Inspections ICPE

CVE CUD DUNKERQUE

Installation classée à Dunkerque (59140), régime autorisation. Dernière inspection publiée : 25 mai 2026 — 2 points de contrôle avec suites administratives.

Ce que le registre dit de cette installation
Code AIOT0007003941
CommuneDunkerque (59140)
DépartementNord
RégimeAutorisation
Statut SevesoNon Seveso
Directive IEDoui
État d'activitéEn exploitation avec titre
Service d'inspectionDREAL HdF
Inspections listées10 depuis 25 mai 2022
SIRET24590042800013

Rubriques de la nomenclature

Le dernier rapport d'inspection publié

Une inspection constate ce que l'inspecteur a vu un jour donnécomment lire cette page.

Ce qu'il faut retenir, selon l'inspection

Au regard des constats réalisés durant la visite d’inspection, il n’est pas proposé de suites administratives à ce stade.

4points de contrôle
2avec suites administratives
0susceptibles de suites
2sans suite

Détection et surveillance

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article article 9- II

Inspection du 02/03/2026 La dalle est équipée de 2 caméras thermiques avec report sur des écrans situés en salle de quart. Ce dispositif ne constitue, toutefois, pas une détection automatique de départ d’incendie, car il n’y a pas de déclenchement d’une alarme à partir d’un certain seuil de température mesurée. L’exploitant a indiqué qu’il envisageait d’intégrer deux seuils de détection au système : un seuil haut lorsque des engins sont en activité sur la dalle, afin de s’affranchir des fausses détections dues aux échappements des véhicules et un seuil plus bas qui serait activé en dehors des périodes d’activité. Au jour de l’inspection, la commande concernant l’automatisation du dispositif n’était pas passée. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de mettre en place une détection automatique de départ d’incendie au niveau de la dalle. Inspection du 26/05/2026 La détection automatique de départ d’incendie n’est toujours pas active. La partie software manquante, pour permettre le déclenchement d’une alarme suite au dépassement d’un seuil de température prédéterminé, est en cours de commande. 8/10 Lors de l’incendie précédent une demande d’action corrective sous 6 mois a été formulée. Il reste 2 mois pour lever l’écart. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : Il est demandé à l’exploitant de mettre en place une détection automatique de départ d’incendie au niveau de la dalle.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Détection incendie

Entreposage des déchets combustibles

Avec suites administratives

Référence contrôlée : Arrêté Ministériel du 06/06/2018, article article 6.IV

Inspection du 02/03/2026 Le jour de l’inspection, du fait de l’incendie survenu sur un des côtés de la dalle, les déchets étaient regroupés de l’autre côté. Il est rappelé à l’exploitant que les déchets combustibles doivent être stockés dans des zones délimitées par des parois ou par un marquage au sol, dont la surface au sol n'excède pas 500 m². Ces zones sont séparées par des allées de largeur d'au moins cinq mètres. Cette largeur peut être supprimée en cas d'installation d'un mur coupe-feu de caractéristiques minimales REI 120, d'une hauteur dépassant d'au moins un mètre la hauteur maximale d'entreposage sur toute la longueur de l'îlot. En cas de murs créés à partir de blocs bétons. L’exploitant doit être en mesure de produire des documents permettant d’attester des caractéristiques minimales REI 120. De plus, la configuration géométrique des îlots doit être telle que tout point soit situé à moins de dix mètres d'une face accessible par les services d'incendie et de secours sur au moins une face → attention aux stockages dans les angles de la dalle où le fond des tas pourrait être à plus de 10 m de la face accessible. Inspection du 26/05/2026 On est dans la même configuration que lors de l’incident précédent. En raison de l'incendie, les déchets ont été provisoirement regroupés d’un côté et les stockages ne sont pas dans leurs dispositions habituelles d’exploitation. Il n’a pas été vérifié si la surface des tas était inférieure à 500 m². De même pour la distance de 10 m maximale entre le fond du tas de déchets stockés dans un coin de la dalle et la face libre accessible par le SDIS. 10/10 Les îlots de déchets ne sont pas définis et l’exploitant doit matérialiser l’étalement maximum des tas pour respecter les valeurs de surface et de distance. Les empilements de blocs béton séparant les stockages ne dépassent pas d’un mètre la hauteur maximale d’entreposage sur toute la longueur des tas. Les caractéristiques REI 120 des blocs bétons utilisés n’ont pas été vérifiés lors de l’inspection. Demande à formuler à l’exploitant à la suite du constat : L’exploitant doit configurer ses stockages de déchets afin d’être conforme aux prescriptions de l’arrêté ministériel concernant les îlots.

