L’exercice POI inopiné réalisé sur le site IRRIJARDIN a mis en évidence une bonne réactivité des équipes en matière d’évacuation du personnel et de mise en place de la cellule de crise. L’inspection a néanmoins relevé plusieurs axes d’amélioration concernant la gestion opérationnelle du sinistre, notamment l’absence de réelle phase de levée de doute avant déclenchement du POI, l’utilisation limitée des fiches réflexes, l’absence de certains documents opérationnels en cellule de crise ainsi que des difficultés dans la mise à disposition rapide des fiches de données de sécurité adaptées au sinistre simulé. Par ailleurs, le POI mis à jour en 2025 ne comporte aucune disposition relative aux premiers prélèvements environnementaux post-accidentels, que ce soit concernant les substances à rechercher, les milieux à investiguer, les équipements de prélèvement ou les moyens humains et techniques mobilisables. L’inspection considère ces manquements comme critiques et propose, en conséquence, l’engagement d’une procédure de mise en demeure sur le fondement de l’article L. 171-8 du code de l’environnement.
5points de contrôle
4avec suites administratives
0susceptibles de suites
1sans suite
Mise à jour du POI
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
L’inspection s’est rendue sur le site de la société IRRIJARDIN afin de réaliser un exercice POI inopiné. Le scénario simulait un départ de feu sur un chariot élévateur situé à proximité de la zone de stockage des produits comburants. Dès la détection du sinistre simulé, l’opérateur présent a considéré que le feu était déjà trop développé pour permettre une intervention directe en sécurité et a alors immédiatement déclenché l’alarme incendie et demandé l’évacuation du personnel du bâtiment. Un responsable a également été contacté afin de l’informer de l’incident en cours. L’évacuation du personnel ainsi que le regroupement sur le point de rassemblement situé sur le parking ont été réalisés de manière rapide et satisfaisante. Les différentes actions suivies par le chef d'exploitation (recensement du personnel, fermeture de la vanne permettant le confinement des eaux incendie, sécurisation du site) ont également été réalisés rapidement, à l'appui d'une fiche réflexe. Toutefois cette fiche réflexe n'apparaît pas dans le POI et mérite de classer les actions à effectuer par ordre de priorité. À la suite de cette première phase, le directeur du site a procédé au déclenchement du Plan d’Opération Interne (POI). Il est toutefois apparu que le déclenchement du POI était intervenu très rapidement, celui-ci ayant été activé à 10h50 pour un début d’exercice à 10h47. Contrairement à ce qui est prévu dans le POI, aucune tentative d’intervention initiale au moyen des robinets d’incendie armés (RIA) n’a été mise en œuvre avant ce déclenchement. Bien que le scénario puisse justifier une montée en puissance rapide de la gestion de crise, cette étape mériterait d’être davantage structurée afin de s’assurer que les premières actions d’intervention adaptées puissent être engagées lorsque les conditions le permettent. Le déroulement du POI au sein de la cellule de crise a ensuite été observé. La mise en place de cette cellule a été réalisée rapidement et de manière efficace. Les différents plans du site étaient affichés et accessibles aux participants. Il a néanmoins été constaté l’absence de plan spécifique relatif aux zones de désenfumage, ce qui a généré des difficultés lors de la simulation d’intervention réalisée dans la suite de l’exercice. Les fiches réflexes prévues dans le cadre du POI ont été peu utilisées au cours de l’exercice. Les échanges ont notamment montré que les documents utilisés le jour de l'exercice ne permettent pas toujours une priorisation claire des act
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Liste des substances recherchées et milieux associés
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Lors de l’inspection, il a été constaté que le POI du site, mis à jour fin 2025, ne prévoit aucune disposition relative à la réalisation de premiers prélèvements environnementaux en cas de sinistre. Aucun document ne définit les milieux susceptibles de faire l’objet de prélèvements, les substances à rechercher ni la stratégie associée à ces investigations environnementales. Cette disposition étant applicable aux plans d’opération interne établis ou mis à jour postérieurement au 1er janvier 2023, le POI du site est concerné par cette exigence réglementaire.8/11 L’absence de réflexion préalable sur les substances à rechercher en cas d’incendie est susceptible de compliquer significativement la mise en œuvre de prélèvements environnementaux pertinents dans les premières heures suivant un accident. Au regard de l’importance de ces dispositions dans la gestion post-accidentelle d’un sinistre et de l’absence totale de stratégie définie sur ce sujet dans le POI actuel, l’inspection considère ce manquement comme critique. En conséquence, l’inspection propose de faire usage des dispositions de l’article L. 171-8 du code de l’environnement afin de mettre en demeure l’exploitant de modifier son POI pour y intégrer ces dispositions. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l'exploitant de réaliser une analyse permettant de définir les substances pertinentes à rechercher dans les différents milieux environnementaux susceptibles d’être impactés en cas de sinistre, ainsi que la stratégie de premiers prélèvements environnementaux associée. Cette analyse devra notamment préciser les milieux susceptibles d’être concernés, les substances retenues et les justifications associées au regard des activités exercées et des produits présents sur le site. Les dispositions correspondantes devront être intégrées au plan d’opération interne conformément aux exigences du point i) de l’annexe V de l’arrêté ministériel susvisé.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 5
Lors de l’inspection, il a été constaté que le POI du site, mis à jour en 2025, ne comporte aucune disposition relative aux équipements de prélèvement susceptibles d’être mobilisés en cas de sinistre ni aux moyens humains ou organismes compétents pouvant assurer la réalisation des prélèvements et des analyses environnementales associées. Aucun protocole, convention ou organisation spécifique n’a pu être présenté concernant la mobilisation de ces moyens dans des délais adaptés à une situation accidentelle. L’absence d’identification préalable des moyens matériels et humains nécessaires à la réalisation des premiers prélèvements environnementaux apparaît susceptible de retarder significativement la caractérisation des impacts environnementaux et sanitaires en cas de sinistre. Au regard de l’importance de ces dispositions dans la gestion post-accidentelle d’un événement et de l’absence totale d’organisation définie sur ce sujet dans le POI actuel, l’inspection considère ce manquement comme critique. En conséquence, l’inspection propose de faire usage des dispositions de l’article L. 171-8 du code de l’environnement afin de mettre en demeure l’exploitant de modifier son POI pour y intégrer ces dispositions.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Code de l’environnement du 11/01/2023, article R.181-47
Lors de l’inspection, il a été constaté que le site exploité sous l’enseigne « IRRIJARDIN » est désormais exploité sous l’enseigne « IRRIPISCINE ». Toutefois, aucun élément transmis à l’inspection ne permet d’établir si cette évolution correspond uniquement à un changement d’enseigne commerciale ou à un changement d’exploitant au sens de la réglementation des installations classées. Pour les établissements relevant de l’article L.515-32 du code de l’environnement, l’article R.181-47 du même code prévoit que l’exploitant informe le préfet préalablement au transfert envisagé. 11/11 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant précisera à l’inspection si l’évolution constatée correspond à un simple changement d’enseigne commerciale ou à un changement d’exploitant de l’établissement. Le cas échéant, l’exploitant transmettra les justificatifs attestant de la réalisation de la procédure réglementaire de déclaration de changement d’exploitant auprès du préfet conformément aux dispositions de l’article R.181-47 du code de l’environnement.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/05/2014, article 9
L’étude de dangers du site n’ayant pas fait l’objet d’une révision intégrant cette disposition, la prescription considérée n’est actuellement pas applicable au site IRRIJARDIN. Néanmoins, la mise en œuvre des premiers prélèvements environnementaux en cas de sinistre nécessite de disposer d’une base définissant les substances susceptibles d’être recherchées à la suite d’un incendie. À ce titre, il apparaît fortement recommandé à l’exploitant de faire réaliser cette étude afin de disposer d’éléments techniques permettant de définir une stratégie adaptée pour les premiers prélèvements environnementaux (cf. point de contrôle suivant).
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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