Inspections ICPE

SNCF VOYAGEURS - Technicentres Aquitaine

Installation classée à Bordeaux (33800), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 10 septembre 2025 — 6 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0005200560
CommuneBordeaux (33800)
DépartementGironde
RégimeEnregistrement
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDnon
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL NA
Inspections listées7 depuis 25 février 2022

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Il est attendu de l'exploitant de fournir un suivi des actions entreprises consécutives aux deux incidents rapportés à l'inspection des installations classées en juillet et en août 2025 au niveau de l'aire de détagage (ie nettoyage des tags) et de l'atelier VHR. Un projet d'arrêté préfectoral complémentaire est proposé pour assurer la mise en œuvre d'une surveillance renforcées des eaux souterraines au niveau de l'aire de détagage de la voie V2bis. Par ailleurs, l'exploitant doit poursuivre ses investigations au regard des dépassements récurrents mesurés dans ses rejets d'effluents. Enfin, il est attendu de l'exploitant quelques actions correctives et justifications au regard de constats réalisés lors de la visite sur site, détaillés dans le présent rapport.

7points de contrôle
6avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite

Collecte des effluents liquides - entretien et surveillance des réseaux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/10/2018, article 4.2.3

Le 11/07/2025, l'exploitant a informé l'inspection des installations classées d'un incident au niveau de l'installation de détagage suite au constat d'un remplissage anormal de la cuve enterrée destinée à recueillir les effluent de l'installation. Il est à noter que l’installation de détagage a été créé en 2016 au niveau de la voie V2bis. Cette aire est destinée aux opération de nettoyage, détagage et à certaines maintenances. La synthèse de l'évènement et des actions menées par l’exploitant est résumée ci-après : - février 2025 : constat d’un remplissage rapide et anormal de la cuve enterrée de détagage, analyse de la pluviométrie et des opérations de détagage. Deux hypothèses sont alors étudiées : => hypothèse 1 : mauvaise manipulation des vannes associées au réseau détagage/nettoyage ; => hypothèse 2 : possibilité de fissure de la canalisation ou de la cuve (infiltration possible). L'exploitant a réalisé un hydrocurage ainsi qu'une inspection par caméra. Cette opération nécessitant la coupure d'alimentation des caténaires, elle a nécessité un délai de 10 semaines. - 28/04/2025 : intervention de la société SARP pour réaliser un hydrocurage et un passage caméra en amont du réseau. Le diagnostic met en évidence une suspicion de rupture de canalisation. - 15/05/2025 : réception du rapport SARP et mise en place de mesures conservatoires à savoir : => la mise à l'arrêt de l'activité de détagage sur la voie V2 bis, => la planification d’une intervention complémentaire pour localiser précisément l'éventuel rupture, => analyse de la nappe via réseau de piézomètres à proximité (intervention de la société ATI sur le PZ11 et le PZ1 le 27/05/2025) ; - 03/07/2025 : réception du rapport ATI des analyses des piézomètres. Extrait des conclusions du rapport : "Les résultats d'analyses ont montré essentiellement deux anomalies par rapport au contexte habituel et historique connu du site : • la présence d’hydrocarbures aromatiques au droit de PZ1, en latéral hydraulique par rapport à la zone d’étude ; • la présence de glycol en PZ11 en amont hydraulique de la zone de l’incident. La présence de ces substances dans ces deux ouvrages sont des signes que la fuite constatée au niveau du tuyau de collecte a eu un impact sur la qualité des eaux souterraines dans le secteur." Cette conclusion s'appuie sur les Fiches de données de sécurité des produits utilisés sur l'aire de détagage. Il était préconisé des analyses complémentaires au niveau de l'ouvrage PZ9, en aval hydraulique. L

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Prescriptions complémentaires

