Installation classée à Val-de-Cognac (16370), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 27 novembre 2025 — 1 point de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0007201450
Commune
Val-de-Cognac (16370)
Département
Charente
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DREAL NA
Inspections listées
6 depuis 6 décembre 2022
SIRET
72980070600065
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1414Gaz inflammables liquéfiés (remplissage ou distribution)
Rubrique 1530Papiers, cartons ou analogues (dépôt de) hors ERP et 1510
Rubrique 2515Broyage, concassage,...et autres produits minéraux ou déchets non dang
L’entreprise PLACOPLATRE met en œuvre pour son usine de Val de Cognac un plan d’actions d’économies d’eau dans le cadre d’objectifs définis par le groupe Saint-Gobain à l’horizon 2030. Des investissements importants réalisés depuis 2023 ont permis de réduire les niveaux de prélèvements dans le milieu de façon significative. Un bilan est demandé sur les consommations et les économies d'eau de l’usine, consolidé à fin 2025 et mettant en perspective l’efficacité des actions réalisées et de celles prévues dans l’étude technico-économique ; le suivi des consommations est présenté en valeur absolue et en valeur spécifique ramenée à la production. Il est souhaitable que ce bilan soit renouvelé annuellement. L’exploitant est invité à améliorer sa connaissance de la ressource en eau utilisée (l’étang de la carrière Garandeau à proximité) afin d’évaluer la compatibilité du prélèvement dans le contexte actuel du dérèglement climatique avec un risque de réduction de la disponibilité en eau de cette ressource. Enfin, il est attendu que l’exploitant s’assure de la fiabilité de la mesure du prélèvement en eau, depuis l’étang et affine son suivi dans le cadre défini par la réglementation ICPE.
7points de contrôle
1avec suites administratives
0susceptibles de suites
6sans suite
Données de prélèvements
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 15
Un suivi mensuel des volumes d'eau industrielle prélevée annuellement est réalisé sur support informatique. Le débit d'eau prélevé est de l'ordre de 450 m³/j en moyenne pour l'année 2024 (cf. déclaration GEREP), soit au-delà du seuil de 100 m³/j qui déclenche un suivi journalier avec consignation des volumes dans un registre ad hoc. La déclaration sur GIDAF des données de prélèvements n'est pas prescrite. L'eau provient de l'étang de la carrière Garandeau situé à l'Est de l'usine à environ 150 mètres. Une convention entre les entreprises Garandeau et PLACOPLATRE autorise, depuis le 19 /12/1977 , cette dernière à prélever l'eau de l'étang pour les besoins industriels de son usine. Aujourd'hui, la pompe de prélèvement dispose d'un débit nominal de 80 m³/h. Le compteur actuellement utilisé pour la mesure des volumes prélevés est en place depuis août 2017 . Le suivi et la maintenance de cet équipement sont à la charge de l'entreprise PLACOPLATRE. Néanmoins, aucune disposition n'est actuellement mise en œuvre pour s'assurer à intervalles réguliers de l'absence de dérive (conformité métrologique notamment) de la mesure donnée par ce compteur. L'exploitant précise que ce compteur est utilisé pour calculer la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau, due à l'Agence de l'eau. Dans ce cadre, il indique que les dispositions de l'arrêté ministériel du 19/12/2011 relatif à la mesure des prélèvements d’eau et aux modalités de calcul de l’assiette de la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau, s'appliquent, dont, notamment, son article 4 : « Le redevable de la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau prévue à l'article L. 213-10-9 du code de l'environnement fait procéder : 1° Soit à la remise à neuf ou en état d'origine de l'ensemble des dispositifs de mesure des volumes d'eau prélevés, pouvant consister en l'échange du dispositif de mesure, neuf ans après la dernière remise en état d'origine ou à neuf ; 2° Soit au diagnostic de leur fonctionnement dans les conditions prévues à l'article 5 sept ans après le dernier diagnostic. » Il prévoit donc, selon ces dispositions, de changer le compteur au plus tard en août 2026. Il envisage, par ailleurs, l'installation d'un second compteur en série sur la canalisation d'approvisionnement de l'usine afin de contrôler l'absence de dérive de la mesure. Concernant le niveau de la ressource en eau, à la connaissance de l'exploitant, le niveau de l'eau de l'étang n'est pas suivi, même en période de basses
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant, Demande d'action corrective
Thèmes : Actions nationales 2025 · stratégie de sobriété - indicateurs sur les volumes de prélèvements
Sobriété hydrique
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 02/02/1998, article 2
