Installation classée à Saint-André (97440), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 10 juin 2026 — 8 points de contrôle avec suites administratives.
Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT
0007100081
Commune
Saint-André (97440)
Département
La Réunion
Régime
Autorisation
Statut Seveso
Non Seveso
Directive IED
non
État d'activité
En exploitation avec titre
Service d'inspection
DEAL Réunion
Inspections listées
12 depuis 11 mai 2022
SIRET
31085039100049
Rubriques de la nomenclature
Rubrique 1434Liquides inflammables (remplissage ou distribution) autres que 1435
Rubrique 2250Alcools,eaux de vie et liqueurs (production par distillation)
Rubrique 2921Installations de refroidissement évaporatif
L'inspection visait prioritairement à vérifier la bonne communication entre les trois sites de la plateforme industrielle de Bois-Rouge à travers la réalisation d'un exercice inopiné de gestion d'un accident simulé impactant les trois sites. L'inspection a permis de mettre en évidence une bonne communication avec le personnel de la sucrerie voisine avec des échanges réguliers, la bonne réactivité des personnes impliquées dans la gestion de l'accident simulé ainsi qu'une bonne maîtrise des équipements de protection incendie à mettre en œuvre sur le site. Toutefois, l'exercice réalisé a permis de constater une communication défaillante entre les exploitants et la présence de manquements documentaires par rapport à ce qui est défini dans le plan d'opération interne et l'étude de dangers en vigueur ainsi qu'une méconnaissance des scénarios d'incendie ou d'explosion des industriels voisins dont les effets impactent le site de la distillerie de Savanna.
10points de contrôle
8avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite
Contenu du POI : généralités
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.6.8
Le POI en vigueur (version de mars 2023) dispose, dans le paragraphe 9.1.1, de schémas d'alerte opérationnels qui distinguent l'alerte en période de campagne rhumière durant laquelle du personnel est présent 24h/24h 7jours/7 jours et l'alerte en période d'inter campagne rhumière après détection d'un incident. Le mécanisme d'alerte suite à un incident extérieur impactant le site et non prévu dans le POI, comme le scénario retenu par l'inspection des installations classées le jour de la visite d'inspection 4/12(incendie du local bagasse sur le site de la centrale thermique dont les flux thermiques impactent la distillerie), n'est pas décrit. Le POI définit l'organisation à mettre en place avec des fiches de missions pour les différents acteurs de la gestion de crise. La réalisation de l'exercice inopiné a permis à l'exploitant de mettre en situation plusieurs agents du site sur l'alerte, la communication et le déploiement du matériel mobile de refroidissement présent sur le site bien que non mentionné dans le POI. L'analyse du contenu du POI par l'inspection des installations classées met en avant des lacunes sur son contenu notamment sur l'absence de plusieurs plans des réseaux dont le réseau vapeur, le réseau d'air comprimé, le réseau électrique, sur l'absence de recensement des zones d'effet des scénarios d'accidents des exploitants voisins impactant le site de la distillerie, sur la récupération des eaux incendie le rendant ainsi incomplet et peu opérationnel. Il apparaît également que certaines informations sont à mettre à jour (répertoire téléphonique, moyens mobiles d'intervention, ...). L'exploitant précise que la mise à jour du POI est en cours. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit mettre à jour son POI en veillant à intégrer toutes les informations nécessaires à une gestion de crise.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.6.8
Le scénario d’exercice du 10 juin 2026 retenu par l’inspection des installations classées vise l’incendie du local bagasse sur le site voisin de la centrale thermique dont les effets thermiques impactent la distillerie et constitue, via l’incendie du convoyeur commun de la centrale thermique avec la sucrerie, un propagateur d’incendie vers cet établissement. 5/12L’inspection des installations classées souhaite ainsi s’assurer de la qualité de la communication en cas de crise entre ces exploitants, dont la proximité et l’intrication forment une plate-forme industrielle. Cette notion de plate-forme trouve d’autant plus de sens que ces établissements partagent certaines utilités (vapeur, air comprimé), réseaux incendie, voie d’accès et ont des flux de matières (bagasse, mélasse) directs. Au delà des aspects organisationnels propres à chaque établissement et repris dans les points de contrôle du présent rapport, l’inspection des installations classées relève : - des manquements quant à la gestion des évacuations du personnel et des accès partagés (blocage à l’évacuation : la distillerie de Savanna a annoncé une évacuation alors que les personnes étaient bloquées devant un portail verrouillé dont la clé est détenue par la sucrerie (cf. point de contrôle n°9), contrôle discontinu des flux de personnes (la sucrerie et la distillerie recensent indépendamment les entrées/sorties sans transmission systématique des données, absence d’accompagnement lors