Thèmes : Risques chroniques · Fuites installation de détagage

Collecte des effluents - gestion des eaux polluées

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/10/2018, article 4.3.8

Le 25/08/2025, l'exploitant a informé l'inspection des installations classées de la découverte d'une non-conformité au niveau du réseau d'évacuation du bâtiment VHR (maintenance des voitures corail). Il s'agit d'un rejet direct d'eaux industrielles / pluviales (eaux de nettoyage du matériel roulant CORAIL) depuis les fosses C, D, E et F vers le milieu naturel, l'Ars, depuis un ovoïde situé sous le VHR. Ce dysfonctionnement a été mis en évidence à l’occasion d’un diagnostic d’assainissement du bâtiment VHR réalisé par la société AKVO (rapport de mars 2025 transmis). Le diagnostic met en évidence également une anomalie de fonctionnement du poste de relevage et un encrassement important des réseaux (entre 30 à 50 % des canalisations). Il est à noter qu'aucune activité classée au titre de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement n'est exercée au sein du bâtiment VHR (interventions uniquement sur les voitures). A la suite de ce diagnostic, l’exploitant a sollicité la société AME pour planifier les travaux de mise en conformité. AME a communiqué une proposition en juin 2025 - transmise à l’inspection des installations classées. Un plan d’action a été établi et communiqué à l’inspection. Ce plan d’action comprenait notamment les mesures suivantes : - réalisation d’un diagnostic approfondi du réseau (6 réseaux indépendants), - mise en place d’actions visant à relever les rejets du VHR, - obturation amont du point de rejet (voies E et F) + mesure de niveau + pompage des rejets, - étude d’impact environnemental, - hydrocurage / mise en conformité des réseaux associés aux fosses de nettoyages des voies C, D, E, F. L'inspection des installations classées a pu constater sur site l'obturation du réseau d'évacuation des voies E et F. Les effluents issus de la maintenance et du nettoyage des voitures sont relevés et stockés dans deux GRV de 1000 litres. L'exploitant a mis en place une organisation pour surveiller le niveau de remplissage des réceptacles quotidiennement. Les activités sur les voies C et D ne génèrent aucun rejet selon l'exploitant. 8/15 Les rejets issus des voies A et B sont collectés et relevés via une pompe de relevage avec passage par un séparateur d'hydrocarbures. L'exploitant étudie la possibilité de raccorder les fosses des voies C, D, E, F aux voies A et B mais n'a pas mis en œuvre les travaux. Les Fiches de données de sécurité des produits employés ont été transmis. Les produits employés sont de type déterg

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques chroniques · Incident notifié le 25/08/2025 bâtiment VHR

Suivi de la mise en demeure du 27/02/2023

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP de Mise en Demeure du 27/02/2023, article 1 et 2

L’exploitant a communiqué le 9 juillet 2025, l’état d’avancement trimestriel des actions de mise en conformité associées à l’arrêté de mise en demeure suscité. S’agissant de l’article 1, il ne reste à l’exploitant que les travaux de raccordement du réseau de poteaux incendie au réseau d’eau potable de la ville avant le 01/09/2028. S’agissant de l’article 2 : - la mise en œuvre de la machine à laver au défilé a pris du retard à la suite de problématiques techniques nécessitant de nouvelles études. La fin de la consultation des entreprises était prévue fin septembre pour une mise en service fin d'année 2025. L'exploitant a indiqué que la machine prévue ne permettra finalement pas le recyclage des eaux de lavage. - la station de traitement des eaux a été mis en service. La non-conformité sur ce point a été levée lors de la dernière inspection. La séparation des réseaux de collecte d'eaux pluviales et d'eaux industrielles se poursuit dans le cadre du projet "CEPIA". L'exploitant tient informé chaque trimestre de l'avancement des travaux (échéance 02/09/2028). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant informe l’inspection des installations classées de la finalisation des travaux de mise en œuvre de la machine à laver. L'exploitant fournit une analyse de l'impact du non recyclage des rejets des eaux de lavage de la future machine à laver au regard des capacités des installations de traitement et notamment de la station de traitement des eaux mises en service.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Rejets aqueux

Rejets aqueux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 08/10/2018, article 10.2.3

