L'objectif de cette inspection visait à contrôler les procédures de maintenance du parc âgé de 15 ans. Les rapports de maintenance et de contrôles successifs suggèrent un personnel qualifié, la robustesse de ces machines et du programme de maintenance préventive, avec un nombre de défauts peu élevé et peu grave. Les observations réalisées montrent que, via son prestataire Enercon, l’exploitant du parc éolien applique un concept de maintenance complet, mis en œuvre conformément aux échéances fixées par la réglementation.
8points de contrôle
0avec suites administratives
0susceptibles de suites
8sans suite
Qualification du personnel et registre d’intervention
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 15
Un plan de prévention spécifique au parc éolien est mis à jour annuellement entre Enercon et l’exploitant ICPE. Il est mis à disposition de tout le personnel intervenant sur le parc, y compris les sous-traitants qui sont listés par nature des interventions. Ce plan identifie SOREGIES (exploitant ICPE) comme entreprise « utilisatrice », SRD (exploitant technique du parc) et ENERCON (opérateur maintenance) comme des entreprises « extérieures », et les différents sous-traitants de cette dernière. Il comprend l’ensemble des mesures de prévention nécessaires à la protection du personnel, lors des différentes opérations de maintenance, et les habilitations nécessaires pour ces tâches. L’exploitant a fourni à la DREAL, dans le cadre de cette inspection, la dernière version de ce plan de prévention, ainsi qu’une attestation sur l’honneur de formation du personnel ENERCON et ROBUR WIND (sous-traitant d’ENERCON spécialisé dans l’inspection des pales, et appelé en appui en cas de charge de travail importante). Chaque année, un exercice d’entraînement est réalisé sur un des parcs éoliens de l’exploitant. En 2024, un exercice basé sur le scénario d’une fuite d’huile s’est déroulé sur un parc dans la Vienne. Il a fait l’objet d’une fiche RETEX comprenant la description de la situation, le chronominute de crise, l’analyse de la situation, les actions entreprises et un débriefing. Cet exercice a mobilisé un riverain (lanceur de l’alerte), l’exploitant, le SDIS, la gendarmerie, la DREAL et le turbinier. L’exploitant confirme qu’aucun exercice d’urgence n’a été réalisé sur ce parc. La DREAL n’a pas connaissance d’accident ou d’incident qui aurait porté atteinte à la sécurité des personnes extérieures.
Thèmes : Risques accidentels · Qualification du personnel et registre des exercices d’entraînement
État fonctionnel des équipements de mise à l’arrêt
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 17
A la demande de l’inspection (DREAL) et après une réponse positive de l’exploitant du parc éolien, le jour de l’inspection, le turbinier ENERCON a procédé, sous la supervision de l’exploitant, à un test d’arrêt en survitesse hors production. Le turbinier a commandé le démarrage de l’éolienne E4, initialement à l’arrêt, par rotation des pales sous le vent. La vitesse du rotor, contrôlée par le capteur de vitesse, a atteint la consigne limite en 1 min environ (18 tours / min). Les pales ont « dépitché » (mise en drapeau) dans la gamme de tolérance comprise entre 25 et 26 RPM, et le rotor s’est arrêté en quelques secondes avec utilisation du frein électro-mécanique. Le test a été validé.Le SCADA a automatiquement remonté sur l’application de supervision SIP une opération de maintenance, sans spécifier le type de test, car il a été réalisé en local. Les derniers tests de survitesse ont été réalisés le 18 septembre 2024 pour E1, le 16 octobre 2024 pour E2 et E6, le 20 août 2024 pour E3 et E5 et le 10 septembre 2024 pour E4 selon les dates des rapports de maintenance « vent » (wind based maintenance). Les derniers tests de mise à l’arrêt (point de contrôle 102 de la maintenance « principale » ou master maintenance) et de mise à l’arrêt d’urgence (points de contrôle 92 à 99 de la maintenance « principale ») datent du 20 mars 2025 pour E1, du 02 août 2024 pour E2, du 24 mai 2024 pour E3, du 24 octobre 2024 pour E4, du 25 octobre 2024 pour E5 et du 25 juillet 2024 pour E6. Pour l’ensemble de ces tests conformes à la périodicité de maintenance, aucun défaut n’a été relevé.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 23