de la traversée de la sucrerie pour accéder à la distillerie ne permettant pas de s’assurer que la totalité des personnes a bien été évacuée). - une communication défaillante entre les exploitants relative notamment à la coordination des actions menées sur les utilités communes ( peu de communication sur le maintien/arrêt des flux (vapeur, électricité,...) entre les 3 sites) et un retard critique dans l’alerte incendie (la centrale thermique a prévenu la distillerie d’un feu au local bagasse avec 25 min de retard, alors que l’incendie avait un impact thermique direct sur la distillerie) ; - des lacunes dans les POI (omission des risques liés aux utilités communes (les POI n’intègrent pas le réseau de vapeur commun (tuyauteries non cartographiées), aucune mention des actions à mener en cas de défaillance de ces utilités, aucune information relative à la gestion des interconnexions incendie (aucune coordination sur les soutirages d’eau incendie pouvant engendrer un risque de pénurie critique en cas de besoin simultané o
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Contenu du POI : cohérence avec l'étude de dangers
Avec suites administratives
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.6.8
Le paragraphe 6.1 du POI détaille les risques présents sur le site à considérer et recense les ateliers concernés. Les risques d’incendie, d'explosion et de pollution sont identifiés. Le risque toxique est 6/12identifié de façon générique. Le risque cyclonique est également pris en compte. Des fiches scénarios élaborées d'après les conclusions de l'étude de danger en vigueur sont présentes dans le POI. Ces fiches décrivent la stratégie de lutte à mettre en œuvre, les moyens matériels et humains requis et les risques d'effet domino. L'inspection des installations classées constate l'absence de prise en compte de la présence du réseau de vapeur commun et des tuyauteries associées sur le site dans les scénarios développés dans le POI. Une tuyauterie vapeur passe juste au-dessus de la toiture des chais. Un incendie dans les chais est susceptible de conduire à une fuite, voire une rupture de la canalisation, qui est susceptible d'impacter les moyens de secours à mettre en œuvre. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit mettre à jour son POI en intégrant la présence de tuyauteries de vapeur sur son site. L'étude de dangers du site est mise à jour, le cas échéant.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.6.8
Le paragraphe 2.1 du POI indique que le classeur du POI est présent dans 4 lieux. Il est apparu que la version papier du POI disponible en salle de contrôle est celle datant de juin 2018, celle disponible dans le bureau du responsable de fabrication et du responsable maintenance est celle datant de juin 2020. Or, la version en vigueur est celle datant de mars 2023 (dernière version communiquée à l'inspection des installations classées). Lors de l’exercice réalisé le jour de l’inspection, il est apparu que les agents impliqués dans la gestion de l’accident simulé connaissaient les emplacements où un exemplaire du POI était présent. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit veiller à ce que la version à jour du POI soit présente et accessible dans les postes de commandement définis dans le POI.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 49
Le paragraphe 6.1.1 du POI précise qu'un état physique des stocks est disponible auprès de la salle de commande et du classeur "État des stocks" (bureau du responsable administratif). Aucune précision sur l'accès et l'édition de cet état des stocks n'est précisée dans le POI, ce qui est regrettable. Sur demande de l'inspection des installations, l'exploitant a rapidement communiqué un état des stocks des alcools et de la mélasse présents sur le site. Un plan accompagne l'état des stocks des alcools fourni. Cet état des stocks est issu du logiciel de supervision (pour le stock de mélasse) et de l'inventaire physique réalisé à chaque fin de journée (pour les alcools) et enregistré sur le réseau informatique de l'exploitant. L'inspection des installations classées constate quelques incohérences entre l'état des stocks communiqués et les zones de stockage : certains stockages n'apparaissent pas dans l'état des stocks des alcools présents (CV340 par exemple) et réciproquement. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit disposer d'un état des stocks et d'un plan des matières dangereuses à jour et cohérents. L’exploitant doit référencer l’état des stocks dans le POI, a minima en indiquant comment y accéder et l’éditer.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.5.4
