Inspections ICPE

SOBEGI STEB

Installation classée à Lacq (64170), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 24 avril 2026 — 1 point de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005205132
CommuneLacq (64170)
DépartementPyrénées-Atlantiques
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées9 depuis 12 octobre 2022
SIRET30088126500049

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Le programme de suivi prescrit par arrêté préfectoral est effectué de façon conforme. Des dépassements ponctuels des valeurs limites d'émission ont été observés, mais sans préjudice environnemental attendu et sans maintien de la dérive. Des éléments d'explication et des actions correctives sont requises. Le suivi de la toxicité des rejets a été effectué au travers de 4 campagnes de caractérisation initiale. Il sera poursuivi par le biais d'une campagne annuelle portant sur 2 tests. Les émissions de PFAS ont diminué et les concentrations des 28 substances listées dans l'arrêté ministériel du /2023 sont inférieures au seuil de quantification de 100 ng/l, et même en deçà de 50 ng/l. […] complémentaires, caractéristiques des émulseurs, ont été ajoutées au suivi, et 2 d'entre eux sont détectés à des concentrations supérieures à 100 ng/l. Les émulseurs contenant des PFAS ayant été supprimés des usages sur les plateformes industrielles du bassin de Lacq, ces émissions résiduelles sont probablement le fait de lessivages progressifs des réseaux d'eaux pluviales, à en juger par les résultats des mesures sur les points intermédiaires du réseau. Le TFA est présent à des concentrations et des flux comparables à ceux prélevés dans l'eau du gave, dans un rapport de 1 à 2. Compte tenu des incertitudes et de la variabilité des analyses de cette substance, il est possible que le milieu de prélèvement (gave de Pau) soit la principale source de TFA ; cela mérite toutefois d'être confirmé via la poursuite d'acquisition de données réalisée par Sobegi.

4points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite

VALEURS LIMITES D’ÉMISSION DES EAUX RÉSIDUAIRES AVANT REJET

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/03/2018, article 4.3.7

On peut constater l'absence de dépassement des valeurs d'émission, après quelques mois d'observations supplémentaires depuis la dernière inspection portant sur l'analyse de l'autosurveillance. Depuis la visite d'inspection et à la date d'établissement du présent rapport, il a été observé un dépassement ponctuel et limité de la VLE d'aluminium, à 1090 mg/l pour 1000 mg/l autorisé, en mars 2026. Le jour du dépassement, le flux autorisé en aluminium n'est pas dépassé. Sans que la situation soit non conforme, avec un seul dépassement journalier de MES en flux (635 kg pour 500 autorisés, concentrations toujours sous la VLE), on observe une augmentation progressive des flux de matières en suspension rejetés, ce qui peut témoigner d'une amorce de la diminution de la capacité d'abattement des canaux. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Sobegi fournira un calendrier du curage des canaux qui est attendu avant la fin de l'année 2026, selon les réponses apportées à l'inspection de décembre 2025. De plus, des explications concernant le dépassement de la valeur limite en aluminium seront communiquées sous 45 jours, avec une vérification du caractère ponctuel de ce dépassement et de l'absence de dérive. En fonction de l'analyse de ce dépassement, les actions appropriées seront proposées à l'inspection et mises en œuvre.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · VLE eau

EFFLUENTS DES SOCIÉTÉS PRÉSENTES SUR LES PLATES-FORMES CHIMIQUES

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 20/03/2018, article 1.1.5

L'état d'avancement des conventions a été présenté. Celle avec Vertex est signée, un accord gobal sur les aspects techniques a été trouvé avec Toray, Noveal, Speichim, SBS, SIAP, Sobegi Mourenx (incinérateur/ocydateur), et le parc à déchets de Lacq. Ces annexes techniques finalisées peuvent servir de base à la prise en compte des valeurs en batterie limite pour intégration dans les arrêtés préfectoraux de ces sites. Les établissements d'Arkema (Lacq et Mourenx et Mont) sont en cours de négociations pour arrêter les propositions techniques. Les discussions ont repris avec Axplora et Sanofi après avoir connu des difficultés de suivi des dossiers suite à des changements d'interlocuteurs. Le travail de mise à jour pour prise en compte des capacités d'abattement de la station et vérification de la compatibilité des flux reçus avec la capacité de traitement et le dimensionnement de la station est donc avancé mais pas finalisé, et les flux apportés par les industriels dont les conventions ne sont pas abouties doivent figurer dans les données prises en compte.5/8 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'argumentaire portant sur l'acceptabilité des flux entrants à la STEB et la capacité de la station à respecter ses valeurs limites de rejet doit être complété. Les documents communiqués lors de l'inspection doivent être complétés avec les apports des industriels dont les annexes techniques aux conventions n'ont pas été finalisées, et une mise en cohérence de l'ensemble des données au travers d'un rapport complet synthétisant et expliquant tous les jeux de données (analyse des concentrations et flux entrants, calcul des taux d'abattement par les différentes sections de la station, absence d'impact via le suivi environnemental et les tests de toxicité, absence d'impact des rejets atmosphériques...) sera communiquée à l'inspection avant le 31 août 2026.

