Installation classée à Templemars (59175), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 6 août 2025 — 2 points de contrôle avec suites administratives.
Le site a cessé toute utilisation du chrome VI depuis décembre 2023. Deux actions correctives sont attendues de la part de l'exploitant relatives à : - la mesure de l'impact des rejets dans l'atmosphère, - la vérification périodique des équipements de protection contre la foudre. Les actions attendues sont détaillées dans le présent rapport.
10points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Mesure de l’impact des rejets dans l’atmosphère
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 3.4
La surveillance environnementale des paramètres SO2, NOx, chrome VI et benzène n'est pas réalisée par l'exploitant. Interrogé sur les raisons du non respect de la fréquence de suivi, ce dernier : - indique avoir arrêté toute utilisation du chrome VI depuis décembre 2023. Le site n'est ainsi plus émetteur de cette substance dans l'environnement ; - précise que les rejets en sortie de cheminée en benzène, SO2 et NOx sont faibles et nettement inférieurs à la valeur limite d'émission réglementaire (concentration nulle pour le benzène et de l'ordre de 100 fois inférieures à la VLE pour les NOx et les SOx) ; - souligne le coût important que représente ce type de mesures dans l’environnement (devis présenté dépassant les 20k€). Il sollicite ainsi une modification de la prescription réglementaire afférente à la surveillance environnementale autour de l’établissement de Templemars. Il est souligné que l'arrêt du suivi du chrome VI dans l'environnement extérieur dans l'année suivant l'arrêt de l'utilisation de cette substance dans le process industriel est prévu par les dispositions de l'article 3.4 de l'arrêté préfectoral. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation 2 : l'exploitant informera formellement le préfet du Nord de l'arrêt de l'utilisation du chrome VI sur site et formulera une demande argumentée de modification des dispositions de l'article 3.4 de son arrêté préfectoral. Les suites administratives à donner seront examinées à réception de ces éléments.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 8.4.4
L’analyse du risque de foudre réalisée en amont de l’implantation de la société sur le site de Templemars a conclu à la nécessité de protéger le site par la mise en place de : - 2 paratonnerres à dispositif d’amorçage, - plusieurs parafoudres pour protéger les équipements de sécurité et l’alimentation électrique. Ces dispositifs ont été installés après réalisation d’une étude technique. La protection du site est ainsi assurée. Néanmoins, l’exploitant n’a pas été en mesure de présenter les rapports de vérification périodique (complète et visuelle) lors de l’inspection. Afin de se mettre en conformité sur ce point, un bon de commande a été passé auprès de la société BCM foudre, qui dispose de l’attestation Qualifoudre, en date du 12/09/25. La date d'intervention est fixée au 03/11/25. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation 4 : l’exploitant transmettra à l’inspection de l’environnement dès réception les résultats du contrôle périodique de ses équipements de protection contre la foudre en justifiant de leur caractère opérationnel.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 3.3
L’exploitant réalise l’autosurveillance de ses rejets atmosphériques selon le fréquentiel et le programme analytique prescrit par son arrêté préfectoral d’autorisation. Les résultats de la dernière campagne de mesures (intervention le 05/09/24 par la société Kaliair) montrent un respect des valeurs limites d’émission pour l’ensemble des paramètres réglementés au niveau du point de rejet n°1 (process) : vitesse d’éjection, acidité totale, alcalins, HF, Cr total, Cr VI, Ni, CN, NOx, SO2, NH3, COVNM, COV annexe III, benzène, poussières.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 3.2.7
L’exploitant a cessé toute utilisation de chrome sur son site de Templemars depuis décembre 2023. Les bains de chromage et de déchromage ont été vidangés et éliminés dans des filières agréées. Les bains sont constatés vides lors de l’inspection. Les réserves de chrome (matières premières) sont également nulles. Les produits utilisés pour le process de nickelage sont étiquetés pour la plupart H360d. L’exploitant indique ne pouvoir fixer librement la composition des bains de traitement, cette dernière étant validée et imposée par les donneurs d’ordre, qui exercent essentiellement dans les domaines de l’automobile et de l’exploitation pétrolière. Néanmoins, la configuration des lignes de traitement est de nature à capter les éventuelles émissions (aspiration à la source des fumées avec fonctionnement en permanence 24h/24 7j/7 et déclenchement d’alarme en cas de dysfonctionnement ou arrêt). L’autosurveillance des rejets en sortie de process met en avant des teneurs en nickel, COV et d’une manière générale de tous produits chimiques nettement inférieures aux normes réglementaires. Par ailleurs, la consommation de produits solvantés est faible (utilisation de fontaines de dégraissage fonctionnant à l’acétone ou un produit équivalent, référence « multivg »). La consommation annuelle est inférieure à 1 m³. Le site de Templemars n’est pas soumis à la réalisation d’un plan de gestion de solvants.
