Installation classée à Lyon (69007), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 3 septembre 2025 — 3 points de contrôle avec suites administratives.
A l’issue de la présente visite inopinée faisant suite à une plainte de riverains sur les fumées émanant du site de PURFER Lyon 7, il est constaté une absence de conformité sur 3 aspects, qui conduisent l’Inspection à proposer à madame la préfète un arrêté de mise en demeure portant sur ces 3 points : - oxycoupage de ferrailles : démontrer sous 3 mois la prise en compte de cette nuisance pour le voisinage et identifier une solution technique de captation et de rejet canalisé de ces fumées après un traitement adéquat. Cette nuisance n’ayant pas été anticipée en 2003 lors de la demande d’autorisation d’exploiter. - Plan de défense incendie : mettre en oeuvre sous 3 mois un plan de défense incendie et démontrer son appropriation par les équipes en place sur le site de Lyon 7. Ce document est obligatoire depuis juillet 2024. - rejet principal d’eau au Rhône : se mettre en conformité sous 3 mois avec les dispositions de l’annexe 3 de l'AP d'autorisation de 2004, s’agissant des VLE et du retour d’expérience suite aux dépassements constatés, actions correctrices prises ou envisagées, conditions de fonctionnement de l’installation (niveau de production, taux de charge…).
5points de contrôle
3avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
Activité d’oxycoupage
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/03/2004, article 2-3.1.1
Ce jour est constaté une activité d’oxycoupage de 2 carcasses de remorques de camions. Les conditions météo du jour permettent une relative bonne dispersion des fumées vers le nord. Cette activité a lieu quasiment tous les jours car elle est liée à l’activité de la presse cisaille. Le personnel sous-traitant intervient à l’air libre et sur un sol jonché de débris métalliques. L’activité d’oxycoupage est prévue dans le dossier de demande d’autorisation d’exploiter (DDAE) de 2003, à hauteur de 500 t / mois et sur une surface de 236 m² au sol (p.109). Aucune nuisance « Air » n’est alors envisagée pour cette activité par l’exploitant. Lors de la présente visite, l’exploitant indique un tonnage d’environ 200 t / mois ou 10 t / jour. La nuisance Air est récurrente, même à ce niveau d’activité. Les fumées sont âcres et parfois très visibles, notamment par temps froid et humide. Suite à la précédente visite d’inspection, le rapport du 06/09/2023 demandait à l’exploitant sous 3 mois : « - un plan à jour de son site matérialisant l’emprise au sol de cette activité de découpe au chalumeau, récurrente sur ce site, ainsi que des zones de stockage nouvellement créées près de la grue, en substitution des stockages effectués préalablement en limite sud-sud-ouest du site. - une note / étude sur la solution technique à retenir pour la captation des fumées de la découpe au chalumeau ». Ces éléments n’ont pas été transmis et aucune étude n'a été menée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est proposé à madame la préfète de mettre en demeure l’exploitant, sous 3 mois : - d'étudier cette nuisance de rejets atmosphériques pour le voisinage - d’identifier une solution technique de captation et de rejet canalisé de ces fumées après un traitement adéquat.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 22/12/2023, article 5
Ce document, obligatoire depuis juillet 2024, n’est pas disponible sur ce site. L’exploitant indique qu’il existe mais au niveau des services centraux de PURFER à St Pierre de Chandieu. L’Inspection rappelle que ce document est notamment prévu pour les périodes hors heures ouvrées et qu’il doit impérativement être disponible sur site et connu du personnel. 7/8 Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est proposé à madame la préfète de mettre en demeure l’exploitant, sous 3 mois : - de mettre en oeuvre un plan de défense contre l'incendie (PDI) - d'assurer l'appropriation du PDI par le personnel en place sur le site de Lyon 7.
