SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE ET AGRO-ALIMENTAIRE AGRIAL
Installation classée à Coutances (50200), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 28 juillet 2026 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
L’inspection réalisée le 28 juillet 2026 avait pour objectif de vérifier l’organisation mise en œuvre par l’exploitant pour gérer l’incendie survenu dans la nuit du 23 juillet 2026 sur la ligne n°4 de fabrication de granulés. Dans ce cadre, l'inspection des installations classées s'est rendue sur site afin de procéder aux premières constatations et s’assurer que les mesures de gestion de l’événement avaient été engagées de manière appropriée. Les inspecteurs se sont rendus dans la partie de l'usine consacrée à la production d'aliments pour animaux. Les silos n'ont pas été inspectés. À l’issue de cette inspection, il apparaît que l'exploitant devra procéder à la notification de l'accident sur la plateforme en ligne dédiée, réaliser une analyse des causes profondes de l'événement et transmettre le plan d'actions établi à l'issue de cette analyse, incluant les mesures correctives nécessaires pour prévenir toute récurrence. Par ailleurs, les inspecteurs ont constaté une accumulation importante de poussières sur les équipements et les chemins de câbles de l'usine d'aliments. Il est demandé à l'exploitant de revoir la fréquence de nettoyage de ses installations afin de garantir un niveau d'empoussièrement compatible avec les exigences de sécurité.
5points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite
Rapport d’accident
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 06/02/2026, article R. 512-69
Le 23 juillet 2026 à 8h40, l'exploitant a informé l'inspection, par courriel, de la survenue dans la nuit d'un départ de feu sur le refroidisseur de la ligne de presse n° 4. Le 28 juillet 2026, l'exploitant a indiqué avoir engagé des investigations visant à déterminer les causes de cet accident. 5/10 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra procéder, sous 7 jours, à la télédéclaration de l’accident via le site service- public.gouv.fr. Un rapport d’accident devra également être transmis, puis actualisé à l'issue des investigations menées sur les causes de l'évènement.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Analyse de la récurrence (lien avec l'incendie de juin 2026)
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Un premier incendie, présentant des conséquences similaires (point chaud au sein du filtre de la ligne de presse n° 2 entraînant un dégagement de fumée important), s’est produit le 29 juin 2026. L’inspection du 28 juillet 2026 avait pour objectif d’examiner la récurrence de ces évènements et d’identifier d’éventuelles causes communes. L’exploitant a indiqué que l’incident du 29 juin n’était pas lié à celui du 23 juillet. Selon les investigations menées suite à l'incident de juin, une sur-humidité du produit aurait entraîné une difficulté d’écoulement dans la presse, provoquant la formation d’un bouchon de granulés chauds en sortie de presse. Sous l’effet de la matière chaude continuant d’arriver, ce bouchon se serait mis à surchauffer, avant de chuter dans le refroidisseur, où l’apport d’air a généré un dégagement de fumée. L’évènement du 23 juillet quant à lui est survenu sur une autre ligne de presse produisant une recette de granulé différente. Il n'y avait pas de difficulté d’écoulement du produit et donc pas de risque de formation de bouchon. Ainsi, bien que les conséquences soient similaires, les causes identifiées apparaissent distinctes. Par ailleurs, le rapport d’accident du 29 juin 2026 mentionne plusieurs actions correctives envisagées afin d’éviter la répétition de ce type d’incident, portant notamment sur : le repositionnement des sondes de détection de chaleur dans le refroidisseur ;• le déplacement des commandes d'extinction du refroidisseur, du sous-sol vers l'étage ;• le renforcement de la formation des opérateurs sur la conduite des presses et la surveillance en cas de produits présentant un écoulement difficile. • L’exploitant a indiqué, le 28 juillet 2026, être toujours en réflexion quant aux améliorations à apporter aux installations afin de tirer pleinement les enseignements de cet accident. Il a également évoqué la possibilité d’étendre le système d’extinction par busage du refroidisseur à d’autres équipements. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant devra établir, sous 2 mois, un plan d'action détaillant les mesures qui seront mises en œuvre pour éviter le renouvellement de ces événements. Ce plan d’action devra être transmis à l’inspection des installations classées.