Installation classée à Guerlédan (22530), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 9 avril 2026 — 10 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0005506771
Commune
Guerlédan (22530)
Département
Côtes-d'Armor
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL Bretagne
Inspections listées
2 depuis 27 septembre 2022
SIRET
42900816200019
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1530Papiers, cartons ou analogues (dépôt de) hors ERP et 1510
Cette visite a permis de constater que des démarches avaient été entreprises notamment pour la détection incendie et la régularisation des moyens en eau. La détection incendie n'étant pas installée et la notion d'îlotage n'étant pas respectée lors de la visite, il est tout de même proposé une mise en demeure sur ces points de contrôle. Par ailleurs, des actions correctives et des justificatifs sont également attendus.
10points de contrôle
10avec suites administratives
0susceptibles de suites
0sans suite
Situation administrative
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/06/2010, article 1.2.1.
Un point sur la situation administrative a été faite en salle car l'inspection s'interroge sur le classement du site sous la rubrique 2661 : Emploi, réemploi de matières plastiques, par des opérations mécaniques (broyage de pneumatiques usagés). Le broyage des pneumatiques est réalisé sous la rubrique 2791 puisqu'il s'agit de déchets. L'exploitant a confirmé que le broyage ne concernait que les pneumatiques usagés. Il est donc demandé à l'exploitant de se rapprocher de son bureau d'études afin de refaire un point sur sa situation administrative et de retourner à l'inspection une situation à jour. Concernant la rubrique 2663 : Stockage de pneumatiques et produits composés d'au moins 50% de polymères, un point sur le volume présent des pneus réutilisables a été fait. L'exploitant a indiqué qu'il pouvait accueillir 200 tonnes maximum de pneus réutilisables, soit un volume maximum de 1200 m3 (50 m3 de pneus véhicules légers et 90 m3 autres). Cependant, cette situation ne sait jamais présentée puisque des enlèvement se font mensuellement. Aussi, l'exploitant s'engage à ne pas dépasser le seuil déclaratif de 1000 m3. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, l'exploitant devra faire le point sur sa situation administrative et confirmé à l'inspection si la rubrique 2661 demandée est une erreur (rubrique 2791 uniquement). Dans ce cas, il devra adresser un courrier à la Préfecture, copie à l'inspection, pour demander la mise à jour de sa situation administrative avec son tableau d'installations classées mises à jour. 7/18
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 3
En extérieur, le site dispose de plusieurs îlots d'entreposage de pneumatiques usagés et des zones de traitement par broyage. Lors de la visite, il a été constaté l'absence d'installation d'une détection automatique contre l'incendie. L'exploitant a informé l'inspection qu'il avait fait réalisé des devis afin d'installer une détection incendie par caméras thermiques avec report d'alarme pour couvrir l'ensemble des îlots de stockage et les lignes de traitement. Post-inspection, l'exploitant a transmis le devis retenu signé et a indiqué que l'installation était prévue pour juillet 2026. Par ailleurs, le site dispose d'une vidéosurveillance contre l'intrusion. Cette vidéosurveillance sera conservée et permettra notamment de réaliser une levée de doute en cas de déclenchement de la future détection automatique contre l'incendie. De plus, du personnel situé à moins de 15 min du site pourra également être sollicité en cas de besoin. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :8/18 Il est proposé de mettre en demeure la société Trigone de se mettre en conformité, dans un délai de 3 mois, en mettant en place une détection automatique contre l'incendie sur l'ensemble de ses stockages et installations de traitement de pneumatiques usagés.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 4
Le site fonctionne du lundi au vendredi de 5h à 21h. Les horaires d’ouverture sont : 8h-12h - 13h-16h15. Une ronde est réalisée à la fermeture du site (21h) en manitou ou en camion. Le dernier arrivage de déchets a lieu à 16h15, soit une sortie au plus tard du camion de livraison à 17h. Aucune consigne d’exécution des rondes (fréquence, parcours des rondes, points d'observation...), ni la tenue d'un registre de leur exécution n'est actuellement mis en place. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est proposé de mettre en demeure la société Trigone de mettre en place, dans un délai d'un mois,des rondes dans l'ensemble de ses zones contenant des déchets combustibles 2 heures après le dernier arrivage de déchets sur site et à la fermeture du site. L'exploitant devra également, dans le même temps, déterminer et rédiger les consignes concernant : la fréquence et les conditions de réalisation des rondes ;• le parcours des rondes et les points d'observation ;• la formation du personnel concerné ;• le matériel adapté à la détection précoce d'incendie avec lequel les rondes sont effectuées et sa maintenance lorsqu'il n'y a pas de système de détection fixe ; • les actions à entreprendre selon des critères définis préalablement et visant à éviter tout départ de feu ou à en limiter les conséquences au minimum. •