Thèmes : Risques chroniques · Conventions

Plan d'actions de réduction des PFAS

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Code de l’environnement du 25/08/2021, article L.110-1

L’analyse des PFAS a été conduite sur plusieurs campagnes de mesures (3 jours consécutifs à compter du 03/12/2025), à différents points représentatifs du système hydraulique. La campagne a été menée par temps de pluie, avec un impact quantitatif sur la sortie de la station le troisième jour, en plus des impacts immédiats sur le réseau d’eaux pluviales en amont des canaux. Le choix des paramètres retenus s’est appuyé sur: les listes imposées par l’AM du 23 juin 2023, aux articles 3.2 (20 PFAS) et 3.3 (8 PFAS)• des recommandations internes de la Compagnie TOTALENERGIES et des REX industriels (6:2 FTS, 8:2 FTS, 6:2 FTAB et TFA). • L'indice AOF a également été mesuré, mais les 3 mesures montrent des concentrations inférieures à la limite de quantification de 2 microg/l exigée par l'arrêté ministériel. Cette campagne intervient dans un contexte où la quasi-totalité des émulseurs susceptibles de contenir des PFAS a été supprimée sur les plateformes, et aucun usage d'émulseurs avec PFAS n'est recensé depuis 2024. Aucun PFAS à l'exception du TFA (absent de la liste de l'arrêté ministériel du 20/06/2023) n'est utilisé comme matière première parmi les clients raccordés de la STEB. Parmi les 28 PFAS listés dans l'arrêté ministériel du 23/06/2023, aucun n'est mesuré à des concentrations supérieures à 100 ng/l, limite de quantification attendue et retenue pour le calcul des flux rejetés. Les résultats bruts d'analyse font apparaître une moyenne des concentrations pour les 28 PFAS inférieure à 8 ng/l pour chacune des 3 campagnes. Les concentrations sont donc faibles et l'absence de dépassement de la concentration de coupure ne peut pas être assimilée à de la dilution dans le cas de la troisième campagne. Les flux établis conformément aux instructions de l'arrêté ministériel sont donc nuls en sortie au gave, pour les PFAS comme pour les AOF. Deux des 3 PFAS, hors TFA, ajoutés de façon volontaire par Sobegi sont détectés à des concentrations supérieures au seuil de 100 ng/l : le 6:2 FTAB et le 6:2 FTS. Le premier est présent dans de nombreux émulseurs, et le second est un produit de décomposition du premier également utilisé dans les émulseurs. Les flux au point sont de 8,5 g/j pour la somme de ces 2 composés, majoritairement apportés par le point A, à savoir le réseaux d'eaux pluviales de la plate-forme. Ces 2 substances n'étant pas détectées dans le gave en amont d'Induslacq, leur présence au rejet est donc très probablement le fait du lessivage des réseaux dans lesquel

Thèmes : Risques chroniques · Mise en oeuvre de mesures de réduction/suppression des rejets

Surveillance de la toxicité des rejets aqueux

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/11/2024, article 2-VII

4 campagnes de tests visant à statuer sur la toxicité des rejets ont été menées conjointement avec les établissements d'Arkema de Lacq et de Mont. Les résultats montrent sans surprise la toxicité des rejets indirects en amont de la STEB, du moins pour ce qui est de la sortie de la station de traitement physico-chimique de Mont, et l'absence de toxicité en sortie au gave, à l'aval de la STEB. La synthèse de la campagne propose la suppression des tests dans les rejets indirects pour ne conserver ces évaluations de l'écotoxicité qu'en sortie au milieu naturel. Cette conclusion visait à adapter le contenu du guide portant sur la surveillance de la toxicité des rejets aqueux industriels publié en mai 2026. Cette orientation n'a pas été retenue lors de la validation du guide, et les rejets indirects doivent continuer à être surveillés. Pour autant, Sobegi n'a pas envisagé de supprimer le suivi écotoxicologique de ses rejets dans le milieu récepteur, qui fait par ailleurs l'objet de mesures annuelles depuis plus de 15 ans. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Conformément aux conclusions du rapport d'interprétation des résultats et au préconisations du guide de mai 2026, il est attendu que Sobegi poursuive la surveillance de la toxicité de ses rejets. Une fréquence annuelle est requise par le guide si les résultats de la surveillance initiale montrent une CE50>50% pour les différents essais, ce qui est le cas des effluents de Sobegi. Concernant les essais à retenir, le guide indique que 2 essais sur 4 peuvent être poursuivis dans un cas analogue à celui de la STEB. Dans le cas présent, algues et oeufs de poissons semblent être adaptés pour la surveillance pérenne. Sobegi adopte donc cette méthodologie.

Thèmes : Risques chroniques · Rejets aqueux

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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