L’exploitant a transmis les dernières analyses trimestrielles de rejets aqueux réalisées en 2025. L’inspection des installations classées a par ailleurs consulté l’autosurveillance saisie sur GIDAF. La périodicité des mesures est respectée. S’agissant des rejets d’eaux industrielles, il est à noter que la mesure trimestrielle de décembre 2024 pour le point de rejet en sortie de pré-traitement (Poste 7) a été reportée en janvier 2025. Les mesures ont repris en février 2025 et mai 2025 pour les deux points de rejets (Poste 7, et RU189 (ou B4)). L’analyse des mesures fait apparaître les constats suivants : En sortie de pré-traitement (Poste 7) - 3 dépassements successifs du débit moyen journalier : 990 m3/j (janvier), 468 m3/j (février) et 739 m3/j (mai) pour un débit autorisé de 320 m3/j. - 3 dépassements en concentration d’arsenic : 47 µg/L (janvier), 59 µg/L (février) et 30 µg/L (mai) pour une VLE à 25 µg/L Une mesure complémentaire a été réalisée le 01/08 sur paramètre As et DBO5. Ces analyses étaient conformes. - 1 dépassement en concentration tétrachloroéthylène : 1 µg/L (février) pour une VLE à 0,5 µg/L. Point de rejet B4 - parking des acacias - 1 dépassement en concentration d’arsenic : 47 µg/L (janvier), 59 µg/L (février) et 30 µg/L (mai)13/15 pour une VLE à 25 µg/L L’exploitant apporte les justifications suivantes aux dépassements : Le débit journalier est dépassé car le réseau est toujours unitaire - projet en cours pour la séparation des réseaux (cf. point de contrôle précédent). Sur les dépassements en Arsenic et autres métaux (Cuivre, Zinc, Aluminium et Fer) lors de campagnes précédentes, l'exploitant a mandaté un bureau d'étude pour procéder à l'analyse des rejets en différents points de l'établissement (adduction d'eau, source de la fontaines des enfants perdus, aval du bâtiment VHR, du bâtiment LOG AVAL et du point de rejet des acacias) afin établir le cas échéant un plan d'action. Les analyses du bureau d'étude étaient attendues courant septembre. Lors de l'inspection, il a été identifié la nécessité de mettre à jour le cadre d'autosurveillance de l'exploitant sous GIDAF au regard des points de rejets et des paramètres suivis. Cette mise à jour a été réalisée après l'inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant transmet à l'inspection des installations classées les résultats et conclusions commentées des investigations menées quant aux dépassement récurrents en Arsenic, Cuivre, Zinc notamment et le plan

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective, Demande de justificatif à l'exploitant

Thèmes : Risques chroniques · Rejets aqueux

Étiquetage des substances et mélanges dangereux

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/10/2018, article 6.1.2

Au niveau de l'atelier Rotonde, le stockage du liquide de refroidissement est désormais assuré en réservoirs double-peaux de 2000 litres.Lors de la visite, il a été constaté qu'aucun étiquetage réglementaire du produit stocké dans ces réservoirs n'était affiché. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant procède à l'étiquetage réglementaire des réservoirs de stockage de liquide de refroidissement au niveau de l'atelier Rotonde.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Produits chimiques · Identification des susbtances dangereuses

Rétention des pollutions accidentelles

Avec suites administratives

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/10/2018, article 8.5.1

Lors de la visite de l'atelier Rotonde, il a été constaté un déversement conséquent de matières huileuses dans le fond de la fosse de la voie 26. Selon l'exploitant, une prestation d'hydrocurage et nettoyage était prévue le lendemain. L'origine du déversement n'a pas été précisée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant décrit l'origine du déversement au niveau de la voie 26. L'exploitant justifie du nettoyage de la fosse et de l’élimination des substances déversées dans une filière autorisée. Il communique le bordereau de suivi de déchets associé.

Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Traitement de l'épandage voie 26 - Rotonde

Eaux souterraines

Sans suite administrative

Référence contrôlée : AP Complémentaire du 08/10/2018, article 10.2.4.3

La surveillance semestrielle des eaux souterraines est assurée. La dernière campagne de mesures a été réalisée en mars 2025 et la prochaine campagne est prévue en octobre 2025. L'exploitant a renseigné GIDAF à la suite de l'inspection. L'analyse met en évidence la persistance de phases pures (hydrocarbures) au droit des ouvrages PZ1, PZ3 et des puits de contrôle P3 et P3b avec un impact HCT marqué au niveau du puits P4. Le niveau de flottant dans les ouvrages est globalement en baisse. Il est à noter également la surveillance du paramètre Arsenic présent globalement dans tous les ouvrages, à l'exception du Pz8. L'exploitant poursuit la dépollution du site (HCT) au droit de l'ancienne exploitation d'une station service sur site. Deux zones (zone centrale et Autorail) sont ou ont été traitées par extractions multiphases depuis 2010 via 32 puits d'extraction. Les travaux de la zone Autorail sont achevés mais ceux de la zone centrale se poursuivent (environ 4700 litres collectés en 4 ans). Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant poursuit la surveillance des eaux souterraines et s'assure de renseigner les mesures d'autosurveillance sur GIDAF accompagnées des rapports de mesures.

Thèmes : Risques chroniques · Suivi de l'auto-surveillance

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

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