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 5
Lors de la visite, l'exploitant a présenté son Plan de Défense Incendie (PDI) en cours de finalisation. La date de mise à jour du document était le 05/01/2026. La ligne de tri étant en cours de déplacement, l'inspection a rappelé à l'exploitant qu'il doit mettre à jour son PDI et veiller à le tenir à jour en cas de modification, notamment des stockages et de la mise en place de moyens de lutte contre l'incendie (RIA, détection...). Post-inspection, l'exploitant a informé l'inspection que ce document est mis à disposition à l'entrée du site dans une boite accessible pour les services de secours. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, l'exploitant : mettra à jour son PDI ;• transmettra une photo de l'installation de son PDI à l'entrée du site ;• transmettra une copie de son document au SDIS 22 et à l'inspection.•
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 9 II
Les bâtiments du site sont tous adjacents et abritent les activités suivantes : bureaux et vestiaires,• stockage de pneus réutilisables / matériels et chaîne de tri,• broyeur et stockage de broyat des pneumatiques usagés provenant de Martinique.• Lors de la visite, il a été constaté l'installation d'un mur coupe feu entre la partie bureaux/vestiaires et la partie hangar de stockage des pneumatiques réutilisables et de la chaîne de tri. L'exploitant a indiqué que ce mur REI 120 avait été monté selon les normes avec un débord d'1 mètre en hauteur et sur les côtés. Il devra fournir une attestation d'homologation et du degré coupe feu à l'inspection. Par ailleurs, l'exploitant a indiqué à l'inspection que la ligne de tri était en cours de déménagement sur la plateforme extérieure vers la zone Sud. Au niveau de l'activité de broyage des pneumatiques provenant de Martinique, un mur de blocs Légo sur 3 mètres de hauteur a été installé le long du mur adjacent avec le premier auvent (ancienne ligne de tri) et à 5 mètres des autres zones au Sud. L'inspection et le SDIS ont fortement conseillé de prolonger la partie Sud du mur en blocs Légo afin d'isoler au maximum le stockage de broyats de cette paroi Sud et ainsi protéger la deuxième partie de ce bâtiment. Lors de la visite, le haut du tas de broyats dépassait le mur de blocs Légo de 3 mètres.L'exploitant devra veiller à rester 1 mètre en dessous de la hauteur totale du mur en blocs pour que cet îlot puisse être considérer comme tel. Il devra matérialiser cette limite sur son mur. L'exploitant devra veiller à ce que cette zone ne dépasse pas les 500 m² et rester à 5 m de distance des autres îlots. La zone de l'îlot devra être délimitée par des parois ou par un marquage au sol. Pour rappel, les îlots extérieurs au bâtiment doivent quant à eux être distants d'au moins 10 mètres du bâtiment ou bien séparé par un mur REI 120 ou encore disposer d'un système d'extinction automatique d'incendie déclenchant la mise en œuvre de moyens fixes de refroidissement installés sur les parois externes de l'entrepôt. Sur la plateforme extérieure : Le stockage des pneus usagés et des broyats sont réparties selon les zones suivantes : 1 alvéole ~250 m²• 2 îlots de 6 cases ~1500 m²• 1 îlot de 7 cases ~2700m²• La plateforme dispose donc d'au moins 4 îlots dont 3 de plus de 500 m². Ces îlots respectent les distances entre îlots d'au moins 5 mètres entre eux (~10 m entre chaque îlot). De même, ceux à proximité des bâtiments sont distants d
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription, Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 2 et 9. I
Lors de la visite, il a été constaté, sous le auvent situé derrière le broyeur Précimeca 2, une benne de 30 m3 pour les DIB. Cette benne étant sous un auvent, donc un bâtiment, elle ne peut pas être considérée comme un petit îlot. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, si l'exploitant souhaite que son stockage de DIB soit considéré comme un petit îlot, il devra soit déplacer sa benne de 30 m3 sur la plateforme extérieure ou réduire à 10 m3 son stockage sous le auvent, Dans le cas contraire, ce stockage sera considéré comme un îlot et les dispositions relatives aux îlots s'appliqueront (distance, détection automatique...).
