Inspections ICPE

L'ELECTROLYSE (REDA)

Installation classée à Merignac (33700), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 30 avril 2026 — 6 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005201011
CommuneMerignac (33700)
DépartementGironde
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées2 depuis 12 janvier 2023
SIRET46020064500030

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

L'inspection a permis de constater que les bains de chromage disposent d'un système d'aspiration des émanations, traitées par un dévésiculeur, avant rejet à l’atmosphère. Ce dernier fait l'objet d'une opération de maintenance hebdomadaire (rinçage des filtres), comme préconisé par le fournisseur de l'installation. Il n'est pas exclu que les corrosions constatées à l'extérieur du site puissent provenir d'un défaut d'exploitation du système de traitement des rejets atmosphériques. Des éléments complémentaires, détaillés dans les fiches de constats suivantes, ont été demandés à l'exploitant afin de mieux pouvoir caractériser l'évènement notamment son impact sur l'environnement du site.

7points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite

Déclaration d'incident

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Code de l’environnement du 30/04/2026, article R.512-69

Le mercredi 29 avril 2026, l'inspection des installations classées a été averti par l'inspection du travail que des tâches de corrosions ont été constatées sur les véhicules stationnés à proximité du site REDA à Mérignac, avec détection de chrome hexavalent. Contacté par téléphone, l'exploitant a indiqué à l'inspection des installations classées qu'un dysfonctionnement sur le dévésiculeur de la ligne de chromage 1-2 avait été détecté et était en cours de traitement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède à la télédéclaration de l'incident détecté sur le dévésiculeur à l'adresse suivante : https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/R71939.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Télédéclaration

Chrome hexavalent

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Règlement européen du 10/09/2024, article Annexe XVII

La société L’ÉLECTROLYSE s'est fait connaitre en tant qu'utilisateur de chrome hexavalent (CrVI). Par ailleurs, l'exploitant a annoncé durant l'inspection que le site REDA de Mérignac a été choisi par la profession pour être pilote des travaux de substitution du CrVI. En prévision de cela, les installations liés au chromage dur du site ont été remplacées courant de l'été 2025, dont le dévésiculeur de la ligne 1-2. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmet à l'inspection des installations classées les justificatifs suivants : - la déclaration en tant qu'utilisateur de Chrome VI du site REDA, ainsi que l'autorisation REACH associée, - la décision de sélection du site REDA pour démonstration de la substitution du Chrome VI.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Produits chimiques · Restriction d'utilisation

Rejets atmosphériques

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 09/04/2019, article 57

Les bains de chromage dur, composés d'acide chromique et d'acide sulfurique, sont des cuves chauffées ouvertes, munies de dispositifs d'aspiration disposés le long des bords de cuves. Les émanations captées sont traitées par un dévésiculeur avant leur rejet par une cheminée en toiture (un système de traitement pour la ligne 1-2 et un pour la ligne 3). Il est à noter que le bain 3 était en cours de traitement le jour de l’inspection, permettant de constater le mode de fonctionnement. Le dévésiculeur de la ligne 1-2 était en cours de maintenance le jour de l’inspection; l'installation ayant été ouverte pour contrôler l'état des filtres. L'exploitant a rappelé que ce dévésiculeur a été mis en service en août 2025. Les bains étaient bâchés durant cette opération. Il a été constaté l'absence de système de mesures fixes permettant contrôler la bonne efficacité de l'installation de traitement. L'exploitant a expliqué qu'une maintenance hebdomadaire est réalisée tous les samedi matin, consistant à procéder à une opération de rinçage des filtres du dévésiculeur, comme préconisé par le fournisseur. Une procédure est établie pour la réalisation de cette opération, consultée durant l'inspection. Il est notamment prévu de couper l'aspiration avant de procéder au rinçage du dévésiculeur. Des mesures de débits d'extraction en amont et en aval du dévésiculeur sont menées ponctuellement.7/13 L'inspection considère qu'en l'état, l'exploitant n'a pas été en mesure de justifier de l'efficacité de ses systèmes de traitement en exploitation ou lors des phases de maintenance. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant justifie le dimensionnement des systèmes d'aspiration des lignes de chromage dur installés sur les 2 lignes de chromage. Il justifie, par ailleurs, les dispositions prises pour garantir leur efficacité durant les opérations de rinçage du dévésiculeur afin de garantir la captation des gaz et vésicules émises. L’exploitant transmet les résultats des mesures de débit annoncées, justifiant de l'efficacité du dévésiculeur. Les critères permettant d'établir l'efficacité du dévésiculeur sont détaillés et justifiés. L'exploitant justifie des moyens disponibles pour détecter une défaillance du dévésiculeur.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Emissions