Thèmes : Risques chroniques · Cas particulier des installations utilisant des substances émettant des COV
Effets sur les eaux souterraines
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 4.6
L’exploitant réalise une surveillance de la qualité de la nappe souterraine au droit de son site de Templemars selon une fréquence semestrielle. Le réseau de surveillance est composé de 3 ouvrages. Les paramètres visés à l’article 4.6 de l’arrêté préfectoral du 27/02/20 sont analysés tous les 2 ans. Ils correspondent aux substances pertinentes identifiées dans le cadre du rapport de base réalisé au titre de la directive IED. Les autres campagnes dites allégées portent sur les paramètres suivants : pH, conductivité, chrome III, chrome VI, arsenic, cadmium, nickel et plomb. La dernière campagne de prélèvements a été réalisée le 03 avril 2025 par la société Kalies. Aucun impact sur la qualité des eaux souterraines n’a été identifié depuis le début de l’exploitation du site. Le nickel est détecté à l’état de traces, dans les mêmes ordres de grandeur que celles quantifiées lors de l’état initial réalisé avant la mise en service du site. Un bilan quadriennal dressant le bilan de la surveillance réalisée sur la période 2021-2025 a été communiqué à l'Inspection. Il est souligné que ce rapport ne comporte pas la synthèse de l'ensemble des données acquises depuis la mise en place du suivi, contrairement à ce qui y est annoncé en page 15. Le bilan conclut à l’absence de contamination des eaux souterraines et à l’absence d’impact de la société VERBRUGGE sur ce milieu. Est évoquée une réduction de la fréquence de suivi ainsi que du nombre de paramètres à analyser. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation 1 : Les paramètres ammoniac, acide sulfamique et diéthyl dithiocarbamate de sodium ne sont pas recherchés. Il est demandé à l’exploitant de veiller à intégrer ces paramètres à la prochaine campagne de mesures complètes. La modification du programme de surveillance de la nappe évoquée en conclusion du bilan quadriennal est à solliciter formellement auprès du préfet du Nord.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 4.1
L’établissement est équipé d’une station de traitement des eaux de process par évapo- concentration. Les distillats sont réutilisés pour alimenter les bains de rinçage. La consommation de l’établissement est relativement faible. Le suivi des consommations est réalisé à fréquence régulière. Depuis le début de l’exploitation, le volume maximal annuel de 6 500 m³ / an est respecté (3710, 3265 et 2341 m³ / an respectivement en 2024, 2023 et 2022). L’augmentation observée entre 2022 et 2024 s’explique en partie par l’augmentation de la fréquence de vidange des bains de rinçage après nickel ainsi que du remplacement du bain de nickel de wood.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 4.5.2
L’exploitant a présenté les calculs de sa consommation spécifique d’eau pour les années 2022, 2023 et 2024. Le niveau d’activité du site est estimé à partir de la consommation de nickel achetée, ainsi que de la densité et de l’épaisseur moyenne de traitement nickel (10,5 µm). La consommation d’eau du site est estimée à partir de la facture fournisseur, de laquelle sont déduits les volumes perdus lors des étapes de traitement (osmoseurs et adoucisseurs), qui correspondent à des « effluents issus de la préparation d’eaux d’alimentation de procédé » ne devant pas être pris en compte dans le calcul de la consommation spécifique tel que spécifié par l’article 4.5.2 de l’arrêté préfectoral du 27/02/20. Les 2 lignes de traitement de surfaces comptent au total 10 fonctions de rinçage. Il en ressort une consommation spécifique oscillant entre 4,25 l/m²/fonction de rinçage (2022) et 5,03 (2024). Ce niveau de consommation est inférieur au seuil réglementaire de 8 litres par mètre carré de surface traitée et par fonction de rinçage. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Observation 3 : l’exploitant justifiera que les lignes de traitement comportent bien 10 fonctions de rinçage au sens de la réglementation («il y a une fonction de rinçage chaque fois qu'une pièce quitte un bain de traitement et doit subir un rinçage (quel que soit le nombre de cuves ou d'étapes constituant ce rinçage »), et ce notamment depuis l’arrêt de l’activité de chromage.
Dispositif de rétention des pollutions accidentelles
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 8.5.2
Le confinement sur site des éventuelles eaux d’extinction est réalisé par la conception de l’atelier (présence de réhausse type dos d’âne au niveau des portes) ainsi que la mise en place de barrières placées au niveau des quais. Ces dernières peuvent être mises en place automatiquement par déclenchement manuel (coup de poing évacuation / incendie) ainsi que par la coupure des utilités électriques. Les eaux recueillies au niveau des quais sont rejetées au réseau par relevage. L’arrêt du dispositif de pompage permet de conserver les eaux collectées au niveau de la zone de quai et de l’isoler du réseau public extérieur.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 8.6.3
Le contrôle du bon état et du bon fonctionnement des matériels de sécurité et de lutte contre l’incendie est réalisé annuellement par des prestataires spécialisés. Les rapports de contrôle examinés lors de l’inspection n’ont pas mis en évidence de non conformités majeures (extincteurs, RIA et désenfumage 05/02/25, détection incendie 30/09/24).
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 27/02/2020, article 6.1.1
L’exploitant tient un état des stocks des produits et matières premières entreposés sur site. Son contenu permet de répondre aux attentes de l’article 6.1.1 de l’arrêté préfectoral du 27/02/20 (nom du fournisseur, référence du produit, mode de conditionnement, lieu de stockage, état physique, quantités totales présentes sur site). Un inventaire est réalisé physiquement toutes les 6 semaines.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Un diagnostic de sol ou un audit environnemental de site se demande avant de signer. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
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