Installation classée à Lessay (50430), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 20 novembre 2025 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
La fusion des sites de Créaline (5G) et Florette (4G) résulte, pour partie, d'une volonté de suivre les rejets aqueux de ces établissements à l'échelle globale, la station d'épuration de Florette France traitant les effluents des deux établissements. Le traitement des eaux n'appelle pas de remarque particulière, les difficultés rencontrées au premier semestre 2025 ayant donné lieu à des mesures curatives et préventives. Concernant le risque incendie, l'exploitant a pris en compte les remarques du service départemental d'incendie et de secours de la Manche (SDIS 50) lors de sa visite de site et met en œuvre les actions nécessaires pour obtenir des moyens de lutte contre l'incendie et des moyens de rétention des eaux suffisants. Des compléments sont attendus sur ce point.
5points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Eaux d'extinction incendie
Avec suites administratives
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/06/2025, article 5.3.1.
L’exploitant indique que le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) a réalisé une visite du site au cours du deuxième semestre 2025 afin de s’assurer de la suffisance des moyens déployés pour faire face au risque incendie. Les capacités de rétention du site sont suffisantes, un point d’attention existe pour le bâtiment « légumes » sur le site Florette 4G, pour lequel les 200 m³ de rétention pour les eaux d’extinction (au regard de la note de calcul D9A transmis dans le porter à connaissance de 2024) n’étaient pas présents. Après la visite du SDIS, il a été convenu d’utiliser le bassin tampon de la station d’épuration comme rétention, celui-ci ayant une capacité de 800 m³ et n’étant que rarement rempli au dessus des 600 m³. Ce bassin tampon peut être isolé du reste de la station afin de récupérer les eaux d’extinction pour les traiter. L’inspection des installations classées souligne que cette solution permet de combler le déficit en matière de rétention des eaux d’extinction, mais précise que le traitement ultérieur des eaux peut s’avérer onéreux dans le scénario le moins favorable (800 m³ à traiter au lieu des 200 m³). L’exploitant prend note du risque financier induit. 10/11 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant transmettra à l’inspection des installations classées, sous 3 mois, l’avis écrit du SDIS 50 concernant la suffisance des moyens de rétention des eaux d’extinction du site.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/06/2025, article 5.4.4.
Lors de la visite du SDIS, deux points d’attention ont été relevés : la mesure des débits des poteaux incendie n’a pas été réalisée en simultané ;• un chapeau est manquant sur l’un des poteaux incendie.• Concernant la mesure des débits en simultané, l’exploitant a initié la démarche et est en attente d’une date de réalisation des mesures. Concernant le chapeau manquant, l’exploitant a demandé un devis pour le remplacement du poteau concerné. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant réalisera les actions et travaux initiés sous 3 mois, et transmettra à l’inspection des installations classées, sous 3 mois également, l’avis écrit du SDIS 50 concernant la suffisance des moyens de lutte contre l’incendie du site.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/06/2025, article 3.1.4.
L’exploitant suit la consommation spécifique sur le site de Lessay à différentes échelles (journalière, hebdomadaire, mensuelle et annuelle) et pour chaque ligne de production. Sur l’année 2025, l’exploitant s’est fixé un objectif de 16,8 m³ par tonne de produits finis, pour une consommation spécifique à date de l’inspection d’environ 18,5 m³/t. La valeur limite fixée par l’arrêté préfectoral est respectée. L’exploitant précise qu’un suivi instantané sera progressivement mis en œuvre pour permettre aux salariés de connaître en temps réel la consommation d’eau sur l’équipement.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/06/2025, article 3.4.2.
Au premier semestre 2025, plusieurs dépassements en MES et DCO ont été observés dans les rejets de la STEP. Les causes et les mesures préventives et curatives ont rapidement été envoyés à l’inspection des installations classées. Depuis la mise en œuvre des mesures (injection d’urée pour équilibrer le rapport azote / carbone, injection de polymère, coupure de la réinjection des eaux de l’épaississeur vers le bassin tampon…), aucun dépassement n’est à signaler. Un ensemencement des boues du bassin biologique a été réalisé en juillet 2025. L’efficacité de la station d’épuration étant légèrement à la baisse en hiver (due notamment à la baisse des températures), un ensemencement du bassin tampon est prévu avant le début de l’hiver. L’injection de polymère est également une option qui a été conservée depuis les dépassements du premier semestre. Concernant l’étude technico-économique demandée dans l’APC, l’exploitant a entamé la démarche de recherche d’un bureau d’études. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'inspection des installations classées rappelle que l'exploitant devra fournir d'ici juin 2027 une analyse technico-économique concernant la réduction des rejets sur plusieurs paramètres (DBO5, MES, DCO, NTK et P).
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 01/01/2024, article R. 181-46
L’exploitant informe que le volume de boues à épandre connaît une augmentation conséquente en 2025 (7 000 m³, contre 4 300 m³ en 2024), dû à la coupure de la réalimentation du bassin tampon avec les eaux issues de l’épaississeur. Les boues obtenues ont donc une siccité plus faible (de l’ordre de 2,6 % de matières sèches, contre 4,9 % sur l’année 2024). Cette augmentation, couplée à la diminution de la surface disponible à l’épandage dans le plan actuel, amène l’exploitant à réviser celui-ci dans le but d’atteindre les 300 ha de surface épandable, une surface équivalente à celle actuellement autorisée. L’exploitant prévoit d’envoyer un porter à connaissance concernant la mise à jour du plan d’épandage avant la fin de l’année 2025.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.
Autres installations inspectées à proximité
HELIOS— Lessay (50430)1 point de contrôle avec suites administratives