Eaux souterrainess

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 14/03/2001, article 3

9/13 Il est à noter que la surveillance des eaux souterraines a été modifiée suite aux propositions de la société BURGEAP dans le cadre du rapport de "Caractérisation de l’état des milieux vis-à-vis du chrome et mesures de gestion" d'octobre 2015. Elle vise désormais les piézomètres 2, 4, 6 et 7 pour les paramètres suivants : chrome total, chrome VI et aluminium. La surveillance piézométrique est menée deux fois par an, en période de hautes eaux et de basses eaux. Les résultats sont enregistrés sous GIDAF, sans commentaire analysant l'évolution des concentrations mesurées. Les dernières mesures présentent les résultats suivants : Piézomètres 20/03/2024 08/10/2024 16/05/2025 09/09/2025 Pz2 (amont) Temp. : 13,7°C pH : 5,16 Conductiv. : 120 µS/cm Al : 100 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 3,96 µg(Cr)/L Prof piézo : 1,98 m Temp. : 18,7°C pH : 4,86 Conductiv. : 60 µS/cm Al : 450 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 5,01 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,33 m Temp. : 14,7°C pH : 5,33 Conductiv. : 90 µS/cm Al : 80 µg(Al)/L Cr VI : < 0,005 µg(Cr)/L Cr : 3,15 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,13 m Temp. : 20,3°C pH : 4,72 Conductiv. : 130 µS/cm Al : 220 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 4,67 µg(Cr)/L Prof piézo : 3,08 m Pz4 (aval) Temp. : 13,2°C pH : 4,27 Conductiv. : 250 µS/cm Al : 600 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 167 µg(Cr)/L Prof piézo : 1,95 m Temp. : 18,7°C pH : 3,36 Conductiv. : 170 µS/cm Al : 1640 µg(Al)/L Cr VI : 39 µg(Cr)/L Cr : 196 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,91 m Temp. : 15,1°C pH : 3,53 Conductiv. : 260 µS/cm Al : 920 µg(Al)/L Cr VI : 14 µg(Cr)/L Cr : 166 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,4 m Temp. : 19,2°C pH : 3,64 Conductiv. : 270 µS/cm Al : 640 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 225 µg(Cr)/L Prof piézo : 3,42 m 10/13 Pz6 (aval) Temp. : 12,6°C pH : 4,19 Conductiv. : 210 µS/cm Al : 560 µg(Al)/L Cr VI : 120 µg(Cr)/L Cr : 206 µg(Cr)/L Prof piézo : 1,86 m Temp. : 17,7°C pH : 3,87 Conductiv. : 130 µS/cm Al : 410 µg(Al)/L Cr VI : 7 570 µg(Cr)/L Cr : 7 790 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,93 m Temp. : 15,3°C pH : 4,2 Conductiv. : 210 µS/cm Al : 500 µg(Al)/L Cr VI : 2 850 µg(Cr)/L Cr : 3 000 µg(Cr)/L Prof piézo : 2,43 m Temp. : 18,7°C pH : 3,85 Conductiv. : 310 µS/cm Al : 400 µg(Al)/L Cr VI : 11 800 µg(Cr)/L Cr : 13 000 µg(Cr)/L Prof piézo : 3,5 m Pz7 (aval) Temp. : 13,2°C pH : 4,38 Conductiv. : 150 µS/cm Al : 1080 µg(Al)/L Cr VI : <5 µg(Cr)/L Cr : 356 µg(Cr)/L Prof piézo : 1,23 m Temp. : 17°C pH : 4,04 Conductiv. : 90 µS/cm Al : 640 µg(Al)/L Cr VI : < 5 µg(Cr)/L Cr : 393 µg(Cr)/L Prof piézo :

