plus fortes. L'exploitant ajoute qu'un chauffeur va être rajouté en interne pour sécuriser les flux de transport vers le site de lavage. Le stockage maximal présent sur le site correspond maintenant à l’équivalent de 2 camions : 1 palette = 200 kg et 28 palettes dans un camion → 5,6 tonnes soit un maximum de 11,2 tonnes entreposées sur le site. Lors de la visite sur site derrière le bâtiment de production
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 51
L'exploitant informe l'inspection qu'aucune modification des conditions de fonctionnement n'a été réalisée depuis la dernière visite d'inspection fin 2025. Lors de la visite sur site, l'inspection constate que les installations et/ou véhicules susceptibles d'émettre du bruit (groupes froids et camions frigorifiques en stationnement ou en circulation, devant et derrière le bâtiment de production) ne génèrent pas de nuisances particulières, et que les bruits entendus semblent correspondre à un fonctionnement normal en journée dans une zone d'activités. Concernant le bruit généré par certains camions frigorifiques en stationnement la nuit et qui allument leur groupe froid, l'exploitant reconnaît que cela est susceptible d'induire des nuisances ponctuelles. Il réfléchit à l'installation d'équipements de charge des groupes frigo qui seraient moins bruyants (de type électrique).
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 4 et 27
L'eau consommée sur le site de l'OEUF DU BREIL provient du réseau d'adduction publique. Un seul compteur d'entrée est présent, et d'après les propos de l'exploitant, il est relevé quotidiennement (pas de constat). L'exploitant signale qu'il est attentif à l'évolution de ses consommations d'eau et à leur réduction, par exemple par l'amélioration du système NEP (Nettoyage en Place) pour récupérer certaines eaux, et celle des homogénéisateurs qui fonctionnent désormais en circuit fermé au lieu d'être réalimentés en eau.
Moyens de lutte contre les incendies / organisation interne
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 14
Le SDIS35 formule des observations sur l'organisation interne de l'entreprise en cas d'incendie : "Le SDIS35 demande à l’exploitant de réaliser un document unique et synthétique pouvant s’appeler « Plan d’Intervention et de Secours Interne » (PISI) visant à organiser l’entreprise pour faire face à un sinistre (incendie…). Ce travail doit permettre d’identifier les modalités (ou de reprendre les modalités déjà identifiées) : d’alarme et d’alerte des secours ;• de mise en sécurité du personnel et du public (guides/serre-files), en prévoyant notamment au minimum deux points de rassemblement, positionnés judicieusement et à des endroits •12/13 opposés ; d’intervention du personnel et de mise en œuvre des moyens de secours internes pour faire face à un début d’incendie ; • d’accueil et de guidage des secours au sein du site afin de ne pas perdre de temps.• En outre, il convient de prévoir la liste des produits dangereux si existant, leur quantité et lieu de stockage. L’ensemble de ces mesures concourt à réduire le développement d’un incendie le temps de l’arrivée des sapeurs-pompiers et à gagner du temps une fois qu’ils sont sur les lieux. Il convient de s’assurer que l’ensemble du personnel de l’entreprise soit informé et formé à la mise en œuvre de ces consignes de sécurité et à l’usage des moyens d’intervention, notamment pour l’extinction d’un feu naissant." Le SDIS35 ajoute qu'il peut être envisagé également la réalisation d’un « Plan d’Accueil des Secours » (PAS), document synthétique destiné à être remis aux services de secours lors de leur arrivée sur site en cas d’intervention. L'exploitant signale que des exercices d'évacuation sont réalisés deux fois par an, et que le personnel dans son ensemble est formé en première intervention. A ce sujet, le SDIS35 ajoute qu'il propose "de réaliser un exercice d’évacuation une fois l’ensemble des travaux finalisés afin de tester la fiabilité et la réactivité de l’organisation interne de l’entreprise face à un incendie, l’idée étant d’évaluer la capacité de l’exploitant à évacuer complètement son site dans les meilleurs délais." Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Ces éléments sont à intégrer au dossier de demande d'enregistrement.
Thèmes : Risques accidentels · Moyens de lutte contre les incendies / organisation interne
Risque accidentel / Chariots à accumulateurs électriques
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 23/03/2012, article 8
Lors de la visite, le SDIS35 constate "la présence de plusieurs chariots élévateurs électriques dans les bâtiments avec la présence d’au moins 5 postes de charge répartis à différents endroits. Ces matériels représentent une source d’incendie importante, notamment à cause des batteries. Il convient de faire le point sur l’aspect règlementaire de cette problématique." L'exploitant précise lors de la visite qu'il a connaissance des risques incendie liés à ces équipements. Selon ses propos, afin de limiter les impacts liés à ce risque, les chariots ne sont pas mis en charge la nuit, période où aucun personnel n'est présent sur site. De plus, les postes de charge auraient été disposés de telle sorte qu'ils soient suffisamment éloignés des parois des locaux où ils sont installés, afin de limiter les risques d'échauffement ou de propagation d'incendie. L'inspection ajoute, d'après les informations dont elle dispose (dossier de demande d'Enregistrement en cours d'instruction), que le site n'est pas soumis à la rubrique ICPE 2925 (ateliers de charge d'accumulateurs électriques), car la puissance totale de charge est de 15 kW, soit inférieure à 50 kW (seuil de la Déclaration). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra apporter à l'inspection tout élément justifiant que l'implantation des cinq postes de charge des chariots à accumulateurs électriques, répartis dans le bâtiment de production, ne constitue pas un risque d'incendie, que ce soit par les conditions d'implantation des postes de charge ou par les accumulateurs eux-mêmes.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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