La société PLACOPLATRE ne dispose d'aucune limite de prélèvement en eau définie par son autorisation environnementale. L'alimentation des ateliers de production est assurée par un prélèvement dans l'étang de la carrière Garandeau situé à proximité. La seule limite est celle du débit de la pompe de prélèvement de 80 m³/h pour permettre d ’alimenter principalement la production de plaques de plâtre. Données de prélèvements d’eau déclarées dans GEREP et mentionnée dans le 1er bilan fourni : • 2024 : 123.352 m³ • 2023 : 124.145 m³ • 2022 : 131.940 m³ • 2021 : 165.620 m³ • 2020 : 122.476 m³ • 2019 : 130.137 m³ • 2018 : 115.956 m³ • 2017 : 116.256 m³ En matière de sobriété hydrique, l'entreprise PLACOPLATRE met en œuvre la politique du groupe Saint-Gobain, qui vise à réduire en 2030 les prélèvements en eau à hauteur de 50 % par rapport à 2017 (année de référence prise en compte). Pour l'usine, selon l ’exploitant, les actions mises en œuvre à fin 2024 ont permis de réduire les prélèvements annuels : • de 6000 m³ au poste « eau dans la gâchée », • de 4000 m³ pour la réparation de fuites et l’amélioration des pratiques et des usages internes, • de 15000 m³ par la récupération des condensats, • en sus, une économie de 20.000 m³ est attendue par la récupération des eaux de nettoyage de la bande de formation pour un fonctionnement en 5x8). Pour atteindre l'objectif à 2030, le plan d'actions est poursuivi avec comme objectif supplémentaire de réduire les prélèvements de 34.000 m³. Parmi les actions prévues et/ou engagées, figure la récupération d’eau de pluie, notamment (cf.. point de contrôle n°6). l
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/05/2023, article 3
Les prescriptions en matière d'économies d'eau et en cas de sécheresse sont définies par l'arrêté préfectoral complémentaire du 11/05/2023. Les dispositions de l'article 3 définissent les mesures exceptionnelles à mettre en œuvre sur le prélèvement et / ou les rejets d'eau en cas d'alerte (seuils de vigilance, alerte renforcée, crise) notifiée par le préfet.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/05/2023, article 3
Le bilan des économies d'eaux a été réalisé en novembre 2023 (Eau-Mega, rapport n°16-23-003 du 08/12/2023) et transmis à l'inspection des installations classées. Ce bilan porte sur la période 2018-2022. La consommation mensuelle moyenne est relativement stable, autour de 10.000 m³, sauf pour l'année 2021, qui a connu une augmentation importante de l ’ordre de 35 % (13.800 m³/mois) expliquée par une reprise d'activité post-covid et la fabrication de nouveaux produits émetteurs de davantage de poussières, qu'il faut nettoyer. La consommation spécifique (par tonne produite de plaque de plâtre) a plutôt tendance à augmenter : • 2017 : 0,58 m³/t • 2018 : 0,63 m³/t • 2019 : 0,66 m³/t • 2020 : 0,66 m³/t • 2021 : 0,84 m³/t • 2022 : 0,68 m³/t. Ces valeurs doivent être complétées après 2022. Un autre indicateur de consommation spécifique (par m² produit) est présenté. Une tendance à la baisse à partir de 2024 apparaît, expliquée, notamment, par la mise en service de la récupération/recyclage de l'eau des vapeurs de séchage des plaques et du recyclage de l'eau de nettoyage des bandes de formation : • 2022 & 2023 : 6,5 l/m² • 2024 : 5,8 l/m² • 2025 (prévision) : 4,9 l/m² Cette tendance à la baisse doit aussi se retrouver sur l’indicateur m³ consommé/tonne produite. Selon l ’exploitant, l e plan d’actions d’économies (cf. point de contrôle n°1) doit contribuer à réduire d'environ 20 % supplémentaires la consommation d'eau de l'usine. Les données consolidées pour 2025 permettront de confirmer cette tendance et de vérifier si les économies réelles sont à la hauteur des prévisions. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant est invité à établir un bilan consolidé à fin 2025 des consommations et des économies d'eau. Ce bilan est à transmettre à l'inspection des installations classées au plus tard le 31/03/2026. Il présentera l'évolution des données de consommation depuis 2018 en valeur absolue (m³ consommés) et en valeur spécifique (tonne ou m² produit) afin d'en dégager des tendances éventuelles. Les actions de réduction des consommations d'eau, mises en œuvre sur la période, seront également décrites et leur efficacité en termes d'économies réelles sera examinée.
Référence contrôlée : AP Complémentaire du 11/05/2023, article 3
L'étude technico-économique a été établie et transmise en juillet 2024 (rapport Eau-Mega n°16-23- 003 du 31/07/2024). Elle propose des actions visant à réaliser des économies sur les volumes prélevés sur la ressource en eau (étang de la carrière Garandeau) : • la réutilisation des eaux traitées de la STEP ORLUT de Val de Cognac située à 1500 m, pour une économie estimée à 20.000 m³/an soit environ 1/3 du besoin actuel, • la réutilisation des eaux traitées de la STEP du bourg de Val de Cognac située à 4000 m ; économie estimée à 40.000 m³/an, • la réutilisation des eaux en sortie de la STEP de l'usine, pour une économie estimée à 2900 m³/an, • la collecte en cuve enterrée et le recyclage des eaux de pluie de toitures du site ; économie estimée de 14.000 m³/an, • la collecte des eaux pluviales et de celles du ruisseau le Fossé du Roy dans une cuve aérienne ; économie estimée de 32.000 à 40.000 m³/an. Dans le cadre des actions du groupe Saint-Gobain visant à réduire de 50 % par rapport à 2017 les prélèvements d'eau de ses sites à l'horizon 2030, l'usine de Val de Cognac met en œuvre un plan d’action 2025/2026 visant à la récupération des eaux de lavage de la bande de formation et la récupération des eaux pluviales du site. Ces actions viennent s'ajouter à celles déjà en place comme la récupération des condensats du sécheur à plaques depuis 2024. L'objectif défini pour l'usine est une réduction d’environ 60.000 m³/an par rapport à la base 2017 .
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 31/01/2008, article 4-I
L'eau industrielle provient du prélèvement dans le milieu naturel de l'étang de la carrière GARANDEAU, situé à l'Est de l'usine à environ 150 mètres. Pour 2024, le volume prélevé déclaré sur GEREP est de 123.352 m³. Les années précédentes, les volumes déclarés sont : • 2023 : 124. 145 m³ • 2022 : 131.940 m³ • 2021 : 165.620 m³.
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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