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/01/2026, article R. 512-69
Le site a vécu un incendie important en 2012 sur le stockage de broyats. Le 23/09/2025, un départ d’incendie au niveau d’un des broyeurs a eu lieu. Pour l’évènement de 2025, l’exploitant a informé l’inspection rapidement et a transmis sa déclaration d’incident le 15/10/2025. Des actions ont été engagées. Un point sur la gestion du retour d’expérience a été fait lors de cette inspection. Il n'y a pas de tenue d'un registre des incidents/accidents ou des situations dégradées.Seuls les évènements cités sont survenus sur le site. Les autres incidents correspondent à des accidents du travail. A la suite des incidents survenus, des mesures correctives ont été mises en place. Il n'y a pas de traçabilité dans un registre mais elle sont tout de même suivies. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délais de 3 mois, l'exploitant mettra en place un registre de suivi de ces incidents/ accidents et/ou situations dégradées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/06/2010, article 7.5.3
15/18 Le poteau d'incendie situé à l'entrée du site est indiqué "indisponible" depuis 2020 dans la base de données du SDIS. L'exploitant a indiqué que les travaux de remise en conformité ont été réalisés la semaine précédente (gestion par la SAUR). L'exploitant a indiqué à l'inspection qu'il n'arrivait pas à obtenir le test de débit de ce poteau. L'inspection a proposé de relancer le gestionnaire en mettant en copie la DREAL. L'exploitant a indiqué que 3 nouveaux RIA allaient être installés sur le site pour renforcer la défense interne. Un contrôle des réserves d'eau et des bassins de confinement a été réalisé conjointement avec le SDIS lors de cette visite. Concernant le bassin 1 (Nord) : Lors de la visite, il était en eau. La passerelle actuelle est inutilisable pour le SDIS. Le SDIS préconise de réaliser les aménagements suivants : matérialiser l'aire d'aspiration le long du bassin,• ouvrir la clôture avec un portail pour permettre l'aspiration directement depuis l'aire d'aspiration, • mettre un cadenas pompier au niveau du portail (ouverture avec tricoise ou triangle de 12), • retirer une allée de bennes situées de l'autre côté de la voie d'accès pour élargir cette voie. • Concernant le bassin 2 (Sud) : Lors de la visite, il était en eau. Une conduite plongeante est présente et accessible. Cependant, elle n'est pas aux normes pour le SDIS. De plus, lors de la visite, le bassin présentait d'importants dépôts de boues. La présence de ces boues dans le fond, le rend inutilisable par les services de secours. Un nettoyage est nécessaire. Le SDIS préconise de réaliser les aménagements suivants : nettoyer le bassin et l'entretenir 1 à 2 fois / an car il reçoit l’ensemble des poussières des machines adjacentes, • matérialiser l'aire d'aspiration,• vu la taille du bassin, installer soit 2 cannes d'aspiration, soit 2 portails d'accès (ou un grand) pour une aspiration en direct. • Actuellement, les bassins n'étant pas conformes, le SDIS ne peut pas les réceptionner et les renseigner dans sa base de données. Une remise aux normes est donc attendue par rapport aux préconisations ci-dessus.Une fois celles-ci opérationnelles, l’exploitant devra faire réceptionner par le SDIS ces 2 réserves incendie. Par ailleurs, un dossier de porter à connaissance a été déposé en mars 2026 pour redéfinir les moyens en eau et le volume de confinement. L'inspection attire l'attention sur les surfaces à prendre en compte qui ne sont pas bonnes et à l'absence de prise en compte des RIA
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/06/2010, article 7.5.2
Suite à l’incendie de 2025, l’équipe de secours d’intervention n’avait pas connaissance des réserves d’eau présentes sur site. Lors de l'intervention les bassins n’étaient pas accessibles : présence de bennes au Nord, remorque garée devant la conduite d’aspiration au Sud, état des bassins moyens... L'exploitant a confirmé qu'il n'existe pas de consignes pour l'entretien des bassins et la réalisation d'essais périodiques. Pour réaliser des essais, le SDIS a indiqué qu'il fallait que l'exploitant se rapproche directement du Chef de Centre. A l'entrée du site, un panneau de circulation indique les 2 accès pompiers et les bassins. Cependant, sur site, il n'a pas été constaté de signalisation(directionnelle) des réserves d’eau. Enfin, concernant le bassin situé au Sud, il était fortement chargé en boues et nécessite un nettoyage. Concernant l'accessibilité à ces bassins, la voie au Nord doit être élargie en retirant une rangée de bennes vides entreposées à proximité. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, l'exploitant devra : mettre en place une signalisation claire et visible sur site de la localisation des réserves d'eau, • rédiger des consignes d'entretien des bassins (fréquence de nettoyage, modalités de•17/18 nettoyage, débroussaillage, vérification de l'étanchéité...) et mettre en place un registre de suivi de ces maintenances, réaliser des essais d'utilisation des réserves pour s'assurer qu'elles restent accessibles et en bon état et mettre en place un registre de suivi de ces essais. •
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/06/2010, article 7.3.1
A l'entrée principale du site, un panneau est présent pour indiquer les accès au site, la circulation, les accès pompiers, les réserves… Lors de la visite, les accès pompiers étaient en bon état et accessibles. Les voies de circulation internes étaient dégagées et en bon état. Cependant, la voie d'accès au Nord doit être élargie en retirant une rangée de bennes. La mise en station devant les réserves d’eau est possible. Cependant, des aménagements, listés au point de constat n°8 devront être réalisés pour que les réserves soient opérationnelles. Enfin, concernant l'accès aux voies pompier, il serait bien de les signaler par l'extérieur (panneau de direction). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Dans un délai d'un mois, l'exploitant complétera la signalisation de ses réserves et de ses voies d'accès pompiers afin que leur accès soient facilement et rapidement identifiées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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