Cette détection peut être soit signalée par un riverain (via n° de téléphone sur panneau extérieur) soit déclenchée lors d’une maintenance sur site (ligne téléphonique interne) soit remontée par des alarmes. Dans tous les cas, l’astreinte 24H est sollicitée. L’exploitant dispose de fiches de procédure réalisées par ENERCON. Pour l’inspection, ce dernier a fourni, à titre d’illustration, un document d’information, présentant les procédures d’urgence notamment pour les cas suivants : - formation de glace - entrée en survitesse - déclenchement d’un orage - défaillance des freins - tremblement de terre - balourd du rotor - incendie La vitesse des pales est contrôlée par surveillance électronique et surveillance électromécanique. Cette dernière se compose de trois armoires de réglage des pales comprenant chacune un capteur de survitesse. En cas de survitesse détectée par l’un de ces trois capteurs (vitesse nominale du rotor dépassée de plus de 25 %), le passage des pales en drapeau est actionné automatiquement. Si du personnel est présent dans l’éolienne, il peut actionner l’arrêt d’urgence lorsque le système de sécurité est défaillant. En cas d’incendie, l’astreinte est informée par alarme transmise par les détecteurs de fumée et les capteurs de température via le SCADA. Les pompiers et le distributeur d’électricité sont avertis pour prendre la main. Si du personnel est présent, il peut, dans la mesure du possible, actionner la coupure d’urgence, alerter les pompiers, utiliser les extincteurs et quitter l’éolienne (par le mât oula trappe d’évacuation d’urgence de la nacelle). En cas de signalement par un tiers, l’exploitant a mis à disposition de la DREAL une fiche nommée « Agir en cas d’alerte sur le parc éolien de la Benate » mise à jour en mars 2025. Elle décrit la procédure depuis la réception de l’appel jusqu’au traçage des faits, accompagnée de l’ensemble des contacts (noms / téléphones) nécessaires à sa mise en œuvre. L’exploitant ajoute que tout son personnel est formé pour intervenir sur site et agir conformément aux fiches de procédure. L’examen des tickets incidents récupérés depuis la plateforme SIP pour ce parc fait apparaître, pour illustration, un bras de la pale A cassé sur l’éolienne E3 répertorié le 09 janvier 2025 . Il s’agit d’une fissure sur une pièce qui a généré un bruit anormal détecté par l’un des trois capteurs acoustiques placés dans la tête du rotor. L’éolienne s’est mise à l’arrêt et l’alarme a été remontée vers le centre de superv
Thèmes : Risques accidentels · Procédure en cas de détection d’un fonctionnement anormal
Périodicité et rapport de contrôle des pales
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 18-II
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011, article 18-I
Les contrôles se font lors de la maintenance principale annuelle, ils concernent les points mécaniques suivants : - les raccords vissés de la cage d’ancrage - l’inspection visuelle du mât - les points d’ancrage et les raccords vissés du mât - les points d’ancrage et les raccords vissés de la tête du rotor Les contrôles sont réalisés par marquage des brides ou par contrôle acoustique « tapotage » (résonance différente si elles sont desserrées). Si le couple de serrage est insuffisant, une mise au couple de serrage est appliquée. Les dates connues de l’inspection des derniers contrôles, tous réalisés par Enercon, sont lessuivantes : E1 (20 mars 25) : pas de défaut E2 (2 août 24) : défaut sur l’inspection du pied du mât (vis manquante) E3 (24 mai 24) : pas de défaut E4 (24 oct 24) : pas de défaut E5 (25 oct 24) : pas de défaut E6 (25 juillet 24) : pas de défaut
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 26/08/2011
L’exploitant nous a transmis la liste des 6 systèmes instrumentés. Il s’agit du monitoring température (détection incendie), de la détection de survitesse, du contrôle de couple (détection de la perte d’intégrité de la machine), du capteur de bruit (prévient la perte d’intégrité d’une pale), du capteur limite des pales (contrôle la bonne rotation des pales) et du capteur d’oscillation de la tour (détection du balourd et des séismes). Tous ces systèmes ont été contrôlés lors de la maintenance principale qui s’est étalée de mai à octobre 2024 selon les éoliennes. Les contrôles sont réalisés de la manière suivante : - détection incendie : utilisation d’une bombe aérosol d’essai (point n°50) - détection survitesse : test du capteur de vitesse par masse test (cf maintenance vent) - contrôle de couple : test du capteur par oscillations manuelles (point n°55) - capteur de bruit : test du capteur par la chute d’un élément métallique à 1 m de hauteur sur un repère (point n°66) - capteur limite de pale : test de l’orientation des pales à partir des armoires de commande (points n°67 à 69) - capteur d’oscillation : l’éolienne s’arrête au-delà des valeurs limites autorisées (point n°100) En cas de défaillance électrique, des batteries prennent le relais pour la manœuvre de chaque pale (il n’y a pas d’accumulateur pneumatique ou hydraulique). L’état de charge et la disponibilité de ces batteries de réserve sont surveillés par un système automatique composé d’un chargeur automatique qui commande des charges régulières. Les batteries ainsi que le chargeur sont vérifiés tous les ans, lors de la maintenance annuelle ou de la maintenance des 4 ans.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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