Proposition de l'inspection : Demande d'action corrective

Thèmes : Risques accidentels · Stockage en îlots

Déclaration et rapport

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 05/12/2007, article 2.5.1

5/10 La CUD a informé l’astreinte de la préfecture vers 20 h 00, le vendredi 22 mai en début de soirée, de la survenue d’un incendie au niveau de la dalle de tri des encombrants du CVE. La dalle de stockage et de tri des encombrants est une dalle étanche, ceinturée de murs coupe- feux. Elle dispose d'une rétention des eaux incendie alimentée de façon gravitaire. Vers 19h30, le personnel a découvert le départ d’un feux au niveau d’un tas d’encombrants d’environ 400 m³. Le SDIS a été prévenu et les intervenants ont tenté de stopper l’incendie avec les moyens du site. Du fait de l’extension rapide du feux et des effets thermiques, ils ont rapidement cessé l’arrosage. Les pompiers sont arrivés sur place vers 19h45. Ils se sont branchés sur le poteau situé à l’entrée de la dalle et le poteau situé rue Vancauwenberghe. L’extinction a été rapide. Les déchets ont été étalés pour faciliter leur refroidissement et éviter les reprises. Les pompiers ont quitté les lieux vers minuit. L’origine du sinistre est inconnue. Les déchets n’étaient pas les plus récemment stockés sur la dalle. Le départ s’est produit dans le fond du tas. Il s’agit d’encombrants de déchetterie et de déchets amenés par les communes (dépôts sauvages, collecte porte à porte et déchets municipaux). Les pompes de relevage du bassin de rétention des eaux d’extinction étaient stoppées. Le panneau de commande se trouve juste de l’autre côté du mur à l’endroit de l’incendie. Durant l’incident, il était inaccessible du fait de la fumée. L’exploitant prévoit de déplacer le boîtier de commande de la pompe à proximité de l’entrée de la dalle afin qu’il soit en dehors des fumées et des effets thermiques. L’incident a été déclaré en ligne au BARPI le 26/05/2026.

Thèmes : Risques accidentels · Déclaration d'incident et rapport

Bassin de confinement

Sans suite administrative

Référence contrôlée : Arrêté Préfectoral du 05/12/2007, article 7.7.8.2

Les eaux d'extinction de la dalle ont été recueillies par le bassin de rétention qui est alimenté de façon gravitaire à partir de puisards. La pompe de relevage des eaux vers le réseau de la STEP de Grande-Synthe était à l’arrêt avant l’incendie, afin de confiner les eaux d’extinction du sinistre précédent survenu le 28 février 2026. Lors de l’inspection, il a été constaté que le volume d’eau présent dans le bassin était faible. L’extinction par le SDIS n’a pas nécessité une grande quantité d’eau. L'exploitant a fait réaliser une analyse qui a été transmise par mail du 17 juin 2026. Elle montre la conformité des effluents aux critères d’acceptation de la STEP de Grande-Synthe. Les eaux seront évacuées vers celle-ci via le système de pompage.

Thèmes : Risques accidentels · Bassin de confinement

Lire le rapport officiel (PDF, Géorisques) — c'est lui qui fait foi.

Aucune suite administrative proposée n'est pas un label : cela veut dire que le dernier rapport que nous avons lu ne propose pas de suites sur les points qu'il a contrôlés — et un contrôle n'est jamais exhaustif, l'inspection le dit elle-même.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • l'état du registre sur cette installation à la date de notre copie, avec le rapport cité
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc
  • l'historique de nos captures pour cette installation
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 EUR / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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