Installation classée à Beychac-et-Caillau (33750), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 11 mars 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Les fiches de données de sécurité sont disponibles, avec un accès assuré pour les travailleurs. L’exploitant indique avoir mis en place des mesures de prévention pour le stockage du produit « NITRIPLANT », qui paraissent globalement appropriées. Des points de vérification complémentaires sont toutefois attendus, notamment s’agissant de la capacité de rétention, une hauteur de seuil ayant été ponctuellement mesurée à 0,195 m, soit légèrement inférieure à la valeur prévue de 0,20 m, ainsi que de l’adéquation du dispositif de confinement des eaux d’extinction. En outre, la présence de produits potentiellement incompatibles (corrosifs et liquides inflammables) au sein d’une même rétention pourrait constituer une situation de non-conformité, appelant, le cas échéant, des éléments de justification ou des mesures de mise en conformité.
5points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Capacités de rétention des produits chimiques
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 25-I
Lors de la visite, des mesures ponctuelles réalisées dans les cellules C2 et C3, disposant chacune d’une rétention commune mais indépendantes l’une de l’autre, ont mis en évidence des hauteurs de seuil légèrement inférieures à la valeur attendue de 0,20 m, avec plusieurs valeurs relevées à 0,195 m. Ces relevés, non exhaustifs, ne permettent pas d’identifier la hauteur minimale réellement présente dans chaque cellule. Il est rappelé que ces rétentions communes assurent également une partie du confinement des eaux d’extinction incendie et qu’elles font l’objet d’une étude de dimensionnement du volume de confinement nécessaire réalisée par SOCOTEC. En l’absence de vérification exhaustive, il ne peut être confirmé à ce stade que les capacités de rétention, incluant le confinement des eaux d’extinction incendie, sont suffisantes sur l’ensemble des cellules concernées. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé, sous 1 mois, à l'exploitant de justifier que les capacités de rétention des cellules C2 et C3 sont suffisantes, en tenant compte de la hauteur minimale réelle des seuils. La valeur de 0,195 m mesurée lors de l’inspection étant ponctuelle, il conviendra de vérifier l’absence de points plus défavorables et de faire la démonstration sur la hauteur minimale effectivement constatée dans chaque cellule. L’exploitant devra également démontrer que le dispositif de confinement des eaux d’extinction incendie est suffisant à l’échelle de l’ensemble des cellules concernées, ou, le cas échéant, proposer les mesures correctives nécessaires.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Produits incompatibles et réservoirs associés à des rétentions
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 25-II
Lors de la visite des cellules C2 et C3, chacune disposant d’une rétention commune, l’inspection a constaté que des produits présentant des dangers incompatibles étaient stockés dans les deux cellules. À titre d’exemple, il s’agissait de APAVEQ / TURRET 90 (corrosif, risques pour la santé et l’environnement) et d’un colis UN 1993 (classe 3 ADR) (liquide inflammable). Selon l’exploitant, les produits incompatibles sont censés être stockés dans des cellules distinctes, afin d’éviter tout contact possible, point abordé avant la visite terrain. Pour rappel, la présence conjointe de produits corrosifs et de liquides inflammables dans une même rétention augmente les risques en cas de sinistre (dégradation des contenants et propagation d’incendie notamment). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant, sous un délai d’un mois, de justifier la compatibilité du stockage, de préciser, le cas échéant, les mesures de prévention et de protection appropriées mises en œuvre et de démontrer que le dispositif de rétention est adapté. À défaut de justification satisfaisante, l’exploitant devra mettre en œuvre sans délai les mesures correctives nécessaires, notamment la séparation effective des liquides inflammables et des produits corrosifs et l’adaptation des dispositifs de rétention afin de limiter les risques en cas de sinistre.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Règlement européen du 18/12/2006, article 31, 35,
Il a été constaté que les fiches de données de sécurité (FDS) des produits stockés sur l’installation sont mises à disposition des travailleurs, notamment via l’application PhytoScan pour les abonnés, laquelle centralise les informations réglementaires et permet l’accès à des FDS actualisées. Pour les non-abonnés, ces documents sont également disponibles en version numérique sur le serveur interne. Lors de l’inspection, l’Inspection des installations classées (IIC) a procédé à une vérification par sondage de la présence de certaines FDS dans l’application, en particulier celles relatives aux produits « NITRIPLANT » (date de révision : 21 février 2019) avec la mention de danger toxique, corrosif et « DÉSOGERME MICROSECT P150 » (date de révision : 15 juillet 2020). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat :5/7 L'exploitant veille à ce que l’ensemble des fiches de données sécurité (FDS) détenues est à jour conformément aux dispositions du règlement REACH (CE) n°1907/2006 et de ses textes d'application.
Référence contrôlée : Règlement européen du 18/12/2006, article 37.5
L’inspection a examiné plus particulièrement la fiche de données de sécurité (FDS) du produit « NITRIPLANT ». L’exploitant a déclaré avoir pris en compte les risques identifiés et a mis en place des mesures adaptées : présence de moyens d’extinction appropriés (Canon à mousse haut foisonnement, extincteurs), mise à disposition d’équipements de protection individuelle (EPI) adaptés pour les opérateurs (gant, masque, chaussure, lunette, combinaison...), Rétention commune sous chaque cellule, formée par des seuils surélevés de 0,20 m de hauteur, un kit antipollution est disponible notamment entre les cellules C2 et C3 afin de permettre une intervention rapide en cas de déversement accidentel. Lors de la visite terrain, le stockage du produit « NITRIPLANT », situé dans la cellule C2, est associé à une rétention commune avec d'autres produits corrosifs et toxiques. Toutefois, l'inspection a mesuré les seuils de la cellule concernée (C2). Il a été relevé une hauteur réelle de 0,195 m. Ce point est détaillé dans la fiche de constats n°3 ci-dessous. Concernant la gestion des déchets, l’exploitant a indiqué que les produits périmés ou non utilisés (PPNU), ainsi que les produits rapportés par les clients, sont collectés annuellement par la société ADIVALOR, organisme spécialisé dans la collecte et la valorisation des produits chimiques usagés.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 49
L’exploitant dispose d’un fichier recensant l’ensemble des matières stockées sur le site GROUPE NAU, y compris les matières combustibles non dangereuses. L’état des stocks est mis à jour quotidiennement par le logiciel ATYS, qui permet d’identifier pour chaque produit sa rubrique ICPE, sa référence, sa quantité et son poids brut, et dont le suivi est consultable à distance.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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