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Surveillance

Caractérisation de l'état des milieux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 13/11/2013, article 7

Le site REDA à Mérignac présente une pollution des sols connue. Pour rappel, suite à un diagnostic des sols et une évaluation simplifiée des risques du site prescrits par arrêté préfectoral en janvier 2000, une pollution notamment par du chrome, imputable à l’activité de l’exploitant, a été mise en évidence. Le rapport de "Caractérisation de l'état des milieux vis-à-vis du chrome et mesures de gestion", établi en octobre 2015 par BURGEAP, présentait la conclusion suivante : " Les investigations réalisées sur site ont concerné le milieu eaux souterraines et sols. Les résultats ont mis en évidence les éléments suivants : Pour le milieu eaux souterraines : - les résultats des eaux souterraines confirment l'absence d'une pollution en provenance de l'amont hydraulique et la présence d'une anomalie en lien avec les activités exercées au droit du site ; - les concentrations en aval hydraulique présentent un fort abattement des concentrations depuis les installations vers la limite aval du site ; Pour le milieu sols : - il est identifié trois zones présentant des anomalies en chrome total plus importantes en partie Nord-Ouest du site, une zone à proximité des bureaux et une autre à proximité de l'extension bétonnée ; - les zones à proximité des bureaux et de l'extension bétonnée présentent des teneurs plus importantes que celles mesurées à proximité des piézomètres en aval du bâtiment ; - pour chacune des zones investiguées, les concentrations les plus importantes sont généralement rencontrées en profondeur, principalement dans la zone de battement de la nappe (1 à 2 m) ou au début de la zone saturée (2 à 3 m de profondeur) ; - la détection de chrome VI reste principalement lié aux conditions d'oxydo-réduction du milieu ; - la lixiviation du chrome est faible. Le schéma conceptuel réalisé à l’issue du diagnostic a considéré les voies d’expositions possibles mais limitées en raison du couvert végétal du site et de la faible fréquentation des zones impactées, uniquement liées aux travailleurs sur site à savoir : l’inhalation de poussières et l’ingestion de sols et poussières contenant des polluants. Une mesure des retombées de poussières avec analyse en métaux permettrait de confirmer que le couvert végétal est assez important pour limiter les envols de poussière et par conséquent le contact direct. A l’issue de l’étude des solutions de gestion, il est proposé le maintien de la surveillance des eaux souterraines avec un renforcement du réseau de surveillance." Par c

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Mesures de gestion

Eaux pluviales

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 10/03/1998, article 3.1

L'inspection des installations classées n'a pas recueillies d'analyses des eaux pluviales du site avant rejet. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant justifie que les eaux pluviales collectées sur le site ne sont pas impactées avant rejet. Des analyses sont à mener aux points de rejets du site afin de démontrer l'absence de chrome (total et hexavalent).

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Collecte et conditions d'évacuation des eaux pluviales

Rejets atmosphériques

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 09/04/2019, article 58

L'exploitant a communiqué le dernier rapport de mesure annuelle des rejets atmosphériques, menées par l'APAVE le 19 décembre 2025, sans non-conformités identifiées. Les concentrations en CrVI mesurées sont les suivantes, conformes à la valeur limite fixée à 100 µg/m3 : - 0,86 µg/m3 pour la ligne CHR1/CHR2, - 1,03 µg/m3 pour la ligne CHR3. Il est rappelé à l’exploitant qu’il lui appartient de garantir que le prélèvement et l’analyse réalisés une fois par an sont représentatifs des rejets et du fonctionnement des installations.

Thèmes : Risques chroniques · Surveillance des émissions

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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