Installation classée à Laon (02000), régime enregistrement. Dernière inspection publiée : 11 mai 2026 — 4 points de contrôle avec suites administratives.
Cette visite a pour objectif de vérifier la conformité du site sur quelques prescriptions de l'arrêté ministériel du 11 avril 2017 dans le cadre du porter à connaissance déposé par l'exploitant en 2023 et complété en 2024 sollicitant une augmentation de la quantité de stockage d'oignons déshydratés. L'état des stocks présenté a permis de vérifier que le site respecte les quantités actuellement autorisées. Concernant les systèmes de désenfumage et de confinement des eaux incendie, l'exploitant doit apporter les éléments permettant de justifier que le site est en conformité, les documents présentés jusque là ne le permettant pas. Cette visite a permis de sensibiliser l'exploitant sur le fait que les conditions de stockage présentées dans le porter à connaissance devront être respectées si une suite favorable y était donnée, les modélisations de l'incendie de chaque cellule réalisées en dépendant directement. La barrière basse de la structure métallique de maintien des big-bags stockés en masse se situe juste à hauteur devant la majorité des RIA du site, l'exploitant doit recueillir l'avis des services d'incendie et de secours sur cette configuration qui peut impacter la bonne utilisation de ces dispositifs. Le plan de défense incendie n'était pas en place le jour de la visite, l'exploitant a transmis une première version par mail du /2026. Toutefois, ce document nécessite d'être repris et complété.
7points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
3sans suite
Désenfumage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 5 de l'annexe II
Le jour de la visite, l'exploitant ne disposait pas des éléments de réponse. Par mail du 01/06/2026 adressé à l'inspection, l'exploitant a transmis un plan intitulé "Vue en plan" daté du 16/12/2010 qui est un extrait du DOE de la société WillY NAESSENS sur lequel sont positionnés les écrans de cantonnement et les exutoires de chaque cellule ainsi qu'un tableau établi le 04/03/2011 par le prestataire SIA synthétisant par cellule, le nombre et les caractéristiques des exutoires de chaque canton, les surfaces de désenfumage associées et les surfaces d'amenée d'air frais à trouver. Ce tableau mérite d'être explicité pour appréhender les notions de SUI, SUE et SGO. Les deux documents ne sont pas en cohérence notamment sur le nombre d'exutoires par canton (ex, cellules 2 et 3 : sur le plan 1 canton comporte 14 exutoires et l'autre 10 exutoires alors que le tableau synthétique indique 11 exutoires pour chaque canton) L'inspection a pu constater, le jour de la visite, que l’écran de cantonnement est réalisé au moyen d'une bâche présentant des ouvertures nécessaires au passage d'un faisceau et que seules les portes de quai constituent des amenées d'air frais. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°1 : L'exploitant doit présenter des documents cohérents et compréhensibles attestant de la conformité du site au regard de la surface de désenfumage pour chaque canton de chaque cellule. 6/11 Demande n°2 : La surface d'amenée d'air frais par cellule reste à justifier. Demande n°3 : L'exploitant doit justifier que les ouvertures observées dans l'écran de cantonnement n'impactent pas la hauteur règlementaire de ce dispositif.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 9 de l'annexe II
Lors de la visite de terrain, l'inspection a pu constater que dans la cellule C3, une allée faisait moins de 2 mètres de large étant précisé que cette allée permet l'accès à un RIA. Dans le porter à connaissance déposé en 2023 et complété en 2024 sollicitant une augmentation de la quantité de stockage de matières combustibles qui est en cours d'instruction, l'exploitant indique que les îlots auront une hauteur maximale de 5,20 m. Or, lors de la visite, l'inspection a pu constater que la hauteur des îlots en place, le jour de la visite, présente une hauteur bien supérieure tout en étant inférieure à 8 m. L'inspection alerte l'exploitant sur le fait que les conditions de stockage mentionnées au porter à connaissance et prises en compte dans les modélisations d'un incendie devront être respectées si celui-ci reçoit une suite favorable. (nombre, taille et hauteur des îlots, nombre et largeur des allées, hauteur de stockage en racks...) 7/11 L'exploitant indique qu'il doit revoir les conditions futures de stockage et probablement modifier celles du porter à connaissance. La visite a également permis de mettre en évidence que les RIA sont majoritairement disposés derrière les structures métalliques de maintien des big-bags stockés en îlots et que la barrière du niveau bas se trouve à la hauteur des RIA. Cette configuration interroge sur les conditions de mise en œuvre des RIA par les services d'incendie et de secours. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°4 : L'exploitant doit remédier à la non conformité relative à la largeur d'une allée d'accès à un RIA dans la cellule C3. Demande n°5 : L'avis du SDIS doit être recueilli sur la présence de barrière métallique devant et au droit de la majorité des RIA.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 11 de l'annexe II