L'inspection des installations classées constate la présence d'un bassin d'un volume de 200 m³ qui constitue la réserve d’eau incendie de la distillerie. Elle est implantée sur le site de la sucrerie voisine à proximité immédiate du local incendie de la distillerie situé dans l'enceinte de la sucrerie. Ce local abrite une pompe électrique de 45 m³/h et un groupe motopompe diesel de 250 m³/h qui ont été visualisés lors de la présente inspection. Le manomètre positionné sur le réseau d'eau incendie de la distillerie indique un réseau en pression (10 bars). Cette réserve d'eau est également utilisée par la sucrerie. Elle est située sous des équipements industriels de la sucrerie. Selon l'exploitant, la réserve incendie est réalimentée par pompage automatique dans le ruisseau Foutac situé à proximité de la plateforme industrielle de Bois-Rouge (pompe de 1 000 m³/h) dès que le niveau descend. Ces informations figurent dans le POI de la distillerie. Le schéma du réseau incendie de la distillerie présent dans le POI indique une pompe de prélèvement dans le Foutac de 800 m³/h. L’exploitant justifiera le débit de la pompe de prélèvement du Foutac. Le schéma du réseau incendie de la distillerie précise les points suivants : - l'alimentation du réseau d'eau incendie du site de la distillerie s’effectue via le bassin de la sucrerie par une vanne manuelle (contrôlée visuellement lors de l’inspection). Cette vanne était ouverte et cadenassée le jour de la visite ; - l'alimentation du réseau d'eau incendie du site de la distillerie est également possible par la manipulation d'une vanne d'interconnexion du réseau incendie de la centrale thermique voisine au réseau incendie de la distillerie (vanne contrôlée visuellement lors de l’inspection). Cette vanne était fermée le jour de la visite. Vérification, par sondage, de la cohérence des données relatives à l'alimentation du réseau d'eau incendie du site de la distillerie avec les données documentaires à disposition dans le POI. 9/12Constat que les données relatives à l'alimentation du réseau d'eau incendie et de process du site de la distillerie incendie sont recensées dans le POI en vigueur dans le « schéma du réseau d'eau incendie de la distillerie » qui précise lisiblement les connexions possibles entre les sites de la plateforme de Bois-Rouge. Ces données correspondent aux moyens présents sur le terrain et contrôlés à l'exception de la donnée sur le débit de pompage dans le Foutac par la sucrerie et la centrale thermiqu
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
L'inspection des installations classées constate la présence d'une sirène d'alerte interne qui est déclenchée par l'exploitant depuis un bouton poussoir correctement identifié et situé dans un local dédié, dès lors que la décision d'évacuation des personnes présentes sur le site de la distillerie est prise par l'exploitant. L'évacuation du personnel et des sous-traitants présents sur le site a été testée lors de l'exercice du 10 juin 2026 et s'est révélée peu satisfaisante : la sirène d'évacuation est audible sur la totalité du site et l'ensemble du personnel et des sous-traitants présents a été évacué de la distillerie vers le lieu indiqué par l'exploitant (portail sur le site de la sucrerie voisine qui aboutit sur le chemin ceinturant la plateforme industriel de Bois-Rouge). Ce portail d’accès est maintenu cadenassé, ce qui entrave l’évacuation complète du personnel en cas d’urgence. En effet, l’ouverture de ce cadenas dépend exclusivement de l’intervention d'un tiers (personnel de la sucrerie voisine). Le temps nécessaire pour que le personnel de la sucrerie voisine intervienne et ouvre le portail cadenassé a été mesuré à environ dix minutes, et cela malgré une alerte préalable (notification de l’évacuation transmise avant le début de l’opération). Ce délai est trop long pour assurer une évacuation immédiate et sécurisée en cas d’urgence. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit garantir des conditions d'évacuation de son personnel dans un délai compatible avec une situation accidentelle. Une gestion commune de l'accès au portail est à envisager.
Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 62
L'inspection des installations classées constate que le site exploité par la distillerie de Savanna nécessite de rentrer dans l'enceinte de la sucrerie afin d'accéder aux installations de la distillerie. Cet accès se fait par l'entrée principale de la sucrerie et par le chemin ceinturant le complexe industriel. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L'exploitant doit justifier que les services d'incendie et de secours peuvent passer par le chemin ceinturant le complexe industriel et accéder ainsi aux installations de la distillerie.
Proposition de l'inspection : Demande de justificatif à l'exploitant
Entraînement du personnel à la mise en œuvre des matériels d'incendie
Sans suite administrative
Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 17/09/1999, article 6.6.6
La mise en œuvre des moyens mobiles d'extinction incendie présent sur le site a permis de vérifier que le personnel met en œuvre correctement le matériel dont il dispose notamment la queue de paon et cela dans un délai satisfaisant.
Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 04/10/2010, article 68
La mise en eau des moyens d'extinction fixe et mobile utilisés dans le cadre de l'inspection a permis de vérifier leur bon état général (deux lances incendie et une queue de paon avec les tuyaux associés).
Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
l'historique de nos captures pour cette installation
la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 EUR / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
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