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/03/2004, article annexe 3
Le DDAE de 2003 proposait des niveaux de concentration et de flux qui ont été repris dans l’arrêté préfectoral d'autorisation. Le rejet final se fait directement au Rhône via la darse du Port Edouard Herriot. Un nouvel équipement de type Séparateur hydrocarbure a été implanté fin 2021 au-dessus de l’ancien, qui a été vidangé et curé avant d’être noyé dans du béton pour servir de fondation au nouvel équipement. Une fiche technique et un plan a été transmis. Suite à l’inspection de Juillet 2023, l’exploitant avait un mois pour transmettre à l’Inspection son retour d’expérience sur ce nouvel équipement : comparaison des résultats des 3 premières analyses avec le nouvel équipement, versus les 3 dernières analyses avec l’ancien équipement. Ce document n’a pas été transmis. Le contrôle inopiné du 16/04/2025, demandé par la DREAL, relève 4 dépassements : MES (59), DCO (229), DBO5 (75) et Fer+Alu (7,8). L’exploitant indique que la pluviométrie plus importante pendant le prélèvement (orage) est à l'origine de ces dépassements. Or, Le bureau d’étude indique une pluie de 10 mm pendant le prélèvement. Dans le cadre de son autosurveillance semestrielle, l’exploitant fait effectuer un nouveau prélèvement en date du 06/05/2025, avec un dépassement de la DCO à 218 mg / l. A noter que le rapport de ce nouveau prélèvement ne précise pas si le prélèvement se fait pendant une vidange ou bien dans le dernier regard (eau stagnante, avec ou sans purge préalable…). Le rapport ne compare pas non plus les résultats exprimés en concentration par litre aux valeurs limites prescrites par l’arrêté préfectoral. Les personnes présentes lors de la visite n’ont pas accès aux résultats des analyses et n’ont pas d’indication de performance du séparateur HC installé en 2021. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est proposé à madame la préfète de mettre en demeure l’exploitant, sous 3 mois : - de respecter les dispositions de l’annexe 3 de son arrêté préfectoral du 04/03/2004, s’agissant des VLE et du retour d’expérience suite aux dépassements constatés, actions correctrices prises ou envisagées, conditions de fonctionnement de l’installation (niveau de production, taux de charge...)
Proposition de l'inspection : Mise en demeure, respect de prescription
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/03/2004, article 3-1.4
Ce jour, le stockage côté alimentation de la presse atteint une hauteur inférieure à 5m. La hauteur du côté darse est probablement de 6 m car l’exploitant indique avoir un stock de 1300 t en attente de chargement d’une barge maritime, supposée accoster à compter du 8 septembre et recevoir 1500 t de ferrailles lourdes.
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 04/03/2004, article 2-4.8.4
Un premier bassin bétonné, cubique, reçoit par gravité les eaux de plate-forme. Ces eaux s’écoulent ensuite dans un deuxième bassin en longueur et aux parois inclinées. Lors de la présente visite, le deuxième bassin est vide à 95 %. Lors de la précédente visite (juillet 2023), il avait été constaté un défaut d’accrochage de la bâche sur le béton du bassin, qui témoignait d’une certaine vétusté de la bâche ou-et de son système de fixation. La bâche a été installée en 2004 à l’ouverture du site. L’exploitant devait sous 3 mois transmettre la solution retenue (réparation ou changement de la bâche). Ces éléments n’ont pas été transmis. Lors de la présente visite, l’état de la bâche est correct. Le rejet se fait automatiquement par action de pompage, tant que le flotteur du séparateur hydro-carbure redescend suffisamment. Si ce n’est pas le cas, un voyant rouge s’allume sur le boîtier de commande situé au niveau des pompes du deuxième bassin. Ce voyant est visible depuis la plate-forme. L’exploitant indique ne pas connaître de cas d’activation de ce voyant lumineux. Ce sont les opérations de curage qui préviennent ce type d’incident. Le curage de ces bassins et du débourbeur-déshuileur sont en principe effectués tous les 6 mois, sauf cas exceptionnel. L’exploitant fournit les bons d’intervention des 28/11/2024, 04 et 12/06/2025. Plusieurs tonnes de boues sont extraites à chaque intervention.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
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ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
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Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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