Le jour de la visite, l'exploitant ne disposait pas des éléments justificatifs. Par mail du 01/06/2026 adressé à l'inspection, l'exploitant a transmis un plan intitulé "Vue en plan" daté du 16/12/2010 qui est un extrait du DOE de la société Willy NAESSENS sur lequel est indiqué que la dalle béton est au niveau -0,05 sur la majorité de la surface de chaque cellule. Dans cet envoi, il justifie la conformité du site au regard de sa capacité de confinement des eaux incendie comme suit : "Le volume de stockage d’eau pour les 4 cellules est donc de l’ordre de 600 m3 (12000 m2 x 0,05 m=600 m3), ce qui est supérieur au volume de liquide à mettre en rétention (510 m3). A cela, il faut rajouter les 500 m3 des rampes de quais (environ 250 m3 par rampe)." Sur le plan, la dalle béton ne présente pas un niveau -0,05 sur toute la surface du bâtiment, le volume indiqué est donc majoré. Par ailleurs, en cas d'incendie, les cellules sont isolées les unes des autres par la mise en place des portes coupe-feu, le volume de rétention est donc à appréhender par cellule et non à l'échelle du bâtiment. De même, l'exploitant mentionne une capacité de confinement dans les deux rampes de quai mais n'explique pas le cheminement des eaux incendie pour chaque cellule pour justifier que le surplus est dirigé vers l'une ou l'autre ou les deux rampes de quai. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°6 : L'exploitant doit justifier qu'il dispose pour chaque cellule de la capacité de confinement des eaux incendie (volume et cheminement)
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 23 de l'annexe II
Le jour de la visite, l'exploitant n'a pas mis en place le plan de défense incendie. Il s'est engagé à le réaliser sous une quinzaine de jours suivant la visite indiquant qu'il disposait des informations et données permettant de le constituer. Par mail du 01/06/2026 adressé à l'inspection, l'exploitant a transmis le plan d'inspection établi référencé version 1 du 28/05/2026. Un parcours rapide de ce document met en évidence qu'il n'est pas complet et qu'il présente quelques incohérences (liste non exhaustive) : - les schémas d'alerte ne sont pas suffisamment précis pour savoir qui fait quoi notamment l'appel et l'accueil des services d'incendie et de secours. Les informations consignées au chapitre 4 du plan ne sont pas toujours en cohérence avec les logigrammes des schémas d'alerte (ex en période non ouvrée, le logigramme mentionne la télésurveillance alors qu'au chapitre 4 il n'est mentionné que le personnel figurant sur la liste des interlocuteurs internes) ; - le plan laisse sous-entendre que du personnel manipule des RIA (fiche contact secours) or au chapitre compétences, le personnel ne semble être formé qu'à la manipulation des extincteurs ; - aucun plan ne matérialise l'emplacement des murs coupe feu ; - les plans et documents sollicités aux articles 1.6.1 et 3.5 de l'arrêté ministériel du 11/04/2017 ne figurent pas dans le plan ; - le plan des réseaux n'y apparait pas également. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Demande n°7 : L'exploitant doit reprendre chaque point de la prescription pour que le plan de défense incendie du site soit le plus opérationnel possible et conforme aux dispositions de l'article 23 de l'annexe II de l'arrêté du 11/04/2017.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 11/04/2017, article 1.4 de l'annexe II
Le jour de la visite, le site stocke : - 1 401 T de bags d'oignons déshydratés et 4,5 T de palettes bois soit 1 405,5 T dans la cellule C1 - 1 194,5 T de bags d'oignons déshydratés et 95,6 T de palettes bois soit, 1 290,1 T dans la cellule 2 - 1 491,1 T de bags d'oignons déshydratés, 114,8 T d'emballages et 4,2 T de palettes bois soit 1 610,1 T dans la cellule 3 - 1 522 T de bags d'oignons déshydratés, 34,3 T d'emballages et 5,7 T de palettes bois soit 1 562 T dans la cellule 4
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 16/11/2010, article 1.4.1.
L'exploitant a déposé un porter à connaissance le 16 mai 2023 complété par une étude Flumilog transmise le 04/03/2024 pour solliciter l'augmentation de la quantité de stockage de matières combustibles. Son examen par l'inspection met en avant que des compléments sont nécessaires. Une demande de compléments indépendante de cette procédure inspection a d'ores et déjà été adressée à la société SODELEG. Le jour de la visite, le site respecte les quantités maximales actuellement autorisées par cellule.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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