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Le 28 juillet 2026, l’exploitant a indiqué que l’eau utilisée pour maîtriser l’incident représentait quelques centaines de litres, dont la majeure partie se serait évaporée lors des opérations d’extinction. Le reste se serait mélangé aux poussières présentes dans le filtre, formant une boue accumulée en fond de caisson. Ces boues ont été récupérées puis mises en benne dans la zone dédiée aux déchets du site de Coutances. Pour rappel, les eaux et écoulements susceptibles d'être pollués lors d'un sinistre, y compris les eaux utilisées pour l'extinction d'un incendie et le refroidissement, doivent être récupérées et traitées afin de prévenir toute pollution des sols, des égouts, des cours d'eau ou du milieu naturel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmettra, sous 3 mois, le bordereau de suivi des déchets ou tout autre document équivalent permettant de garantir la prise en charge conforme et la traçabilité de ces déchets.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Le 28 juillet 2026, l’inspection s’est rendue au niveau des lignes de presse n° 2 et n° 4, récemment touchées par des départs de feu. Les inspecteurs ont constaté la présence d’une quantité anormale de poussières sur les équipements ainsi que sur les chemins de câbles. Ainsi, par sondage, les inspecteurs ont observé : la présence d'une couche significative de poussière sur des conduits électriques,• la présence de poussière sur les ailettes de refroidissement d'un moteur électrique. Cette situation constitue un risque dans la mesure où la poussière réduit la capacité de refroidissement du moteur en bloquant la dissipation de la chaleur et apporte de la charge calorifique susceptible d'être enflammée, • une présence importante de poussière à l'intérieur d'un coffret électrique. Cette situation constitue un risque de court-circuit (poussières conductrices), de blocage des pièces mobiles (disjoncteurs, contacteurs ou relais) par l'accumulation de poussières, ou d'incendie par inflammation des poussières combustibles. • Des photographies, annexées en partie non publique du rapport, illustrent ces constats. Ce niveau d’empoussièrement constitue un facteur aggravant en cas d’incendie, susceptible de favoriser l’embrasement et d’accélérer la propagation des flammes vers d’autres équipements ou zones du site, augmentant significativement le risque de sinistre étendu. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant devra, sous trois mois, procéder à un nettoyage approfondi des chemins de câbles, gaines, canalisations, appareils et équipements de l’usine d’aliments. La fréquence de nettoyage devra ensuite être renforcée afin d’éviter toute accumulation de poussières dans ces zones sensibles, compte tenu du risque accru de propagation d’un incendie lié à l’empoussièrement.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 47
Dans la nuit du 23 juillet 2026, le SDIS de la Manche a informé l'inspection des installations classées d'une intervention en cours sur le site AGRIAL de Coutances. Les sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur la ligne de presse n° 4, entre la presse et le refroidisseur, en raison de points chauds détectés dans cette zone. Le 28 juillet 2026, l'exploitant a précisé la chronologie de l'événement : Dans la nuit du 23 juillet 2026, vers 1h30, un salarié affecté à la ligne d’ensachage a constaté une remontée de fumée en provenance du sous-sol, issue du caisson filtrant du refroidisseur. Les trois salariés présents ont immédiatement alerté le responsable du site par téléphone. En parallèle, l’alarme incendie s’est déclenchée après qu'un détecteur ait repéré la présence de fumées. Les opérateurs ont procédé à la coupure des énergies et tenté de maîtriser le point chaud à l’aide d’extincteurs, sans y parvenir. Sur instruction du responsable, ils ont contacté le SDIS et évacué le site. À leur arrivée, les sapeurs-pompiers ont constitué deux équipes : l'une intervenant au point d’origine pour traiter l’évènement, en activant le système d’extinction du refroidisseur, en ouvrant le filtre et en noyant les poussières à l’aide d’une lance incendie, ainsi qu’en refroidissant les galets impliqués au sein de la presse ; • l'autre vérifiant l'absence de propagation en amont et en aval du filtre au moyen d’une caméra thermique. • Au cours de l’intervention, aucun embrasement des équipements n’a été constaté et aucune propagation n’a été observée. Après extinction, les pompiers sont restés sur site jusqu’à 5h30 afin de prévenir toute reprise d’incendie. Le bilan des dégâts comprend l’endommagement du caisson filtrant, de câbles électriques ainsi que des galets de la presse. À ce stade des investigations, il semblerait qu’une surchauffe d’un galet de la presse n° 4 ait généré des tisons parmi les granulés, entraînant la formation de fumée dans le caisson filtrant. Ces éléments devront être confirmés par les investigations en cours. Lors de la visite des installations, les inspecteurs se sont intéressés au circuit de lubrification des pièces tournantes. Le défaut de lubrification ou l'emploi d'un lubrifiant inadapté peut en effet être à l'origine d'échauffements. L'équipement inspecté est équipé d'un système de lubrification automatique. Les défauts de ce système sont reportés sur le synoptique de contrôle de la ligne (présenté lors de la visite). La consultation de la notice du
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
Nous transmettons votre demande à des bureaux d'études du secteur et pouvons en être rémunérés. Nous ne nous portons garants de personne.